Audirvana Plus v. 3 tout pour la musique, et compatible MQA

Audirvana Plus vient de sortir en version 3.

J’avais testé la version 2 sur Cuk.ch, en janvier 2015.

Je reprends partie la présentation faite alors, en la mettant complètement à jour pour montrer les nouveautés apparues depuis dans les différentes versions 2, nouveautés dont j’ai d’ailleurs parlé en matière de streaming en janvier 2016, ici, jusque dans cette toute nouvelle version 3

Mais avant de reprendre l’article, qu’est-ce que cette version 3 apporte de nouveau par rapport à la 2.6?

Rien au niveau de l’interface, qui n’est pas de la plus grande modernité, mais qui est efficace, ce qui est bien le principal.

Selon son auteur, Damien Plisson, une amélioration de la qualité sonore par des améliorations qui ont été portées sous le capot, mais surtout une compatibilité et une complète prise en charge du nouveau format de fichier MQA.

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Et c’est quoi, ce format de fichier MQA?

L’explication complète sur ce qu’est ce nouveau format de fichier, vous la trouverez ici sur What Hi-fi et là directement chez ses concepteurs.

Sachez que le Master Quality Authenticated (MQA) est un format de fichier qui permet de steamer des fichiers Hi-Res beaucoup plus facilement.

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Vous n’êtes pas sans savoir que les fichiers audio en qualité StudioMaster (Hi-RES,en 24 bits avec parfois de très hautes fréquences d’échantillonnages, donc meilleurs que la qualité CD), sont fort lourds.

Or, même si Qobuz par exemple permet désormais de les écouter en direct (seulement si vous avez acheté les titres en Hi-Res, c’est important de le dire), en streaming si vous préférez, donc sans avoir les fichiers sur son ordinateur, l’auditeur sera alors tributaire de la qualité de sa bande passante Internet qui, si elle n’est pas bonne, coupera l’écoute par des chargements intempestifs pour essayer tant bien que mal de remplir le tampon, sans toujours y arriver.

Le MQA est là pour contourner ce problème en présentant, selon leurs concepteurs, la quadrature du cercle, à savoir fournir un son d’aussi bonne qualité que le Hi-Res, en pesant nettement moins lourd (le poids d’un album en qualité CD).

Où trouver des fichiers MQA

Tidal est la plateforme qui s’est lancée dans le MQA et offre, dans sa version la plus onéreuse, Tidal HI-FI (25.90 francs suisses par mois), la qualité CD et, quand elle est disponible, la qualité Master offerte par MQA.

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Je précise que pour ce test, j’ai profité du mois gratuit d’abonnement à la plateforme, histoire de pouvoir faire des captures d’écran avec elle.

Highresaudio s’y met aussi, semble-t-il, et d’autres services que vous pouvez trouver sur la page liée plus haut, moins connus chez nous.

Quelques milliers de titres sont disponibles chez Warner, et Universal vient de signer avec MQA, ce qui amènera gentiment cette entreprise à fournir des fichiers de ce format.

Il est clair que ce format, s’il devient un standard, réglera en bonne partie le problème du streaming de musique en haute résolution. Apple, qui, semblerait-il, pourrait passer dans son offre Apple Music de la qualité CD ou du Hi-Res pourrait peut-être même reprendre ce format, ce qui, d’une certaine manière, pourrait lui donner… du poids.

Cela dit, pour l’instant, j’ai bien regardé chez TIDAL, le MQA est bien présent dans les nouveautés américaines, mais en musique classique, là où Qobuz nous offre des milliers de titres en Hi-RES, rien en MQA chez TIDAL, au moins sur les quelques dizaines d’albums sur lesquels j’ai cliqué, et qui existent pourtant en Hi-RES chez Qobuz donc.

Que faut-il pour écouter des fichiers MQA?

Il vous faut un DAC compatible MQA, l’application TIDAL ou… Audirvana Plus version 3.0 même si vous avez un DAC qui n’est pas compatible MQA, le programme se chargeant de faire le nécessaire pour que la qualité passe de toute manière.

