Ridicules, les Suisses, vraiment?

La une du Matin de vendredi m’a fait bondir:

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Allons chercher à l’extérieur une description intéressante de la modification relative à la loi sur la protection des animaux, à savoir sur lemonde.fr.

Branle-bas de combat dans les cuisines helvétiques, le gouvernement suisse a interdit, mercredi 10 janvier, la pratique culinaire consistant à plonger les homards vivants dans l’eau bouillante, considérée comme cruelle. Cuisiniers et gastronomes devront désormais étourdir les crustacés au préalable. Les importateurs et les poissonniers devront également améliorer le confort du homard durant son transport et sa détention.

Dans le cadre d’une révision des lois relatives à la protection des animaux, le gouvernement fédéral annonce qu’à compter du 1er mars, « la pratique consistant à plonger les homards vivants dans l’eau bouillante, commune dans les restaurants, ne sera plus autorisée ». Les homards « devront désormais être étourdis avant d’être mis à mort », expose l’ordonnance émise par le gouvernement fédéral. Selon la télévision publique RTS, seuls les chocs électriques ou « la destruction mécanique du cerveau » seront autorisés.

Et puis:

Selon l’ordonnance qui est en consultation jusqu’en février prochain, le homard ne pourra plus être transporté vivant sur de la glace ou dans de l’eau glacée. Il devra l’être dans des caisses refroidies, et chaque animal sera séparé par un élément adapté.

Selon Le Matin, cette décision de notre Conseil fédéral a fait mourir de rire le monde entier.

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J’ai mangé deux ou trois fois du homard dans ma vie, dans des banquets.

C’est bon, certes, et alors?

J’ai culpabilisé, parce que je sais, pour avoir vu deux ou trois reportages à la télévision, à quel point la mise à mort de ce crustacé est cruelle.

Un animal qui meurt sur le coup, qui ne ressent rien, comme prétendent beaucoup de cuisiniers, cela ne se débat pas au point qu’il faut une sacrée force pour tenir le couvercle de la marmite d’eau bouillante dans laquelle on le plonge vivant.

Lorsque l’on a vu cela, on n’en mange plus, ou alors parce que l’on ne peut pas faire autrement, lors d’une réception par exemple.

Au pire, et un peu hypocritement je l’admets, au moins, on n’en cuisine plus.

De même avec le transport des ces animaux.

Les mettre dans de la glace d’eau douce, alors qu’ils ne l’apprécient pas plus que nous,  que ce sont des animaux d’eau salée (mers froides de préférence, dans lesquelles il n’y a pas de glaçons), ce n’est pas normal.

Surtout qu’il y a matière de faire autrement, certaine le font.

Si les homards avaient des cordes vocales, on serait bien plus attentifs peut-être à leur douleur qui ressort lors de certaines études, tout comme celles d’ailleurs des poissons qui étouffent lorsqu’on les a pêchés et qu’on laisse agoniser sur le pont d’un bateau.

Alors qu’on ne soit pas d’accord avec notre Conseil fédéral, je peux encore très éventuellement comprendre (quoique…), mais, en plus, plaisanter cyniquement sur la chose, c’est une honte.

Dire que « oui, c’est dur, mais c’est tellement bon », ce n’est aucunement un argument.

Ou alors c’est un argument, mais d’une bêtise crasse.

Moi, sur ce coup-là, je suis fier de notre Conseil fédéral, et fier de faire partie de ce pays, ce qui n’est pas toujours le cas.

Et tant pis si le monde entier nous tourne en bourrique.

L’abolition de l’esclavage ne s’est pas faite en un mois, le respect des animaux prend beaucoup (trop) de temps, mais cette philosophie avance, chaque jour un peu plus.

Tant mieux.

62 Comments

  1. Antoine Poichotte

    Et pas les langoustes ? Et pas les crevettes ? Et les bigorneaux ? En fait pourquoi seulement le homard, et pas tous les crustacés et coquillages qu’on plonge dans l’eau bouillante ?
    Il n’y a pas un décalage d’un mois ? 1er mars au lieu du 1er avril ?

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  2. Le homard : » ah non pas sur la tête…

    Homard m’a tué.

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  3. L’abolition de l’esclavage ne s’est pas faite en un mois, le respect des animaux prend beaucoup (trop) de temps, mais cette philosophie avance, chaque jour un peu plus. Tant mieux.

    Alors là, François, tu me fais plaisir. Les seuls ridicules dans l’histoire ce sont les journalistes du Matin qui ont pondu cette page. La décision du Conseil Fédéral, c’est le moins qu’on puisse faire. Un tout petit pas dans la bonne direction. Le reste du chemin ne peut pas être tracé d’en haut, c’est à chacun de nous, comme tu commences à le faire, de prendre conscience de ses choix et de ses actes et d’en tirer les conséquences.

    «Si les homards avaient des cordes vocales, on serait bien plus attentifs peut-être à leur douleur qui ressort lors de certaines études, tout comme celles d’ailleurs des poissons qui étouffent lorsqu’on les a pêchés et qu’on laisse agoniser sur le pont d’un bateau.»

    Et là tu rejoins Voltaire dont un petit livre paru récemment aux éditions «Mille et une nuits» réunit un certain nombre de propos sous le titre «Pensées végétariennes”: «Il ne leur manque que la parole ; s’ils l’avaient, oserions-nous les tuer et les manger?»

    Mais, en effet, il n’y a pas que les homards. J’ai entendu des crabes, ficelés et jetés dans l’eau bouillante, siffler et s’agiter à en déchirer le cœur.

    Réception ou pas, si on sert à table un animal mis à mort je n’en mangerai pas.

    Il paraît que la chair de bébé est délicieuse. Et qu’en plus elle contient tous les nutriments dont nous avons besoin. Est-ce une raison pour en manger?

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  4. J’ai d’abord arrêté de manger de la viande (celle sur patte), avant d’arrêter le poisson quand une collègue m’a dit: « tu as de la chance que le saumon il sait pas crier ». Sachant que la pêche industrielle est une catastrophe écologique, ça m’a décidé.
    Donc, évidemment, je trouve aussi que le CF va dans la bonne direction.

    Et Le Matin, dans la mauvaise. Comme souvent, non ?

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  5. La question du bien etre animal et le véganisme…. je risque d’être insultant alors je vais me taire.

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  6. Ce genre de réflexion est qui nous met face à un conflit éthique que nous pose un comportement possiblement coupable que nous faisons tous les jours depuis des millénaires (en l’occurrence manger des animaux que nous avons élevés et mis à mort pour cela) me cause un malaise et un conflit moral intérieur que j’essaie souvent de résoudre en inversant les rôles du coupable et de la victime supposés.

