Hier, dimanche 14 juin, j’ai vécu un moment magnifique au milieu de dizaines de milliers de manifestantes et manifestants qui disaient leur opposition au G7, en même temps qu’elles et ils soutenaient la Grève féminine organisée chaque année à la même date.
Cette fête était revendicatrice.
Cette fête était joyeuse, même si nous sommes en colère.
Nous étions entre le milieu et la fin du cortège, et tout s’est bien passé, c’était une manifestation parfaitement réussie.
Alors voilà…
Lorsque nous avons regardé le 19 heures 30 de la RTS en replay, une fois de retour à la maison vers 22 heures, quel n’a pas été notre surprise de constater que l’on ne parlait que de la violence qui s’y était déroulée.
En arrière-fond des personnes interviewées, en permanence, cette image:
Le journal de 19 heures 30 de la RTS, dimanche soir
Alors bon, oui, il y a eu une banque dont la vitrine a été un peu abîmée, et cette Tesla, dont tout le monde parle, qui a été incendiée sur le passage du cortège par les Blacks Blocs, ce qui été regrettable, bien sûr.
Quelques mots à propos de cette Tesla, si vous le permettez.
Rigolo d’ailleurs, comme tout le monde sait que c’est une Tesla!
Le journal 24 heures, dans ces actualités en ligne, juste après les événements dont on parle ici, a immédiatement signalé le fait « qu’une Tesla avait été incendiée ».
Pas sûr qu’on aurait donné la marque, si ça avait été une Renault 5…
Bref, cette Tesla, nous sommes passés devant elle, en milieu de cortège.
Quinze mille personnes ont dû se frotter à elle avant les événements avant nous, sans le vouloir, en essayant de ne pas la griffer. Il faut préciser que cette voiture était la seule présente sur la première moitié du trajet, au point que nous nous sommes tous dit, en plaisantant, autour de moi « eh bien, il n’a pas peur, celui-là, une Tesla Y, le modèle SUV de la marque, en plus ».
Moi, j’aimerais savoir comment cette voiture, un symbole du G7, cela dit en passant, pour beaucoup, sachant qu’elle est vendue par qui vous savez, a pu se retrouver toute seule, alors que le cortège allait passer à cet endroit entre 15 heures 30 et 18 heures…
Purée, dans la moindre ville suisse, lorsqu’il y a un petit cortège commémoratif, on avertit au moins trois jours à l’avance les automobilistes qui fréquentent la rue, qu’à telle date, entre 6 heures et 20 heures, il ne sera plus possible de se parquer, et que tout véhicule encombrant ladite avenue à cette date serait dégagé par la fourrière séance tenante.
Et là, on a laissé cette voiture en plein milieu du passage, là, toute seule, sans se poser la moindre question?
Pourquoi est-ce le service d’ordre interne à la manifestation qui a dû faire en sorte que les participant·e·s au cortège ne soient pas blessé·e·s par les explosions qui résultaient de l’incendie?
Pourquoi la police n’est-elle pas intervenue elle pour sécuriser l’endroit, c’est tout de même son boulot, non? Peut-être pour ne pas rajouter… de l’huile sur le feu, mais enfin tout de même, ils auraient pu appeler les pompiers, or c’est le service d’ordre interne qui a dû le faire.
Voilà voilà…
En parlant de police, vous dire qu’elle a été remarquable en début de manifestation, et que ce n’est en tout qu’à pas elle qui a mis le feu aux poudres, tant elle était discrète.
Certes, elle barrait les chemins qu’il était interdit de prendre mais elle était en retrait.
C’est dommage qu’elle ait réagi de manière inadéquate ensuite, sur la fin de la manifestation.
En effet, nous sommes arrivés vers 19 heures au point de départ, vers la Perle du Lac, avec l’avant du cortège, ne sachant pas vraiment ce qui se passait derrière, à savoir des échauffourées entre les manifestants et les Blacks Blocs.
À ce moment, personne, là où nous étions, n’avait entendu que la police exigeait la dissolution de la manifestation.
