Hier, dimanche 14 juin, j’ai vécu un moment magnifique au milieu de dizaines de milliers de manifestantes et manifestants qui disaient leur opposition au G7, en même temps qu’elles et ils soutenaient la Grève féminine organisée chaque année à la même date.
Cette fête était revendicatrice.
Cette fête était joyeuse, même si nous sommes en colère.
Nous étions entre le milieu et la fin du cortège, et tout s’est bien passé, c’était une manifestation parfaitement réussie.
Alors voilà…
Lorsque nous avons regardé le 19 heures 30 de la RTS en replay, une fois de retour à la maison vers 22 heures, quel n’a pas été notre surprise de constater que l’on ne parlait que de la violence qui s’y était déroulée.
En arrière-fond des personnes interviewées, en permanence, cette image:
Le journal de 19 heures 30 de la RTS, dimanche soir
Alors bon, oui, il y a eu une banque dont la vitrine a été un peu abîmée, et cette Tesla, dont tout le monde parle, qui a été incendiée sur le passage du cortège par les Blacks Blocs, ce qui été regrettable, bien sûr.
Quelques mots à propos de cette Tesla, si vous le permettez.
Rigolo d’ailleurs, comme tout le monde sait que c’est une Tesla!
Le journal 24 heures, dans ces actualités en ligne, juste après les événements dont on parle ici, a immédiatement signalé le fait « qu’une Tesla avait été incendiée ».
Pas sûr qu’on aurait donné la marque, si ça avait été une Renault 5…
Bref, cette Tesla, nous sommes passés devant elle, en milieu de cortège.
Quinze mille personnes ont dû se frotter à elle avant les événements avant nous, sans le vouloir, en essayant de ne pas la griffer. Il faut préciser que cette voiture était la seule présente sur la première moitié du trajet, au point que nous nous sommes tous dit, en plaisantant, autour de moi « eh bien, il n’a pas peur, celui-là, une Tesla Y, le modèle SUV de la marque, en plus ».
Moi, j’aimerais savoir comment cette voiture, un symbole du G7, cela dit en passant, pour beaucoup, sachant qu’elle est vendue par qui vous savez, a pu se retrouver toute seule, alors que le cortège allait passer à cet endroit entre 15 heures 30 et 18 heures…
Purée, dans la moindre ville suisse, lorsqu’il y a un petit cortège commémoratif, on avertit au moins trois jours à l’avance les automobilistes qui fréquentent la rue, qu’à telle date, entre 6 heures et 20 heures, il ne sera plus possible de se parquer, et que tout véhicule encombrant ladite avenue à cette date serait dégagé par la fourrière séance tenante.
Et là, on a laissé cette voiture en plein milieu du passage, là, toute seule, sans se poser la moindre question?
Pourquoi est-ce le service d’ordre interne à la manifestation qui a dû faire en sorte que les participant·e·s au cortège ne soient pas blessé·e·s par les explosions qui résultaient de l’incendie?
Pourquoi la police n’est-elle pas intervenue elle pour sécuriser l’endroit, c’est tout de même son boulot, non? Peut-être pour ne pas rajouter… de l’huile sur le feu, mais enfin tout de même, ils auraient pu appeler les pompiers, or c’est le service d’ordre interne qui a dû le faire.
Voilà voilà…
En parlant de police, vous dire qu’elle a été remarquable en début de manifestation, et que ce n’est en tout qu’à pas elle qui a mis le feu aux poudres, tant elle était discrète.
Certes, elle barrait les chemins qu’il était interdit de prendre mais elle était en retrait.
C’est dommage qu’elle ait réagi de manière inadéquate ensuite, sur la fin de la manifestation.
En effet, nous sommes arrivés vers 19 heures au point de départ, vers la Perle du Lac, avec l’avant du cortège, ne sachant pas vraiment ce qui se passait derrière, à savoir des échauffourées entre les manifestants et les Blacks Blocs.
À ce moment, personne, là où nous étions, n’avait entendu que la police exigeait la dissolution de la manifestation.
Personne.
Heureusement pour nous, Madame K et moi-même étions fatigués après plus de quatre heures de marche en plein soleil, et nous sommes partis vers la gare, en essayant d’éviter les gaz lacrymogènes qui flottaient entre la rue de Berne et la rue de Lausanne.
