3 Bilboards, les panneaux de la vengeance: magnifique!

Nous avons vu deux films ce week-end.

Je vais surtout m’étendre sur le premier, à savoir 3 Bilboards, les panneaux de la vengeance.

Re?sultat de recherche d'images pour "3 billboards".jpeg

Un film qui a gagné de nombreux prix, notamment celui du meilleur scénario à  la Mostra de Venise.

L’histoire en quelques mots:

3 panneaux publicitaires gigantesques, en bois, abandonnés au milieu de nulle part, près d’Ebbing, dans le Missouri…

Midred Hayes, Frances McDormand a perdu sa fille, violée sur la route alors qu’elle rentrait à la maison, en pleine nuit.

L’affaire n’avance pas, parce qu’il n’y a aucun indice.

Pour faire bouger les choses, la mère loue, avec leu peu d’argent qu’elle a, les trois panneaux pour une année, prenant à parti le chef de la police de la ville.

Re?sultat de recherche d'images pour "3 billboards".jpeg
Violée agonisante, et toujours aucune arrestation, maintenant bougez, chef Willoughby

Et l’on entre dans la vie de cette petite ville de l’Amérique profonde, où tout le monde se connaît, avec sa police a priori un peu raciste et homophobe.

C’est filmé de près, avec du grain, et France McDormand n’a pas peur de montrer sa souffrance qui ressort à travers sa dureté, à travers sa peau également.

Il s’agit d’un film cru, un peu glauque, mais incroyablement drôle parfois, avec des répliques auxquelles on ne s’attend pas et totalement décalées.

Mais c’est du rire jaune.

Ce qui est étonnant dans ce film, c’est que le manichéisme n’y a pas sa place. Le flic à côté de la plaque en tout, Jason Dixon, joué à la perfection par Sam Rockwell, la mère prête à tout pour venger sa fille, le chef de la police, Bill Willoughby, joué par Woody Harrelson, atteint par un cancer incurable, on ne sait plus qui est le méchant, qui est le gentil.

Et puis, le rythme est lent, mais la tension est en permanence palpable. Le cadrage est serré, chaque pore de la peau des acteurs exprime une émotion.

Le réalisateur, Martin Mc Donagh nous imprègne de tout cela pendant les deux heures presque pleines (1 h 56) que dure ce film.

J’aime ce genre de cinéma américain un peu sale.

Et la fin est tout simplement celle qu’il fallait faire, fin que, bien évidemment, je ne vais pas donner ici.

Mais ce film est questionnant: nous, qu’aurions-nous fait?

Sortir d’un tel film demanderait un moment de calme, mais nous avons enchaîné avec celui que je vais juste évoquer maintenant:

The Passenger

Re?sultat de recherche d'images pour "the passenger".jpeg

Un film d’action, un acteur intéressant, Liam Neeson, qui joue le rôle de Michael MacCauley, ancien policier, agent d’assurance qui vient d’être renvoyé par son employeur.

Rentrant chez lui dans son train de banlieue qu’il prend depuis dix ans, il tombe dans un engrenage en acceptant un défi lancé par une mystérieuse passagère du train. S’il prend 25’000 dollars cachés dans les toilettes, cela signifie qu’il l’accepte, et qu’il va devoir chercher un passager parmi des centaines. Il comprend peu à peu que s’il le trouve, ce dernier sera assassiné par une sorte de mafia faite de cadres pourris de la ville de New York.

MacCauley est partagé entre sauver sa famille, enlevée par ladite mafia et trouver le personnage mystérieux qu’il ne veut pas livrer à la mort.

Une enquête intéressante, mais un peu tarabiscotée, qui finit en film catastrophe, assez bien réalisé.

Cela dit, un film où l’on ne s’ennuie pas, mais qui n’apporte rien non plus.

Cela dit, c’est un film d’action, il ne faut pas s’attendre à un apport philosophique d’envergure, bien évidemment.

En résumé, si vous voulez sortir d’un film plein de questionnement et avec le plaisir d’aller voir un film intelligent, c’est plutôt vers 3 Bilboards que vous devez absolument vous diriger.