Ainsi, Damien Plisson nous explique, suite à la question que je lui posais «faut-il un DAC compatible pour lire les fichiers MQA?»:

Justement non!
Et c’est tout l’intérêt de l’intégration du Core Decoder de MQA dans cette version 3.0 d’Audirvana Plus: la possibilité de profiter du signal hires de ces fichiers.
Ainsi, Audirvana Plus va lire le signal 88.2kHz/96kHz de ces fichiers.
Un DAC MQA permet en plus de lire le signal jusqu’à 384kHz (mais il n’y a pas beaucoup d’enregistrements à une telle fréquence d’échantillonnage), et de paramétrer son filtre numérique selon les métadonnées du fichier MQA (afin de correspondre à celui utilisé par l’ingénieur du son).

Et la qualité est-elle de la partie?

Alors là, je suis bien embêté pour vous répondre. En effet, et Audirvana n’y est pour rien, il existe un problème entre les DAC TEAC et peut-être d’autres d’ailleurs, problème (ou bug de TEAC ou de MQA) que j’ai d’ailleurs découvert moi-même lors des tests de la version beta que j’avais à dispositions il y a quelques jours. Maintenant que le problème est trouvé, MQA cherche à le résoudre et travaille dessus. Dès que j’en saurai plus, je viendrai mettre à jour ce passage.

Cela dit oui, d’après Damien Plisson, la qualité est parfaitement au rendez-vous. Elle peut même être meilleure puisqu’il répond ainsi à cette question:

Oui, voire meilleure avec un DAC MQA qui peut régler ses filtres en fonction du fichier.

Ce qui risque de changer la donne

Pour l’instant, je trouve bien plus de fichiers Hi-RES que de fichiers MQA. Mais, comme je l’ai dit plus haut, il se pourrait bien que ce nouveau format prenne de plus de plus d’ampleur.

Et ce qui va changer sera alors assez fondamental, pour moi en tout cas, mais j’imagine pour beaucoup d’amateurs de Hi-RES: si, sur Qobuz, vous pouvez streamer du Hi-RES, il faut l’avoir acheté au préalable, même si vous avez un abonnement Qobuz Sublime qui n’est rien d’autre qu’un abonnement qualité CD qui vous permet d’acheter des fichiers Hi-RES avec un gros rabais.

Alors que Tidal nous offre l’écoute MQA, donc haute résolution, dans le prix de son abonnement hi-fi. Vous pourrez donc streamer des fichiers de qualité parfaite sans débourser un franc de plus.

L’idéal serait pour moi que Qobuz passe au MQA, quand il existe bien sûr, et nous permette de streamer la haute définition sans débourser en plus pour chaque album dont on veut profiter dans sa meilleure qualité.

Parce que Qobuz a un répertoire classique qui me semble pour l’instant bien supérieur à Tidal, et que Qobuz est bien plus qu’une simple écoute: ce sont des conseils en français, des magasines, plein de gros plus qui me font le préférer à Tidal pour l’instant (qui me parle en partie allemand parce que je suis suisse, et ça, ça m’énerve tellement…).

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Il y a des gens qui parlent français, en Suisse, cher Tidal!

J’en reviens maintenant à la présentation générale d’Audirvana 3.0.

Présentation générale d’Audirvana Plus

Vous aimez iTunes?

Moi pas, et depuis des années.

À trop vouloir tout faire, c’est une vraie usine à gaz dans laquelle je me perds.

Alors iTunes, je ne l’utilise que lorsque je dois faire des trucs particuliers avec mes iPhone et iPad, et encore, de moins en moins.

Cela dit, en ce beau mois de mars 2017, je viens de passer un après-midi très intéressant avec Vincent Mury, de l’Âge du Soft. qui est un magasin que vend du Mac, certes, mais qui a un étage complet dédié à la Hi-Fi, et quelle Hi-Fi, mes amis!

Lui ne jure que par iTunes, mais… pour taguer ses fichiers. Vincent est un fou de musique classique (il est même producteur) et a obtenu, avec son équipe, plusieurs Diapasons d’Or, excusez du peu, mais aussi un fou de bases de données. Ce qu’il fait en matière de peinture ou de musique, pour ne prendre que ces deux exemples, est absolument fou. S’il est d’accord, il faudrait que je puisse l’interviewer d’ailleurs un jour sur ce blog, tellement il est passionnant.

