Test du Sony A7R III: vous avez dit un must?

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Je crois bien que je les ai toutes eues, les déclinaisons du A7.

Sauf les versions S, dédiées plus spécifiquement à la vidéo.

À chaque fois, j’ai vu à quel point Sony était un peu plus en passe de chambouler le marché de la photographie.

Pour parvenir à une certaine maturité, avec les modèles A III, et AR III.

Et bien sûr avec le tout haut de gamme A9, dédié à la photo sportive.

C’est justement cet A9 qui a fait progresser Sony de manière drastique sur les quelques points que l’on pouvait lui reprocher, à savoir, autofocus perfectible, autonomie faible et viseur un peu jeune et gamme d’objectifs trop juste.

Cet appareil a tout corrigé, tout du moins en grande partie, ses petits frères A7 III, testé  tout récemment ici et A7R III, qui lui fait l’objet du présent article, ont vu retomber sur eux tous les progrès effectués dans le haut de gamme.

Et pour la gamme d’objectifs? Le temps a fait son œuvre puisque si l’on fait l’abstraction de très grandes focales ou d’objectifs un peu particuliers, notamment à décentrement (et en ce cas, des bagues d’adaptation existent, voir l’article consacré à la bague MC11 de Sigma), avec l’arrivée de magnifiques objectifs Sony de type G ou mieux encore, de type GM (pour G Master), celle des objectifs Sigma, Tamron, en plus des Zeiss et des Samyang, il n’y a plus rien à redire.

Certes, les objectifs Sony GM ( sont onéreux, mais ils sont de très grande qualité, et force est d’admettre que la concurrence a elle aussi monté ses prix.

Et Mesdames et Messieurs, cet appareil, c’est tout de même quelque chose.

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Petit avertissement, pour ce test, j’ai essayé d’éviter les photos d’usine tant que possible, et de photographier Monsieur le A7R III dans la nature qui, comme vous le constaterez, a soif.

Je n’allais tout de même pas arroser mon gazon pendant des semaines pour avoir un bon fond vert, ou bien?

Même grillé, le gazon (enfin, l’herbe qui tient lieu de) repart sans problème en automne et au printemps, inutile de gaspiller des m3 d’eau pour une zone écologiquement si pauvre (oui, oui, on pense semer une prairie fleurie, on a déjà commencé dans les bords).

L’ergonomie

Je me permets de revenir encore une fois avec mes petits comparatifs qui montrent bien que dès que l’on veut profiter d’objectifs lumineux, on n’achète pas un Sony série A pour sa légèreté, même si le boîtier reste moins lourd que la concurrence.

Je reviens donc avec mes chiffres, mis à jour pour le A7 R III qui pèse 7 grammes de plus que le A7 III. Ce n’est pas tellement lourd, 20 millions de pixels en plus! 🙂

Et attention: le poids de l’objectif est compté sans le grip vertical qui équipe mon appareil qui illustre les photos de l’article.


Comparaison avec les boîtiers avec leur batterie Sony A7R III (657 g) et Canon EOS 5 Mark IV (880 g)

Commençons par le 50 mm f1.4

Sony Canon
Poids 778 g 290 g
Poids avec boîtier 1435 g 1170 g
Encombrement 108-83 mm 77-50.5 mm

Vainqueur poids: Canon 265 grammes plus léger

Continuons avec le 24-70 f2.8

Sony Canon
Poids 886 g 805 g
Poids avec boîtier 1543 g 1680 g
Encombrement 136-87 mm 113-88.5 mm
Diamère objectif 82 mm 82 mm

Vainqueur poids: Sony 142 grammes plus léger

Terminons avec le 70-200 f2.8

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Sony Canon
Poids 1480 g* 1473 g*
Poids avec boîtier 2137 g 2270 g
Encombrement 200-88 mm 199-88.8 mm
Diamère objectif 72 mm 77 mm

Les deux objectifs sont pesés sans leur collier de serrage

Vainqueur poids: Sony 133 grammes plus léger


Le boîtier tient parfaitement en mains, mieux qu’avant puisqu’il s’épaissit d’environ 14 mm par rapport à la version 2. Et ces 14 mm font une sacrée différence, surtout avec les gros objectifs.

