Humeur différenciée et (peut-être) sexiste

 

Je vous avais raconté ici mes déboires avec iOS 11, ou plutôt mes déboires pour repasser mon iPad Pro 12.9 pouces deuxième génération sous système 10.3.

Pas tellement que le système iOS 11 ne me plaisait pas, mais parce qu’il m’empêchait d’utiliser un outil qui m’est indispensable une heure par jour, mon lecteur de partitions Forescore. Ou plutôt, qu’il m’empêchait d’annoter mes partitions pendant mon cours, ce qui revient pratiquement au même.

J’écrivais, à la fin de cet article:

Je le jure, c’était la toute dernière fois que je mets une beta du système sur mes appareils.

Vous commencez à le savoir: je ne suis pas absolument fiable du type bétonné.

J’ai changé d’avis, je suis repassé sous iOS 11.

Mais j’ai deux excuses, et pas des moindres:

  1. quand j’ai juré que je n’utiliserai plus iOS 11, j’étais désespéré;
  2. J’avais écrit à l’auteur de Forescore pour lui signaler le problème de l’édition de partitions. Ce dernier m’a mis sur la liste des utilisateurs de la version beta 10.3 de son logiciel, et j’ai reçu sa toute nouvelle version en avant-première. Il fallait donc que je puisse lui faire un retour à propos des correctifs amenés à son magnifique programme.

    Sous 10.3, je ne pouvais pas le faire.

    Et moi, voyez-vous, j’ai le sens du sacrifice.

    Et puis, cette version 10.3 de Foresore utilise à mort le glisser-déposer amené par iOS 11.

Bon, ça suffit comme raisons pour que je ne passe pas pour un gars complètement instable?

Ou bien?

J’ai deux ou trois petites choses importantes à signaler à propos de ce nouveau passage:

  • Le système est vraiment très stable, mais il l’était déjà au moment où je l’ai retiré, pour la raison unique évoquée plus haut;
  • Forescore version beta (attention, pas la version officielle qui elle est toujours incompatible) fonctionne maintenant parfaitement, avec plein de nouvelles fonctionnalités amenées par iOS 11;
  • pour tous les utilisateurs de Kiosk Relay, depuis l’arrivée de la version beta 4 du système, la lecture des journaux, en fait surtout le fait de pouvoir changer de journal n’est plus possible, sur iPad Pro en tout cas. Deux ou trois icônes se mélangent et ne répondent plus.

Bon, je lis les journaux sur l’iPad de Madame K, qui, elle, est restée sagement en version 10.3 sur son iPad Pro 12.9 de première génération.

D’ailleurs, ça me fait penser…

Vous avez remarqué?

Là, Mesdames, vous pouvez arrêter de lire… je vous souhaite un bon week-end et tout et tout, on se retrouve lundi si vous le voulez bien.

Elles sont sorties?

Vous êtes sûrs?

Bon, alors, j’y vais, mais doucement, s’il y en a un qui en voit une revenir, vous m’arrêtez tout de suite, d’accord?

Les femmes, et j’ai une petite expérience, après deux divorces et la formation de plus de cent collègues, ont, pour la plupart, un point commun.

L’informatique ne les intéresse pas.

Elles aiment bien l’utiliser, certes, mais faut que ça fonctionne.

Au moindre problème, c’est des jurées, on lit la haine de la machine dans leurs yeux, on dirait que c’est la fin du monde.

Et si par hasard vous aviez fait, en tant que copain ou mari amoureux, la mise à jour de leur machine ou du programme qu’elles utilisent deux heures avant les problèmes, tout ça, ça devient de votre faute, c’était tellement mieux avant!

Ce qui fait que quand je vois son iPad, à Madame K (j’ai décidé à partir de ce paragraphe de personnaliser la chose, mettez le nom de votre épouse à la place), qui me signale 42 mises à jour, eh bien, je ne dis rien.

J’attends que l’envie éventuelle de mettre à jour la machine vienne d’elle.

Comme ça, je n’y serai pour rien.

Moi, une mise à jour de retard, je n’aime pas.

Elle, je suis sûr que l’on peut monter à 100 sans que ça ne lui pose le moindre problème.

Alors, imaginez.

Imaginez même trois secondes si je lui mets la beta d’iOS 11 et que ça se met à pécloter, notamment par exemple, que Relay ne soit plus disponible…

Non, en fait je préfère ne pas imaginer.

Donc je n’installe plus rien sur sa machine.

Même pas en cachette, j’attends, et ça finit bien par se faire.

Mais même là… il vaut mieux que ça se passe bien.

Bref, tout cela a un avantage: je peux, comme indiqué ci-dessus, continuer à profiter de mon abonnement à Relay, en lui piquant en douce son iPad.

Comme quoi…