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DxO PhotoLab 10 s’améliore tout (trop) doucement

2026 09 01 13 55 11

DxO PhotoLab 10 ne propose pas d’amélioration dans le dématriçage de vos photos par rapport à la version 9.

Le moteur reste le même et vous n’avez donc pas de nouveau mode de débruitage, par exemple.

Pas de problème, PhotoLab reste le meilleur dans le domaine, il devient difficile d’améliorer ce qui est déjà excellent.

Cela dit, attention tout de même, Lightroom progresse énormément en matière de débruitage, même si DxO est le seul à proposer à la fois un superbe dématriçage et une gestion des corrections optiques tenant compte des couples objectifs-boîtiers préparés aux petits oignons par ses spécialistes.

Alors, où sont les nouveautés cette année, qui justifieraient un apport de 130 € pour passer à cette version 10?
C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Table des matières

Masque de profondeur

DxO rejoint Lightroom dans la possibilité de créer des masques de profondeur.

Concrètement, vous créez un masque, basé sur une plus ou moins grande profondeur dans la photo, en cliquant sur une partie de celle-ci: ici j’ai cliqué sur le ventre de la personne la plus proche de moi.

Le masque de base correspond à une profondeur de f2.8 selon DxO.

Si j’élargis la zone choisie en bougeant l’un des côtés de la zone en 1, j’obtiens ceci:

Dans l’exemple qui précède, il est facile d’inverser le masque et d’attribuer ensuite un effet de flou à l’arrière-fond:

C’est vraiment une chouette nouvelle option que j’apprécie de retrouver ici, dans Lightroom, il m’arrive plus souvent qu’à mon tour de l’utiliser.

Masques IA améliorés

Photolab 9 a apporté les masques IA qui fonctionnaient bien, mais qui étaient encore un peu en retrait par rapport à la concurrence.

PhotoLab 10 progresse de manière importante et gère beaucoup mieux la reconnaissance des personnes, puisqu’elles sont gérées beaucoup plus finement, comme nous allons le voir.

Même les reflets dans la vitre sont repérés

Notez, dans la figure précédente, que les personnes apparaissent avec leur visage pour que vous puissiez n’en choisir qu’un, plusieurs ou tous, à votre guise, et si une personne n’a pas de visage, c’est qu’elle est de dos, mais est bien reconnue également.

Vous pouvez ensuite gérer chaque partie du corps et surtout du visage pour votre sélection: vous pouvez choisir l’iris de trois personnages d’un coup, par exemple, si vous en avez sélectionné trois, bien sûr.

Lorsque vous avez sélectionné vos personnes, vous pouvez créer d’un clic un seul masque pour ces personnes, ou autant de masques individuels.

Immense progrès par rapport à la version 9 qui ne permettait que de choisir toutes les personnes à la fois dans une sélection, et qui ne reconnaissait pas les parties du corps ou du visage.

Sur ce point, DxO rattrape complètement son retard sur Lightroom, et va même plus loin que lui, puisqu’il peut agir sur des parties du corps d’un coup sur les personnes sélectionnées.

Par contre, certains types de masques IA laissent toujours à désirer. Le ciel, par exemple, est ici vraiment mal reconnu, dans les arbres.

Ici, le résultat est franchement mauvais, Lightroom fait bien mieux

Notez que les types d’objets reconnus sont bien plus restreints que ce que propose Adobe pour la même image:

DxO n’en voit que trois

Alors que Lightroom, si je sélectionne le masque « Paysage », me propose ceci (il laisse de côté le sujet de premier plan).

Adobe analyse le masque Paysage et comprend ce qui le compose, ce qui permet bien plus de précision.

Alors oui, les masques IA progressent, mais il reste encore pas mal de chemin à faire pour rejoindre Lightroom, qui évolue aussi très régulièrement dans le domaine.

Pour finir dans le domaine des masques, il est toujours possible de cumuler des masques IA avec des Points de contrôle qui ont toujours fait partie des outils de PhotoLab, c’est d’ailleurs la force de ce produit: par exemple, l’IA peut être utilisée en même temps que les U-Points qui aident encore le pinceau.

Et pour finir avec l’IA, notons que cette technologie est utilisée également pour dépoussiérer automatiquement votre image, à la demande, bien sûr. Le remplacement des poussières n’est pas génératif (DxO refuse le génératif, c’est tout à son honneur), il se base sur les pixels autour de la poussière.

Une seule roue pour l’étalonnage des couleurs (Color Grading)

Un nouvel outil d’étalonnage apparaît dans PhotoLab 10.

Vous disposez de préréglages tout en haut de cette fenêtre, mais le but est de travailler les couleurs sur les ombres, les tons moyens et les tons clairs:

C’est un jeu d’enfant de travailler sur les trois points correspondants à ces lumières, tout se réglant en temps réel sur l’image.

L’avantage d’une seule roue, c’est de pouvoir notamment jouer sur les trois lumières en même temps.

Un recadrage plus intelligent

Le recadrage reconnaît automatiquement le format de prise de vue: si vous avez un capteur plein format, mais que vous avez choisi de photographier au format carré sur ledit capteur plein format, DxO le reconnaîtra et affichera directement le rectangle de recadrage autour de l’image.

Vous verrez toujours le plein format quand vous recadrerez, mais le rectangle montrera votre choix de format.

C’est un gain de temps notable.

À noter que le recadrage est capable de vous avertir, dans les masques IA, que vous avez des personnes qui avaient été reconnues, mais qui se trouvent maintenant hors du cadre.