Mais ceux qui sont restés, et ils étaient plusieurs centaines, étaient des manifestant·e·s comme nous, tranquilles, qui étaient là pour assister aux discours prévus: ils et elles ont été encerclé·e·s jusqu’à bien plus tard ( 5 heures du matin lundi), sans possibilité de sortir du « cercle », sans pouvoir boire, manger ou aller aux toilettes.
Les gens ont pu sortir un à un après avoir montré leurs documents d’identité.
Une nouvelle pratique de la police genevoise, semble-t-il, après les manifestations pro Gaza.
Alors voilà quelques images que j’ai prises avec mon petit Ricoh GR4 monochrome, qui montrent un tout autre NO G7 que celui qui a été présenté par la presse, de manière générale, et la RTS en particulier.
Un NO G7 joyeux et revendicateur, comme je l’ai dit plus haut.
Je peux juste encore vous dire une chose: qu’est-ce que ça fait du bien d’être et de faire partie de ces manifestant·e·s qui n’ont pas eu peur de venir, quel que soit leur âge (toutes les générations étaient présentes), malgré la trouille que l’on tentait d’instaurer les jours qui précédaient, en annonçant un chaos à venir.
On se dit que, peut-être, le monde n’est pas foutu…
Allez savoir!
Un groupe de manifestants marche dans une rue arborée, rassemblé derrière une grande banderole indiquant la date du 14 juin en plusieurs langues. Au premier plan, plusieurs personnes tiennent des bâtons soutenant la structure, tandis que d’autres avancent côte à côte dans une ambiance déterminée. Des pancartes et des visages concentrés témoignent d’une mobilisation collective lors d’une manifestation publique.
L’image en noir et blanc montre une manifestation dense organisée sous un pont ou une structure en béton. Les participants, serrés les uns contre les autres, brandissent des pancartes et lèvent leurs smartphones pour filmer ou photographier la scène. L’atmosphère est dynamique et engagée, reflétant un moment collectif d’expression publique.
La photographie en noir et blanc montre une manifestation rassemblant de nombreuses personnes dans la rue, au pied d’un grand immeuble moderne aux lignes horizontales marquées. Plusieurs habitants se tiennent aux balcons à différents étages, regardant la foule en contrebas. Des pancartes sont visibles parmi les manifestants, tandis que des câbles urbains traversent le ciel au-dessus de la scène.
La photo en noir et blanc montre un homme barbu portant un chapeau et des lunettes de soleil, tenant un parapluie pour se protéger du soleil. Il se trouve au milieu d’une foule dense, tandis que plusieurs personnes autour de lui observent la scène ou prennent des photos. À l’arrière-plan, des individus sont perchés sur une balustrade, suggérant un lieu touristique ou un événement en extérieur par temps ensoleillé.
L’image en noir et blanc montre une importante foule réunie en extérieur, sous des arbres, lors d’une manifestation. De nombreux participants tiennent des drapeaux et des pancartes, dont certaines évoquent la lutte palestinienne et des revendications féministes. L’atmosphère semble dynamique et déterminée, avec des personnes levant les bras et affichant des messages de soutien et de mobilisation.
Photographie en noir et blanc montrant un groupe de personnes participant à une manifestation dans une rue en plein jour. Au centre, une personne porte une pancarte artisanale avec le mot « merde », tandis qu’une autre tient un grand panneau découpé au-dessus de la foule. À l’arrière-plan, on distingue des arbres, des collines et un feu de signalisation, situant la scène dans un environnement urbain proche de la nature.
La photo en noir et blanc montre un groupe de personnes réunies lors d’un rassemblement en extérieur, probablement une manifestation ou un événement public. Au centre, une femme souriante tend la main vers quelqu’un hors champ, tandis que d’autres participants l’entourent dans une ambiance dynamique et conviviale. Certains portent des accessoires distinctifs, et l’arrière-plan laisse apparaître des arbres et des structures urbaines sous une lumière ensoleillée.
En noir et blanc, une femme enveloppée dans un drapeau souffle dans une longue trompe au milieu d’un rassemblement urbain. Plusieurs personnes se tiennent autour d’elle, certaines regardant la scène avec attention. La photo capture un moment d’expression collective dans la rue, devant une grille et des immeubles en arrière-plan.
