Todoist, Snagit 2020, ON1 Photo Raw 2020, DXO Lab 3, n’en jetez plus!

Fantastique journée de mercredi pour tous ceux qui, comme moi, adorent découvrir de nouvelles versions de logiciels qu’ils utilisent régulièrement!

Rendez-vous compte, 4 logiciels majeurs qui sont mis à jour en même temps, c’est presque trop pour mon petit cœur sensible.

Commençons par Todoist

Tout a commencé par un mail de Todoist, testé ici, qui nous annonçait l’arrivée de Todoist Foundations, une vraie avancée pour ce logiciel de gestion de tâches que même l’arrivée du tout nouveau Rappel, pas mal fichu, soit dit en passant, ne me fera pas lâcher, tant il est bien pensé.

Plein de nouveautés intéressantes tant sur iOS que sur Mac sont proposées, comme

  • les catégories de tâches à l’intérieur d’un projet

 

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Ici, deux sections, je suis prêt à en ajouter une troisième
  • les sous-tâches pour savoir par où commencer:
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Une sous-tâche peut recevoir elle-même une sous-tâche
  • le nouveau panneau d’information de tâches qui regroupe tout ce qui est utile, y compris la gestion des sous-tâches, commentaires, la planification, les étiquettes, les activités sur la tâche, et autres fonctions de base cachées sous les 3 points à droite de la barre.
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Ici, la vue des commentaires qui inclut les documents attachés
  • de nouvelles icônes plus modernes un peu partout
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Une nouvelle planification des tâches, non seulement plus jolie, mais bien plus pratique qu’avant.
  • l’ajout dynamique d’une tâche (sur mobile). J’ai déjà vu cette fonction arriver sur un autre logiciel iOS, à savoir Time Page. C’est un système pour le moins étonnant, regardez l’animation proposée par Todoist:

GIF FAB Add Tasks@2x

Vous voyez également dans cette figure qu’il est possible de créer une sous-tâche avec ce “+ mobile”

Superbe avancée de Todoist, donc, qu’on se le dise.

Continuons avec Snagit 2020

Sans Snagit, je ne suis pas grand-chose, voire une loque.

En tout cas quand il s’agit d’écrire des articles, ne serait-ce que celui que vous lisez en ce moment.

Snagit, testé ici, c’est LA capture d’écran ultime.

La nouvelle version améliore ce logiciel pourtant déjà tellement puissant, notamment avec l’arrivée de modèles permettant d’intégrer plusieurs images avec possibilité d’y ajouter des légendes, directement dans le logiciel de capture.

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Des modèles, vous en avez plusieurs dans le logiciel, mais vous pouvez, si cela ne vous suffit pas, vous abonner à TechSmith Assets for Snagit.

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Certains sont gratuits, d’autres demandent un accès premium qui donne accès également à quantité de timbres ou de photos libres de droits.

Cela dit, avec ce qui est offert en interne, on peut très bien se passer de cet abonnement.

Autre nouveauté de Snagit, la possibilité de sélectionner une suite de captures d’écran et d’en faire un petit montage vidéo.

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Vous pouvez dessiner sur les images, tout sera enregistré.

Voici un petit exemple à partir de trois images qui n’ont rien à voir entre elles, c’est juste pour vous montrer.

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Ne cherchez pas de sens à cette animation, s’il vous plaît!

 

Autre exemple de nouveauté, la simplification d’images automatique pour vous permettre de ne montrer que l’essentiel.

Bon, je ne suis pas certain d’avoir tout compris, là, pour le coup.

Il me semble qu’il s’agit d’un masquage automatique de tous les textes de votre capture avec des formes de votre choix. Vous pouvez démasquer ceux qui vous intéressent.

C’est l’inverse du masquage manuel dans lequel vous masquez uniquement les objets qui vous semblent indiscrets.

Je ne suis pas vraiment sûr que je vais l’utiliser souvent, moi, cette fonction. Je vais en rester au bon vieux floutage des parties sensibles de mon image.

Mais ce qui compte, c’est que ce logiciel est encore plus mieux que ce que j’aurais pu imaginer il y a seulement 5 ans.

Ah, chose importante: j’ai eu un petit souci lors de la mise à jour et j’ai donc testé leur support. Dans les deux heures, j’avais une réponse complète, personnalisée, qui a réglé le problème, bravo!