Donc Vincent tague ses fichiers sur iTunes, et passe par le module intégré d’Audirvana dans iTunes justement pour écouter sa musique. Vous verrez que c’est possible plus bas.

Mais revenons à pourquoi, moi, je n’apprécie pas iTunes. Il faut bien l’avouer, iTunes, c’est a priori (pas seulement d’accord, mais a priori) pour la musique qu’Apple nous livre,  des fichiers AAC qui sont certes moins pires que certains MP3, ou pour son AppleMusic, basé sur le même format, mais tout de même, fort mauvais par rapport à ce que peuvent nous apporter des sites comme Qobuz ou Tidal.

À l’heure où j’écris ces lignes, pour bénéficier de très haute qualité, 3 sites sont à la hauteur, en tout cas en Suisse, c’est

  • Qobuz, qui vient d’ailleurs de mettre sur le marché en ce début 2017 une toute nouvelle application Desktop qui permet, et c’était le moment, de lire les fichiers Hi-Res,
  • Tidal
  • Highresaudio.

J’en reviens pour l’instant à Qobuz. Le défaut de l’application dédiée qui vient de sortir, c’est de passer par le CoreAudio d’Apple, qui n’est pas réputé pour faire du bien au son, même pas pour le laisser tranquille.

Si l’on veut profiter de la haute qualité Qobuz (et autres d’ailleurs, par exemple vos fichiers CD ripés) sans passer par le CoreAudio, il faut donc passer par un lecteur  spécialisé sur le Mac.

Cela dit, attention, à l’heure où j’écris ces lignes, Apple, comme ça devient malheureusement une habitude a fermé cette possibilité dans Sierra! Ils font chichi, des fois, chez Apple…

Donc à la maison, je suis resté sagement sur El Capitan, en attendant qu’Apple permette à Audirvana de faire tout à fait correctement son travail, mais, pour l’instant, la pomme semble un peu faire la sourde oreille, malheureusement…

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Ouille, ça me fait mal tout de même, de ne pas être à jour sur une machine!

Cela dit, même sous Sierra, Audirvana a encore d’autres tours dans son sac pour éviter de détériorer le son qui méritent que l’on passe par cette application, sans compter l’intégration de différents services de streaming comme Qobuz et Tidal qu’elle est seule à intégrer complètement.

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La fenêtre des préférences d’Audirvana, ou l’on peut se connecter aux services de streaming.

Audirvana Plus, un logiciel entièrement dévoué à vos fichiers audio.

Juste pour prendre un exemple avant d’aller plus loin: voici deux graphiques montrant un son traité par Core Audio et par iZotope, intégré à Audirvana. Il paraît que les spécialistes verront immédiatement qu’iZotope est bien supérieur, qu’il n’y a pas photo.

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Les explications données par Renan Fuhrimann à l’époque sur Cuk.ch sont les suivantes:

Les deux graphiques représentent un son, par exemple une note de musique, à une fréquence unique de 1kHz à des intensités différentes (en blanc -0.1 dBFS et en vert -60 dBFS – http://fr.wikipedia.org/wiki/Décibel_pleine_échelle_(dB_FS)) et de quelles manières ce son va être traité par les filtres numériques. Dans des conditions optimales, le rendu devrait être une droite parfaitement verticale sans aucun étalement latéral, signe d’une distorsion du signal et donc de «bruit».
 
En observant les deux graphiques, on va donc pouvoir voir l’évolution du spectre sonore lorsque celui-ci sera traité par l’Apple CoreAudio (en haut) et par iZotope (en bas). Ce que l’on voit très clairement, c’est que le spectre sonore présenté par l’Apple CoreAudio se dégrade assez nettement contrairement au spectre d’iZotope qui est proche de la perfection. C’est pour cela qu’Audirvana va bypasser le CoreAudio d’Apple pour éviter des déformations qui vont dégrader l’écoute et ainsi la rendre moins «pure».

Pourquoi Audirvana est-il meilleur qu’un logiciel comme iTunes en matière de qualité du signal transmis au DAC?

