Le Sony A7R III en concert, au Rock’n Poche 2018

C’est un Rock’n Poche un peu spécial que nous avons vécu cette année.

Musicalement, c’était un tout bon cru, bien meilleur, à mon avis, que celui de l’année passée.

Mais bon, je ne peux pas ne pas mentionner une tristesse certaine puisqu’un festivalier de 30 ans y a trouvé la mort pendant la nuit de vendredi à samedi, suite à l’ingurgitation d’un cocktail d’amphétamines et d’alcool  selon le procureur de la République.

Oui, c’est triste, de se dire qu’un endroit aussi chaleureux peut être le lieu d’un tel drame.

Parlons d’abord rapidement de la musique

Je reviens d’abord sur le côté musical du festival.

Mais juste avant, vous dire que vous pouvez voir une sélection des photos de ce festival dans cette galerie.

Et l’intégralité des images ici.

Les deux galeries peuvent afficher les EXIFs, vous saurez ainsi dans quelles conditions les images ont été prises.

Pour moi, deux soirées très différentes, avec vendredi, des artistes tant sur la scène régionale que sur la grande scène tout à fait passionnants, avec un son qui tenait bien la route, à savoir qu’on entendait bien ce que les musiciens jouaient.

Ce qui est un minimum syndical, je le sais bien, mais qui n’est souvent pas respecté dans les concerts, en particulier en plein-air.

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Un des groupes intéressants de la scène régionale, Radio Kaizman. Ici, la chanteuse-flûtiste, 12’000 ISOs,  400e, f4, 100 mm
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Toujours Radio Kaizman, ici à vingt mille ISOs

Je vous laisse regarder le programme, vous connaissez certainement certains d’entre eux.

Samedi soir par contre, la scène régionale était bien moins intéressante et en tout cas moins à mon goût.

Sur la grande scène, retour des basses saturées qui écrasent tout, notamment dans Chinese Man et Jahneration.

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Chinese Man, de loin, se partage mon capteur avec le stand de vente de veaux (pas d’argent sur le festival, on achète avec des veaux).

Cela dit, je suis parti à la fin du concert de ce dernier, qui d’ailleurs clôturait le festival, et j’ai pris le chemin de ma voiture, à 400 mètres et en position bien surélevée par rapport à la scène. Et là, miracle, le son était très bon.

Mesdames Messieurs les ingénieur(e)s du son, je vous dis un truc qui vous rendra peut-être service: le public est juste devant pas la scène, pas là où j’étais! Ne sonorisez pas pour des gens à 400 mètres, mais pour ceux qui sont là, devant vous!

Nos tympans, malgré les tampons auriculaires, ne s’en porteront que mieux.

Cela dit, moi, ce qui me dépasse, c’est qu’une bonne partie du public s’en fout, et ne semble n’avoir qu’une idée en tête, s’éclater la tête avec des boums, même si ce n’est plus de la musique.

Dommage.

Je n’oublierai tout de même pas de mentionner deux groupes assez exceptionnels ce samedi soir: Tshegue d’abord, incroyablement rythmique et lancinant, avec un très bon son. Certes, c’est une musique un peu répétitive, mais sur 50 minutes, c’est vraiment prenant.

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La chanteuse de Tshegue

Et puis un groupe juste dingo, Gogol Bordello.

Alors ça, c’est un chanteur complètement frappadingue. De la très bonne musique, et surtout une énergie sur scène complètement incroyable.

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Gogol Bordello

Si vous allez les voir, évitez les tee-shirts blancs ou prenez une réserve de sel avec vous: le gars fait valser les bouteilles de rouge et arrose tout  le public avec elles.

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Gogol Bordelo, enfin… son vin, 6400 ISOs, 200 mm, f3.2 au 400e de seconde

Je dois dire que je suis assez content d’être passé entre les gouttes, et mon Sony A7R III a bien eu peur lui aussi.

Mais les deux, nous nous sommes tenus un peu à distance de ce qui sortait de la bouteille, et n’avons pas été touchés.

Ouf.

Et le Sony A7R III alors?

Tout à fait étonnant.

Je l’ai déjà écrit plus haut, mais comme tout le monde ne lit pas tout, je le répète ici: vous pouvez voir une sélection des photos de ce festival dans cette galerie.