Une ligne de forces de l’ordre équipées de casques, boucliers et protections antiémeute se tient au milieu d’une rue urbaine. Derrière elles, des civils observent la scène devant un bâtiment aux larges fenêtres. L’image en noir et blanc renforce l’atmosphère tendue et solennelle du moment.
Photographie en noir et blanc montrant un groupe de personnes réunies dans une rue urbaine, en train d’applaudir et de participer à un rassemblement. Au premier plan, deux individus portent des t-shirts et des chapeaux, exprimant leur enthousiasme au milieu de la foule. L’arrière-plan révèle d’autres manifestants et des façades d’immeubles, soulignant l’atmosphère engagée et solidaire de l’événement.
La photographie en noir et blanc montre un enfant portant une casquette, blotti dans les bras d’une femme. L’enfant regarde l’objectif tandis qu’ils se tiennent au milieu d’une foule rassemblée en extérieur. À l’arrière-plan, on distingue plusieurs personnes et des bâtiments, suggérant un événement public ou un rassemblement.
Un groupe de personnes joue du tambour au cœur d’une manifestation dans un environnement urbain. Les participantes, équipées de baguettes et de grands tambours portés à la taille, avancent au milieu de la foule. La scène, capturée en noir et blanc, met en valeur l’intensité, le mouvement et la dynamique collective de l’événement.
Photographie en noir et blanc montrant un homme barbu portant un chapeau, avec un jeune enfant installé dans un porte-bébé de randonnée sur son dos. Ils se trouvent au milieu d’une foule dense, sous une structure urbaine ressemblant à un pont ou un passage couvert. L’enfant regarde vers l’appareil tandis que les adultes autour semblent assister à un rassemblement ou un événement public.
Au premier plan, une femme boit dans une gourde métallique au milieu d’une foule rassemblée dans la rue. Autour d’elle, des pancartes et banderoles évoquent le féminisme et des revendications sociales. La scène, capturée en noir et blanc, reflète l’énergie et l’engagement d’une manifestation urbaine.
La photo en noir et blanc montre une manifestation dans une rue urbaine bordée d’immeubles. Au premier plan, plusieurs personnes marchent en tenant des pancartes, dont certaines affichent des messages comme « Black Lives Matter » et des slogans féministes. L’un des participants porte un tambour, tandis que la foule avance ensemble dans une ?????phère déterminée et militante.
Trois jeunes femmes sont assises au sommet d’une palissade de chantier, dominant une foule rassemblée en contrebas. L’une d’elles porte un masque illustré, tandis qu’une bannière avec un symbole féministe et des dates est accrochée devant elles. En arrière-plan, des échafaudages et un immeuble résidentiel situent la scène dans un environnement urbain en transformation.
La photographie en noir et blanc montre une femme debout contre un mur texturé, la main posée sur son front dans une posture pensive. Elle porte une tenue au style bohème avec jupe longue, accessoires et foulard, tandis que son ombre se projette nettement sur le mur à sa gauche. Le contraste marqué entre la lumière et les zones d’ombre accentue l’atmosphère introspective de la scène.
Une foule de manifestant·e·s défile dans une rue bordée d’arbres, menée par plusieurs personnes portant des chasubles. Une grande banderole affiche le message « Urgence Résistances Féministes ! » accompagné de symboles féministes. L’ambiance évoque une mobilisation collective et déterminée en faveur des droits et de l’égalité.
La photographie en noir et blanc montre une rue urbaine animée, remplie de piétons semblant participer à un rassemblement ou à une marche. Au premier plan, une femme tient une poussette dans laquelle se trouve un jeune enfant, tandis qu’un autre enfant se tient à l’arrière. Autour d’eux, des passants marchent, discutent et traversent la chaussée, avec un vélo visible près d’un feu de signalisation.
Au centre de l’image, deux personnes marchent bras dessus bras dessous au milieu d’une foule lors d’une manifestation. Elles portent des t-shirts arborant un symbole féministe combiné à un poing levé, signe d’engagement et de revendication. Autour d’elles, d’autres participants écoutent, applaudissent et avancent ensemble dans une atmosphère de mobilisation et de solidarité.
La photographie en noir et blanc montre des policiers en équipement antiémeute, casqués et munis de boucliers transparents, au milieu d’une rue en ville. Autour d’eux, plusieurs civils se tiennent à proximité, observant la scène. L’atmosphère semble tendue, suggérant un contexte de manifestation ou de maintien de l’ordre.