PureRaw est certainement la meilleure manière de créer un DNG linéaire à partir d’un RAW original, pour le travailler dans votre éditeur de photos préféré, que ce soit Lightroom ou CaptureOne.
Je n’ai pas ajouté « à DxO PhotoLab » puisque ce dernier inclut le moteur de dématriçage et les corrections optiques offertes par PureRaw, donc, avec ce logiciel, pas besoin d’acheter ce dernier.
Bon…
Sur ce site, et bien avant sur Cuk.ch, j’ai testé DxO PhotoLab, et j’ai testé PureRaw 4 il y a deux ans.
Logique, puisque DxO fait une grosse mise à jour de tous ces logiciels une fois par an.
Cela étant, vous pouvez très bien continuer à utiliser la version que vous utilisez à vie, même si je préfère écrire « jusqu’à ce qu’elle ne soit plus acceptée par le système », sachant que le logiciel peut être mis à jour à moitié prix environ pendant deux ans.
Ici, les utilisateurs de la V4 et de la V5 peuvent mettre à jour le logiciel, mais pas un utilisateur de la v3.
Je ne vais pas vous réexpliquer les fondamentaux de ce dématriceur et correcteur de défauts optiques qu’est Pure Raw.
Tout ce que j’ai écrit à propos de la version V4 reste parfaitement d’actualité, je ne vais pas réinventer la roue ici.
Je répète juste le plus important: PureRaw se situe entre votre RAW et votre logiciel de traitement d’image, pour créer un DNG linéaire le plus beau possible, souvent bien mieux que ce que propose Lightroom, par exemple.
En effet, PureRaw gère le bruit mieux que quiconque (à part DxO PhotoLab, puisque ce dernier contient le moteur de PureRaw), corrige les défauts de vos optiques en rapport avec le boîtier que vous utilisez (bien mieux aussi que Lightroom ou autres), et sait gérer la netteté desdites optiques de manière parfaite.
Lorsque vous ouvrez ce DNG dans Lightroom, ce dernier n’aura plus à le dématricer, ni à corriger les défauts optiques, ce qu’il fait, comme je viens de l’écrire, nettement moins bien que PureRaw. Il faudra juste penser, à ce propos, à désactiver lesdites corrections dans Lightroom, parce que si ce n’était pas le cas, elles seraient effectuées deux fois, ce qui casserait le beau travail de PureRaw.
Ce qui change, dans PureRaw 6, par rapport à mon dernier test
Résumons rapidement les nouveautés entre PureRAW 4 et PureRAW 5, ce dont je n’avais pas parlé, puisque j’avais sauté le test de l’année passée:
- les réglages locaux par masque
- une nouvelle génération de traitement avec DeepPRIME 3
- une prise en charge bêta de DeepPRIME XD3 pour les capteurs Fujifilm X-Trans.
- une interface revue, des préréglages personnalisés et des améliorations de flux de travail
Je ne peux pas en dire plus, je n’avais pas acheté cette mise à jour, donc je n’ai pas pu tester tout cela.
Par contre, entre la V5 et la V6, pas mal de nouveautés sont à l’affiche, et c’est ce qui nous intéresse ici.
DeepPRIME XD3 pour tous les capteurs
DeepPRIME XD3, auparavant limité aux capteurs X-Trans de Fujifilm, comme expliqué plus haut, est maintenant compatible avec tous les capteurs Bayer et X-Trans, offrant une extraction de détails supérieure (équivalent à 3 stops ISO en plus) et un débruitage plus naturel.
De même, les anciens modes comme HQ ou Prime sont supprimés, ne laissant que DeepPRIME 3 (rapide et déjà excellent) et XD3 (détaillé), ce qui est une très bonne chose.
En effet, la plupart du temps, XD3 est suffisant, DeepPRIME 3 n’est à réserver qu’aux images vraiment difficiles.
Suppression des poussières générée par l’IA
Le module ReTouch utilise l’IA pour détecter et éliminer automatiquement les poussières de capteur sur des séries entières en secondes, avec un curseur de sensibilité ajustable.
Malheureusement, il n’est pas possible d’intervenir manuellement sur le résultat, c’est tout ou rien, et c’est PureRaw qui décide où sont les poussières, en dehors du réglage de sensibilité.
