Quel stress, cette déclaration!

Alors, que ce soit bien clair.

Je suis très fier de payer des impôts, de participer au bon fonctionnement public de tout ce qui m’entoure par ce biais.

Le service public est d’une importance primordiale pour moi, et je peux même écrire cela en oubliant que l’État est mon employeur.

Je ne pense même pas payer trop d’impôts, même si, comme tout le monde, ça ne me dérangerait pas, quelque part, d’en payer un peu moins au moment de passer à la caisse.

Bref, payer ses impôts, c’est normal, et j’ai même l’impression que, dans mon canton tout au moins, cet argent est bien utilisé, que les responsables font un peu attention à ne pas gaspiller, mettant l’argent là où c’est nécessaire. Bien sûr, j’en voudrais encore plus pour la formation, mais il faut bien admettre que les efforts sont déjà conséquents.

Le stress dont je parlais en titre de cet article, c’est la déclaration d’impôts elle-même.

Mais mon Dieu…

Depuis 38 ans que je paie mes impôts, j’ai toujours été dans les temps pour rendre cette déclaration.

D’abord sous format «papier», où il fallait tout calculer à la main, et où, quand on changeait un chiffre, on pouvait tout recommencer.

Puis sous format «papier», mais tout se préparant sur une chouette application, VaudTax, puis sous format électronique tout court.

J’ai toujours été dans les temps, disais-je, sauf… cette année.

Je ne sais pas ce qui s’est passé, nous avions jusqu’à mi-mars pour rendre notre préparation, et là, je ne l’ai envoyée que lundi de Pâques.

Un mois de retard.

Vous me direz, j’en connais qui trouvent que même en avril, on est en avance…

Moi pas.

Je ne suis pas un rebelle.

Pas administrativement, parce que ça m’angoisse d’être en retard.

Et plus ça m’angoisse, plus je reporte.

Un mois… moi…

Bon, quand je dis «moi», c’est «nous», parce que Madame K ne m’aide pas à être réactif, dans ce cas.

Bien au contraire.

Mais lundi de Pâques, nous nous y sommes mis, elle avec la sienne, moi avec la mienne, assis sur la longue table du salon, côte à côte, enfants ayant le droit de jouer tout l’après-midi avec des jeux vidéo s’ils le désiraient, il fallait que nous puissions être concentrés.

Nous avons commencé à 14 heures, nous avons fini à 17 heures 30.

Mais la tension pendant ce moment, pour moi, c’est vraiment dur.

Il faut dire que, l’année 2016 n’était pas tout simple, vente de notre appartement, achat d’une maison, avec des parts de propriétés qui ne sont pas les mêmes dans les deux biens et entre nous, ça complique les choses.

Et ils ont beau faire des efforts, à l’État, tout n’est pas aussi simple pour le profane qui ne fait sa déposition qu’une fois par année qu’ils le pensent, eux qui sont quotidiennement dedans.

Mais tout de même, quels progrès depuis une bonne dizaine d’années!

À l’époque, il ne fallait perdre aucune attestation bancaire, aucun relevé de compte, sans quoi il fallait nous perdre dans des téléphones sans fin pour obtenir un duplicata.

Là, quand il nous manque quelque chose, on passe sur notre site bancaire ou postal, et bingo, on retélécharge tout ça.

N’empêche, quel soulagement lorsqu’on peut enfin cliquer sur «Envoyer», et que l’on reçoit une petite validation du fait que nous avons fait notre devoir.

Et ils sont gentils, on ne se fait même pas engueuler via leur message, ils font comme si de rien n’était.

Cool, l’État de Vaud!

Et pour vous, ça représente quoi, les impôts?

Et vous avez trouvé un truc pour être détendu pendant que vous travaillez sur votre déclaration?