Et l’intégralité des images ici.

Les deux galeries peuvent afficher les EXIFs, vous saurez ainsi dans quelles conditions les images ont été prises.

D’abord, après quelques tests qui m’ont révélé ce que je savais déjà, à savoir que l’appareil était incroyable en hauts ISOs, j’ai décidé:

  • de ne travailler qu’avec le 70-200 f2.8;
  • de passer en mode manuel, vitesse entre le 350e et le 400e de seconde, ouverture entre f3.2 et f4 pour avoir un poil de profondeur de champ;
  • de laisser les ISOs en mode Auto, ce qui fait que c’est eux qui compensaient les écarts de luminosité;
  • de laisser la plupart du temps (pas toujours) l’appareil en mode autofocus continu et détection automatique du collimateur;
  • calcul de la lumière couplé au collimateur autofocus choisi.

Ainsi, l’appareil a été la plupart du temps capable de reconnaître le visage de l’artiste que je photographiais, en le suivant dans ses mouvements.

Sur la scène régionale, j’ai dû passer en spot multiple ou autofocus centré (avec décalage du champ à la prise de vue, bien sûr avec calage du calcul de la lumière sur le blocage de l’autofocus) parce que la lumière vient presque toujours de derrière et est insuffisante pour une bonne reconnaissance du visage.

Oh, je ne dis pas qu’il n’est jamais arrivé que le focus se fasse sur le micro, mais dans la plupart des cas, l’appareil s’en sortait très bien.

Et ce qui est dingue, c’est qu’il n’y a plus besoin de recadrer après avoir fait le focus, ce qui implique que l’artiste n’a pas bougé au moment où l’on déclenche.

Et puis, je l’ai remarqué en postproduction: j’ai beaucoup moins recadré dans Lightroom.

 

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Ici, une image plein-cadre à 8’000 ISOs (Chanteur de Mat Bastard)

 

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Et un détail à 100% de l’image précédente

Oui, pour moi, une autre manière de photographier.

En postproduction, le gros de la correction a été d’enlever quelque peu le voile dû à ces fichus fumigènes que l’on envoie pendant des heures sur scène, certes, fort jolis pour que l’on voie les faisceaux des projecteurs, mais qui enlèvent un certain piqué à l’image.

Pour le reste, c’est tellement incroyable: pratiquement aucune haute lumière à reprendre, pratiquement pas d’erreur de calcul de la lumière.

Et des photos nettes, comme je les désirais.

Le bruit en hauts ISOs? À partir de 25’000, certes, il est présent, mais il n’est pas gênant.

À 52’000 ISOs, pratiquement dans la nuit, il est bien là, mais il a joute même de la vie à l’image, et en bon éclairage, les images sont tout à fait exploitables.

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Cette image a été prise pratiquement dans la nuit, je voyais moins bien que l’appareil… à cinquante-deux mille ISOs, traitée par DxO PhotoLab en mode Prime.

Le A7R III m’a prouvé sa belle dynamique (je le savais déjà puisque le A7R II était déjà génial dans le domaine), la qualité époustouflante de son capteur.

J’ajouterai que le viseur électronique est, dans les conditions de concert, carrément un plus par rapport au viseur optique puisque l’on voit vraiment l’image telle qu’elle apparaîtra sur l’ordinateur, avec moult détails dus à la haute résolution du nouveau viseur.

Enfin, le premier soir, j’ai pris 780 photos avec une charge complète de batterie et 4% de la suivante. Il me restait donc 96% dans la deuxième batterie. Appareil la plupart du temps allumé depuis 18:30 jusqu’à 1:00 du matin.

Le deuxième soir, je n’ai pris que 400 images environ, et il me restait 49% dans las première batterie et bien sûr 100% dans la suivante.

Bref, ce Sony A7R III et du bien bel ouvrage qui m’a réjouit pendant ces deux jours avec la photo de spectacle.

Et oui, je sais, je me répète, mais vous pouvez voir une sélection des photos de ce festival dans cette galerie.

Et l’intégralité des images ici.

Les deux galeries peuvent afficher les EXIFs, vous saurez ainsi dans quelles conditions les images ont été prises.

Par contre, je n’ai pas autorisé les téléchargements.