    Alors pour le faire je vais me référer à mon précédent article dans ton dernier Open Bar où j’imaginais un possible futur où les machines intelligentes, nouvelle forme de vie constituant un huitième règne du vivant, auraient pris le pas sur l’humanité dans la domination de la planète et le leadership de l’évolution de la vie intelligente. L’humanité n’en aurait pas forcément disparu. Elle serait simplement l’une des nombreuses autres espèces du règne animal cohabitant avec ces êtres artificiels qui les domineraient tous. Sans doute ne nous mangeraient-ils pas, dans la mesure où leur « biologie » mécanique et électronique ne tirerait probablement pas son énergie de la digestion de notre viande. Cependant peut-être s’amuseraient-ils de nous voir dans des numéros de cirque. Peut-être nous dissèqueraient-ils ou nous étudieraient-ils en laboratoire pour faire évoluer leur science. Peut-être décideraient-ils de notre mise à mort pour quelques desseins mystérieux de leurs projets d’expansion.

    Je crois que dans ce contexte imaginaire, on comprend mieux pourquoi nous serions heureux et soulagés de voir naître dans leur population de machines intelligentes un mouvement anti-spéciste qui s’émouvrait de la manière cruelle ou non par laquelle leurs semblables nous occiraient. Avec ou sans souffrances inutiles.

    (Bon , il apparait que pour une mystérieuse raison le verbe occire ne se conjugue pas au conditionnel, pas plus qu’à la plupart des autres temps… Mais je trouvais que ça fait joli et recherché, alors je maintiens ma faute… 🙂 )

    Aussi je ne trouve pas d’argument objectif pour aller contre ton humeur du jour. Mais j’admets qu’il faudra du temps pour faire évoluer les consciences dans le bon sens. Y-compris la mienne de gastronome omnivore. (Je n’aime pas que les véganes nous traitent de carnivores).

    On ne se fritera donc pas sur ce sujet… 😉

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  7. bugraptor:
    * »Aussi je ne trouve pas d’argument objectif pour aller contre ton humeur du jour. Mais j’admets qu’il faudra du temps pour faire évoluer les consciences dans le bon sens. Y-compris la mienne de gastronome omnivore. (Je n’aime pas que les véganes nous traitent de carnivores).

    On ne se fritera donc pas sur ce sujet… 😉 »*

    Aaaah, ça fait du bien!😉

    Renaud: on peut être insultant envers ceux qui parlent de bien-être animal? Ah bon…

    Mirou
    « Et Le Matin, dans la mauvaise. Comme souvent, non ? »

    Oui, c’est vrai, même s’il y a du mieux par rapport à l’époque de l’affreux Rothenbühler.

    Mais, et là je m’adresse également à Soheil:

    « Alors là, François, tu me fais plaisir. Les seuls ridicules dans l’histoire ce sont les journalistes du Matin qui ont pondu cette page. »

    En fait, je ne sais pas s’ils prennent parti, je ne pense pas: ils ne font que décrire des réactions. Pas sûr qu’eux aussi trouvent la décision ridicule.

    Antoine
    « Et pas les langoustes ? Et pas les crevettes ? Et les bigorneaux ? En fait pourquoi seulement le homard, et pas tous les crustacés et coquillages qu’on plonge dans l’eau bouillante ? »

    Très bonne question: il faut bien commencer par quelque chose. La suite viendra certainement un jour.

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  8. Il faudra du temps pour que l’instinct de cruauté de l’homme se transforme en respect de ce qui nous entoure.

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  9. @fxc: Homard m’a tuer. Voyons !
    Rappelon la règle: Le participe passé du verbe tuer s’écrit avec la terminaison « er » lorsque le sujet est un Homard et qu’il est placé avant.

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  10. Et « rappellons » prend un s, même lorsqu’on ne peut pas corriger ses commentaires après coup…

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  11. Et les haricots plongés dans l’eau chaude ; s’ils avaient des cordes vocales, en mangerait-on encore ? Et que dire des souffrances de la pauvre petite salade, d’abord vinaigrée puis broyée sous les dents 😢😢🤭
    J’arrête là, je suis en larmes.

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  12. Je trouve que, dans les guerres nombreuses qui se déroulent en tout temps dans le monde, depuis le temps que rien ne change, on devrait enfin respecter la race de mammifères primates Homo sapiens et si possible les étourdir avant leur mise à mort et leur épargner ainsi les horribles souffrances qui résultent par exemple des bombardements ou des blessures par balle ou de toute autre sorte. Après tout, ce sont des êtres dotés, comme nous, d’une certaine sensibilité.

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  13. Zallag, je suis étonné de ta réaction.

    Il y a des souffrances partout, ce n’est pas parce que l’on veut en supprimer une, et que c’est assez facile de faire en sorte de le faire de surcroît que l’on oublie les autres.

    Il y a encore bien du chemin à faire, à voir.

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  14. « Et « rappellons » prend un s, même lorsqu’on ne peut pas corriger ses commentaires après coup… » Et il ne prend qu’un l, même lorsqu’on ne peut pas corriger ses commentaires après coup…

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  15. Honte à moi pour avoir commis à deux reprises une telle faute…

    Et à François pour n’avoir pas saisi l’humour cynique et décalé du commentaire de Zallag qui voulait juste compléter la liste des cruautés humaines par un subtil trait d’humour noir.

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  16. Ma chère et tendre hésitant à acheter un homard pour les raisons expliquées ici, a reçu un conseil du mareyeur: « vous glissez la pointe d’un couteau dans l’articulation de la tête, il est mort à l’instant ». Je m’y suis collé, et dès après le geste plus aucun signe de vie chez le homard.
    Ceci dit, on en trouve de très acceptables surgelés.

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  17. J’aime pas le homard, mais l’idée qu’il soit plongé vivant dans l’eau bouillant me révulse.
    J’aime le poisson, mais je déteste le voir s’agiter au bout de la ligne du pêcheur.
    J’aime la viande, mais je suis mal à l’aise avec l’idée que l’animal souffre.
    Bon.
    J’ai vu des documentaires qui expliquent à quel point les arbres d’une forêt sont solidaires, communiquent, se nourrissent et se protègent mutuellement… Alors combien de temps avant qu’on découvre la souffrance de la salade que l’on cueille?
    Bon.
    C’est vrai que c’est pas simple…

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  18. bugraptor: « Et à François pour n’avoir pas saisi l’humour cynique et décalé du commentaire de Zallag qui voulait juste compléter la liste des cruautés humaines par un subtil trait d’humour noir. »

    C’est peut-être de l’humour chez Zallag, mais j’ai déjà tellement de fois entendu cette même argumentation sans que ça en soit que tu m’excuseras de ne l’avoir pas saisi.

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  19. François, s’il y a du chemin à faire pour certains, ce chemin consiste pour eux à admettre que, si l’on mange de la viande, Il faut bien qu’il y ait mise à mort, avec ou sans grands discours avant. Alors, que ces gens achètent des animaux vivants et qu’ils fassent eux-même le travail et on verra comment ils s’y prennent.

    Une anecdote ? Ma belle-mère, épouse de paysan, tuait ses poulets devant la ferme, dans la cour, en plaçant leur tête sur un billot servant également à fendre ses bûches. D’un geste calme, elle tenait le poulet, le posait doucement sur le gros plot devant elle, donnait un coup sec et précis de hachette. Le poulet battait à peine deux fois des ailes, dans un dernier réflexe inconscient, même une fois décapité.
    Puis elle plumait tranquillement le poulet à la main.

