Vous le savez si vous suivez ce site, depuis deux ans bientôt, je suis membre du comité et membre fondateur de l’ASBBE, à savoir l’Association pour la Sauvegarde des Bois de Ballens et Environs.
Dans cette forêt magnifique, l’État de Vaud, et plus particulièrement le Département de l’Environnement, dirigé par un Vert, un comble tout de même, projette de détruire, dans un premier temps, 43 hectares de forêt et de creuser son sol jusqu’à 30 mètres de profondeur, puis d’allonger la sauce à 90 hectares dans un second temps.
Nous bougeons tant que nous pouvons pour empêcher ce massacre simplement inconcevable en 2026.
Parce que dites-moi (et cela n’engage que moi, pas notre association), il faisait quoi, Bolsonaro, au Brésil, quand il était président?
Il détruisait la forêt amazonienne pour des raisons économiques, et tout le monde criait au scandale, à juste titre.
Et il fait quoi, notre Conseil d’État vaudois, représenté ici par Vassilis Venizelos, Conseiller d’État vert, au demeurant, comme je l’ai dit plus haut?
Il détruit la forêt pour des raisons économiques, avec l’aide de la multinationale Holcim, toujours prête à foutre en l’air la planète et qui se targue dans le même temps d’être exemplaire en tous points.
Un comble, en 2026, vous ne pensez pas?
Il y a une semaine, notre combat a été repris par le journal La Salamandre, suivi par plus de 100’000 personnes dans le monde francophone, sous la forme d’une vidéo de huit minutes absolument géniale.
Cette magnifique capsule vidéo sortie sur le site de la merveilleuse Salamandre intitulée « L’avenir du Bois de Ballens: forêt ou méga gravière? », est introduite ainsi:
Massif forestier de plaine parmi les plus étendus du canton de Vaud, le bois de Ballens est menacé de disparaître pour laisser place à deux gravières. Explication des enjeux de ce méga-projet avec Julien Perrot, lié à cette forêt par des souvenirs d’enfance, et un hydrologue qui souhaite préserver ces lieux.
TOUT est dit, vous devez absolument la voir!
Pour votre information, si vous ne le savez pas, la Salamandre est une magnifique revue qui se présente elle-même ainsi:
Tous les deux mois, la Revue Salamandre révèle la vie extraordinaire des animaux et des plantes sauvages qui vivent sur le pas de votre porte. Découvrez un média indépendant réalisé dans une approche environnementale exemplaire par des professionnels passionnés et engagés.
Julien Perrot, son fondateur et éditeur depuis son adolescence, propose également des Salamandre pour les enfants, je vous laisse regarder: si vous aimez la nature, cette revue passionnante est faite pour vous.
Mais la Salamandre, c’est aussi un site super bien fait, d’une richesse incroyable, et qui présente notamment des « Minutes Nature » sur des sujets liés à l’environnement.
Minute Nature dédiée, donc à notre forêt la semaine passée.
Résultat?
- L’ASBBE a gagné 250 membres à l’heure où j’écris ces lignes (615 membres)
- La pétition que nous avons lancée a dépassé les dix mille signatures (10’527 signatures à l’heure où j’écris ces lignes).
Que dire de plus que mille fois merci à Julien Perrot pour la mise en avant de notre combat!
Pour votre information, vous pouvez également signer la pétition en ligne, si vous ne l’avez pas déjà fait, et aussi devenir membre de l’association, parce que plus nous serons nombreux, plus nous serons forts.
Merci de votre soutien.
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Je vois 2 tentatives de compréhension aux acharnés des affaires comme celle évoquée ici.
D’abord, il y a sans aucun doute du fric à faire. De même que Bolsonaro, cité ici, l’intérêt financier, peut être dissimulé, est un puissant moteur… rine d’original.
Le second aspect réside dans la confusion, par le promoteur de l’idée, entre sa conviction de bien faire avec une certitude. Cette confusion est courante.
J’ajoute une dernière approche: celle de la confusion entre puissance et pouvoir.
Donc… courage, on est plus dans le raisonné, raisonnable et raisonnant.
Quand tu parles d’argent, tu ne crois pas si bien dire.
C’est un demi-milliard pour l’extraction du gravier, et tout autant pour les terres excavées qui viendront reboucher le trou…
Ce genre de combat peut être très long. Mais, à force de ténacité il peut s’avérer payant. Les Bretons l’ont montré à de nombreuses reprises. En voici une :
2013 Fr2 Journal de 13h du 5 juillet 2013
2015 Ouest France du 8 juin 2015 (Macron)
2016 Fr3 Extrait du JT de 19/20 21/04/2016
Ouest France le 11/05/2024 :
L’extraction de sable en baie de Lannion définitivement enterrée : retour sur 15 ans de lutte
L’extraction de sable en baie de Lannion (Côtes-d’Armor) n’aura plus jamais lieu. L’État a validé la renonciation de la Compagnie armoricaine de navigation à son droit d’exploitation minière de sable coquillier. Le point final de quatorze ans de combat menés par les associations et les élus, avec le soutien de la population du Trégor.
