Il faut être fou pour payer un produit et avoir moins que le même en gratuit.
Vraiment?
Comme je l’ai expliqué dans un précédent article, je suis revenu à Brave, un navigateur qui me donne tout ce dont j’ai besoin.
Fiable, rapide, il permet la juxtaposition des onglets, et, finalement, je n’en demande pas plus, puisque tout le reste, notamment les espaces de travail, les onglets verticaux et j’en passe, c’est SupaSidebar qui s’en charge, SuperSidebar que j’ai testé ici, mais dont je vais bientôt reparler longuement, puisqu’il est sorti de sa version bêta et qu’il devient un véritable incontournable.
Et puis, j’utilise, c’est vrai, quelques extensions aussi, je les adore, moi, les extensions, et, comme Brave est basé sur Chromium (sans tous les désavantages bien connus de Chrome), il est compatible avec toutes les extensions développées pour ce dernier.
Donc, je suis sur Brave depuis des mois, sans avoir envie de repasser sur autre chose, associé au moteur de recherche Kagi, dont j’ai parlé ici.
En conséquence, j’ai désinstallé Comet, parce que je ne veux plus activer l’IA à chaque recherche que j’effectue.
J’ai, pour la même raison, désinstallé Dia, ce tellement nullos successeur d’ Arc, qui, lui, était génial, mais n’est plus développé que pour des corrections de sécurité.
Il me reste trois navigateurs sur mon Mac: Brave, Firefox et Safari.
Je n’utilise JAMAIS ce dernier, je le garde uniquement pour si jamais, vu que c’est le navigateur d’Apple, et qu’il n’est pas possible, à ma connaissance, de le supprimer sans bidouiller la moindre, ce que je n’aime pas trop faire.
Déjà, je n’apprécie pas ce navigateur en matière d’esthétique et en matière d’ergonomie, et son système d’extensions est bien trop compliqué pour que les développeurs géniaux qui les développent pour Firefox ou Chromium passent des plombes à trouver la solution pour contourner les barrières d’Apple.
Bref, je suis sur Brave.
Enfin…
J’étais sur Brave, puisque je suis maintenant sur Brave Original.
Brave Original, mais c’est quoi, ça?
Brave Original, c’est Brave, mis à jour tout autant que lui, mais sans tous les attributs qui peuvent le faire vivre financièrement.
À ce propos, voici les moyens de financement de Brave, en quelques lignes:
- Brave Ads (publicité respectueuse de la vie privée) — le cœur du modèle. Les annonces sont affichées au niveau du navigateur, pas par les sites visités. Brave vend cet espace aux annonceurs et partage une partie des revenus avec les utilisateurs (via le token BAT) et les créateurs.
- Abonnements premium — Brave VPN (partenariat avec Guardian) et Brave Talk Premium (visioconférence).
- Brave Search — moteur de recherche intégré qui génère des revenus via des annonces sponsorisées dans les résultats (modèle proche de Google, mais axé confidentialité).
- Services liés à la crypto / wallet — Brave Wallet (transactions, swaps) prélève des frais, et le programme Brave Rewards (basé sur le token BAT) finance des rachats de tokens via les revenus du wallet, de la Brave Rewards Card et de BravePay.
- Brave Leo (IA) — l’assistant IA intégré propose un plan Premium payant par abonnement.
Vous me direz, il est tout à fait possible de masquer toutes ces petites choses dans Brave, et le tour est joué.
Tout à fait.
Oui da.
Certes.
Mais moi, j’ai un petit problème dans ma tête: quand j’utilise un produit, et que je désactive tout ce qui permet à ceux qui l’ont créé de subsister et de le faire évoluer, je me mets à culpabiliser, voyez-vous.
Un vieux reste d’éducation protestante dont je me dispenserais bien, mais bon, il est là, je ne peux pas faire autrement.
Et puis, je n’ai aucune envie d’être le produit du gratuit.
Alors là, c’est juste parfait, je ne culpabilise plus, puisque j’ai payé 60 $ pour rémunérer les créateurs de Brave.
Ce qu’il faut savoir, à partir de là, c’est que vous avez deux manières distinctes d’utiliser Brave Origin.
