Bon… ben, joyeux Noël!

Noël pour le moins différent des autres, cette année.

Non, nous ne partons pas skier, comme je l’ai indiqué il y a peu, malgré le fait que la Suisse, toujours aussi mauvaise élève, laisse tout de même ses pistes ouvertes.

Non, nous n’irons donc pas dans les bistrots vaudois sur les pistes, malgré le fait que le canton, qui a longtemps été un (très) mauvais élève parmi les mauvais élèves (les Suisses donc), profite d’avoir un indice Re juste à la limite pour fermer ses restaurants, certes, mais pas ceux sur les pistes de ski, pour que les pauvres skieurs privilégiés de notre pays (rappelons que bien d’autres, dans une situation moins grave, les ont fermées) puissent se réchauffer.

Les restaurants sur les pistes resteront donc ouverts pendant les heures d’ouverture des remontées mécaniques… contrairement à ce qu’ont décidé les autres cantons romands.

Mais dans les règles hein! Seulement s’il y a à une table de libre dans le restaurant!

On contrôle, on contrôle, paraît que ça marche super bien…

Formidable!

Y en a point comme nous.

Tout cela avec une nouvelle souche du virus qui nous vient en droite ligne d’Angleterre: si nous n’étions pas touchés jusque-là, cela ne va pas durer, avec les milliers de touristes anglais (les pauvres, ils sont tout bloqués maintenant) venus skier en Suisse, ce qui était une bonne idée, n’est-ce pas, quand on connaît les problèmes rencontrés dans notre pays en matière de nouvelles infections quotidiennes.

Cela étant, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: il faut absolument tout faire pour indemniser les restaurateurs, mais également tous ceux qui souffrent de cette crise.

L’État, à juste titre, crise sanitaire oblige, empêche tout une partie de la population de travailler, il faut qu’il assume, vraiment, et vite.

Voilà.

Vous, comment vous allez le passer, ce Noël?

Nous, ce sera en deux fois, avec maximum 10 personnes, dehors, autour d’un brasero, avec un masque, des assiettes froides préparées à l’avance pour tous, une soupe à la courge, du vin mousseux (champagne suisse qui n’a pas le droit de prendre cette dénomination, mousseux dont certains ressortent mieux au classement de la dégustation à l’aveugle de A bon entendeur qu’un champagne français reconnu), et puis un coup de rouge.

Les deux fois, pas plus de deux heures.

Nous verrons ce que cela donne.

Et puis le 25, Madame K et moi-même irons voir ma maman, sans les (grands) enfants, pendant un petit moment, avec nos masques, histoire de prendre le moins de risques possible pour elle. Si ça ne tenait qu’à moi, je n’irais pas, pour sa sécurité, mais elle tient, en toute connaissance de cause, à ce qu’on vienne.

Pourvu qu’il n’arrive rien…

Oui, pendant ces fêtes, nous allons jouer le jeu, parce que c’est important, même si bien sûr, quelque part, ça nous embête, pour rester poli. Mais ces contingences imposées par nos autorités sont une très bonne chose, je les suis pour notre santé et par esprit civique, tout comme je me vaccinerai dès que ce sera possible pour moi, pour autant que les tranches à risques aient déjà pu le faire.

Quant à ce Noël autour du feu, en petit comité, je suis sûr que nous tous, enfants, adultes dans la force de l’âge et personnes âgées, nous nous en rappellerons toute notre vie.

Bon Noël à vous toutes et tous, en espérant que vous allez trouver un moyen d’en faire un événement le plus chaleureux possible.

Ah! Pour terminer, je ne voudrais pas vous laisser sans ce petit bijou de film tourné pour vous par Mirou et Gremo, que nous connaissons bien sur ce site.

La page d’origine où vous trouverez ce film, c’est celle de la 2b Company, aux productions théâtrales magnifiques dont j’ai souvent parlé ici.

Merci les gars, joyeux Noël à vous aussi!