Personne.
Heureusement pour nous, Madame K et moi-même étions fatigués après plus de quatre heures de marche en plein soleil, et nous sommes partis vers la gare, en essayant d’éviter les gaz lacrymogènes qui flottaient entre la rue de Berne et la rue de Lausanne.
Mais ceux qui sont restés, et ils étaient plusieurs centaines, étaient des manifestant·e·s comme nous, tranquilles, qui étaient là pour assister aux discours prévus: ils et elles ont été encerclé·e·s jusqu’à bien plus tard ( 5 heures du matin lundi), sans possibilité de sortir du « cercle », sans pouvoir boire, manger ou aller aux toilettes.
Les gens ont pu sortir un à un après avoir montré leurs documents d’identité.
Une nouvelle pratique de la police genevoise, semble-t-il, après les manifestations pro Gaza.
Alors voilà quelques images que j’ai prises avec mon petit Ricoh GR4 monochrome, qui montrent un tout autre NO G7 que celui qui a été présenté par la presse, de manière générale, et la RTS en particulier.
Un NO G7 joyeux et revendicateur, comme je l’ai dit plus haut.
Je peux juste encore vous dire une chose: qu’est-ce que ça fait du bien d’être et de faire partie de ces manifestant·e·s qui n’ont pas eu peur de venir, quel que soit leur âge (toutes les générations étaient présentes), malgré la trouille que l’on tentait d’instaurer les jours qui précédaient, en annonçant un chaos à venir.
On se dit que, peut-être, le monde n’est pas foutu…
Allez savoir!
Un groupe de manifestants marche dans une rue arborée, rassemblé derrière une grande banderole indiquant la date du 14 juin en plusieurs langues. Au premier plan, plusieurs personnes tiennent des bâtons soutenant la structure, tandis que d’autres avancent côte à côte dans une ambiance déterminée. Des pancartes et des visages concentrés témoignent d’une mobilisation collective lors d’une manifestation publique.
L’image en noir et blanc montre une manifestation dense organisée sous un pont ou une structure en béton. Les participants, serrés les uns contre les autres, brandissent des pancartes et lèvent leurs smartphones pour filmer ou photographier la scène. L’atmosphère est dynamique et engagée, reflétant un moment collectif d’expression publique.
La photographie en noir et blanc montre une manifestation rassemblant de nombreuses personnes dans la rue, au pied d’un grand immeuble moderne aux lignes horizontales marquées. Plusieurs habitants se tiennent aux balcons à différents étages, regardant la foule en contrebas. Des pancartes sont visibles parmi les manifestants, tandis que des câbles urbains traversent le ciel au-dessus de la scène.
La photo en noir et blanc montre un homme barbu portant un chapeau et des lunettes de soleil, tenant un parapluie pour se protéger du soleil. Il se trouve au milieu d’une foule dense, tandis que plusieurs personnes autour de lui observent la scène ou prennent des photos. À l’arrière-plan, des individus sont perchés sur une balustrade, suggérant un lieu touristique ou un événement en extérieur par temps ensoleillé.
L’image en noir et blanc montre une importante foule réunie en extérieur, sous des arbres, lors d’une manifestation. De nombreux participants tiennent des drapeaux et des pancartes, dont certaines évoquent la lutte palestinienne et des revendications féministes. L’atmosphère semble dynamique et déterminée, avec des personnes levant les bras et affichant des messages de soutien et de mobilisation.
Photographie en noir et blanc montrant un groupe de personnes participant à une manifestation dans une rue en plein jour. Au centre, une personne porte une pancarte artisanale avec le mot « merde », tandis qu’une autre tient un grand panneau découpé au-dessus de la foule. À l’arrière-plan, on distingue des arbres, des collines et un feu de signalisation, situant la scène dans un environnement urbain proche de la nature.