Un excellent papier du concepteur d’Audirvana, Damien Plisson, nous explique la différence entre un programme comme le sien et d’autres. Son travail consiste à minimiser les interférences RF et le Jittering, comprenez par là de petits décalages temporels dans le signal numérique par rapport aux tops d’une horloge exacte à la fréquence d’échantillonnage (par: des écarts par rapport à 1/44100 ème de seconde pour chaque échantillon). C’est la principale cause de non-qualité dun signal numérique (merci Damien pour cette explication pour un mot qui jusqu’à il y a peu, me semblait un peu barbare).

Préambule de ce papier:
Le programme de lecture est l’équivalent du CD qui doit transmettre au DAC le signal le plus propre possible. Comme l’explique Damien Plisson dans son article, si les erreurs de lecture des CD sont bien connues pour différentes raisons, dont certaines mécaniques, le passage d’un fichier numérique d’un ordinateur vers un DAC ne représente pas pour autant le paradis sur terre, beaucoup d’éléments venant perturber dans une chaîne de composants internes la qualité d’un son.

5 points peuvent impacter ce passage de signal vers le DAC:

1. Les sources génératrices de mauvaise qualité

Le Jittering (voir plus haut) induit par le logiciel lecteur et les interférences dues aux interférences de fréquences radio et autres (accès au disque, travail processeur plus ou moins complexe qui viennent perturber la transmission de données). L’auteur cite le cas des Mac portables Unibody de dernière génération assez bien protégés, mais pas totalement puisque les câbles reliés à la machine transmettent les interférences électriques. Ainsi, si les disques SSD ont complètement supprimé le bruit des disques durs qui peut être gênant, ils restent sources d’interférences RF.

2. Le système audio d’OSX

Comme tout système moderne, OSX intègre des éléments permettant à diverses applications de se partager le signal audio sortant de l’appareil. Si une seule application a accès aux sorties, les choses ne vont pas trop mal, mais si plusieurs applications tournent (y compris le système), cela peut poser des problèmes d’interférences et de diminution de la qualité sonore.

De plus, iTunes par exemple intègre un élément de mixage qui peut signifier la perte de ce que l’on appelle le bit-perfect.

3. La sortie utilisée pour le transfert vers le DAC

La manière utilisée par beaucoup d’auditeurs, soit sortir par la prise TOSLINK (casque du Mac) est sujette au bitter. Une grande amélioration est amenée par l’usage d’un DAC externe FireWire ou USB, surtout depuis l’apparition de DAC utilisant l’USB asynchrone qui diminue drastiquement le Jittering. Cette dernière solution permet de ne plus avoir besoin de drivers (grâce au standard USB Audio) et se montre tout aussi stable que le FireWire l’était.

4. L’impact du programme audio lui-même

Tout d’abord le programme devrait assurer la reproduction bit-perfect du signal en:

  • Adaptant la fréquence d’échantillonnage du DAC nativement pour chaque piste afin d’éviter toute conversion indésirable de fréquence d’échantillonnage
  • Prenant un accès exclusif du dispositif pour empêcher d’autres applications ouvertes d’interférer le transfert du signal

En outre, comme nous l’avons vu au point 1, le travail de l’ordinateur (et ses variations) a un impact sur la qualité sonore. Minimiser ces demandes et les sources d’interférences sont la clé d’une bonne qualité. Pour ce faire, il faut:

  • Charger les pistes avant la lecture («lecture entièrement depuis la mémoire») pour réduire l’accès de disque et le son audible y relatif, la puissance et les impacts des interférences dues aux fréquences radio
  • Optimiser le trajet du signal audio lors de la lecture de la mémoire vers le DAC.

5. Poursuite de l’optimisation au niveau du pilote: Mode Integer
La lecture audio dans OSX est généralement effectuée par un framework de haut niveau, le traitement Unités audio  graphe [AppleCoreAudio]. La première optimisation d’un lecteur audiophile est de contourner ces installations et de s’adresser directement au CoreAudio couche la plus basse: la couche d’abstraction matérielle.

Cela peut se faire dans le mode Integer si le DAC le supporte, ce qui est le cas de pas mal de modèles modernes.