Entrons dans le domaine de la photo avec ON1

La nouvelle version de ON1 est dénommée ON1 Phot RAW 2020.

Comme pour DxO (voir plus bas), je ne vais pas encore me prononcer définitivement sur ce logiciel qui est tout à fait passionnant.

Il me faut pour cela du temps pour prendre en main ce qui pourrait être un vrai concurrent de Lightroom, surtout qu’il va vous permettre (ce n’est pas encore tout à fait le cas, la fonction est toujours en beta test) de synchroniser vos images entre les tablettes ou téléphones sans passer par un cloud.

J’attends de voir ce que va donner la version officielle, j’ai trop d’angoisses lorsqu’il s’agit de synchroniser pour partir dans des versions beta.

Cela dit, on y est presque, il faudra voir comment le programme gère l’espace sur les mobiles…

Bien évidemment, l’intelligence artificielle est de la partie, notamment dans tout ce qui touche la tonalité automatique où les tests que j’ai faits montrent des résultats tout à fait satisfaisants.

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Avant
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Après

Notez également le mode “All Match” qui signifie, voyez la figure suivante:

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Parce que oui, ouf, enfin, le logiciel est traduit en français (et dans dix autres langues).

Bon, comme vous le voyez, la traduction française est encore parfois un peu poétique, mais c’est tout de même une fort bonne chose de voir le logiciel francisé. Le mode d’emploi devrait arriver très bientôt dans notre langue.

Une gestion des mires avec le logiciel X-Rite Camera Profiler est de la partie, pour être au plus près de ce que donne votre appareil.

La correction des défauts du visage, ou l’accentuation de la bouche, des yeux, est également arrivée sur ON1. En douceur, rien n’est trop poussé. Cela dit, un petit maque de correction au pinceau fait bien le job aussi sur Lightroom…

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À droite, l’image améliorée (notez l’éclat de l’œil)

Et puis, il y a tant de choses nouvelles, comme l’export direct sur l’excellent Smugsmug, qu’il est bien évident que même un article complet rien que pour ON1 n’y suffirait pas.

Notez que déjà depuis la version précédente, ON1 est capable de reprendre les catalogues Lightroom et semble-t-il plutôt bien, à ce que j’ai lu.

Mais comme je n’ai pas testé…

Et puis, n’oublions pas que ON1 peut être un plug-in pour Lightroom, comme la plupart de ses concurrents.

À ce propos, le fait que ON1 ne gère pas lui-même les plug-ins reste une faiblesse du programme par rapport à la référence.

MAJ du 27 octobre: c’est faux! ON1 peut travailler avec des plug-ins intégrés, qui lui permettent de travailler avec d’autres logiciels, et même plutôt bien, l’image traitée à l’extérieur revenant automatiquement sous forme de copie dans le dossier de départ:

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Je vais me pencher un de ces jours sur l’importation d’un catalogue, pour voir ce qu’il en est, parce qu’en matière de catalogueur, ON1 me semble tout à fait à la hauteur.

Si l’import de ce catalogue est bon, que la synchronisation des photos fonctionne bien, je ne dis pas que je ne vais pas tenter de faire le pas, bien évidemment dans un premier temps en parallèle avec Lightroom qui reste encore pour moi une référence.

Mise à jour du 25 octobre à 9:45

Je me suis plongé sur la migration de Lightroom vers ON1.

Elle me semble très complète.

Là où il faut faire attention, c’est que dans l’article, je disais que j’allais peut-être travailler en parallèle entre Lightroom et ON1, ce qui ne sera pas possible puisque le manuel le dit bien, le travail ne doit être fait qu’une seule fois, il n’est pas possible de travailler sur l’un et de les synchroniser par la suite, pour toutes les nouvelles photos.

Le passage doit donc être réfléchi.

Je vais donc attendre pour voir si la synchronisation avec les mobiles annoncée et évoquée plus haut fonctionne bien, parce qu’elle est importante pour moi.

À tester donc pour ceux qui n’en peuvent plus de l’abonnement Adobe qui, soit dit en passant, ne revient pas beaucoup plus cher annuellement puisque les mises à jour de ON1 sont annuelles et payantes, au prix cette année de 79 $, et 99 $ pour les nouveaux clients.