La photo en noir et blanc montre un groupe de personnes réunies lors d’un rassemblement en extérieur, probablement une manifestation ou un événement public. Au centre, une femme souriante tend la main vers quelqu’un hors champ, tandis que d’autres participants l’entourent dans une ambiance dynamique et conviviale. Certains portent des accessoires distinctifs, et l’arrière-plan laisse apparaître des arbres et des structures urbaines sous une lumière ensoleillée.
En noir et blanc, une femme enveloppée dans un drapeau souffle dans une longue trompe au milieu d’un rassemblement urbain. Plusieurs personnes se tiennent autour d’elle, certaines regardant la scène avec attention. La photo capture un moment d’expression collective dans la rue, devant une grille et des immeubles en arrière-plan.
Une ligne de forces de l’ordre équipées de casques, boucliers et protections antiémeute se tient au milieu d’une rue urbaine. Derrière elles, des civils observent la scène devant un bâtiment aux larges fenêtres. L’image en noir et blanc renforce l’atmosphère tendue et solennelle du moment.
Photographie en noir et blanc montrant un groupe de personnes réunies dans une rue urbaine, en train d’applaudir et de participer à un rassemblement. Au premier plan, deux individus portent des t-shirts et des chapeaux, exprimant leur enthousiasme au milieu de la foule. L’arrière-plan révèle d’autres manifestants et des façades d’immeubles, soulignant l’atmosphère engagée et solidaire de l’événement.
La photographie en noir et blanc montre un enfant portant une casquette, blotti dans les bras d’une femme. L’enfant regarde l’objectif tandis qu’ils se tiennent au milieu d’une foule rassemblée en extérieur. À l’arrière-plan, on distingue plusieurs personnes et des bâtiments, suggérant un événement public ou un rassemblement.
Un groupe de personnes joue du tambour au cœur d’une manifestation dans un environnement urbain. Les participantes, équipées de baguettes et de grands tambours portés à la taille, avancent au milieu de la foule. La scène, capturée en noir et blanc, met en valeur l’intensité, le mouvement et la dynamique collective de l’événement.
Photographie en noir et blanc montrant un homme barbu portant un chapeau, avec un jeune enfant installé dans un porte-bébé de randonnée sur son dos. Ils se trouvent au milieu d’une foule dense, sous une structure urbaine ressemblant à un pont ou un passage couvert. L’enfant regarde vers l’appareil tandis que les adultes autour semblent assister à un rassemblement ou un événement public.
Au premier plan, une femme boit dans une gourde métallique au milieu d’une foule rassemblée dans la rue. Autour d’elle, des pancartes et banderoles évoquent le féminisme et des revendications sociales. La scène, capturée en noir et blanc, reflète l’énergie et l’engagement d’une manifestation urbaine.
La photo en noir et blanc montre une manifestation dans une rue urbaine bordée d’immeubles. Au premier plan, plusieurs personnes marchent en tenant des pancartes, dont certaines affichent des messages comme « Black Lives Matter » et des slogans féministes. L’un des participants porte un tambour, tandis que la foule avance ensemble dans une ?????phère déterminée et militante.
Trois jeunes femmes sont assises au sommet d’une palissade de chantier, dominant une foule rassemblée en contrebas. L’une d’elles porte un masque illustré, tandis qu’une bannière avec un symbole féministe et des dates est accrochée devant elles. En arrière-plan, des échafaudages et un immeuble résidentiel situent la scène dans un environnement urbain en transformation.
La photographie en noir et blanc montre une femme debout contre un mur texturé, la main posée sur son front dans une posture pensive. Elle porte une tenue au style bohème avec jupe longue, accessoires et foulard, tandis que son ombre se projette nettement sur le mur à sa gauche. Le contraste marqué entre la lumière et les zones d’ombre accentue l’atmosphère introspective de la scène.
Une foule de manifestant·e·s défile dans une rue bordée d’arbres, menée par plusieurs personnes portant des chasubles. Une grande banderole affiche le message « Urgence Résistances Féministes ! » accompagné de symboles féministes. L’ambiance évoque une mobilisation collective et déterminée en faveur des droits et de l’égalité.
