Relay s’arrête: l’iPad n’est-il pas une plateforme d’avenir pour la lecture de magazines?

La semaine passée, j’ai reçu de Relay.com, l’une des plateformes de lecture de journaux au format PDF, cette triste nouvelle:

Relay.com a été le premier acteur à lancer un kiosque de presse numérique, kiosque qui a été enrichi dès 2014 avec la vente d’eBooks.

Après plusieurs évolutions technologiques et éditoriales, nous avons décidé de suspendre notre offre de téléchargement de presse et de livres au format numérique le 25 février prochain, ne rendant plus possible l’achat de presse et de livres numériques.

Nous vous contacterons prochainement pour vous donner des informations relatives à la lecture de vos magazines et vous recevrez également les informations nécessaires pour poursuivre vos abonnements en cours sur le kiosque de presse numérique Le Kiosk.

Concernant les livres au format numérique, l’e-libraire Bookeen assurera une continuité de service pour vous permettre d’accéder à vos livres numériques dès le 25 février.

Toute l’équipe de Relay.com tient à vous exprimer ses remerciements pour votre fidélité durant toutes ces années et reste à vos côtés dans les magasins RELAY.

Je disais que c’était une triste nouvelle, parce que je suis abonné à Relay et que j’appréciais pouvoir y piocher, chaque mois ou chaque semaine les magazines que je trouvais en kiosque auparavant.

Je l’ai déjà écrit ici, mais j’adore lire mes journaux sur l’iPad Pro, qui semble fait tout exprès pour reproduire le format de la plupart des magazines en papier.

Depuis des années, je ne mets plus les pieds dans les points presse comme disent nos amis français.

Je me faisais du souci d’ailleurs pour leurs gérants ou leurs propriétaires: allions-nous encore pouvoir acheter des journaux dans un magasin au format papier dans dix ans?

L’annonce de Relay semble démontrer que passer du format papier au format électronique n’est pas si évident.

Plusieurs raisons peuvent être évoquées.

  •  le marché des tablettes est en déclin depuis depuis 2015, la tablette aurait été une transition technologique, les gens l’auraient adorée puis assez vite laissée.
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Source statista: la vente d’iPad en millions d’unités depuis 2015

Bien évidemment, moins d’iPad signifie moins d’abonnements aux plateformes de lecture.

  • de nouvelles applications et des formats de journaux tout exprès pensés pour s’adapter aux écrans des smartphones et les tablettes qui n’ont plus rien à voir avec le format papier prennent de plus en plus le dessus. Le format PDF ne serait alors qu’une représentation du papier dépassée de ce que peut faire la technologique, notamment par l’apport de documents multimédia pour ne pas parler trivialement des bienfaits de l’hypertexte. Le désavantage de la chose est qu’il faut passer par un abonnement propriétaire de chaque magazine et que vous pouvez oublier alors les forfaits des plateformes de type Relay.
  • la concurrence déloyale dont parlait Jean-Guy Cogné dans son éditorial, en juin 2017, que je reproduis ici dans son entier.

La Presse, ce n’est un secret pour personne, vit des temps difficiles et subit une profonde mutation. De nombreux titres, qui tiraient l’essentiel de leurs revenus des recettes publicitaires, galopent après des lecteurs fantômes pour tenter de maintenir une diffusion « vendable » à leurs annonceurs. D’autres, sans vrai contenu ou dont les articles ne servent qu’à boucher les espaces entre les pubs, quittent la scène. Mais il existe encore une presse magazine forte et indépendante, dont le seul souci est de voir le nombre des points de vente s’étioler, tandis que les coûts de distribution ne font qu’augmenter.

Et puis, il y a les kiosques numériques, ces applis nées en même temps que les tablettes, qui permettent de lire les journaux sur écran… quand la 4G ne croise pas les bras. Jusqu’à maintenant, leur fonctionnement était à peu près loyal et nous avions accepté de leur confier Chasseur d’Images et Nat’Images, bien que ces intermédiaires soient très gourmands, rémunèrent très peu les éditeurs et les privent de toute relation avec leurs Lecteurs. Quand vous achetez un numéro ou quand vous vous abonnez à un magazine via un kiosque numérique, vous êtes le client du kiosque et l’éditeur ne saura jamais qui vous êtes.

Mais il y a pire: une nouvelle mode est apparue, qui consiste à utiliser la Presse comme chair à appâter pour amener des abonnés à des fournisseurs internet ou à des chaînes privées! Nous avons ainsi retrouvé nos titres, parmi des centaines d’autres, offerts en lecture gratuite aux abonnés de Canal + et, bientôt, de Bouygues, « grâce » à lekiosk.fr, qui explique sans rire que nous allons augmenter notre audience!