Personnellement, je préfère la gestion intelligente de Lightroom parce qu’elle nous laisse justement cette possibilité d’intervenir en demandant à ne pas toucher certaines zones, par exemple.
Traitements parallèles
Les traitements par lots sont accélérés (jusqu’à 25% de gain) grâce à une file d’attente qui prépare déjà l’image suivante pendant l’export de la précédente, ce qui est un réel plus par rapport à la version 5.
Des DNG compressés haute-fidélité
La grande nouveauté, je la garde pour la fin, parce que c’est elle qui fait changer la donne.
En effet, jusqu’à la version 5 de PureRaw, le DNG produit pouvait être deux fois plus gros que le RAW original.
Imaginez: vous aviez un RAW de 70 Gb, ce qui n’est plus rare à l’heure actuelle, le DNG produit par PureRaw pesait jusqu’à 140 Gb, pour moi, c’était tout simplement rédhibitoire alors que nous n’étions même pas en pleine crise de la mémoire, comme nous la vivons maintenant.
Une nouvelle compression est proposée, sans perte, qui produit des fichiers DNG jusqu’à 4 fois plus légers qu’auparavant sans perte visible de qualité ni de plage dynamique.
Résultat?
Votre RAW pèse maintenant à peu près la moitié de votre RAW original (oui, oui, faites le calcul, un DNG qui pesait deux fois le poids de l’original qui devient deux fois plus petit que ce dernier, c’est bien quatre fois plus petit que le DNG que nous obtenions alors.
Alors attention! Vous pouvez toujours ne pas compresser vos DNG, si l’espace n’est pas un problème pour vous, mais franchement, ce serait un peu gaspiller, vous ne trouvez pas?
Et alors, on gagne vraiment de la place en utilisant PureRaw, maintenant?
J’ai regardé pas mal de vidéos de présentation sur YouTube à propos des Raw compressés de PureRaw.
Certains nous parlent d’immenses économies d’espace disque si nous utilisions PureRaw 6.
Au point que l’on peut être tenté, à les écouter, de se dire qu’en effet, nous n’allons garder que les DNG issus de PureRaw 6, puisqu’ils sont optimisés et qu’ils pèsent la moitié du RAW original, qui lui-même, est moins bon que le DNG!
Sauf que ce serait une énorme erreur!
Un DNG linéaire produit par PureRaw, quelle que soit sa version, pèse certes la moitié du RAW original, mais il ne peut plus être traité ensuite par PureRAW, dans une nouvelle version.
Ce qui serait très dommage, puisque vous ne savez pas quoi?
PureRaw va encore progresser, au fil des nouvelles versions à venir, et il pourra effectuer un travail encore meilleur (quoique des fois, on se demande comment cela pourrait être possible) à partir des RAW originaux.
Et cela n’est pas lié seulement à PureRaw, imaginons que Lightroom ou autres logiciels de dématriçage fassent des progrès, ce qui sera bien évidemment le cas: ils ne pourraient pas travailler à partir des DNG obtenus, compressés ou pas, d’ailleurs.
Donc, vous l’avez compris, gardez vos RAW originaux ET les DNG compressés haute-fidélité produits par PureRAW.
Vous pourrez supprimer ces DNG le jour où vous en créerez d’autres depuis vos RAW originaux.
En résumé, et pour contredire ceux qui disent qu’avec la nouvelle version de PureRaw, vous économisez de la place, je dirais que certes, vous en gagnez, mais par rapport à ce que vous obteniez avec PureRaw 5, et ce, de manière conséquente.
Par contre, vous continuez à en perdre, de la place, par rapport à un simple traitement dans Lightroom.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne traite que mes images difficiles dans PureRaw 6, le reste, je le laisse à Lightroom.
Cela étant, DxO a accompli un travail remarquable dans cette nouvelle mise à jour, qu’on se le dise.
Et si le logiciel vous plaît, rien que la gestion de ces DNG compressés en vaut la peine.
Ah, dernière chose: PhotoLab 9, que j’ai testé ici, vient d’intégrer ces DNG compressés haute-fidélité, ce qui change la donne pour lui aussi.
En savoir plus sur Le Blog du Cuk
Subscribe to get the latest posts sent to your email.