La photographie en noir et blanc montre une rue urbaine animée, remplie de piétons semblant participer à un rassemblement ou à une marche. Au premier plan, une femme tient une poussette dans laquelle se trouve un jeune enfant, tandis qu’un autre enfant se tient à l’arrière. Autour d’eux, des passants marchent, discutent et traversent la chaussée, avec un vélo visible près d’un feu de signalisation.
Au centre de l’image, deux personnes marchent bras dessus bras dessous au milieu d’une foule lors d’une manifestation. Elles portent des t-shirts arborant un symbole féministe combiné à un poing levé, signe d’engagement et de revendication. Autour d’elles, d’autres participants écoutent, applaudissent et avancent ensemble dans une atmosphère de mobilisation et de solidarité.
La photographie en noir et blanc montre des policiers en équipement antiémeute, casqués et munis de boucliers transparents, au milieu d’une rue en ville. Autour d’eux, plusieurs civils se tiennent à proximité, observant la scène. L’atmosphère semble tendue, suggérant un contexte de manifestation ou de maintien de l’ordre.
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Je comprends tout à fait les personnes qui ont participé à cette manifestation et je respecte leur engagement. Chacun a le droit de défendre ses idées et de les faire entendre dans le respect des règles démocratiques.
Par contre, je trouve vraiment regrettable que certains profitent de ce type d’événement pour casser, dégrader ou semer le désordre. C’est malheureusement la même chose que lors de certains événements sportifs : une grande majorité de participants se comporte correctement, mais une minorité de casseurs finit par attirer toute l’attention et donne une mauvaise image de l’ensemble.
À mon avis, ces débordements doivent être condamnés sans ambiguïté, quelle que soit la cause défendue. On peut soutenir une revendication ou un mouvement tout en refusant les violences et les dégradations. Au final, ce sont souvent le message et les participants pacifiques comme toi, François, qui en pâtissent le plus.
Je voulais aussi faire le rapprochement avec le foot, cette violence est en effet inacceptable.
Comme l’est d’ailleurs celle des gens que nous dénonçons dans les manifestations anti G7 ou G8.
Si la première est inacceptable, comme je l’ai dit, celle des puissants est immensément pire, ne l’oublions pas, que ce soit à Gaza, en Cisjordanie, ou dans tant d’endroits dans le monde.
?!? Je viens de réessayer avec Firefox, Brave, Safari, Chrome, ça ne marche pas… Même l’URL de base https://renverse.co/ ne donne rien. L’informatique ne m’aime pas, aujourd’hui. Cet après-midi, j’étais sur un forum d’entraide en français, et tout à coup il est passé en allemand. Avec la mention Französisch.
Le site de Renversé a été censuré par certains FAO suite à une demande – illégale – des autorités…
Dom‘Python
il y a 1 jour
Je vis à Genève et c’est avec une certaine appréhension que je voyais arriver ce week-end du NO G7; ayant encore en tête les images violentes de l’édition 2003, pour rien au monde je ne me serais risqué à m’approcher de l’itinéraire du cortège, et encore moins à y participer.
Bien à l’abri dans mon appartement, j’ai regardé les images du cortège transmises en direct sur la chaîne locale Léman Bleu. Ça avait l’air de bien se passer, je suis retourné à mes occupations, en revenant de temps à autre jeter un œil sur les « évènements ». Quand j’ai vu les premières images de casseurs en action, j’ai pensé : « Ah ! Nous y voilà. C’est reparti”. J’avais les boules, j’étais triste, je regardais cette voiture brûler sans vraiment conscientiser la bizarrerie de voir les policiers rester à bonne distance.