Je ne vais pas aller plus loin dans cette explication qui devient compliquée, je vous laisse lire l’article original de Damien Plisson ici.

Conclusion du papier de Damien

L’ordinateur est un grand serveur de musique, mais aussi une source d’instabilité et d’autres interférences RF qui sont préjudiciables à la qualité sonore, même lorsque la reproduction de bit-perfect est assurée.

Le logiciel du lecteur a besoin d’optimiser et de rationaliser le chemin audio pour minimiser ces effets indésirables essentiellement liés à la synchronisation de la charge de traitement du streaming audio. La réalisation de «source directe» en plus de «bit-perfect» est la clé.

C’est ce que Damien a essayé d’obtenir dans le lecteur Audirvana en simplifiant au maximum les opérations en temps réel qui sont limitées à de simples données en streaming en mode Integer, tandis que tous les autres processus (chargement à partir du disque, le décodage, la conversion en format natif du DAC) sont effectués hors ligne dans une phase de préparation, avant la lecture. Cela s’appelle «Lecture entièrement depuis la mémoire».

Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque le mode Integer alimente le DAC par une transmission USB asynchrone qui peut profiter de toutes ces fonctions d’optimisation.

Voilà, j’en ai fini avec les explications techniques, encore une fois, si vous voulez en savoir plus, lisez l’article de Damien en anglais ici. C’est assez clair, mais je dois dire que ces explications sont très techniques pour moi.

Ce qui me semble important

Les préférences d’Audirvana montrent bien que l’auteur pallie tous les problèmes pouvant affecter la transmission du son depuis le fichier sur le disque jusqu’au DAC.

Voyez plutôt:

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Regardez par exemple les options avancées: Accès exclusif au périphérique,
Direct Mode qui permet de shunter toutes les couches CoreAudio offertes aux applications
Integer Mode qui permet d’optimiser le fonctionnement du module audio du noyau.

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Le filtre iZotope de conversion de fréquence d’échantillonnage.

J’ai demandé à Damien comment régler ce filtre, voici ce qu’il m’a répondu:

iZotope n’est utilisé que pour la conversion de fréquence d’échantillonnage (par ex upsampling), et pour le dithering lors de l’utilisation du contrôle de volume logiciel.

Quant à l’apport du suréchantillonnage, tout dépend des filtres internes du DAC utilisé. Des DACs font un meilleur travail avec un signal d’une fréquence d’échantillonnage plus élevée.

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Et voilà comment diminuer encore l’impact des nuisances sur la transmission d’un son! C’est beau non?

Et puisque j’en suis aux préférences, autant vous montrer encore tout ce qui est disponible, en dehors de l’optimisation du signal:

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Les préférences générales parlent d’elles-mêmes

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Moi pas voir utilité de la chose… Mais si on me démontre que c’est bien, je suis preneur!:-)

L’interface d’Audirvana

Audirvana Plus s’occupe de votre musique.

Il ne fait rien d’autre, mais il le fait bien.

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Vue générale d’Audirvana 3

  1. La barre d’outils d’Audirvana, avec ses commandes de gestion des morceaux à gauche, au centre, la représentation du morceau en cours (indique où on en est dans l’écoute), à droite, le champ de recherche, la lecture aléatoire ou en boucle;
  2. Les listes de lecture qui peuvent être rangées dans des dossiers, et être intelligentes ou statiques;
  3. La fenêtre des albums sélectionnés par les listes, ou toute votre musique, selon votre choix;
  4. Les pistes de l’album sélectionné, en rouge la piste en cours de lecture;
  5. Les détails de chaque piste. Vous pouvez les éditer bien évidemment, ici, c’est Qobuz qui s’en est chargé tout seul, les données ont été bien comprises par Audirvana.

Comme on l’a vu plus haut, le programme gère le signal comme nul autre ne sait le faire, dans le but d’amener la quintessence de vos fichiers vers votre DAC!

Ensuite parce que vous n’êtes pas complètement submergé par plein d’autres choses, comme dans iTunes.

Vous voyez votre musique, et c’est tout. Cela évite de se perdre, même si, comme je l’ai écrit plus haut, l’interface pourrait être un eu plus moderne. Mais elle est tellement efficace comme cela que ça me va bien comme ça.