Voici la Presse transformée en cadeau bonus. En plus produit pour racoler des forfaits téléphone. On s’étonnera après cela qu’il y ait de moins en moins de monde chez les marchands de journaux…

De nombreux éditeurs assistent, silencieux ou indifférents au piratage de leur production, distribuée comme cadeau de bienvenue aux abonnés des chaînes de télé ou aux opérateurs de téléphonie. On leur promet une meilleure audience, facile à revendre aux annonceurs! Belle affaire, quand on sait qu’une vente numérique fait perdre 2,3 ventes papier! En offrant la Presse en pâture aux opérateurs, quelques intermédiaires s’enrichissent tout en menant les titres qui se laissent faire à une disparition rapide et inéluctable. Car qui peut croire que ces millions de personnes, abreuvées de presse gratuite qu’ils ne liront pas, retrouveront un jour le chemin des kiosques? Et qui peut croire qu’un magazine puisse survivre s’il ne lui reste plus que les maigres subsides versés par des intermédiaires toujours plus gourmands et si peu responsables?

Chasseur d’Images n’est pas de la chair à appâter. On n’a rien contre le principe d’être offerts aux abonnés de Canal+ ou de tout autre opérateur, mais, dans ce cas, on veut offrir des téléphones et des abonnements aux chaînes cochonnes à nos Lecteurs! Dans l’immédiat, nous avons retiré nos titres du catalogue lekiosk.fr.

Bref, si vous voulez nous lire sur tablette, l’édition numérique reste accessible via Zinio et Relay. Mais le mieux serait de rendre visite à votre diffuseur de Presse qui, lui, pratique un commerce loyal et reste l’un des derniers garants de la liberté et de la diversité de la Presse.

Peut-être que cette manière de ne pas jouer le jeu n’est tout simplement pas rentable pour les éditeurs, mais qu’elle finit aussi par se retourner dans la figure des kiosques numériques, même si Relay est ici épargné par Guy-Michel Cogné.

Que faire, maintenant?

Retourner vers la presse en vrai papier est pour moi hors de question.

La plupart des journaux que je lisais se retrouvent sur Le Kiosk.fr, je m’y rabattrai donc à partir de fin février même si je n’apprécie pas le comportement décrit par Jean-Michel Cogné.

Comme Chasseur d’Images n’est plus disponible que sur Zinio, je m’abonnerai à ce journal via cette plateforme. Ce sera un abonnement spécifique.

Cela compensera l’abonnement lui aussi spécifique que j’avais sur Diapason, magazine qui n’était pas dans Relay et que je prenais en abonnement sur l’App Store, alors qu’on le (Dispason donc) retrouve sur Kiosk.fr.

Pour en revenir à mon titre (un peu long pour un titre, j’en conviens): Relay s’arrête: l’iPad n’est-il pas une plateforme d’avenir pour la lecture de magazines?, je devrais peut-être le transformer en Relay s’arrête: le magazine papier au format PDF a-t-il un avenir?

J’espère bien que oui…

Parce que j’apprécie ce format.

Mais rien n’est acquis dans le monde de la presse, qu’elle soit électronique ou simplement papier.

46 Comments

  1. 2 petites remarques :
    * La ‘vente’ des iPad (ou tablettes) en baisse est peut-être aussi prabablement dû au fait qu’il y ait de plus en plus qui en ont déjà une (et qui n’en rachète pas une nouvelle à chaque nouveau modèle sorti….)
    * Il y a 3 semaines, un tout nouveau magazine hebdomadaire d’info format papier, « ebdo », est sorti en France ! Sans Pub ! (à 3,5€) et qui compte s’appuyer sur ses lecteurs non seulement pour les abonnements et les achats au numéros, mais pour participer à l’édition ! Il n’y a volontairement pas de version électronique. Je ne sais pas si ce nouveau modèle va tenir dans le temps. à voir.

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  2. Mathieu PIERRE

    Deux petites choses :

    j’ai essayé de lire, lors de sa sortie, la biographie de Steve Jobs sur un iPad 2. Objet lourd qui glissait des mains. Pas pratique et après dix minutes je ne savais plus comment tenir le truc pour une lecture confortable.
    les applications dédiées remplacent avantageusement le pdf sur mon iPhone (5🤓). Avec nos enginsdelanmortquitue modernes utilisons des formats modernes !