Aujourd’hui, en lisant ton article, François, j’ai ressenti comme une sacrée bouffée d’air frais. Je me suis senti un peu bêta d’être tombé dans le piège du traitement de la journée par les infos et retenu surtout les images de violence et de destruction. D’une certaine manière, tu remets l’église au milieu du village, ou plutôt tu remets les casseurs en périphérie de l’évènement. Finalement, je regrette un peu de ne pas avoir participé au cortège. Ceci dit, je supporte très difficilement la foule bruyante, fût-elle festive. Mais bon. Je retiens, grâce à toi, que ça a été d’abord une réussite, une vraie démarche populaire avec des goûts de fête et de joie; le monde va mal, très mal, mais je suis de plus en plus convaincu par celleux qui disent que la colère n’empêche pas la joie et qu’elle peut être criée sur des rythmes qui donnent envie de bouger.
Merci François. Sur Mastodon, j’ai vu passer quelques posts au sujet de cette manif. Je vais y mettre en lien ton article, pour partager cette bouffée d’air frais avec d’autres.
Depuis trente ans que je m’intéresse aux Black Blocs en Europe, mais aussi au Brésil ou au Mexique, en Egypte ou au Liban, aucune mort ne peut leur être imputée, ce qui n’est pas le cas de la police.
C’est en fait la grosse différence avec les hooligans: ces derniers sont des abrutis sans la moindre réflexion.
Les Black Blocs dénoncent par des actes violents envers des biens représentatifs du mal selon eux, on approuve ou pas.
Cela étant: il faut voir cette dame qui essaie de les empêcher d’attaquer la Tesla: ils la ramènent vers l’arrière avec beaucoup de douceur, et ils ne sont pas du tout violents avec elle, bien au contraire.
J’ai vu aussi des BB s’emparant d’un container poubelle, avec vraisemblablement le projet de lui mettre le feu. Un manifestant le prend à partie, lui arrache le container. Je m’attendais à ce que le BB et ses copains le brutalisent, mais non. Ils ont lâché le container et le manifestant l’a remis en place. Je me suis dit que ces BB n’étaient pas aussi « connards » que je le pensais.
leWat
il y a 14 heures
J’étais aussi présent à Genève, je rejoins totalement les remarques de François sur le traitement médiatique et ses interrogations sur la présence de cette voiture. Merci aussi pour les photos!
Tu me connais depuis combien de temps? 25 ans? Et tu poses encore la question? 😀
Je pense qu’il y avait certainement des gens de droite aussi, dans cette manifestation, il n’y a pas que les gauchistes, comme tu le dis, qui voient les injustices terribles qui marquent notre époque.
Marc
il y a 6 heures
Bonjour,
Merci pour ce témoignage de la joie de lutter ensemble pour un monde meilleur dans une manifestation!
Je remarque que tout le monde n’a pas le même vécu selon où il se trouvait.
J’y étais aussi, avec mes enfants. C’était magnifique pendant les trois quarts, jusqu’à ce que la police décide de gazer le cortège pacifique. Nous avons fait la manifestation jusqu’au bout quand même, mais ça a été intense, surtout quand on s’est retrouvés pris au piège, la police gazant le bloc qui avait été annoncé, publiquement et à la police, comme familial, alors qu’il n’y avait même pas de personnes violentes à proximité. Des palets de gaz sont tombés à moins de deux mètres du groupe d’enfants de 7 à 14 ans.
Il faut préciser que ni les black blocs ni qui que ce soit n’a, à aucun moment et d’aucune façon, été une menace pour nous, les manifestants ou la population! C’est la police qui s’est avérée être la menace.
Enfin arrivés au parc de la Perle du Lac, nous nous sommes reposés un peu avant de réaliser que la police a bouclé toutes les issues du parc! Heureusement nous avons pu convaincre des robocops suisse-allemands, à une petite sortie du parc, de nous laisser sortir parce que nous étions avec des enfants. Les autres n’ont pas eu cette chance.
Je me permets deux petites remarques sur ton texte: C’est la Grève Féministe (pas féminine, ce n’est pas la même chose). Et ce n’est pas le Service d’Ordre, mais la Team d’Auto-Protection (TAP, et ce n’est pas la même chose non plus), qui a d’ailleurs fait un travail formidable.
Magnifiques photos d’une ambiance plutôt cool!
Merci beaucoup.