Le petit triangle à droite de « Toutes les personnes » indique qu’une d’entre elles est cachée par le recadrage.

Un export dans Affinity

PhotoLab 10 permet de travailler de manière un peu plus intime avec Affinity.

Il suffit de l’ajouter dans la fenêtre d’export, dans les préférences.

Vous obtenez alors un nouveau bouton à gauche du bouton Export.

Vous envoyez vos images directement dans le logiciel.

Une fois le travail dans Affinity effectué, votre image revient dans PhotoLab sous forme d’une copie au format que vous avez convenu.

Un ordre de traitement indifférent

Adobe insiste sur l’ordre de traitement dans Lightroom.

Lightroom impose cet ordre, la liste est bien plus longue, c’est franchement pénible

Rien de cela avec DxO: vous allez dans l’ordre que vous voulez, après avoir lancé le choix du dématriçage, ce qui est logique. PhotoLab 10 se débrouille tout seul pour traiter vos opérations dans le meilleur ordre possible.

Merci DxO, sur ce coup, parce qu’avec Lightroom, c’est lourd, et surtout, c’est difficile de penser chaque fois à ce fichu ordre…

Les prix

Et c’est là qu’il faut bien se poser quelques questions.

Si vous n’avez pas PhotoLab et que vous cherchez le meilleur dématriceur du marché, si vous cherchez une alternative à Lightroom, en étant bien conscient que les fonctions de catalogage de ce dernier sont immensément plus puissantes que ce que propose DxO, alors, PhotoLab 10 en version pleine est une solution brillante qui pourrait vous satisfaire.

Si vous travaillez sur Lightroom et que vous voulez profiter du superbe dématriçage et des magnifiques corrections optiques de DxO, alors, je vous proposerais plutôt de passer par DxO PureRaw (dont j’ai parlé ici) qui en bénéficie tout en faisant l’impasse sur le reste de l’édition d’image que vous effectuerez dans Lightroom.

Tout en sachant que Lightroom a immensément progressé dans sa gestion du bruit lui aussi.

Pour tous ceux qui utilisent déjà PhotoLab, deux manières de répondre:

Vous êtes sur PhotoLab 8?

Alors, ce qu’apporte la version 10, associée à toutes les avancées de la version , en vaut clairement la peine. Je vous laisse d’ailleurs relire mon article sur DxO PhotoLab 9.

Vous êtes sur PhotoLab 9?

Alors, la réponse est pour moi claire: vous pouvez sauter cette version qui évolue très peu.

Pour moi, cette version 10 pourrait être une version 9.5, les ajouts ne suffisent pas à vous faire payer 130 €.

Seulement voilà…

En fait, la réponse est plus compliquée.

Je vous explique?

DXO et sa licence plus ou moins perpétuelle

PhotoLab met en avant le fait que vous achetez le logiciel, il vous appartient, vous pouvez l’utiliser aussi longtemps que vous le voulez, contrairement à d’autres qui imposent un abonnement.

C’est le principe de la licence dite perpétuelle.

Vous pouvez sauter une version, vous ferez la mise à jour l’année suivante, tout en n’oubliant pas que vous ne pouvez sauter qu’une seule version, puisque les utilisateurs de PhotoLab 7 ne peuvent pas mettre leur logiciel à jour vers la v10, ils doivent le racheter à prix plein.

Mais attention! Le principe de la licence perpétuelle DxO ne concerne que le logiciel lui-même!

Or, PhotoLab, c’est bien plus que le logiciel, c’est aussi et surtout tous les modules optiques qui vont avec et qui font sa qualité.

Alors, prenons un exemple: vous pouvez utiliser PhotoLab 9 indéfiniment, sans abonnement, même sans jamais acheter la V10.

En revanche, les modules optiques suivent une logique différente: chaque nouveau module est créé pour être compatible avec la dernière version en date du logiciel. Il n’est pas possible d’utiliser des modules créés depuis la sortie de la version 10 dans une version 9, et pour bénéficier des modules des nouveaux matériels pris en charge, il faut passer à la version 10.

Concrètement, cela signifie:

Donc, cela signifie que, si PhotoLab est votre outil de travail ou l’un des outils importants de votre flux de travail et que vous allez acheter un nouveau boîtier ou un nouvel objectif qui va arriver sur le marché, vous devrez faire la mise à jour vers la version 10.

Finalement, nous ne sommes pas très loin d’un abonnement, puisque quelque part, on nous force à faire les mises à jour chaque année.

En ce qui me concerne, je préfère l’abonnement, qui me permet de voir arriver les nouveautés au fur et à mesure que l’éditeur les propose.

En conclusion

Pour moi, DxO PhotoLab reste une formidable machine à tirer la quintessence de vos photos.

Le fait que cette version 10 n’amène pas grand-chose de croustillant par rapport à la version 9 n’enlève rien aux qualités de cet état de fait.

Néanmoins, si vous êtes sur PhotoLab 9 et si vous savez que vous n’allez pas acheter d’objectif ou de boîtier qui vont sortir depuis aujourd’hui dans l’année qui vient (vous pourrez toujours télécharger tous les couples objectifs-boîtiers existants jusqu’ici), alors vous pouvez très bien vous passer de cette mise à jour.

Sinon, il va bien falloir faire la mise à jour vers cette version 10 de PhotoLab, c’est comme ça, malgré le fait que le logiciel est à vous.

Cela relativise tout de même cet argument de mise à jour perpétuelle mis en avant par l’entreprise, vous ne trouvez pas?

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