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Topaz Photo AI change tout ce que je pensais de… Topaz

Vous le savez, si mon logiciel de gestion de photos reste principalement Lightroom, associé à Photos pour les images de mon iPhone en ce qui concerne ce dernier, les deux réunis dans Peakto pour le visionnement de mes images au quotidien, je n’en reste pas moins déçu des rendus actuels d’Adobe.

Bien évidemment, je suis en attente d’une révolution à ce niveau que les rumeurs annoncent, et je serai le premier à m’en réjouir, mais il faut bien dire qu’à l’heure où j’écris ces lignes, d’autres font bien mieux en matière de rendu à partir de vos RAW, notamment DxO.

J’ai parlé très récemment de tout cela ici.

Il y a aussi Capture One, mais il s’agit d’une solution à part entière qui remplace carrément Lightroom, solution que j’ai essayée à moult reprises, mais qui ne m’a jamais convaincu mis à part le rendu qui est bien meilleur aussi que celui de Lightroom.

Rien à faire, je ne me fais pas à sa philosophie et à son ergonomie.

Même ON1 est supérieur qualitativement dans son rendu au logiciel d’Adobe, mais il est tellement brouillon dans son interface et instable que, malgré de nombreuses tentatives, je reviens au couple Lightroom et DxO.

Cela dit, depuis quelques mois, j’entends parler des produits Topaz, de Topaz Labs.

Nous y trouvions, jusqu’à il y a peu, pour la photo (Topaz touchant également à la vidéo, dont je ne parlerai pas ici):

J’ai acheté ces logiciels fin mai 2022, je les ai essayés, et je me suis dit deux choses:

J’ai par contre utilisé Gigapixel pour les premières images numériques que j’avais dans ma base de données, et les résultats, il faut bien le dire, assez intéressants.

Cela étant, j’ai conclu de mes expériences que je ne prolongerai pas ma licence pour ces logiciels, puisque leur achat donne droit à des mises à jour d’un an.

Et je ne les ai plus touchés.

En passant, sachez que si vous ne renouvelez pas vos licences des logiciels Topaz, vous pouvez tout à fait continuer à travailler avec eux, mais ils ne seront plus mis à jour, tout simplement.

Je voulais revenir à plus de simplicité et arrêter avec tous ces logiciels de photos, gardant uniquement Peakto, Lightroom Classic, Apple Photos et DxO ce qui, vous en conviendrez, n’est déjà pas si mal.

J’étais donc prêt à ne plus renouveler les licences des éditeurs de photos tels que Luminar (ça, dès qu’ils ne fonctionnent plus, je les retire de mon ordinateur, je ne croche pas avec les deux dernières versions AI et NEO), ON1, Topaz, FilmPack, ViewPoint, et la suite Nik Collection.

Mais voilà que Topaz brasse les cartes, en sortant il y a quelque temps un tout nouveau logiciel, à savoir Topaz Photo AI.

Topaz Photo AI, c’est quoi?

Je vous ai parlé des logiciels Topaz DeNoise AI, Sharpen AI et Gigapixel AI, juste plus haut.

Eh bien, vous prenez les trois et vous les rassemblez dans un seul logiciel, Topaz Photo AI.

Comme ses « composants », Topaz Photo AI peut être utilisé comme logiciel autonome ou comme plug-in pour Lightroom Classic, et bientôt pour Apple Photos.

Pour passer une image depuis Lightroom Classic dans le plug-in de Photo AI, vous pouvez pratiquer de deux manières.

La première, c’est de passer par le menu Photo->Modifier dans.

Ce n’est pas une très bonne idée, puisque dans ce cas, Lightroom prépare d’abord une copie Tiff avec ou sans ses réglages, et les envoie dans le module qui ne peut travailler que ce format déjà transformé.

La seconde, c’est de passer par le menu Fichier->Module Externe-Extra.

Là, c’est le RAW qui est envoyé, ce qui est une excellente chose, c’est donc le mode que vous devriez prioriser (avec tous les modules qui le permettent, les composants de Photo indépendants ne l’offrant pas, par exemple).

Nous verrons plus bas qu’il y a tout de même un petit inconvénient à la chose.

Lors du chargement d’une image, Topaz Photo AI, grâce à son intelligence artificielle, vous propose automatiquement les corrections d’un, deux ou de trois de ses modules.