Oui, l’ambiance était superbe!
😬
Je comprends tout à fait les personnes qui ont participé à cette manifestation et je respecte leur engagement. Chacun a le droit de défendre ses idées et de les faire entendre dans le respect des règles démocratiques.
Par contre, je trouve vraiment regrettable que certains profitent de ce type d’événement pour casser, dégrader ou semer le désordre. C’est malheureusement la même chose que lors de certains événements sportifs : une grande majorité de participants se comporte correctement, mais une minorité de casseurs finit par attirer toute l’attention et donne une mauvaise image de l’ensemble.
À mon avis, ces débordements doivent être condamnés sans ambiguïté, quelle que soit la cause défendue. On peut soutenir une revendication ou un mouvement tout en refusant les violences et les dégradations. Au final, ce sont souvent le message et les participants pacifiques comme toi, François, qui en pâtissent le plus.
Je voulais aussi faire le rapprochement avec le foot, cette violence est en effet inacceptable.
Comme l’est d’ailleurs celle des gens que nous dénonçons dans les manifestations anti G7 ou G8.
Si la première est inacceptable, comme je l’ai dit, celle des puissants est immensément pire, ne l’oublions pas, que ce soit à Gaza, en Cisjordanie, ou dans tant d’endroits dans le monde.
Cela dit, ma réponse à Mirou, un peu plus bas dans les commentaires, montre une grosse différence entre les Blacks Blocs et les hooligans.
https://renverse.co/infos-locales/article/suivi-live-de-la-mobilisation-contre-le-g7-8813
Chez moi ce lien ne fonctionne pas…
Merci pour ce lien vers un compte rendu en direct de ce qui s’est passé dimanche.
Chez moi, il fonctionne.
?!? Je viens de réessayer avec Firefox, Brave, Safari, Chrome, ça ne marche pas… Même l’URL de base https://renverse.co/ ne donne rien. L’informatique ne m’aime pas, aujourd’hui. Cet après-midi, j’étais sur un forum d’entraide en français, et tout à coup il est passé en allemand. Avec la mention Französisch.
Le site de Renversé a été censuré par certains FAO suite à une demande – illégale – des autorités…
Je vis à Genève et c’est avec une certaine appréhension que je voyais arriver ce week-end du NO G7; ayant encore en tête les images violentes de l’édition 2003, pour rien au monde je ne me serais risqué à m’approcher de l’itinéraire du cortège, et encore moins à y participer.
Bien à l’abri dans mon appartement, j’ai regardé les images du cortège transmises en direct sur la chaîne locale Léman Bleu. Ça avait l’air de bien se passer, je suis retourné à mes occupations, en revenant de temps à autre jeter un œil sur les « évènements ». Quand j’ai vu les premières images de casseurs en action, j’ai pensé : « Ah ! Nous y voilà. C’est reparti”. J’avais les boules, j’étais triste, je regardais cette voiture brûler sans vraiment conscientiser la bizarrerie de voir les policiers rester à bonne distance.
Aujourd’hui, en lisant ton article, François, j’ai ressenti comme une sacrée bouffée d’air frais. Je me suis senti un peu bêta d’être tombé dans le piège du traitement de la journée par les infos et retenu surtout les images de violence et de destruction. D’une certaine manière, tu remets l’église au milieu du village, ou plutôt tu remets les casseurs en périphérie de l’évènement. Finalement, je regrette un peu de ne pas avoir participé au cortège. Ceci dit, je supporte très difficilement la foule bruyante, fût-elle festive. Mais bon. Je retiens, grâce à toi, que ça a été d’abord une réussite, une vraie démarche populaire avec des goûts de fête et de joie; le monde va mal, très mal, mais je suis de plus en plus convaincu par celleux qui disent que la colère n’empêche pas la joie et qu’elle peut être criée sur des rythmes qui donnent envie de bouger.
Merci François. Sur Mastodon, j’ai vu passer quelques posts au sujet de cette manif. Je vais y mettre en lien ton article, pour partager cette bouffée d’air frais avec d’autres.