    Quelques années plus tard, le quartier a changé lentement. Des zones constructibles sont apparues, des villas, les premiers citadins sont venus habiter dans le voisinage. Ma belle-mère s’est sentie observée, jugée. Un jeune père de famille, un peu bobo, est une fois venu lui dire que sa petite fillette de sept ans avait bien malgré elle assisté à un abattage de poulet dans la cour de la ferme, et au plumage de la volaille, et avait posé ensuite des questions très dérangeantes aux parents. Ma belle-mère s’est alors installée dans la grange, en fermant la porte, pour ne plus être vue les jours où la famille avait du poulet pour le dîner.

    Un jour, mon beau-père, qui commençait à en avoir marre de l’attitude des voisins, a dit à sa femme qu’il allait trouver une solution.

    Effectivement, tout a changé (oh, pas tout de suite).

    Il avait offert à la famille des voisins un beau gros poulet, vivant, en leur souhaitant bon appétit.

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  20. non Francois. Je suis OK sur le bien être animal. Ce sont les relents prosélytes des Végans qui me cassent les pieds.

    y a pas longtemps, un type me sort au resto « ca vous gêne pas de savoir que la viande que vous mangez a été obtenu par la cruauté des humains sur les animaux? »…. Il a de la chance que j’ai pas envie de gaspiller des sous en frais d’avocat….

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  21. Zallag, tu as tout à fait raison, nous sommes souvent hypocrites.
    Ce qu’a fait ton beau-père était intéressant.
    Cela n’empêche pas que l’on doit au minimum faire au mieux et respecter la vie des animaux.
    Ce n’est pas le cas avec les homards, pour ne prendre que cet exemple, mais aussi, toujours pour l’exemple, les cochons dans certains de nos élevages vaudois.

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  22. Oui j’étais étonné de la réaction des gens concernant cette nouvelle loi.
    Je pense que les moqueries viennent en grande partie des termes utilisés (étourdir), comme s’il s’agissait d’un bovin qu’on amenait à l’abattoir.
    Je suis pour ma part satisfait de voir la Suisse précurseuse dans ce domaine.

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  23. @Noisequik; C’est bien un des rares domaine où elle ose l’être…

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  24. @François et Antoine:
    L’ordonnance concerne les « décapodes marcheurs » dont le homard, mais pas uniquement! Donc crabes, araignées de mer, etc. sont concernés!

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  25. burgraptor

    @fxc: Homard m’a tuer. Voyons !
    Rappelon la règle: Le participe passé du verbe tuer s’écrit avec la terminaison « er » lorsque le sujet est un Homard et qu’il est placé avant.

    le doute m’habite.

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  26. Moi, ça fait longtemps que je n’en mange plus, du homard, ni du crabe, ni de la langouste. Je ne suis pas vegan, mais la mise à mort cruelle d’animaux m’horripile. J’ai vu un reportage en caméra cachée à l’abattoir d’Avenches, dans notre petite Suisse pourtant à la pointe du respect du droit des animaux, et croyez-moi, c’est horrible. Les bestiaux savent très bien ce qui les attend, en voyant leurs semblables morts dans le couloir… Ils se débattent et les électrodes sont souvent mal positionnés, infligeant des brûlures atroces. Pourtant on peut faire ce boulot proprement, avec des gaz anesthésiants, certains abattoirs le font en Suisse. Mais comme toujours, c’est la rentabilité qui prime, et les contrôles sont rares…

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  27. Daniel Pesch

    Je ne peux résister à partager ceci :

    Et une autre utilisation du homard :

    Tout ceci étant dit, celui qui m’empêchera de déguster une belle araignée de mer lorsque, une ou deux fois par an je suis en Bretagne, n’est pas encore né. Cependant, en bel hypocrite, je la mets une trentaine de minutes au congélateur afin de « l’étourdir » avant de l’ébouillanter. Est-ce mieux ou moins bien que de l’électrocuter (comme les condamnés à mort chez l’ami Donald) ou de lui détruire le cerveau (comme les opposants chez l’ami Kim) ?

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  28. Quelques réflexions qui me viennent en lisant les commentaires qui précèdent.

    L’animal de compagnie (avant tout le chien ou le chat) est devenu plus que cela, Il est considéré comme un membre à part entière de la famille. Oui, il diminue le stress ou l’ennui de ses propriétaires. Il est bon pour le développement des enfants, réconforte les personnes âgées, par exemple.

    L’animal répond à notre recherche d’amour et de fidélité absolus sur un plan affectif. Un chien ou un chat « aime » sans conditions. Il est presque toujours d’accord avec ce qu’on lui dit. Bien des personnes sont plus proches de leur chat ou de leur chien que des membres de leur famille et le disent sans s’en cacher le moins du monde.
    Nous les traitons comme des semblables, projetant sur eux nos modes de vie ou nos besoins. Enfin, à un tel stade, pas moi.

    Encouragée par la publicité, cette attitude d’humanisation va toujours plus loin.

    L’alimentation des animaux est de plus en plus sophistiquée, il y en a pour tous les goûts, toutes les saisons et tous les animaux. Les modes humaines, qu’il s’agisse de l’évitement du gluten (sans test préalable chez un allergologue, évidemment), ou du végétalisme, sont immédiatement transposées au marché des animaux domestiques. On trouve des croquettes à base de protéines végétales parfaitement équilibrées pour des animaux carnivores, bio et sans colorant.
    Les frais de santé des animaux ont fortement augmenté. Chaque année aux États-Unis l’administration de médicaments antistress augmente afin de soulager les animaux les plus « névrosés ». Des comportementalistes interviennent pour tenter d’améliorer des cas de chiens qui imposent leur volonté aux humains, par exemple en « faisant la loi » pour dormir sur les lits, pour être l’individu alpha de la famille, s’arroger le droit exclusif du canapé, parce qu’on les a considérés comme d’autres humains de la famille.

    Bon, vous me direz qu’il y a aussi des Supernanny pour rééquilibrer des familles totalement dépassées dans lesquelles les enfants font, eux aussi, la loi. Les humains sont, dans ce cas, animalisés, si j’ose dire.

    Les produits de beauté (shampoings, antipelliculaires), les jouets ou le mobilier suivent gaillardement la mode.
    Cette tendance à l’anthropomorphisme prend des proportions toujours plus irrationnelles.
    Psychologues, clubs de gym, mariages pour chiens, sites de rencontres du style Petfinder.com, chaînes TV (Dog TV), chirurgie esthétique, même hôtels et spas sont courants aux États-Unis ou au Japon. Dans ces pays et aussi en Angleterre ou en Allemagne, il arrive même que l’animal de compagnie hérite du patrimoine de son propriétaire.

    Oui, les animaux sont des êtres pouvant interagir positivement sur le comportement et le développement humain, mais ce transfert affectif est récupéré et exploité par nos sociétés, il fait courir le risque chez certains d’un repli sur soi, d’un abandon progressif de la socialisation humaine, parce qu’elle est infiniment plus exigeante. A contrario, certains pensent que s’occuper du bien-être d’un animal nous rend plus humain…

    Alors, si je prenais le risque terrible, inconscient et inconsidéré d’évoquer simplement qu’un animal est aussi une denrée de consommation, pour dire les choses très crûment, et que j’évoque la mise à mort d’animaux avec certaines personnes qui perçoivent les choses de la manière que je décris ci-dessus, sûr et certain qu’ils m’abattraient sur-le-champ comme … un chien. Ils ne m’étourdiraient pas avant.