Les modules dont je parle sont situés à droite de l’image

Chaque module peut être, de manière très simple, plus ou moins activé, sachant que Topaz fait normalement automatiquement au mieux.

Vous pouvez également demander d’affiner les sujets et les visages reconnus, et d’éviter ainsi de trop débruiter et/ou de rendre plus net un visage qui ne devait pas forcément l’être, parce qu’il n’était pas le sujet.

Vous voyez ici que le logiciel a bien reconnu les sujets, il reconnaît également les visages.

C’est important, parce que l’on peut vouloir privilégier un travail d’accentuation sur le visage principal, et pas sur le secondaire, en arrière-fond, ce que Topaz Photo AI vous permet de faire.

Le travail effectué par Topaz est vraiment bon, mais ce que je trouve dommage, c’est que Photo AI ne propose qu’un export en DNG vers Lightroom, si l’on passe par la solution de l’import RAW dans son module.

Cela donne des images extrêmement lourdes, et cela peut même être embêtant puisque Lightroom va interpréter ce DNG qui lui arrive en retour.

Et puis, la lecture du DNG obtenu dans Lightroom est réinterprétée par ce dernier.

Si, en général, cette réinterprétation se passe plutôt bien, il peut arriver des choses bizarres comme le prouve l’exemple ci-dessous.

D’abord, ci-dessous, le NEF de Nikon du vieux Nikon D3 de 2007, vu par Lightroom

Et maintenant, juste en dessous, ce qui revient dans Lightroom après passage dans Topaz. Notez que si je regarde la photo DNG ailleurs que dans Lightroom, le jaune sur la chemise n’apparaît pas du tout. C’est Lightroom qui interprète mal le DNG ici, j’imagine.

C’est moche, certes, mais cela ne serait pas arrivé si j’avais pu sortir l’image en JPEG ou en TIFF

Cela étant dit, je vous ai présenté ci-dessus le seul exemple, certes catastrophique, d’une incompatibilité entre Topaz Photo AI et Lightroom.

La plupart du temps, les résultats sont vraiment convaincants.

Voici un exemple de ce que peut faire Topaz, en espérant que WordPress vous montre bien les différences.

Un agrandissement du NEF du Nikon D3 de 2007 vu dans Lightroom (cliquez pour voir en grand)
Un agrandissement du DNg du D3 de 2007 travaillé par Topaz Photo AI, puis vu dans Lightroom (cliquez pour voir en grand).

En conclusion

Ce que j’apprécie particulièrement dans Topaz Photos AI, c’est que ce logiciel est très très loin d’une usine à gaz.

Il ne prétend pas remplacer un logiciel comme Lightroom, il lui est complémentaire, se bornant à gérer le bruit, la netteté et la résolution, ceci à l’aide de l’intelligence artificielle, et vous l’avez compris, j’estime qu’il le fait très bien.

Topaz Photo AI est gratuit (mais OUI!) pour tous ceux qui sont titulaires d’une licence des trois logiciels qu’il réunit.

Sinon, son prix est dégressif selon le nombre (un ou deux) que vous avez déjà acheté, une connexion sur votre compte Topaz vous donnera le prix auquel vous avez droit.

Si vous partez de zéro, Topaz Photo AI revient 199 $, avec un rabais jusqu’au 17 février 2023 de 40 $.

Pour ce prix, vous avez un logiciel à vie, mais mis à jour une année, après quoi, vous devrez payer un complément dont j’ignore le prix pour continuer à bénéficier des mises à jour.

J’ai remarqué que l’éditeur est plutôt actif dans ce domaine, et les mises à jour importantes sont fréquentes.

Pour moi, une vraie alternative à DxO, même si Topaz est moins complet et à fait, certainement à juste titre, l’impasse sur les fonctions de catalogage.

Ce qu’il fait, il le fait bien, et, au moins pour l’instant, il est un complément idéal à Lightroom, bientôt à Apple Photos.

En espérant qu’un jour, je n’aurai plus besoin de lui, et qu’Adobe comblera mes besoins en matière de rendu.

Un rêve bientôt réalisé?

Je l’espère, en tout cas.

Pour l’instant, malgré quelques défauts, j’attribue un Too Much Bô à ce logiciel.

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