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  3. J’utilisais LeKiosk.fr sur mon iPad tant que j’étais chez Bouygues, je suis passé chez Orange et utilise maintenant ePresse.fr, que je trouve un poil moins ergonomique mais qui contient grosso modo les mêmes journaux que LeKiosk. L’abonnement est inclus dans l’abonnement Orange pour nous autres français jusqu’au 4 Avril 2018 et deviendra payant, à 9,90€ par mois ensuite.

    Je payerai mes 10 euros ensuite parce que je ne vois pas pourquoi ce devrait être gratuit et intégré à mon abonnement de portable (ça ne l’est qu’à cause d’une bizarrerie des règles de la TVA française).
    Mais comme toi François je n’envisage plus de lire la presse ailleurs que sur mon iPad…

    Je ne sais pas quelles sont les offres disponibles sur ePresse.fr pour les suisses mais je sais que j’ai Diapason d’inclus dans mon abonnement (pas Chasseur d’images par contre, juste Réponses Photo). Donc regarde, ça vaut peut-être la peine de faire le tour de la concurrence avant de t’établir chez Relay…

    Par contre, je ne sais pas pourquoi mais j’étais persuadé que LeKiosk.fr c’était la même chose que Relay.

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  4. Malgré les justes constatations entendues partout, relatives à la presse papier, le rayon presse dans le supermarché où je vais mesure environ 10 m, sur 2 m de hauteur. Je concéde qu’il y a « très beaucoup » de mots fléchés et jeux, mais la presse proprement dite est très achalandée.
    Bouygues me fournit lekiosk.fr gratuit. Je lis des journeaux et magazines que je ne lirais pas autrement: pas de motivatiion et rien d’autre.
    Je n’ai plus d’iPad.

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  5. @Ysengrain: «  mais la presse proprement dite est très achalandée. »

    Obligé de réagir car je subodore une mauvaise utilisation de la sémantique associée au mot achalandé par le grand méchant loup qui est venu m’apprendre le sens du manichéisme… 🙂

    Un magasin « bien achalandé » est un magasin qui a de nombreux clients. Et non pas un magasin bien approvisionné avec beaucoup d’articles sur ses étalages. Comme souvent incorrectement employé.

    Maître Capello-Raptor. 🙂

    Je taquine bien sûr.

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  6. Je trouve la lecture de la presse très inconfortable sur iPhone (pourtant j’ai un 6s plus). C’est pour moi comme lire un magazine à travers un trou de serrure. Alors que sur iPad pro, ce n’est que du bonheur. Mais bon, cela est peut-être dû à mes yeux vieillissant. Voyageant pas mal, J’utilise essentiellement l’application Air France Press.

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  7. Source: Andidote.
    Définitions de achalandé, adjectif

    vieilli ou québec – Qui est fréquenté par un grand nombre de clients. Une boutique bien achalandée, peu achalandée. Un site web achalandé.
    Qui est fréquenté par un grand nombre de personnes. Une rue achalandée. Un aéroport achalandé.
    québec – Se dit d’une période où il y a affluence. C’est un mois particulièrement achalandé.

    vieilli, critiqué – Approvisionné en marchandises. Ce magasin est bien achalandé : on y trouve de tout.
    Le sens « approvisionné en marchandises » du mot achalandé provient d’une confusion avec le sens originel (demeuré bien vivant au Québec) : « qui est fréquenté par de nombreux clients ». Ce glissement de sens a été critiqué par les puristes.
    Pour les sens du participe passé achalandé, voir achalander.

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  8. J’ai horreur de lire le journal ou des magazines sur écran. J’ai l’impression que ça me fatigue et je préfère de loin une version papier et l’odeur qui va avec. Quand il n’existe que la version numérique, j’hésite toujours à m’abonner. Pareil pour les livres même si je possède un Kindle que j’utilise parfois.

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  9. @Vincent: En effet je suis un puriste. 🙂

    Il est vrai que certains dictionnaires (Larousse notamment) acceptent le sens métonymique abusif.

    J’ai aussi trouvé ceci:
    http://www.cnrtl.fr/definition/achalandé

    Où l’on peut lire:
    « Etymologie et histoire : [..] 2. début xxes. p. méton., achalander est empl. au sens de « fournir de marchandises », malgré l’oppos. des lexicographes et des grammairiens (Quillet 1946 : Achalandé ne doit en aucun cas prendre le sens de « bien approvisionné » qu’on lui donne souvent abusivement). C’est cependant le sens qui connaît actuell. la plus grande vitalité.»

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  10. @Vincent:
    Ah! Bugraptor est donc un puriste.
    Et Ysengrain utilise des tournure vieillies.
    C’est ce que j’en déduis, hein! Je me trompe peut-être!😀

    Petit problème de choix maintenant: je ne connaissais pas ePresse.fr, ça m’a l’air très bien. Donc Le Kiosque ou ePresse, mon coeur balance.

    zzzbtz: Pour l’iPhone qui rend difficile la lecture: as-tu pensé à passer en mode texte pour les articles que tu veux lire?