Dimensions du A7R II: 126,9 x 95,7 x 60,3 mm

Dimensions du A7R III: environ 126,9 x 95,6 x 73,7 mm pour 657 grammes

Cela dit, j’ai équipé le mien d’un booster, qui le rend encore plus confortable, ne serait-ce que parce que tous les boutons et le déclencheur sont répétés pour la vue en cadrage portrait.

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Tout comme le A3, le A7R III est tropicalisé, très bien fini, beaucoup plus angulaire qu’un Canon, voire même qu’un Nikon. Je lui reproche, comme son petit frère juste 3 petits clapets pour boucher les connectiques (dont une USB 3.1de type C, eh oui) qui font un peu bon marché.

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Comme vous le constatez, l’USB 3.1 est de la partie, ce qui fait que l’appareil peut communiquer ET être rechargé par cette connectique.

Mais attention, roulement de tambours, Mesdames Messieurs, le A7R III, contrairement à son petit frère, le A7 III, est fourni avec un chargeur!

Comment ça, c’est la moindre des choses? Pas pour Sony en tout cas qui, même avec des boîtiers à 2500 francs comme le AIII, semble penser que ce n’est pas nécessaire.

Mais là, il y est, et c’est une très bonne chose.

De l’autre côté de l’appareil, vous trouvez deux cartes compatibles SD.

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  • Port 1: Emplacement pour carte mémoire SD (compatible UHS-I/II),
  • Port 2: emplacements multiples pour carte mémoire Memory Stick Duo/SD (compatible UHS-I)

J’aurais préféré deux ports UHS 2, mais Sony a voulu maintenir la compatibilité sur l’un de ses ports avec son Memory Stick… Un peu dommage, qui les utilise encore (ou ne les a jamais utilisés)?

Les menus (repris et mis à jour à partir du test du A III puisque ce sont les mêmes, à 99 %)

Beaucoup reprochent l’ergonomie des appareils Sony, trouvant Canon bien plus clair.

Moi, franchement, après un passage assez long chez Canon, je n’en suis vraiment pas sûr.

Certes, chez Sony, il y a 36 pages d’options (chaque page en contenant la plupart du temps 6), ce qui ne simplifie pas les choses.

Mais chez Canon, ce n’est pas beaucoup plus facile, c’est en fait une question d’habitude.

Et le nombre d’options du Sony fait que, forcément, il y a plus de pages.

Il est vrai que trouver l’option de mise au point silencieuse (sans le bip) par exemple implique de naviguer dans les pages et d’être bien concentré pour la trouver, mais il est possible de la placer ensuite dans un menu personnalisé, ce que je n’ai pas manqué de faire.

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Notons que ce serait sympa de pouvoir ajouter une commande depuis cette dernière plutôt qu’avoir à la rechercher depuis l’endroit dans le menu personnalisé où on veut l’installer.

Et puis, le menu Fonctions (Fn) vous donne accès à 12 réglages immédiatement accessibles, ce qui rend l’utilisation du boîtier finalement assez simple. 12 réglages que vous pouvez choisir également parmi beaucoup d’autres, comme il se doit chez Sony.

Les boutons

Les nouveaux boîtiers Sony sont incroyablement personnalisables: 14 endroits cliquables hors écran sont peuvent se voir affecter des fonctions de votre choix, rien de moins.

Vous disposez de 4 boutons C1 à C4 qui peuvent recevoir à peu près autant de fonctions parmi celles disponibles pour l’appareil.

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C’est l’herbe qui se reflète sur l’écran, il n’est pas sale. Notez que j’ai posé l’excellent film de protection d’écran vendu par Sony. Facile à poser, très efficace, et qui ne perturbe pas le travail, même en matière de tactile.