Un travail sur votre bibliothèque de fichiers audio, et un autre pour le streaming

Depuis janvier 2016 et sa version 2.3 dont j’avais parlé ici, Audirvana gère le streaming des flux Tidal, Qobuz et Highresaudio.

J’ai montré les préférences plus haut pour la connexion, voyez comment cela se présente dans l’interface:

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  1. votre bibliothèque de fichiers locaux
  2. le lien direct sur Qobuz, ses nouveautés, vos favoris et la musique achetée
  3. le lien direct vers Tital tout pareil ou presque à Qobuz (on ne peut pas acheter de musique sur Tidal si je ne me trompe pas
  4. le lien vers vos play-lists Qobuz
  5. le lien vers celles de Tidal
  6. le lien vers vos listes de lecture créées dans Audirvana

Il faut savoir que vous pouvez rechercher directement dans Qobuz ou Tidal (et je pense dans Highresaudio si vous êtes connecté, ce que je ne suis pas).

Vous savez si un disque est Hi-RES ou MQA ou pas en regardant les colonnes dédiées.

 

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Chez Qobuz, il suffit de regarder la quantification (24 bits pour le Hi-RES) et la fréquence d’échantillonnage)
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Chez Tidal, si la colonne indique MQA, le disque est haute résolution.

Une différence de taille entre le streaming et les fichiers locaux

Si vous êtes en streaming, les métadonnées qui vous seront offertes sont celles que vous trouverez dans les colonnes suivantes pour Qobuz:

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Et dans celle-ci pour TIDAL:

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Malheureusement, les métadonnées dont je vais parler plus bas ne sont pas prises en charge en mode streaming.

Voici la différence entre ce que vous voyez en mode «fichiers locaux»:

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… et ce que vous trouvez en mode «streaming»:

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Hem…

La différence est, pourrait-on dire… flagrante?

Il faut absolument que Damien Plisson trouve un moyen d’aller chercher les informations sur le site et qu’il les place ensuite dans la zone dédiée. Surtout lorsque l’on sait que le streaming est tout de même la base de TIDAL et de Qobuz.

Par contre, les livrets et les avis des disquaires de Qobuz sont parfaitement lus depuis l’interface d’Audirvana.

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Lecture d’un livret depuis le site de Qobuz directement dans Audirvana
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Lecture de l’avis des disquaires Qobuz, également directement dans Audirvana

Bien évidemment, les fichiers téléchargés sur Qobuz ou ailleurs verront leurs tags s’afficher dans cette zone.

J’en reviens maintenant ce que peut faire Audirvana en mode «fichiers locaux».

Vous pouvez par exemple très facilement créer des listes de lecture intelligentes, ce d’autant plus si vous téléchargez votre musique sur un site comme Qobuz qui documente bien ce qu’il vous vend en métadonnées.

Ainsi, j’ai pu me créer la structure suivante en quelques minutes:

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Il s’agit ici de listes intelligentes tant dans «Genres» que dans «Compositeur5»

 

Cette structure est basée sur des listes intelligentes.

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Ce n’est pas le cas ici, mais une liste intelligente peut être complexe.

Il faut comprendre une chose importante: Audirvana se synchronise avec un ou plusieurs dossiers que vous lui désignez, et sait très bien aller rechercher les albums dans les sous-dossiers de ce ou ces derniers.

J’ai synchronisé avec un dossier structuré dans le Finder comme suit:

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Ma structure de fichiers

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Dans les préférences d’Audirvana Plus

Cela dit, c’est juste pour avoir une structure sur le disque bien propre, parce qu’Audirvana s’en fiche un peu: j’ai créé une liste intelligente pour le 24 bits, une autre pour le 16 bits, le programme me classe ça tout seul.

Lors de l’écoute d’un album, la lumière verte «INT» s’allumera si votre DAC est compatible et que vous l’avez réglé dans les préférences (voir plus haut). Cela signifie que vous passez vos données en mode Integer, ce qui est une excellente chose, vous l’avez compris.

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Flèche route, INT est activé, flèche verte l’Optimisation Système aussi.

