Bon, on va le faire à la vaudoise

Magnifique canton dans lequel je vis.

On construit, lentement, mais après, on s’y tient.

C’est d’ailleurs plus généralement suisse, comme manière d’avancer.

Mais dans le canton de Vaud, il me semble que c’est encore plus poussé.

Tout prend un temps incroyable. Si vous faites de la politique, que ce soit dans une petite commune (j’en sais quelque chose) ou paraît-il dans les hautes sphères cantonales à ce qu’on m’a dit, l’arme absolue à avoir toujours avec soi, c’est la patience.

Rien ne presse.

Mais quand enfin on arrive à un compromis, on fait ce qu’on a dit, et généralement, après, « on est déçu en bien ».

Manière de dire qu’on est vachement content.

Ce qu’il y a d’étonnant, c’est que ce canton fonctionne bien comme ça, le pays aussi.

On avance gentiment (il faut parfois attendre 40 ans pour avoir un congé maternité), mais quand on l’obtient, personne ne va demander de revenir en arrière.

Alors oui, c’est vrai que parfois, cette lenteur tourne au scandale, quand par exemple il a fallu attendre 1971 pour donner le droit de votes des femmes au niveau fédéral.

Mais en général, si je devais décrire la Suisse en quelques mots, je dirai que c’est un pays qui a l’art du compromis patiemment concocté.

Tout cela pour vous dire que j’ai bien lu vos réactions à la question que je me posais à propos du fil des commentaires.

Dès ce jour, il n’y aura plus 3 niveaux (Commentaire – réponse au commentaire – réponse à la réponse du commentaire avec autant d’indentations).

Non.

Il n’y en aura pas non plus qu’un seul.

Non.

Il y en aura deux.

Je vois l’utilisation de ces deux niveaux comme suit:

  • en général, on écrit ses commentaires que l’on estime important dans le fil des commentaires, (donc à la fin de la liste), avec citation au besoin.
  • si l’on a une petite plaisanterie à faire qui a peu d’importance pour répondre à un commentaire, on peut le mettre en deuxième niveau, sachant que les autres lecteurs risquent de le rater puisqu’ils vont, pour la plupart, scroller directement jusqu’en bas.

Je mets cette solution en test pendant trois ans.

Au bout de cet essai, si ça ne convient pas, je ferai appel à des consultants pour faire un audit, et je donnerai ensuite mandat à une commission parlementaire issue des lecteurs du Blog du Cuk, avec deux membre pas pays mais au moins 4 membres par continent en tenant compte des différences linguistiques (au moins 3 langues devront être représentées) afin qu’elle nous présente au moins une proposition qui tienne la route.

Dans les deux ans suivant le dépôt du rapport de ladite commission, nous mettrons la nouvelle proposition en votation en laissant 6 mois aux lecteurs pour qu’ils puissent se faire une idée.

Et là, mes amis, je suis quasi certain que ce que nous aurons construit, ce sera du solide.

J’ai dit.

Et pour terminer, j’aimerais vous proposer de regarder ce magnifique texte sur les Vaudois, de notre poète, Gilles et déclamé par lui-même.  C’est sur le site de la RTS.

Ou encore, et on ne s’en lasse pas, je vous propose de regarder ce même poète parler de NOTRE rivière, la Venoge.