On savait que le sujet n’était plus d’actualité… mais il est désormais officiellement clos. La preuve ? L’arrêté ministériel qui acte la renonciation de la Compagnie armoricaine de navigation (Can) à son droit d’exploitation minière de sable coquillier en baie de Lannion a été publié au Journal officiel le 25 avril 2024. Le point final d’un combat de près de quinze ans qui aura fait se lever le Trégor.
Novembre 2010 voit la toute première manifestation contre le projet de la Can, filiale du groupe malouin Roullier, après une première réunion publique initiée par l’association Sauvegarde du Trégor. Le projet prévoit alors “ l’extraction de 400 000 m³ pendant 20 ans ”. Si les premiers opposants ne sont qu’une cinquantaine, la contestation ne va cesser de s’étendre.
En écho au collectif qui s’était élevé contre un projet du groupe Lafarge à Erdeven (Morbihan) Peuple des dunes en Trégor naît au début de l’année 2012 composé d’une trentaine d’associations. Au côté du monde associatif, la sphère politique est elle aussi vent debout. Parmi les plus farouches défenseurs du sable trégorrois, on trouve Joël Le Jeune, président de la communauté d’agglomération de Lannion, et maire de Trédrez-Locquémeau et Corinne Erhel (1), la députée, qui n’hésite pas à porter le dossier jusque dans les ministères.
La crainte est forte, non seulement pour l’environnement mais aussi pour l’économie. Selon les opposants, ce sont 150 emplois directs qui sont menacés, et beaucoup plus d’emplois indirects. En janvier 2015, 6 000 personnes descendent dans la rue à Lannion contre l’extraction de sable.
Pour pouvoir lancer les opérations de pompage, la Can doit recevoir le feu vert de l’État. D’abord, c’est Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie qui signe, en septembre 2015, le décret autorisant l’extraction de sable. Les chiffres sont revus à la baisse : 250 000 m³ par an sur une concession de 15 ans. Les arrêtés préfectoraux du Finistère et des Côtes-d’Armor, les deux départements concernés, suivent deux mois plus tard. Les textes sont attaqués devant le tribunal administratif. L’affaire finira devant le Conseil d’État : les communes sont déboutées.
Parmi les opposants, l’unité se fissure dans le collectif Peuple des dunes. Une divergence de vues sur les moyens à utiliser mènera à la création du Peuple des dunes de Batz à Bréhat en mars 2016.
Le sablier Côtes de Bretagne effectue son premier pompage le 7 septembre 2016. De nuit. Ce sera le seul. La réponse ne tarde pas. Une manifestation réunit quelque 4 000 personnes à Lannion. “ Cette forte mobilisation a tout changé ”, assure avec le recul Yves-Marie Le Lay, dont l’association est membre de Peuple des dunes de Batz à Bréhat.
Élu à la présidence de la République, Emmanuel Macron annonce en 2018, que “ les conditions d’exploitation ne sont pas satisfaisantes. ”
Au printemps 2024, le Trégor peut souffler pour de bon. La lutte a payé. La Can qui a tenté d’obtenir une indemnisation devant la justice, sans succès, finit par renoncer à son droit minier. Pour Alain Bidal de Peuple des dunes, c’est grâce “ à une solidarité territoriale sans faille ».”
La « victoire » n’a pas apaisé les dissensions. Puisque les deux collectifs ont fêté la fin de l’extraction de sable. À quelques jours d’intervalle.
(1) Proche d’Emmanuel Macron, elle décède brutalement lors d’un meeting à Plouisy à la fin de la campagne électorale pour la présidentielle le 5 mai 2017.
Conclusion :
Amis suisses, courage et persévérance, Inspitrez-vous de ces bretons tétus ! Soyez des Pen Coat (Têtes de Bois) !
Eh bien, merci beaucoup, ça donne encore plus de courage.
Pas mal, Macron, sur ce coup, tout de même, pas sûr que, dans notre Conseil d’État, quelqu’un soit capable de dire stop.
Cela dit, bravo à tous ces militants qui, à force, au bout de 14 ans, sont arrivés à stopper quelque chose qui n’aurait même jamais dû être envisagé.
Très belle vidéo bien réalisée. Il avait fait une série de documentaires animaliers sur la RTS, très bons également, sûrement disponibles en replay.
Pour avoir habité dans un village à côté de la gravière de Bioley-Orjulaz, je me rends bien compte du terrible trafic que cela engendre.
Trafic, bien sûr, mais aussi catastrophe écologique en matière de réserve d’eau, de biodiversité et d’impact sur le climat.
Alors que toutes les alternatives au béton existent dans la construction.
Certes, il en faudra toujours un peu pour certaines infrastructures, mais les habitats et le bureau n’en ont pratiquement plus besoin.
En cela, nous sommes soutenus par la Fédération des Architectes suisses, section Romandie.
Eux nous expliquent que bâtir autrement, c’est possible, même sur de grands immeubles.