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  11. Zut, j’ai été doublé!
    Burgaptor est rapide en plus d’être puriste!

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  12. Bugraptor, des fois, je me sens un peu en dessous de tout quand je lis tes commentaires!😀😀😀
    Je dois avoir un vocabulaire qui ne dépasse pas 30% du tien et des connaissances techniques qui ne dépassent pas 22%.

    Je dis ça sérieusement hein!

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  13. Bizarre cet arrêt de Relay mais cela ne change pas la tendance à la numérisation de la presse.

    Une tablette sera toujours plus pratique qu’un smartphone ou un ordinateur mais la notion même de magazine et de numéros me parait dépassée. L’information est maintenant disponible en continu, plus besoin d’attendre le matin, un jour de la semaine ou le mois suivant pour la recevoir.

    Un exemple réussi : http://www.lapresse.ca/

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  14. Et je me rends compte qu’au vu du mail reçu (voir début d’article), ce sera le kiosk.fr

    Nous vous contacterons prochainement pour vous donner des informations relatives à la lecture de vos magazines et vous recevrez également les informations nécessaires pour poursuivre vos abonnements en cours sur le kiosque de presse numérique Le Kiosk.

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  15. @Francois: arrête ! Tu vas me faire rougir !
    Pour le vocabulaire, j’en doute fortement. Pour la technique, c’est possible (bien qu’exagéré), mais cela tient naturellement à ma formation professionnelle.

    Ma culture est très inégale. (C’est sans doute pour cela que j’aime à l’étaler un peu, pour boucher les trous !). Au trivial pursuit, je ne brille que sur les questions vertes… pour le reste je suis un branlot.

    Et ne parlons pas du latin, où mes compétences sont le 0% des tiennes ! 🙂

    Pour parler enfin du fond du sujet du jour, j’ai des iPad, des tablettes Android et une liseuse Kindle. Mais je les sous-utilise toutes… Pourtant j’adore lire sur ces accessoires… Bon, pour allumer la cheminée c’est moins indiqué…

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  16. Oh, pas sûr, mais vaut mieux avoir une vitre blindée pour l’insert.

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  17. Sinon je ne connaissais pas ces abonnements à des bouquets de magasines sous forme numérique. Quelqu’un sait-il si le magasine Pour la Science est inclus dans l’un d’eux ?

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  18. Arf ! Google est mon ami, je sais… Et magazine s’écrit avec un z…

    Mais le plus surprenant est là:

    https://boutique.pourlascience.fr/?gclid=EAIaIQobChMI5_nvqq-E2QIVpQrTCh1oNwJtEAAYASAAEgLxDPD_BwE

    Il existe une offre numérique au dit magazine: Mais elle est plus onéreuse que l’offre papier !

    Allez comprendre ?!

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  19. @François: Oui j’utilise le mode ‘Texte’ qui améliore énormément la lecture. D’ailleurs autant je préfère l’iPad pour les magazines/journaux autant je préfère l’iPhone pour lire des ePub.

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  20. lili55titi69

    Question hors sujet sans doute. Devant changer mon iPad en fin de course, l’utilisant principalement pour lire le soir et de temps en temps au travail pour prendre des comptes rendus, vous conseillez un iPad Pro 10.5 ou 12.9 ?

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  21. GRRRRRR ! Arf ! Et Rogntuuuudjuuuuu !!!…

    J’avais écrit une tartine en presque fin de rédaction quand mon annulaire gauche à ripé sur la touche « Esc » de mon clavier !

    La fenêtre d’édition de WordPress s’est instantanément et irrémédiablement vidée !

    JE DETESTE CA !!!

    Tant pis, je recommence pas… Vous venez d’être sauvés d’une assommante lecture.

    Remerciez WordPress…

    Pour ma part je le maudit à jamais !

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  22. lili55titi69

    Question bête vu que je lisais surtout des livres jusqu’à maintenant, est-il possible de télécharger les magazines via LeKiosk ou autres, pour y revenir facilement ultérieurement ou je perds tout si j’arrête d’utiliser tel ou tel fournisseur ?

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  23. Je plains les gens d’un certain âge qui ne se sont pas mis à l’informatique, le jour où les journaux, revues, etc. ne seront plus publiés sous la forme papier. Ce qui n’est pas mon cas.

    Ce qui m’étonne le plus, comment fait-on pour lire une revue sur un iPhone S, sur un iPad je veux bien, les ophtalmologues vont faire des affaires avec toutes ces personnes aux yeux affaiblis.