 

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Réglage chez moi:

  • C1: Mode mesure de la lumière
  • C2: Zone de mise au point
  • C3: Mode de mise au point
  • C4: Écran tactile ou pas.

Les 4 points cardinaux de la molette de commande arrière peuvent également être personnalisés. J’ai laissé l’est au réglage des ISOs, et l’ouest à mode d’entraînement.

Le bouton central de ladite molette est dédié par défaut à l’autofocus sur les yeux, je l’ai laissé tel quel, il est parfaitement atteignable ainsi.

Le bouton AEL, verrouillage AF et j’en passe sont également éligibles pour recevoir une fonction que vous choisirez au besoin.

Même les fonctions affichées par la touche Fn sont personnalisables, et ce depuis le premier Sony A7.

Alors comme toujours, c’est une affaire de goûts.

Cette personnalisation des boutons fait que chacun d’entre eux a UNE fonction quand nous sommes en mode prise de vue, ce qui pour moi est juste idéal, et nettement préférable aux deux fonctions par bouton d’un système Canon.

Attention: je ne prétends pas que le système Canon est moins bon, je dis simplement que ceux qui trouvent à redire à l’ergonomie Sony parce qu’ils préfèrent celle de leur Nikon ou Canon ont le droit de le faire, mais que certains y trouvent plus leurs petits chez Sony, et c’est mon cas.

Un joystick est disponible désormais, et j’oserais écrire ENFIN! Ce dernier travaille avec les diagonales et permet de sélectionner le point autofocus très rapidement.

N’oublions pas qu’il est possible d’utiliser l’écran tactile comme un trackpad en prise de vue, mais même si je trouve cela intuitif et encore plus rapide.

En conclusion de la partie ergonomie, je dirais que je m’y retrouve parfaitement avec celle que nous offre Sony. Certes, si quelqu’un a une idée pour mieux classer ou carrément pour trouver un autre système pour promener dans toutes ces commandes, il est bienvenu.

Moi, j’ai déjà une idée: mais mettez-moi l’écran tactile actif sur ces menus, qu’on puisse cliquer dessus. Ce ne sera pas le Graal, mais ce sera déjà ça.

Les molettes

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Une molette sous l’index, une molette sous le pouce, une autre à l’arrière du boîtier, la molette de commande cliquable, le joystick, une molette de correction d’exposition (non verrouillable, on peut trouver cela dommage, il peut arriver qu’on la dérègle en la sortant du boîtier, mais vous le savez tout de suite puisque vous avez un viseur électronique qui vous montre l’image que vous allez obtenir), la molette des programmes, tout y est, Sony est au niveau de Canon et Nikon dans ce domaine.

Le viseur

Bon. Je dois bien l’admettre, je suis un peu gêné à propos de ce viseur.

Simplement parce qu’après un  court essai lors de la sortie du A9, il m’avait semblé qu’il ne progressait pas beaucoup par rapport au A7R III.

J’ai même été assez méchant avec ce nouveau viseur bien plus défini de 3.69 Mp contre 2.35 MP sur le A7 III.

Cette fois, j’ai eu le temps et surtout la possibilité de comparer ces deux viseurs, pendant le temps que je voulais.

Clairement, le viseur de l’A7R III est meilleur que celui du A7 III ou du A7R II (c’est le même viseur pour ces deux derniers appareils), cela se voit clairement quand on passe de l’un à l’autre.

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Je l’ai réglé sur -2 dans la tonalité, pour l’avoir un peu plus chaud, le mode neutre étant toujours trop froid.

Alors c’est vrai, le viseur d’un bon reflex, comme le 5D Mark IV ou celui du Nikon 850D sont encore supérieurs dans certaines situations.

C’est vrai également que ces viseurs doivent et vont encore progresser.

Mais tout au long des photos que j’ai prises depuis que j’ai acheté l’appareil, dans des moments et situations très différents, je dois dire que je n’ai pas ressenti cette gêne de ne pas voir certaines lumières.