- vous téléchargez Brave Origin (bouton bleu) et vous obtiendrez un logiciel à part entière « Brave Origin »
- Vous actualisez Brave, qui se transformera en Brave Origin, mais qui continuera à s’appeler Brave.
Si vous choisissez d’actualiser Brave en Brave Origin
Si vous choisissez d’actualiser Brave en Brave Origin tout en restant Brave (la deuxième proposition donc, celle qui voit « Brave » juste à droite de la pomme dans le menu, vous suivez?), vous arrivez automatiquement dans les préférences du logiciel, et vous voyez ceci:
En 1, un onglet « Brave Origin » qui n’apparaissait pas dans le Brave « d’avant ».
En 2, toute une série de fonctions qui sont désactivées par défaut, mais que vous pouvez tout de même réactiver au besoin.
C’est peut-être pratique si vous avez envie de presque tout supprimer, mais que vous avez tout de même besoin d’une ou deux fonctions qui vous tiennent à cœur.
Si vous téléchargez Brave Origin
Si vous téléchargez et que vous lancez Brave Origin (Brave Origin dans le menu à droite de la pomme), vous n’aurez tout simplement plus toutes ces fonctions à régler, elles seront désactivées une fois pour toutes.
C’est ce que j’ai fait, on verra si, tôt ou tard, une de ces fonctions me manque tellement que j’en reviendrai à la solution de l’upgrade de Brave.
Et si je suis un utilisateur de Brave et que je veux aller sur Brave Origin, je dois tout reconfigurer?
Eh bien pas du tout.
Il n’est même pas utile de passer par la phase d’importation depuis un autre navigateur, que vous n’emploierez si vous venez d’un concurrent à Brave, bien évidemment.
C’est là tout le génie de Brave: la synchronisation, elle est totalement gérable par de simples interrupteurs.
Faites juste attention de ne pas cliquer, une fois les réglages effectués, sur « Quitter la chaîne de synchronisation », puisqu’en ce cas, vous sortirez l’appareil sur lequel vous êtes de la Synchronisation, ce qui peut être tentant, puisque c’est le bouton par défaut et que l’on pense qu’on ferme simplement cette fenêtre (pas terrible, l’interface, sur ce coup).
Les appareils sont liés par une chaîne de caractères générée par un de vos appareils.
Si vous êtes actuellement sur Brave, il faut que ce dernier soit dans la synchronisation.
Vous cliquez sur « Ajouter un nouvel appareil » ce qui vous donne une suite de caractères à entrer lorsque vous synchronisez Brave Origin, sur le même Mac ou sur un autre.
Si vous essayez de synchroniser un iPhone ou un iMac, la chose se fait via un QR Code.
Sur Brave Origin, vous rejoignez la synchronisation et, magie, vous retrouvez tous les réglages effectués sur Brave.
Et inversement aussi, ensuite, d’ailleurs, si vous désirez revenir à Brave et que vous l’aviez désinstallé préalablement.
Sur iPhone et iPad
Brave Origin peut, sans problème, être utilisé sur iOs et iPadOS, mais seulement en mettant à jour Brave, il n’y a pas d’application Brave Origin en tant que telle.
Ce sera toujours Brave que vous lancerez, vous pourrez donc activer ou désactiver les fonctions spéciales du logiciel.
En conclusion
Que j’utilise Brave ou Brave Origin, que je désactive ou pas une ou toutes les fonctions annexes (toutes, en tout cas pas, je n’activerai jamais les récompenses et tous ces trucs de monétisation dans Brave), je le ferai avec la conscience tranquille.
Reste une petite chose: je ne serai pas contre le fait de naviguer européen.
Vivaldi, oui, mais bien trop usine à gaz, désormais. Aaaah, s’ils pouvaient faire un Vivaldi Origin…
Mullwald Browser? Un peu trop à part, peut-être.
Opera? Il a été racheté par des Chinois.
Et puis, de toute façon, les moteurs sont tous américains, malheureusement.
Pour l’instant donc, et ce d’autant plus que, maintenant, je l’ai payé, je vais rester sur Brave un bon moment, vous l’avez compris.