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  24. Merci WordPress !
    Nan je plaisante… 🙂
    Vu la réaction, ça devait être une GROSSE tartine avec beaucoup de beurre et de confiture !
    Zut, il n’y aura pas de blog dans le blog aujourd’hui ? Allez courage, la journée n’est pas terminée !
    Ce qu’il y a de bien c’est que je vais pouvoir boire mon expresso bien chaud. 🙂

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  25. Il existe un truc formidable Albert, sur les tablettes et les iPhone, c’est le zoom!😀
    Cela dit, c’est bien pour ça qu’il y a le mode texte.

    lili, une fois qu’ils sont dans ton iPad, il me semble qu’ils y sont, même si tu ne paies plus. Je te dirai ça dans un mois!

    Bugraptor… ouuuuuufffff!😀

    Sérieusement, ça m’arrive aussi, et ça me rend fou.

    Et tiens, je précise que Bugraptor est sur PC, et pas sur Mac avec TouchBar (qu’on accuse parfois d’avoir la touche ESC (virtuelle) trop sensible.

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  26. @Albert: ce ne sont pa que des gens âgés. Je connais pas mal de personnes de mon âges et plus jeunes qui refusent tout simplement les technologies. Des femmes et des hommes de 40 et moins donc. Même l’e-banking! Alors les revues….

    Je ne trouve pour ma part pas top top ces revues en PDF de Relay. Mais c’est beaucoup moins cher que le papier et moins encombrant.
    Je poussoie sur la qualité technique de la presse.ca.

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  27. Et merci Jean-Frédéric, j’attends d’être au bout de mon forfait Relay pour essayer les autres l’un après l’autre gratuitement quelques jours. À noter que lekiosk propose des forfaits pour une année très intéressants.
    Ils sont difficiles à trouver, mais ils sont ici .

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  28. Puristes ou non, rappelons qu’un chaland est un client ou un bateau à fond plat.
    Un kiosque bien achalandé contient donc beaucoup de clients, a priori (a et pas à, pour les non-latinistes …) et pas de bateaux, je présume…

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  29. @Bugraptor,
    Bon, je n’ai pas trouve « branlot » dans mes dictionnaires…. Ce doit etre du vaudois 🙂

    Pour revenir sur la question du jour, je n’ai jamais accroche sur les magasines ou journaux en PDF. Peut-être que je n’avais pas les bons supports et qu’un iPadPro 12′ me ferait sans doute changer d’avis. Je pense que soit on reste vieille école avec le plaisir de feuilleter, l’odeur du papier, voire l’allumage du feu de cheminée. Soit on passe complètement au numérique, avec des mise en pages et des canaux de distribution adaptés.

    Je lis ma « presse », via un aggregateur qui sélectionne selon mes centres d’intérêt. C’est une approche ouverte qui ratisse (très) large. Et puis j’avoue avoir assez peu de tolerance a écouter pleurer ces éditeurs dont j’ai l’impression qu’ils ne font le saut vers le numérique qu’a reculons. Ils tiennent à garder leur reflexes d’imprimerie, leur mise en page … et leurs bandeaux publicitaires. Cela me fait penser a ces programmes télé qui n’ont jamais compris qu’on avait inventé la télécommande, que si un programme devient trop barbant, il est trop facile de zapper sur une autre chaine et ne plus revenir. Je lis ma presse en zappant entre 9 ou 10 sources internationales, selon le theme que je choisis.

    Et je regrette Zite qui me proposait de nouvelles sources après avoir analysé mes lectures précédentes.

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  30. Gérard BIOTEAU

    Je dispose de SFR Presse avec des titres uniquement en PDF pénible à lire et d’autrès prévus pour une lecture article par article fort agréable. Il va de soit que dans ce système de mis à disposition de titres de presse je vais consulté certains journaux que je n’achèterai pas, un peu comme certains font dans le rayon Presse des grandes surfaces. Abonné à Vous et Votre Mac version papier qui sent très fort l’encre, je souhaiterais une vraie version électronique m’évitant comme je vais devoir le faire faute de place d’aller jeter à la déchèterie une centaine de numéros.

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  31. Bon.

    Donc je vais essayer de redire ce que j’ai perdu tout à l’heure par ma maladresse personnelle et l’égarement coupable d’un programmeur chez WordPress…

    Je vais peut-être synthétiser ma pensée… (Cachez votre joie)… car si il y a un truc que j’ai en horreur, c’est bien de faire deux fois de suite la même chose…

    Donc je m’interroge en découvrant ces plateformes de publication digitale de magazines et autres revues…

    Car j’observe que pour, plus ou moins, l’équivalent du prix d’un abonnement annuel à l’une d’entre elles (en l’espèce celui de la revue « Pour la Science » – version numérique ou papier – que je connais) les abonnés de ces plateformes ont accès aux publications numériques de 10 magazines de leur choix parmi plus de 1500 titres !!!