Si vous êtes titillés, sachez que le site de ON1 regorge de tutoriaux sous forme de vidéos et de ressources de toutes sortes, y compris l’excellent manuel (pour l’instant en anglais) fort complet.

DxO PhotoLab 3

Le dernier de la fournée des logiciels arrivés mercredi n’est pas des moindre puisqu’il s’agit de DxO PhotoLab 3.

Je l’ai tellement testé sur Cuk et sur Le Blog du Cuk que je vous laisse faire vous-même des recherches si ça vous dit.

D’abord, vous dire que lorsque j’ouvre mes photos sur DxO PhotoLab, j’ai toujours l’impression qu’elles sont encore plus belles qu’elles ne le sont ailleurs, dans les autres programmes.

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Je ne sais pas de quoi ça vient, peut-être simplement que DxO est exceptionnel pour le rendu des images, allez savoir!

Grande nouveauté importante pour moi, de nouveaux appareils et couples appareils-objectifs sont de la partie, ce qui fait que tout mon matériel Sony A7R IV est désormais entièrement pris en charge.

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Notez que Fuji n’est, lui, toujours pas pris en charge par DxO qui ne gère pas son capteur X-TRANS, mais bien d’autres appareils sont désormais de la partie.

En matière de catalogage, si DxO ne peut pas encore rivaliser avec Lightroom ou ON1, l’arrivée des mots-clés est une belle chose.

Un certain nombre de mots-clés sont d’ailleurs repris de ceux que j’ai entrés sur Lightroom.

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La recherche est donc possible sur DxO PhotoLab 3 sur ces mots-clés.

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Notez que les mots-clés peuvent être hiérarchiques.

Autre nouveauté qui touche cette fois le travail sur les images, une nouvelle roue TSL est proposée.

Je ne vous cache pas que je ne la maîtrise pas encore, mais dans l’exemple ci-dessous, on sélectionne une couleur grossièrement en haut de la zone TSL, on affine sur la roue, et à l’aide des curseurs, on ne touche que les couleurs concernées.

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Le bleu n’est pas touché par la désaturation du curseur dédié puisque ma roue est confinée ici autour des jaunes et des ocres.

Autre nouveauté très attendue pour moi, les masques de correction locale.

DxO nous proposait dans la version précédente de travailler avec les U-Points, j’ai toujours eu de la peine avec eux.

Là, nous arrivons avec les traditionnels pinceaux, c’est bien plus intuitif, et c’est surtout super bien fait.

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On commence par choisir un outil pour le masque avec un clic droit
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Notez l’homme dans la porte, masqué dans l’ombre. Je vais remonter l’exposition dans les curseurs à proximité, c’est tellement simple!
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Notez à droite les deux masques notés “Pinceaux”: ce serait parfait si je pouvais les renommer…

Enfin, pour terminer ce petit tour des nouveautés de DxO PhotoLab 3, l’outil de réparation fait une apparition convaincante.

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En mode “Dupliquer” qui n’existait pas auparavant, il est possible de modifier sa source. Du tout classique quoi, mais cela fait plaisir de le retrouver ici.

Ça me fait bien plaisir de voir que DxO continue son chemin dans les deux domaines, à savoir la correction des images et leur gestion.

Pour l’instant, il n’est pas imaginable que je gère mes images uniquement avec lui, son catalogage est encore trop basique, mais là, pour voir, je lui ai donné mon disque dur de photos à analyser, cela a pris environ deux heures pour plus de 50’000 images, et maintenant, l’affichage des vignettes est hyper rapide, les mots-clés de Lightroom sont bien repris, notamment ceux automatisés par Excire.

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Et puis, je continue à trouver dommage que le contenu des sous-dossiers ne soit pas affiché. Il faut cliquer sur chaque dossier pour que ce soit le cas.

En conclusion

Je sais, j’ai été un peu rapide pour faire un tour exhaustif de toutes les nouveautés de ces 4 logiciels qui me sont chers, mais je l’aurais été encore un peu plus si je n’avais pas été en vacances.

Là, j’ai pu me donner, et pour vous dire, j’adore ça.

Nous avons vraiment 4 magnifiques produits au bout de la souris ou du doigt.

Et vous, il y en a un qui vous intéresse, de ces logiciels?