La flèche verte montre la lumière SysOpt allumée qui vous rappelle que vous avez activé l’optimisation audio pour Audirvana, soit pour rappel:

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Avant de conclure, je n’oublierai pas de vous informer qu’il est possible d’intégrer et de synchroniser Audirvana avec votre bibliothèque iTunes, ou inversement d’intégrer Audirvana à iTunes en passant en mode intégré.

En ce cas, un joli lecteur apparaît lorsque vous êtes sur iTunes, celui d’Audirvana.

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Le lecteur Audirvana intégré à iTunes

Je ne l’ai utilisé que pour prendre une capture d’écran. J’ai lu dans le mode d’emploi que si le son était meilleur que dans iTunes lui-même, le fait de tourner avec iTunes derrière détériore tout de même la qualité.

Cela dit, Vincent Mury, dont j’ai parlé en début d’article, grand connaisseur, utilise cette fonction quotidiennement.

Alors bon, en résumé, j’écoute de la musique comme suit:

  • pour ma musique achetée à l’époque sur iTunes, iTunes de temps en temps, mais en fait presque jamais puisque je peux l’écouter en streaming en qualité CD sur Qobuz ou sur TIDAL si je passe un jour définitivement sur ce service;
  • pour tout ce qui est téléchargé en 16 et 24 bits et que j’ai donc acheté chez Qobuz, c’est Audirvana qui est utilisé;
  • pour le streaming, que ce soit depuis Qobuz ou TIDAL, c’est également Audirvana que j’utilise.

En conclusion

J’espère n’avoir pas raconté trop de bêtises dans cet article. Je n’aime pas trop ne pas maîtriser un sujet à fond avant d’en parler ici. Il n’empêche que j’utilise Audirvana Plus depuis plus de deux ans, et ceci avec vraiment un très grand plaisir et une qualité d’écoute allant de pair avec le matériel acheté ces derniers temps.

Un vrai logiciel, solide, taillé pour donner le meilleur de vos précieux fichiers audio, quel que soit leur format (WAVE, AIFF, Apple Lossless, FLAC (et bien sûr ALAC), WavPack, APE, Cue Sheets, M4A, MP3 et maintenant MQA).

Allez, franchement, 64 €, ce n’est pas ça qui va vraiment compter financièrement pour vous ou bien, si vous avez une chaîne Hi-Fi de qualité? Ce n’est même pas le prix d’un quart de bon câble CINCH.

Et la mise à jour depuis la version 2 est facturée 34 €.

Alors hop, on passe à la caisse, sans même se poser de questions.

10 Comments

  1. François, cet article est, comme toujours, didactique, complet. Bref, il n’y a plus qu’à suivre la recette.
    sauf que …
    Ça me parait effroyablement complexe, et ce d’autant que je n’ai plus du tout envie de jouer à ces jeux là.
    Un lecteur CD qui contient un CD, un coup de Play sur la télécommande, l’ampli est allumé, les enceintes connectées… bonheur.
    Je vais révéler ici, ce qui me conduit à conserver cette position. Faites ce que j’ai fait… allez passer un audiogramme. Vous verrez, ça calme sur les dépenses et investissements comme ceux décrits ici.

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  2. Ysengrain, je suis bien d’accord avec toi que le CD reste plus simple d’utilisation a priori.

    Cela dit, moi, lorsque je cherche un CD dans ma bibliothèque, même classé par ordre alphabétique (mais alphabétique de quoi? Compositeur, artiste, mais en cas de plusieurs compositeurs, je fais quoi), je passe je ne sais pas combien de temps à tourner la tête d’un côté et puis de l’autre pour pouvoir lire la tranche que j’essaie toujours de mettre dans le même sens, mais que, visiblement, d’autres s’évertuent à retourner (à moins que ce soit moi, d’accord).

    Finalement, un petit MacBook Air toujours branché à la chaîne, ouvert sur Audirvana, c’est même plus simple que le CD.

    Et le logiciel est très facile à utiliser.

    Cela dit, pour l’audiogramme, j’en ai fait, ça va encore… mais bon, tu as raison, même si je continue à dire que l’on n’entend pas la musique seulement avec les oreilles.