    Mazette !

    Plus besoin d’aller chez le dentiste ou l’urologue pour pouvoir lire de temps à autre Gala, Voici, Closer, Ici Paris, ou France Dimanche ! (ou éventuellement le National Geographic si vous avez la chance d’avoir un dentiste ou un urologue un tant soit peu mieux cultivé) 😉

    Mais alors pourquoi les éditeurs de ces contenus acceptent-ils cela ?

    Certes, ils peuvent ainsi se prévaloir d’un nombre de lecteurs potentiels (et/ou occasionnels) bien plus grand que le nombre de leurs abonnés directs et lecteurs au numéro. Ceci leur permet sans doute d’obtenir de meilleurs tarifs publicitaires lors des négociations avec leurs annonceurs…

    Certes.

    Mais reste que ces abonnés indirects ont certainement beaucoup moins de poids auprès de ces annonceurs, dans la mesure ou tous (et de loin) ne lisent probablement pas régulièrement (voire jamais) le titre en question… Contrairement aux abonnés directs.

    Par ailleurs les rentrées que perçoit l’éditeur d’un titre donné pour un seul de ces abonnés indirects, de la part de la plateforme, sont forcément infiniment inférieures au montant perçu pour un abonné direct au titre.

    Sans doute, s’ils acceptent d’intégrer leurs titres à ces plateformes, ces éditeurs auront-ils fait leurs calculs et conclu que le jeu en vaut la chandelle… Peut-être… Mais ont-ils vraiment le choix ?

    La baisse des rentrées publicitaires dans la presse écrite à cause des GAFA doit les mettre dans une position difficile au point de devoir accepter ce genre de propositions.

    Mais au final combien de fidèles et bons abonnés directs vont-ils perdre au profit de ces plateformes, simplement parce que les dits abonnés vont céder à la tentation de pouvoir cumuler ainsi plusieurs abonnements, ou juste la liberté de lire de temps en temps Gala sans avoir besoin de prendre rendez-vous chez leur dentiste ?

    Poser la question c’est y répondre: sans doute beaucoup… Beaucoup trop, dirais-je même…

    Et l’érosion de leur lectorat direct de se poursuivre inexorablement je le crains.

    Et avec lui, la baisse inexorable de leurs rentrées sonnantes et trébuchantes, et donc, à terme, l’érosion inéluctable de leur contenu rédactionnel et/ou de sa qualité..

    Fort de cette réflexion, je m’interroge quant à savoir si je vais céder à la tentation de remplacer mon abonnement direct à « Pour la Science » (qui est actuellement papier mais que je convertirais volontiers en sa version numérique) par un abonnement à LeKiosk.fr ou à ePresse.fr…

    En effet, je prends peu le temps de lire, (mes 12 numéros annuels s’accumulent sur la table du salon et je ne prends réellement le temps de les lire qu’une fois par an sur une plage méditerranéenne, ce qui me permet enfin de rattraper le retard de lecture d’une année…) Alors à quoi bon avoir 10 magazines à lire chaque mois…

    Et je ne veux pas contribuer plus encore à l’appauvrissement de la qualité et de la diversité de nos media (media sans s et sans accent ? C’est juste, Monsieur le latiniste Zallag ? ;-)) de la presse écrite. Celle-ci ayant déjà bien du mal dans les heures difficiles qu’elle vit actuellement. Sans parler de l’ineptie No-Billag-ienne d’actualité… (Pardon pour nos amis français, c’est une pique politique à usage helvétique only).

    Voilà, voilà… je crois que j’ai tout redit ce qui m’eût tout à l’heure malencontreusement Esc-chappé…

    Je ne suis pas certain d’avoir été plus court qu’à la première tentative…

    On va dire que oui pour vous rassurer… 😉

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  32. ==> Albert de Saint-Felix (1 février 2018 à 12 12 16 02162)

    Albert, je je saisis bien ce que tu veux exprimer par ton commentaire.

    Mais sache que les liseuses sont un moyen très agréable de lire autant les livres que les journaux. L’éclairage n’est pas du tout éblouissant ni fatiguant comme celui des écrans. C’est très surprenant, tu as vraiment l’impression de lire sur du papier et en plus tu peux choisir une nuance de blanc mat ou de belge très léger du papier si tu le souhaites. Voire d’autres encore.