    A chacun de juger !

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  29. Pourtant, il est tout à fait possible de manger des animaux qui ont été élevés dans des conditions respectueuses et abattus avec le moins de souffrance possible.

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  30. @Zallag: Concernant ton dernier chapitre, il me semble que le billet du jour n’est pas de consommer ou pas une denrée animale, mais de comment on l’a met à mort! Etant biologiste, je suis le premier à dire que nous sommes une espèce omnivore… ça ne veut pas encore dire que l’on peut se comporter comme des barbares lorsque l’on tue une « denrée de consommation »?!?

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  31. Merci test 78986…
    Ça fait du bien!

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  32. Oui, ben même Omar (Ben Salaad) n’est pas très gentil avec les crabes. Même aux pinces d’or! 😜

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  33. @Zallag et @test78986: Pour moi le critère qui devrait prévaloir (pour la mise à mort d’un animal pour sa consommation) c’est de savoir si cette espèce est capable de ressentir de la douleur. Et là c’est pas facile de répondre mais on peut le déduire de la présence d’un système nerveux et d’organes sensoriels. On peut aussi le déduire de sa réaction à un traitement potentiellement douloureux. Si il se débat en tentant d’échapper au traitement c’est vraisemblablement qu’il souffre. On imagine pas des organes sensoriels chargés de signaler au cerveau un traitement dangereux envoyer autre chose qu’un stimuli hautement désagréable l’incitant à fuir, donc ce que l’on appelle communément la douleur. Or on observe que les homards se débattent bel et bien lors de l’ébouillantement alors qu’a l’inverse, la plupart des insectes (par exemple) semblent s’accommoder sans la moindre réaction particulière à l’arrachement d’un membre ou d’une aile… (Je te rassure, François, je me base sur mes connaissances théoriques basées sur des souvenirs d’images vues ici ou là, je n’ai pas réalisé d’analyse moi-même ! Je pense que, cette fois, tu me le pardonneras… 😉 )

    Pour les poissons, c’est plus difficile à dire. Je ne sais ce qu’en pense la communauté scientifique. Certes ils se débattent et semble essayer de respirer, et ils sont pourvu d’un système nerveux et d’organes sensoriels, donc ils semble qu’ils ressentent une douleur… Mais ce n’est peut-être pas aussi simple. Je l’ignore à vrai dire…

    Indépendamment de ce critère important (et qui n’a rien de sensiblerie anthropomorphistes) il existe un autre élément qui plaide en faveur de réduire fortement notre consommation de viande et de poisson. Il s’agit tout simplement d’être conscient que la planète ne peut pas nourrir 7 milliards d’humains qui consomment du poisson et de la viande (élevée à cette fin) comme nous le faisons en occident. En moyenne, 10kg de protéines végétales sont utilisées pour produire 1kg de protéines animales.En effet, pour obtenir de la viande, il faut d’abord nourrir un animal : par exemple, il faut 13kg de céréales et 30kg de foin pour produire 1kg de viande de boeuf. En conséquence, la production d’aliments d’origine animale nécessite en moyenne beaucoup plus de ressources que la production d’aliments végétaux.

    Donc si nous voulons simplement rester aussi nombreux à nous partager les ressource de cette planète, et a fortiori si nous comptons continuer de laisser croître la population mondiale (ce qui à mon sens est déjà une folie) il faudra bien en passer par une importante et radicale baisse de notre consommation de viande et poisson. Et donc changer nos habitudes alimentaires. Pour des vieux cons comme moi qui ont à ce point développé le goût pour la viande ce sera difficile voire sans espoir. Mais il est à l’inverse plutôt réjouissant d’observer l’actuelle montée de la popularité du végétalisme et du véganisme chez les jeunes.

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  34. Eh bien nous sommes d’accord!

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  35. +1
    J’essaie de privilégier la viande bio ou au moins suisse, privilégier les poissons du lac ou les sauvages avec label.

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  36. ==> test78986
    ==> François

    Ne vous méprenez sur mon propos, je suis absolument d’accord (et vous aussi) que si on veut de la viande, il faut tuer.
    Et naturellement, je suis tout autant d’accord (comme vous) qu’il y a la manière et l’état d’esprit qui sont associés à cette action de tuer un animal. Quand je dis « état d’esprit », je le vois d’une manière particulière, assez peu ou pas du tout courante chez nous. Je m’explique.

    Les Bochimans chassent parfois ces oryx, ces grandes antilopes aux cornes noires, avec des arcs et des flèches enduites du suc toxique de plantes connues d’eux. Cette substance paralyse peu à peu le gibier, et le chasseur doit le poursuivre à la course sur des kilomètres, cela peut durer une heure ou plus.
    Quand l’animal s’écroule, le chasseur s’approche, s’agenouille près de la bête, et la remercie de lui donner sa vie, sa viande, qui lui permet, à lui et à sa famille, de continuer à vivre. En un sens c’est une scène extraordinaire de respect de la nature et de l’animal. Puis il lui donne le coup de grâce.

    Chez nous, on n’arriverait jamais à cette sorte de communion, c’est presque mystique. Voilà pourquoi je disais qu’au contraire nous, nous pourrions presque parler de « denrée*. On est des minables par rapport au chasseur du Kalhari.

    Les Amérindiens aussi respectaient le bison.
    Le bison fournissait la viande, le cuir, les tendons pour les arcs, la graisse, les bouses séchées pour faire du feu, et même les sabots, transformés en colle après avoir été bouillis.
    L’Indien, avant l’arrivée des Européens, reconnaît qu’il est sur un pied d’égalité avec les espèces animales et que tous, humains et animaux, partagent les mêmes contraintes biologiques. De plus, l’homme est conscient de la part importante des animaux dans son mode de vie et dans son alimentation. C’est pourquoi, il doit être humble face aux animaux et démontrer de la générosité et de la réciprocité dans ses relations avec ces mêmes espèces animales. C’est une question d’équilibre et d’harmonie avec les animaux et l’environnement.

    On en est loin, à des années-lumière.

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  37. Vincent Donato

    Sujet très intéressant, merci aux Suisses d’essayer de nous faire réfléchir même si hélas beaucoup se contentent de ricaner.

    J’ai réduit ma consommation de viande mais je ne me résous pas à arrêter totalement et je ne militerai pas dans ce sens. Pourtant je souhaiterais que la société dans son ensemble assume cette réalité qu’on met complaisamment sous le tapis : manger des animaux nécessite une forme de violence, une mise à mort. Cette violence n’est pas propre à l’homme, elle est le fait de tout le règne animal. Mais depuis trop longtemps nous avons sous-traité cette violence, nous l’avons reléguée dans des coins invisibles du monde à tel point que nous pouvons nous permettre de faire comme si elle avait disparu.