Merci.
Voilà le lien vers mon post: https://tooting.ch/@DomPython/116756168964695732
Merci Dom’!
Content de voir que mon article n’a pas été inutile, au moins pour toi.
Peut-être aussi pour Chris, sur Mastodon, qui n’a visiblement rien compris à ce qui s’est passé de beau dimanche.
Et bravo pour la réponse que tu lui as faite!
Merci encore.
Dans le Temps est paru un article très intéressant – voire renversant en termes de pensée – au sujet des blacks blocks:
https://www.letemps.ch/societe/selon-leur-doxa-les-black-blocs-ne-sont-pas-violents-mais-vandalisent-des-entreprises-violentes-qui-sont-ces-casseurs-qui-creent-la-panique-a-geneve-a-l-approche-du-g7
C’est en effet passionnant, comme point de vue.
C’est en fait la grosse différence avec les hooligans: ces derniers sont des abrutis sans la moindre réflexion.
Les Black Blocs dénoncent par des actes violents envers des biens représentatifs du mal selon eux, on approuve ou pas.
Cela étant: il faut voir cette dame qui essaie de les empêcher d’attaquer la Tesla: ils la ramènent vers l’arrière avec beaucoup de douceur, et ils ne sont pas du tout violents avec elle, bien au contraire.
J’ai vu aussi des BB s’emparant d’un container poubelle, avec vraisemblablement le projet de lui mettre le feu. Un manifestant le prend à partie, lui arrache le container. Je m’attendais à ce que le BB et ses copains le brutalisent, mais non. Ils ont lâché le container et le manifestant l’a remis en place. Je me suis dit que ces BB n’étaient pas aussi « connards » que je le pensais.
J’étais aussi présent à Genève, je rejoins totalement les remarques de François sur le traitement médiatique et ses interrogations sur la présence de cette voiture. Merci aussi pour les photos!
Merci à toi!
Je crois que je vais en mettre d’autres, plusieurs personnes me les demandent.
Ce devrait être en ligne demain ou après-demain.
alors comme ça t’es devenu gauchistes, François?
Tu me connais depuis combien de temps? 25 ans? Et tu poses encore la question? 😀
Je pense qu’il y avait certainement des gens de droite aussi, dans cette manifestation, il n’y a pas que les gauchistes, comme tu le dis, qui voient les injustices terribles qui marquent notre époque.
Bonjour,
Merci pour ce témoignage de la joie de lutter ensemble pour un monde meilleur dans une manifestation!
Je remarque que tout le monde n’a pas le même vécu selon où il se trouvait.
J’y étais aussi, avec mes enfants. C’était magnifique pendant les trois quarts, jusqu’à ce que la police décide de gazer le cortège pacifique. Nous avons fait la manifestation jusqu’au bout quand même, mais ça a été intense, surtout quand on s’est retrouvés pris au piège, la police gazant le bloc qui avait été annoncé, publiquement et à la police, comme familial, alors qu’il n’y avait même pas de personnes violentes à proximité. Des palets de gaz sont tombés à moins de deux mètres du groupe d’enfants de 7 à 14 ans.
Il faut préciser que ni les black blocs ni qui que ce soit n’a, à aucun moment et d’aucune façon, été une menace pour nous, les manifestants ou la population! C’est la police qui s’est avérée être la menace.
Enfin arrivés au parc de la Perle du Lac, nous nous sommes reposés un peu avant de réaliser que la police a bouclé toutes les issues du parc! Heureusement nous avons pu convaincre des robocops suisse-allemands, à une petite sortie du parc, de nous laisser sortir parce que nous étions avec des enfants. Les autres n’ont pas eu cette chance.
Je me permets deux petites remarques sur ton texte: C’est la Grève Féministe (pas féminine, ce n’est pas la même chose). Et ce n’est pas le Service d’Ordre, mais la Team d’Auto-Protection (TAP, et ce n’est pas la même chose non plus), qui a d’ailleurs fait un travail formidable.