    Eh bien sûr tu peux zoomer si c’est nécessaire. Ça vaut vraiment la peine d’essayer. De plus il existe des smartphones dont tu peux utiliser les deux côtés, avec un premier écran sans particularité, alors que l’autre est celui d’une liseuse.

    Mais bien sûr, seul le journal permet de voir très rapidement une page en un ou deux coups d’œil, de percevoir presque inconsciemment le titres et intertitres, et de repérer ce que tu aurais envie de lire, puis de lire en lecture rapide (pour ceux qui s’y sont entraînés et ont l’habitude de cette technique) beaucoup plus vite que sur n’importe quel écran. Un écran restreint énormément ton champ visuel de lecture.

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  33. Gérard BIOTEAU

    Écouté tout à l’heure sur France Inter dans la Marche de l’Histoire un sujet sur l’audioviduel en Suisse
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-01-fevrier-2018

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  34. @Gérard BIOTEAU: Je viens d’écouter cette « marche de l’histoire » de France Inter. Intéressant cette présentation de ce débat qui déchire la Suisse en ce moment. Merci pour ce lien.

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  35. @ili55titi69

    Si tu achètes une liseuse attention la Klindle d’amazon qui a un Système propriétaire ne permettant pas la lecture des formats autres que ceux d’Amazon (sauf en utilisant Calibre).

    Regarde sur un site de comparaison
    Personnellement j’ai une Kobo qui me permet de m’abonner aux livres numériques des bibliothèque, agréables à lire, pas besoin de l’éteindre, l’accu est efficace durant un mois ! La Kobo ne prend pas les livres numériques des bibliothèques d’après ce que j’ai pu lire.
    Je ne voulais pas de liseuse, car je préférais le papier et maintenant je lie les 80% sur la liseuse que j’appellerais tablette numérique, car liseuse je trouve cela franchement moche.

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  36. lili55titi69

    @zazou42

    Merci Zazou pour ta réponse.

    Après avoir pensé durant un an à changer de crèmerie en allant vers un Chromebook à clavier détachable, je vais reprendre un iPad (vu la pauvreté persistante de l’offre en France pour les Chromebook). Je ne prendrais pas de liseuse car je veux aussi pouvoir écrire avec la tablette. J’hésite juste entre les 2 tailles d’iPad Pro. Si le 12.9 de 2017 ne vient pas prochainement sur le Refurb, le choix sera fait par défaut pour le 10.5 disponible désormais à moins de 700 euros.

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  37. La Kindle est tout simplement une petite merveille.
    Et Amazon a un système très pratique et l’on trouve tous les bouquins chez eux à prix tout à fait acceptable.
    C’est dingue de pouvoir lire le soir dans la nuit sans déranger personne.
    Et c’est dingue de continuer la lecture sur un autre support, dans le train, là où on en était, et de retrouver sa liseuse le soir, et de repartir là où on en était en sortant du train.
    Bugraptor: les bouquets fonctionnent à base de crédits. Auto Plus va prendre un crédit, Diapason 2 ou 3, selon la plateforme.
    Quand tu prends un forfait, c’est un forfait de crédits: si je prends Diapason, l’éditeur est rémunéré en crédits transformés en euros.
    C’est tout simple.
    Et ça tient la route, tu ne profites pas et tu n’es pas malhonnête si tu prends une de ces offres.

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  38. Mes lectures de la presse en PDF me permettent notamment d’extaire des annotations, des mises en évidence comme avec un Stabilo. Donc lecture du pdf avec PDFExpert, puis extraction dans Zotero et insertion quand c’est nécessaire dans Word.

    Je suis également surpris des pratiques tarifaires entre l’achat au numéro papier et l’accès à plusi3urs autres magazines en PDF ou e-pub.

    Mes constats ces derniers années où j’ai progressivement passé du papier aux écrans (tel, tablettes, ordi).
    – Les contenus ne sont pas les mêmes; une diminution depuis la version papier vers le téléphone et en plus ça dépend si on est sur la version web ou sur l’application dédiée.
    – Une tendance à retrouver les mêmes informations, avec peu de différences, entre les différents sites des journaux.
    – Des applications comme Flipboard, Scoop.it!, Feedly apportent une autre manière d’accéder aux informations; des redondances sont aussi présentes.
    – L’accumulation des versions PDF non lues sur la tablette ou le Mac.
    – Parfois, je me remémore les moments où à la réception d’un magazine papier, je me mettais à le feuilleter et à me laisser prendre à le lire de suite. Je ne le fais pas avec le même bonheur sur la,tablette.
    – Le côté pratique de la lecture avec la tablette comme le zoom, le stockage des informations, le partage des informations par courriel, sms ou l’app Pocket.