    La mise à mort du homard dans sa cuisine était finalement le dernier cas où un citadin lambda se trouvait ainsi confronté à cette vérité : tuer un animal, ça n’est jamais joli. On peut se demander si au fond ça n’était pas une bonne chose. Quelqu’un plus haut a suggéré qu’on pourrait désormais manger des homards surgelés, ce qui illustre ce que je disais, le fait de sous-traiter cette violence la fait disparaitre.

    Il est souvent de bon ton de critiquer les chasseurs (je précise que je n’en suis pas). Je suis toujours abasourdi de voir des citadins traiter ces derniers de sauvages ou de tueurs tout en dégustant un magnifique burger, et je me dis que tout le monde devrait faire cette expérience : tu veux manger un steak ? très bien, voici un fusil, un couteau et un petit veau tout mignon, fais-toi plaisir.

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  38. La fin de ton comm, c’est comme j’ai dit quelque part plus haut.
    On a trop dérivé vis-à vis de la nature en général, de celle des animaux et de la nature humaine en soi. On a perdu des tas de repères essentiels qui persistent difficilement chez des peuples aborigènes (et finiront pas disparaître) par rapport à nous autres humains des pays dits développés.
    Maintenant on essaie de réinventer ces rapports, sans grand succès à tous points de vue.

    Un copain Tamoul (pas hindou, mais les religions sont un peu proches quand même) qui me lit parfois dans ces colonnes m’a dit, en rigolant, que sa religion lui prescrivait ce qu’il faut (ou pas) faire avec les animaux. Aujourd’hui il fête le Pongal. Cette fête est célébrée sur deux jours, m’a-t-il rappelé, et demain, le second jour, on ne fait pas travailler les … vaches ! Il m’a confirmé qu’on a encore des progrès à faire de ce côté-là !

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  39. Caramba, encore raté l’insertion du lien.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Pongal

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  40. @François *Eh bien nous sommes d’accord! »
    Putain. C’est vrai que ça fait drôle ! 😉

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  41. @Vincent Donato
    La problématique de la chasse est un autre problème… Je ne remets pas en compte les exemples de Zallag sur les « vrais chasseurs » de contrées lointaines. Mais par chez nous, ce n’est de loin pas une nécessité… sauf sous couvert, plus ou moins justifié/scientifique, de la « régulation »!

    Et de dire que les citadins baba-cool bobos n’ont pas leur mot à dire car ils ne pratiquent pas la chasse… c’est stupide comme argument! A ce moment, je dis haut et fort que les cuisiniers et les amours des bons plats n’ont pas leur mots à dire concernant cette ordonnance de la confédération, car contrairement à moi ils n’ont pas (du moins la plus part) fait d’études en biologie, et ne connaissent pas le « système nerveux » plus ou moins rudimentaire des différentes classes du règne animal, « même » l’étoile de mer a une système nerveux (primitif).

    Avec un tel argument, seul les profs pourront s’exprimer sur l’école, seuls les constructeurs automobiles peuvent s’exprimer sur les normes à adopter, etc… Pas sûr qu’on ira très loin avec un argumentaire pareil!

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  42. Il y a bientôt deux ans, après avoir longtemps détourné les yeux, j’ai regardé une de ces videos montrant les conditions d’élevage et d’abattage industriel d’animaux. Grand amateur de viande et épicurien dans l’âme, je ne voulais pas voir la réalité en face et me réfugiais jusqu’alors dans bon nombre de certitudes toutes faites et pas mal de déni. Il va sans dire que ces images n’avaient rien de ragoûtant.

    Je me suis alors souvenu d’un article du journal « Le Temps » paru quelques années plus tôt et que je m’étais juré d’oublier, qui traitait du dernier livre en date de Jonathan Safran Foer – un auteur américain que par ailleurs j’appréciais – et de ce sous-titre qui m’avait interpelé : « Eating Animals, le dernier livre du jeune prodige américain, peut convertir quiconque au végétarisme ». https://www.letemps.ch/culture/2010/10/18/jonathan-safran-foer-bonne-chere-triste

    Je me suis décidé à lire ce livre et depuis, effectivement, je ne mange plus de viande, ni de poisson, et si je ne suis pas végan, j’ai beaucoup diminué ma consommation d’oeufs et de produits laitiers (ceux que je consomme sont issus de filières bio, élevage en plein air, etc.) Je ne suis pas militant, et je n’ai rien contre l’idée que l’on puisse manger de la viande ou du poisson, pour peu que les animaux soient élevés et tués décemment. J’essaie juste à ma modeste mesure de prendre conscience de ma (mes) responsabilité(s) (environnementales, sociales, sociétales, etc.) et je m’emploie à accorder « au mieux » mon mode de vie avec mes convictions. Je suis encore (très) loin du compte, mais le végétarisme fait partie de ces prises de conscience que j’ai le luxe de pouvoir faire.

    Cette ordonnance concernant les homards va selon moi dans la bonne direction. Ce qui me chagrine, c’est le « retour de violence » de certaines réactions envers celles et ceux qui travaillent à en réduire le champ, « retour de violence » ma foi très proche dans son esprit de railleries que – sous couvert de plaisanterie – je dois de temps en temps me coltiner en ma récente qualité de végétarien. Et je suis stupéfait – maintenant que je suis passé dans « l’autre camp » – de constater la dose de mauvaise foi, de dérives « hors-sujet » et l’absolu déni de réalité qu’il y a dans l’argumentaire qu’autrefois moi-même je servais aux défenseur·euse·s des animaux, végétarien·e·s et autres végan.

    Les bonnes intentions sont parfois pavées d’enfers.

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  43. Un lien très intéressant sur ce que l’on sait (ou croit savoir) à l’heure actuelle de la possible douleur de différents types d’animaux:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Douleur_chez_les_animaux

    Et que l’on ne vienne pas me dire que je vais encore chercher ma documentation sur le web et que je dois faire les analyses moi-même avant de causer ! 😉

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  44. J’ai pas fait de revue de presse exhaustive, mais quand même, ce qui me surprend dans les articles / commentaires autour de cette actualité, c’est de ne jamais avoir lu les deux questions qui me semblent les plus intéressantes, et forcément d’y avoir encore moins vu la réponse :
    – Par quelle mise à mort le homard souffre le moins, ébouillantage, électrocution ou coup de couteau ?
    – Pour le consommateur, quelle mise à mort du homard lui donne le meilleur goût ?
    Pour la première question, j’ai l’impression que l’état actuel de nos connaissances rende très compliqué une affirmation définitive.
    Pour la deuxième, je peux me tromper, mais je vois mal comment même le gastronome le plus expérimenté peut faire la différence entre un homard ébouillanté ou un homard tué quelques secondes avant d’être jeté dans l’eau, du coup j’ai du mal à comprendre la levée de boucliers autour de cette interdiction…

    Ce que j’ai lu par contre, c’est que l’électrocution ou les coups de couteau sont assez compliqués à maitriser, qu’il est dur de réussir une mise à mort propre à chaque fois (désolé pour le vocabulaire), et que dans bien des cas les cuisiniers ont l’impression de plus faire souffrir le homard en procédant ainsi (je précise que j’ai aucune idée d’à quel point c’est sincère et à quel point c’est de la mauvaise foi).

