Vous avez vu?
J’ai fait un effort, hein! Même pas oublié l’Open Bar du premier lundi du mois, celui où vous dites tout ce qui vous passe par la tête pour autant que ça vous semble intéressant, et ceci en commentaires!
Comme quoi, je ne suis pas encore complètement sénile, non mais!
En guise de lancement de la machine, un petit mot pour vous dire l’émotion d’avoir assisté, samedi soir, au dernier (dans le sens du plus récent, pas de panique!) spectacle de la 2B Company (dont Mirou, fidèle lecteur et commentateur d’ici, est l’un des fondateurs), intitulé « Mon Frère », mis en scène par le toujours génial François Gremaud.
Voici comment le théâtre de Vidy présente ce spectacle:
Christian est sur scène. Il joue Christian, un homme sourd. Parfois, il joue François, son frère, metteur en scène du spectacle, et d’autres figures encore. Ensemble, ils rejouent une histoire fraternelle et politique: celle d’un monde où la Langue des Signes éclaire le silence et fait voir et entendre autrement. Car ici, l’empêchement n’est pas une limite, mais un espace d’invention. À travers le dialogue entre le visible et l’audible, Christian et François partagent un spectacle où la différence devient puissance, et la résistance, une possible joie.
Ce spectacle est jouissif, bousculant, émouvant.
On en ressort secoué à propos de ce que nous, les entendants, nous appelons un handicap.
Techniquement et scéniquement, comme tout ce que met en scène François Gremaud, c’est génial (nous sortions deux semaines auparavant d’un super spectacle mettant en scène Stéphane Eicher, mis en scène lui aussi par François).
En matière d’acteurs, c’est magnifique aussi: François dit le texte, Christian, qui n’est pas un acteur professionnel, mais qui est splendide dans son jeu, le joue, avec la langue des signes.
Derrière, un écran fait défiler le texte (magnifique travail de la technicienne qui se charge de suivre), et un jeu de couleur d’éclairage nous fait comprendre quand Christian joue Christian, ou quand il joue François.
Ça a l’air compliqué, comme ça, mais c’est limpide.
C’est beau, c’est drôle, c’est révoltant, parfois, et c’est émouvant à tirer les larmes.
Sur la photo en tête de gondole du présent Open Bar (que j’ai reprise depuis le site du Théâtre de Vidy, j’espère qu’ils ne m’en voudront pas), Christian est à gauche, François est à droite (à moins que ce soit l’inverse? Non non, c’est bien ainsi!).
À noter que c’est la toute première fois qu’une photo remplace les habituelles image dédiées aux Open Bar avec Open Bar écrit dessus, j’espère que vous comprenez pourquoi, à la lecture de ce qui précède.
Ce spectacle se joue jusqu’au 5 juin à Vidy Lausanne, mais il va tourner un peu partout en Suisse et en France, l’agenda, c’est ici.
Voilà, c’est à vous maintenant, en commentaires.
Ah! Dernière petite chose, il nous manque à peine 100 signatures pour parvenir aux 15’000 pour notre pétition contre la mégagravière de Ballens, si vous ne l’avez pas encore signée, il est encore temps, merci beaucoup!
Et si vous ne savez pas de quoi je parle, j’ai tout expliqué ici.