    Je crains une forme d’appauvrissement des contenus selon le format des appareils utilisés pour la lecture, une sorte de conformisme des modes de pensée, un accès inégal dû aux conditions culturelles et économiques des situations des personnes.

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  39. @François: Ah mais je n’ai pas voulu sous-entendre que passer par ces plateformes était profiter ou être malhonnête !

    Je dis juste que si seule une revue m’intéresse, je préfère m’abonner directement auprès de son éditeur. Pas besoin d’enrichir un intermédiaire de plus aux dépends de l’éditeur qui produit le contenu.

    Mais ceux qui s’intéressent à plusieurs magazines et qui ont le temps de les lire font bien de profiter de ce système de diffusion.

    Aucun problème avec ça.

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  40. Je lis sur livre et en même temps sur liseuse, du moins j’alterne en fonction du lieu et du moment. Si je peux lire du papier (lumière, salon,…) je préfère le papier. Par contre, en pleine nuit, ou en voyage, je passe sur tablette. Mais comme les éditeurs ne proposent pas des trucs du genre : si vous achetez le livre, vous avez la version numérique pour 1€ de plus, Je lis donc 2 livres différents en parallèle !
    Maintenant, bien que j’aime lire sur papier (qui ne tombe jamais en panne de batterie, si cela tombe à l’eau, ce n’est qu’un live, pas un appareil électronique,…), la liseuse a aussi beaucoup des avantages : grossir le texte en fonction de la fatigue visuelle (ou l’oubli des lunettes), lire sans allumer la lumière, trouver la définition d’un mot (quoique souvent j’obtiens que la liseuse ne connait pas le mot…) et permet de mettre des marques pages pour y revenir,….
    Bref, les 2 c’est bien.

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  41. Est-ce que maintenant avec la Klinde on peut s’abonner aux livres numériques des bibliothèques ? ( bien pratique plus besoin de se déplacer, gratuit, et pas mal de livres en ligne )

    L’automne passé, date ou j’ai acheté la Kobo elle ne lisait pas les autres formats que ceux d’Amazone ce qui pour moi n’est pas idéale.

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  42. On m’a dit que oui, mais je ne sais pas comment.
    Il y a quelques années, j’ai bien étudié le marché, la Kindle me semblait la plus simple. On lit le format Amazon, mais au moins, c’est le plus répandu.
    Les autres liseuses me semblaient (il y a 4 ou 5 ans), bien plus compliquées.

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  43. Peut-être avec les nouvelles liseuses Kindle, je ne sais pas, mais il est possible alors de transformer un livre au format ePub, ceux des bibliothèques, avec le logiciel calibre
    Tout dépend aussi des différents modèles

    Si tu es abonné à la BCU ou à la bibliothèque municipale, le mieux est d’essayer.

    La Kobo Aurora 2e édition achetée en automne 2017 est en tous cas pour moi simple, je n’ai pas la pratique de la Kindle

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  44. Le problème de la presse est surtout que personne n’en achète pour plusieurs raisons, en particulier en France :
    – à force de réduire le niveau de lecture et des autres matières de base, il y a de moins en moins de lecteurs capables de lire ou pour qui la lecture n’est pas un trop grand effort.
    – à force de proposer aux téléspectateurs des émissions pourries, on leur détruit quelques neurones de plus et on les anesthésie gentiment. Ils préféreront écouter un auteur passer chez Ruquier pour avoir l’impression de connaître son œuvre.
    – à force de se contenter des 3 phrases de résumés et de la photo des agrégateurs de contenus à la Google sans chercher à creuser les sujets, ça ne fait pas l’affaire de la presse.
    – à force de proposer une information de plus en plus pauvre dans les quotidiens, mêmes renommés, avec des articles qui régulièrement ne volent pas plus haut que ceux des gratuits vides de sens distribués dans les grandes villes, la presse scie la branche sur laquelle elle est assise.
    – à force de chercher à faire du buzz plutôt que de l’information, la presse court à sa perte.
    – à force de raconter plus ou moins la même chose dans les quotidiens (alors que quand j’étais plus jeune, on pouvait se faire une opinion en croisant des articles issus de plusieurs publications) et à la télévision, on ne représente aucun avantage pour l’acheteur éventuel.

    La presse est donc partiellement responsable de sa disparition, mais l’appauvrissement intellectuel général ne l’aide pas. Et encore moins la tendance actuelle de tout considérer comme un dû et de ne pas comprendre la nécessité de payer pour une information de qualité.

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