    Dernière petite précision : dans l’article, François parle de cuisiniers devant mettre toute leur force sur le couvercle pour contrer le homard qui se débat dans la casserole, c’est quand même largement exagéré (je vous laisse chercher quelques vidéos sur YouTube, j’ai jamais vu de couvercle), que l’on approuve la méthode ou pas.

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  45. angelomuscat

    fxc trop drôle Homard m’a TUER, toi tu m’as fait mourir de rire ( c’est moins sanglant qu’avec un couteau et moins chaud qu’ébouillanté). Comprenne qui pourra…

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  46. La encore, la machine d’Aquama est LA solution. Le homard est plongé dans de l’eau salée, et non de l’eau douce, il a donc une sensation de bien être car il retrouve un semblant de son été naturel. La machine étant équipée d’électrodes, on foudroie l’animal qui n’a pas le temps de souffrir. Suffit d’ajouter une résistance à la machine pour chauffer l’eau. Et le liquide ainsi obtenu sert à faire le ménage, ainsi il n’y a pas des gaspillage. Dernier point positif, une bonne d’odeur de homard dans toutes les pièces nettoyées.

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  47. J’aime manger, manger de tout, légumes, viandes, poissons, crustacés, etc. . Mais je culpabilise effectivement. J’attrape les araignées, les souris que me ramenaient mon chat, et autres bestioles vivantes et je les mets dehors. J’achète des œufs poulets élevés en plein air non pas pour ma santé, mais pour celles de ces pauv’bêtes.
    Un des arguments qui me fait sortir de mes gonds est que l’homme étant l’espèce dominante, il est normal qu’il domine ainsi les autres espèces. Ca me donne envi de mettre mon pied sur la gorge de la personne. Mais cet argument n’a pas été sorti ici.
    Quand je veux être provoc sur ce sujet, je reproche aux gens d’être pour l’interdiction de la commercialisation de viande humaine. Je ne parle pas d’autoriser la chasse à l’homme, quoique ça pourrait faire de super émissions de téléréalités qui seraient suivies, j’en suis sûr, par des millions de personnes. Mais diable pourquoi donc l’interdire. Certaines tribus mangeaient (mangent) leurs morts pour qu’ils continuent de vivre en eux, ou pour acquérir leur connaissances, ou par respect, ou je ne sais plus quelles raisons. Pourquoi acceptons nous de faire souffrir des animaux pour manger leur viande et refusons nous de manger de la viande humaine de personnes mortes ? Je ne parle pas d’obliger à manger de la viande humaine, mais de laisser chacun faire comme il veut. C’est histoire de bien remettre les pendules à l’heure !

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  48. @Warrik: pour ta première question, en effet pas simple… Mais disons que, pour faire simple (très simple), le système nerveux fonctionne de la même manière dans le règne animale! Un stimuli–>une réaction (physique ou chimique).

    A partir de là, et pour faire toujours aussi simple, un stimuli « qui dure » dans le temps (eau bouillante) devrait logiquement être moins « agréable » qu’un stimuli tellement intense qu’il tue (électrochoc, couteau)…

    Dans un sens, cela s’appelle l’évolution! Car si un stimuli « qui dure » est plus agréable qu’un stimuli qui tue direct, alors on a un sacré problème. En effet, le stimuli qui tue direct, par définition, ne provoque rien! Il ne sert à rien de s’échapper du stimuli qui tue, il faut éviter l’événement qui le génère. Cela sous-entend, pour faire très très simple, que la notion de « sélection naturel » n’a pas joué son rôle depuis la nuit des temps!

    On apprend pas à éviter une balle comme dans matrix, mais à éviter au mieux une situation social qui pourrait engendrer qu’une balle soit tirée!

    Maintenant, à prouver scientifiquement, cela reste difficile. En effet, les cellules nerveuses, bien que plus ou moins identiques, ne le sont pas complètement (et il y en a plusieurs). De plus elles s’agencent différemment selon les espèces… Quantifié la douleur est déjà difficile, y compris en milieu hospitalier, donc faire une comparaison entre espèces animales?!?

    C’est un peu comme si l’on prenait tous les médaillés olympiques d’athlétisme et que nous fassions un dernier 100m pour les départager… Bien évidemment que Usain Bolt serait le roi et que le lanceur de poids serait dernier! Mais ça ne veut rien dire! Ici c’est pareil… Nous avons mis en place des échelles de douleur (humaine), et comme le mentionne l’article de bugraptor, on procède par analogie. Mais cela comporte des limites et des risques!

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  49. Vincent Donato

    @test78986

    Pour moi la problématique de la chasse n’est pas si éloignée du problème. Je ne dénis à personne le droit d’avoir un avis sur la chasse, et je m’inclus dans les citadins bobo qui mangent des burgers. Je pointe simplement l’hypocrisie qu’il y a à manger un steak haché tout en dénonçant les chasseurs qui tuent sciemment des animaux.

    Je reconnais à certains chasseurs (je ne connais rien à ce milieu en fait mais j’estime qu’il y a une majorité raisonnable) qu’ils ont le courage de regarder la réalité en face, et de regarder dans les yeux ce petit lapin tout mignon qu’ils vont manger en civet le soir. Ils assument donc cette violence qui n’est pas que symbolique et que la plupart des gens confient à des abattoirs : Tu veux manger de la viande ? Très bien va la tuer.

    Après je ne veux pas me lancer dans des considérations sur les chasseurs qui tuent pour le plaisir ou pas. Mon cas d’étude est celui du chasseurs qui mange le produit de sa chasse.

    @Warrik
    Quiconque a déjà plongé un homard dans l’eau bouillante en garde un souvenir en forme de malaise. L’expérience d’être sensible nous permet de dire qu’il souffre plus qu’en lui plantant un couteau. Mais c’est difficile à prouver formellement je l’admets.

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  50. Plusieurs de nous ont suggéré : « Ben qu’ils le tuent eux-même, cet animal ». Nous devons admettre que c’est très peu faisable pour le simple pékin, sans doute illégal dans beaucoup de circonstances. Si un boulanger dit : « Ah, t’aimes pas mon pain, alors fais-le toi-même », Tu trouves ce pantalon grotesque, fais-le tout seul » ça déplace et ça délègue le problème, ça ne résout rien du tout de manière définitive. Le débat est insoluble. C’est son intérêt principal d’ailleurs.
    Tiens, dans le feu de l’action, on a oublié les criquets et les vers de farine. J’entends d’ici leurs stridulations et leur mutisme assourdissants.
    Allez, la journée est finie, bonne et douce nuit à tou·te·s. Une prochaine fois, François, tu nous expliqueras comment on prononce un discours contenant des mots en écriture inclusive !

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  51. C’est nouveau, cet effet typographique ? Jamais encore vu ça. Pfffff !

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  52. Quel effet typographique?

    Et ce n’est pas à moi qu’il faut demander des explications sur l’écriture inclusive, je ne l’apprécie pas du tout, à moins que tu ne te sois adressé à l’autre « François », celui qui l’a défendue avec fougue l’autre jour.