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  3. Combat d’arrière-garde… tu devrais passer à Roon qui innove radicalement dans l’expérience d’écoute. Sinon, concernant le driver de ton DAC, est-il synchrone ou asynchrone? Avec un protocole genre RAAT ou AIR (Devialet), on reste en bit perfect sans aucune alteration du signal de bout en bout, et sans jitter. Dans ce cas, une qualité lossless 44/16 suffit largement à ravir mes oreilles!

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  4. J’utilise également Audirvana (sur un MBA branché au DAC TEAC, décidément que de points communs).

    Je préfère 1000 fois ça aux CD, parce que j’ai accès à une infinité de morceaux, alors qu’avec le CD je passais mon temps à chercher celui que je voulais écouter…

    Concernant l’audiogramme, je voulais faire part de mon expérience : depuis que je me suis remis à l’écoute hifi avec du bon matériel, mon audition s’est améliorée et je ne plaisante pas, notamment dans les aigus.

    Audirvana est très bien (la nouvelle version desktop de Qobuz aussi !) mais je suis toujours un peu frustré lorsque vient le moment de faire une recherche, ne serais-ce que par la petitesse de la fenêtre qui me mange une grande partie des informations. A moins que je ne passe à côté d’une fenêtre spéciale avec des champs de recherche sophistiqués ?

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  5. Arnaud a dit:

    Combat d’arrière-garde… tu devrais passer à Roon qui innove radicalement dans l’expérience d’écoute. Sinon, concernant le driver de ton DAC, est-il synchrone ou asynchrone? Avec un protocole genre RAAT ou AIR (Devialet), on reste en bit perfect sans aucune alteration du signal de bout en bout, et sans jitter. Dans ce cas, une qualité lossless 44/16 suffit largement à ravir mes oreilles!

    Pourquoi dire qu’il s’agit ici d’arrière-garde?

    Je vais essayer Roon, ce que je constate, c’est qu’il n’est qu’en anglais, et n’intègre niveau streaming QUE Tidal, et pas Qobuz… Pas terrible pour moi…

    Mais merci du signalement, je suis toujours partant dans ces combines, moi!

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  6. Tilekol a dit:

    Audirvana est très bien (la nouvelle version desktop de Qobuz aussi !) mais je suis toujours un peu frustré lorsque vient le moment de faire une recherche, ne serais-ce que par la petitesse de la fenêtre qui me mange une grande partie des informations. A moins que je ne passe à côté d’une fenêtre spéciale avec des champs de recherche sophistiqués ?

    En effet, la recherche pourrait être plus agréable. Mais j’aime le fait qu’il est possible de chercher à la fois dans ma bibliothèque, et dans les services de streaming.

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  7. Je suis passé à la version 3 il y a quelques jours. Je l’utilise avec Tidal et un mini Dac Cambridge Audio Black Magix XS non compatible avec MQA. Un léger mieux dans le détail. Pour mon bureau ça me suffit.

    iTunes je l’utilise uniquement pour synchroniser mon agenda en local. J’aime pas les nuages.

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  8. Citation de François :

    je suis resté sagement sur El Capitan

    Eh bien, j’aurais dû moi rester sagement sur Yosemite ! Depuis que j’ai installé El Capitan j’ai des beaux bugs bien pourris, ça va jusqu’à des pertes de fonctionnalités !
    Au passage, si quelqu’un a une idée pour retrouver un fonctionnement normal je suis preneur.

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  9. Arnaud, j’ai testé un moment Roon.

    Il faut que je passe par un NAS si je veux l’utiliser avec l’ordinateur de la maison ou mon portable. Il n’accepte qu’une connexion qui n’est pas en mode « contrôle à distance ».

    Trop tôt pour moi.

    Dommage, parce que ça semble incroyablement puissant.

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  10. Merci pour cette nouvelle mise à jour des apports d’Audirvana.
    Depuis 2011 sur Qobuz, dès la présentation par François pour Audirvana.
    La musique et Audirvana sont sur MacMini, reliée en USB à un DAC et un ampli. J’utilise l’app d’audirvana sur iPhone ou iPad comme télécommande, cela me permet de trier, choisir, rechercher sur Qobuz… et d’écouter avec plaisir.

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