    Devine qui c’est!

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  53. yvesbachelet

    Un débat de fond. C’est bien.
    Concernant la souffrance animal, je ne nie pas son existence. Mais on peut dire la même chose concernant les plantes. Apparemment, les plantes communiquent entre elles. Ce n’est pas anodin. Doit-on faire la même chose que pour le monde animal : ne plus les manger ?
    Comme il a été dit plus haut, nous sommes omnivore. Il faut l’accepter comme tel.

    Pour en revenir à la souffrance, lorsque je suis aller faire vacciner mon terre-neuve, je faisais la réflexion au vétérinaire que le chien ne ressentait pas la piqure. Il me fût répondu qu’il avait un système nerveux et qu’il ressentait la douleur comme nous, mais que dans la nature il ne se plaignait pas : la survie était en dépendait.

    Maintenant, pour en revenir au homard, si nous voulons tuer sans qu’il s’en rende compte, il suffit que la destruction du cerveau arrive avant le signal de douleur. Le seul moyen ? Facile ! Une petite charge détonante sur le cerveau. Le temps de détonation est 10 à 20 fois plus rapide que l’influx nerveux !
    Bon après, il va être difficile de manger ce qu’il reste :O.

    En aparté, ce qui est dommage, c’est qu’il n’y a plus de débat de fond sur la société actuelle.

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  54. L’autre François répondra volontiers à cette excellente question. En lisant un texte inclusif à voix haute, on prendra la peine de développer, en disant par exemple « les râleurs et les râleuses » pour « les râleur·euse·s ». Il est possible de télécharger un Manuel d’écriture inclusive ici : http://www.ecriture-inclusive.fr, manuel dans lequel il est notamment rappelé que l’écriture inclusive est une démarche « fondamentalement exploratoire », qui tente de répondre de façon pragmatique à une problématique réelle mais qui n’est qu’une proposition parmi d’autres et pas la panacée.

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  55. François, l’un et l’autre.

    Pour l’un : j’ai installé l’excellent logiciel, à mon avis, nommé PopClip. Entre autres, il corrige des erreurs de frappe quand on sélectionne le mot mal orthographié. C’est arrivé dans mon texte ci-dessus, saisi à 18 06 47 01471 avec des erreurs dues à ma précipitation, et l’envie de rentrer rapidement chez moi à ce moment. J’avais rectifié avec PopClip le commentaire avant de l’envoyer, et il en est résulté des mots en pièces détachées inattendus comme te verras si tu me relis. Popclip m’a décortiqué les mots qui avaient autre chose que juste des lettres dans leur composition.

    Pour l’autre : on attribue au mots une intention de ségrégation genrée qu’ils n’ont pas. Ce sont les utilisateurs de ces mots qui ont ou pas ce défaut.
    Dieu merci, le français est parfaitement capable de se passer de cette horrible écriture et de ces artifices inesthétiques pour trouver moult autres façons de formuler les choses, qu’il y ait deux genres, trois ou plus encore.

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  56. Petites précisions gastronomiques… Le mode d’exécution du homard dépend de la recette. Armoricain : tranché net derrière la tête. Mayonnaise : jeté vif dans l’eau. Petite précision: avant ces opérations, on assomme les homards par le froid, dans le congélateur, une dizaine de minutes. lls en sont anesthésiés.
    Quant au reste, d’un point de vue humain, peut-être que le simple respect suffit. Une pensée, un remerciement, une prière si on est religieux. Je me souviens d’avoir écrit un truc sur le sujet, sur Cuk.ch, à un moment… Comme quoi la situation pourrait tout à fait être renversée…

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  57. Cher Zallag,

    On attribue au mots une intention de ségrégation genrée qu’ils n’ont pas. Ce sont les utilisateurs de ces mots qui ont ou pas ce défaut.
    La règle du masculin l’emportant sur le féminin dans la langue française est une invention, une volonté des grammairiens (non, je n’utilise pas l’écriture inclusive ici, et à dessein). Cette règle est apparue au XVIème siècle. On a évidemment le droit de ne pas y voir une discrimination genrée. Je constate néanmoins avec étonnement (un étonnement feint, s’entend) que dans mon entourage ce sont la plupart du temps les hommes qui n’y voient rien de mal (mâle ?).

    Dieu merci, le français est parfaitement capable de se passer de cette horrible écriture et de ces artifices inesthétiques pour trouver moult autres façons de formuler les choses, qu’il y ait deux genres, trois ou plus encore.
    Amusant. Je n’avais jusqu’ici jamais entendu personne s’offusquer de « l’inesthétisme » de l’usage d’abréviations dans la langue écrite. Pourtant, elles fonctionnent de la même façon que le (·). Quand on lit « Mme Durand », le cerveau lit « Madame Durand ». Idem avec « etc. », « elle a couru 100 km », « il est 20h », « je l’ai payé 20 CHF », etc.
    Mais soit. Si vraiment l’usage du point milieu vous fait mal aux yeux, j’en suis navré. Pour ma part, son « inesthétisme » me semble vraiment bien peu de chose en comparaison de ce qu’au quotidien doivent ressentir les filles et les femmes obligées depuis leur plus tendre jeunesse de constater qu’un groupe constitué d’un homme et de dix mille femmes est obligatoirement masculinisé. Combien de visages de femmes dans une assemblée de techniciens ? Autant que dans une assemblée de technicien·ne·s ?
    Soit. Chacun son avis. Mais quand je lis que c’est l’écriture inclusive qui est « horrible », je suis autant sidéré que lorsque je lis que ce sont celles et ceux qui se préoccupent du sort des homards qui ont un problème.

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  58. @ Coacoa Merci pour le lien vers le livre de Jonathan Safran Foer. J’en avais entendu parler puis je l’avais oublié. Je l’inscris sur ma liste d’ouvrages à lire.

    J’ajouterai cette petite parenthèse sur Épicure: “Grand amateur de viande et épicurien dans l’âme,…” cette expression découle du sens qu’a pris le mot “épicurien” dans l’usage courant. Mais c’est un sens qu’aurait rejeté Épicure lui-même qui, d’après les témoignages qui nous sont parvenus, était un homme qui se contentait de peu, qui craignait l’excès de plaisir comme l’excès de souffrance (il est d’ailleurs fréquent que le premier conduise au second) et qui était enfin quasi végétalien, s’accordant un peu de fromage de temps en temps.

    Pour les autres, j’ai vu défiler les grands classiques: l’être humain est omnivore, le cri de la salade, etc. Je n’entrerai pas dans le débat, n’ayant pas le temps de le soutenir. Je ne chercherai donc pas à convaincre, et encore moins à vaincre. J’ai toujours cru à la vertu de l’exemple — mais je dois reconnaître que l’exemple est une méthode lente et que pour les millions de veaux et d’agneaux que l’on pousse tous les jours dans les couloirs de la mort, il est urgent que des humains défendent leur cause.

    Je suis végétarien depuis plus de quarante ans et me suis rapproché du véganisme il y a quatre ans. Durant toutes ces années j’ai vécu et mangé en suivant mes convictions (ce qui à cette époque n’était pas facile), en souhaitant évidemment que mon exemple fasse réfléchir mais en comprenant parfaitement que chaque personne doit suivre son propre chemin et que ce chemin peut être plus ou moins long et sinueux selon les cas. Si je n’ai “converti” personne j’ai cependant vu, dix ans ou vingt ans plus tard, plusieurs personnes autour de moi adopter une alimentation végétarienne en allant simplement au bout de leur propre réflexion.

    Pour ma part le choix du végétarisme s’est imposé en raison d’une identification de plus en plus grande avec l’animal. Une petite voix d’abord, vers l’âge de 18-20 ans, puis des images toujours plus fortes: à l’âge de 25 ans, quand je voyais une cuisse ou une aile de poulet dans mon assiette, je voyais se superposer mentalement l’image de ma propre main coupée et posée là pour que je la mange.

    Pendant quatre décennies j’ai pensé bien faire en ne consommant pas la chair des animaux, et je ne voyais aucun mal à manger du fromage. Le “pays où coulent le lait et le miel” désignait pour moi un pays prospère où l’on se nourrirait des produits de la terre et des seuls aliments issus des animaux qui ne portent pas atteinte à leur vie.

    Il y a quatre ans, tandis que je commençais à me poser des questions sur les produits laitiers et achetais un livre de recettes végétaliennes, un problème de santé est venu ébranler mes calmes certitudes. Une maladie auto-immune m’était diagnostiquée, maladie orpheline de surcroît (celle qui a tué Michel Serrault et Françoise Héritier), avec pour seuls soins possibles la prise de cortisone — que j’ai refusée évidemment. Après quelques recherches j’ai opté pour l’abandon du gluten et des produits laitiers (ainsi que du sucre raffiné pendant que j’y étais). Deux ou trois mois plus tard tous les symptômes avaient disparu. Après deux ans je me suis accordé des écarts pour le sucre et le gluten, mais jamais pour les produits laitiers. Je ne sais pas si la maladie a été guérie ou si elle est seulement stoppée, en tout cas les symptômes ne sont plus jamais revenus.

    Cela me conforte dans l’idée de l’unité du vivant. Tout ce qui est bon pour l’environnement rejoint tout ce qui est bon pour la santé qui rejoint les meilleures causes éthiques et, sur le long terme, les meilleurs choix économiques.

    Libre à chacun d’en penser ce qu’il veut. Le monde ne sera sans doute jamais parfait, mais si nous pouvions contribuer à le rendre un peu moins mauvais, ce serait déjà pas mal. Au lieu de ratiociner sur la douleur vraie ou supposée des homards ou des salades, laissons les loups manger les agneaux et faisons usage de ce qui est le vrai propre de l’être humain: la raison et le sens moral. Les veaux, les vaches et les cochons ne s’en porteront que mieux, tout comme la planète, notre santé et notre économie.

    P.S. @ Coacoa à nouveau: Tout à fait d’accord pour ce qui est de l’écriture inclusive, même si je ne la pratique que rarement, lui substituant — par habitude — de longues périphrases et des répétitions. Mais, inesthétique ou pas, sa présence dans notre champ visuel nous rappelle au moins que la langue française est une langue vivante et qu’elle a encore de belles évolutions à vivre. Pour le bien de tou·te·s 🙂

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  59. Coacoa, tu écris « Je constate néanmoins avec étonnement (un étonnement feint, s’entend) que dans mon entourage ce sont la plupart du temps les hommes qui n’y voient rien de mal (mâle ?) ».

    Je nuance, je devrais pouvoir retrouver des opinions féminines qui ne confortent pas nécessairement ton opinion.

    Si tu composes un terme de manière à créer un vocable inclusif désignant simultanément des chercheurs et chercheuses en biochimie par exemple ou plus généralement une activité dans un domaine quelconque, mais de haut niveau, certaines femmes ont l’impression que le mot inclusif trouvé a tendance à donner une image réductrice, amoindrie et peu flatteuse de leur activité. Elles préfèrent de beaucoup un mot désignant une activité de ce type pour les hommes, d’une part, et son équivalent féminin d’autre part, pour désigner ce qu’elles sont.

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  60. J’ai aussi trouvé des avis intéressants et bien argumentés de diverses personnes. Cela me convient, mais peut-être ne seras-tu pas en accord avec ce que formulent ces personnes.

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  61. Mais j’avais fait tout juste avec ce lien, il me semble.
    Le voilà brut de décoffrage, c’est plus sûr : https://www.projet-voltaire.fr/divers/ecriture-inclusive-feminin-debat/
    Ah, le lien du précédent commentaire contient au bout de la ligne un guillemet ouvrant que je ne vois pas ici. Je vais modifier l’indication que j’ai vue, il me semble, sur un mode d’emploi que François a donné, une fois.

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  62. J’arrive 3 jours après la bataille.

    Me suis bien marrer avec les commentaires, entre fxc et Daniel (avec Gaston) …

    Quelques précisions :

    1) D’après un bouquin sur la nutrition pour sportif, le corps humain ne sait convertir correctement que 250 g de viande rouge par semaine … En France (pour la Suisse, je sais pas), on dépasse largement cette dose … Et pour la viande blanche, les poissons, etc, je ne me souviens plus.

    Donc, on pourrait déjà commencer par en manger bcp moins sans rien manquer du point de vue nutrition ! Et si on en consomme moins, on aurait un peu plus le temps de mieux les tuer, quand on voit les abattoirs à poulet, ça donne pas envie d’en manger.

    2) Si tous les être vivants quelqu’ils soient ressentent la douleur (Faune & Flore), il ne nous reste plus qu’à ne consommer que ce qui est tombé des arbres, et autres plantes –> Bon, entre vous et moi, les framboises tombées au pied du framboisier, c’est pas très appétissant !!!

    3) Vous savez comment chassaient les premiers hommes ? Simple, ils couraient derrière et de chaque côté de la bête et elle décédait d’épuisement, c’est d’ailleurs pour cette raison que n’importe quel homme (pas obèse quand même), a la capacité de courir un marathon en environ 3 heures et pieds nus aussi.

    Pour ma part, j’ai arrêté pratiquement tous les produits laitiers (me reste seulement à faire moi-même mes pizzas sans fromages et ce sera bon), parce que l’homme est le seul mammifère à consommer des produits laitiers d’un autre mammifère !! Donc, en fait, c’est beaucoup plus commercial que nécessaire pour la vie, et ne me parler pas de calcium … il y en a ailleurs. D’ailleurs, lors de ma dernière analyse sanguine, mon « mauvais » cholestérol a fait une chute dramatique, au point que même mon médecin a été étonné ! Bon, pour lui Dieu est Auvergnat à cause du Saint-Nectaire (c’est vrai que c’est bon …)

    Les animaux sont plus ou moins sensible à la douleur, les félins par exemple sont bcp moins sensible à la douleur que nous humains. Vue les coups que ce prend mon chat, il se cogne partout quand il joue sans rien dire, et il veut toujours jouer, c’est pas comme certains joueurs de foot 🙂

    ++

    Ritchie

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