Je n’ai pas l’impression d’être frustré au moment de la prise de vue, les lumières rasantes du soir passent bien dans ce viseur.

Oh, certes, moins bien que dans un viseur optique, mais on s’en approche vraiment.

Notez que ce viseur peut afficher les images à 60 ou 120 IPS

A priori, on se dit que qui peut le plus peut le moins, qu’il faut choisir les 120 IPS.

Ce serait pourtant une erreur, puisque dans ce cas, la définition diminue. De combien? Sony n’est pas prolixe dans le domaine, il nous le signale juste dans le mode d’emploi.

Donc, après avoir comparé longuement, pour moi, ce sera définition maximale et donc 60 IPS.

Au fait, pour votre information, la commande qui permet de choisir cette vitesse est Vit. défil. viseur, qui se trouve dans l’onglet prise de vue 2, page 6, avec les choix Standard ou Elevé.

Et puis, je précise aussi que l’agrandissement est de 0,78x, ce qui en fait l’un des plus grands viseurs sur le marché, agrandissement qui profite bien évidemment de sa meilleure définition.

Cette meilleure définition prend toute sa saveur lorsqu’on passe en mise au point manuelle, et que la loupe vient à votre aide. Avoir plus de pixels est un plaisir qui rend la mise au point manuelle avec un viseur électronique tout à fait agréable.

J’ajouterai que si, dans certaines occasions, le viseur optique est encore meilleur, ce que j’ai déjà mentionné plus haut, le viseur numérique peut être supérieur dans certaines situations qu’un viseur optique.

Bref, ce viseur est très loin d’être mauvais. Il est en tout cas largement supérieur aux viseurs de type APS-C d’entrée de gamme.

L’écran tactile, comme un trackpad

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L’écran est meilleur que celui du A7 III:  sa diagonale est de 7,5 cm, TFT (type 3.0) et bénéficie de  1’440’000 points (922 000 points pour le A7 III).

Sony s’est enfin mis à l’écran tactile avec ses derniers boîtiers.

Il était temps.

Mais… misère: il est utile pour la mise au point, nous verrons comment plus bas, mais aucunement pour la visualisation des images ou pour la navigation dans les menus.

Espérons que quand leur logiciel sera prêt, on pourra profiter d’une mise à jour et utiliser pleinement les avantages du tactile.

Il n’y a aucune raison que les utilisateurs Sony ne puissent en profiter, maintenant.

L’écran quant à lui est fidèle au système Sony: il est inclinable verticalement uniquement –jusqu’à 107° vers le haut et 41° vers le bas–, ce qui est a priori moins complet qu’un système à la Canon avec rotule qui permet également de prendre des vues en mode portrait, mais qui est souvent difficile à déployer.

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Finalement, à l’usage, je préfère le système Sony, plus simple.

Il est tactile, comme nous l’avons vu, mais seulement lors de la prise de vue, pour mettre le point focus là où il faut.

Soit lorsqu’on vise à l’écran soit comme une sorte de trackpad lorsqu’on vise avec le viseur, ce qui est assez génial, mais il faut en ce cas faire prendre garde de choisir l’option qui limite l’action du trackpad à la moitié droite de l’écran, ce qui suffit amplement.

Pourquoi donc me direz-vous? Simplement pour éviter que le nez qui s’écrase sur la partie gauche de l’écran soit pris pour un doigt.

Et puis, dans ce cas, vous choisirez la valeur relative et non pas absolue pour que le déplacement du curseur soit plus intuitif.

À noter que vous pouvez utiliser également la moitié gauche, ou basse de l’écran comme Trackpad, si vous êtes physiquement moins harmonieux que moi, cela dit en toute modestie, bien sûr.

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Comme je l’ai déjà écrit plus haut également, le tactile n’est pas (encore?) de la partie dans la visualisation de l’image (pas de zoom en écartant les doigts ni de déplacement dans l’image), et  pas non plus dans la navigation dans les menus.

L’autofocus

L’autofocus du A7R III est moins performant que celui du AIII, moins performant que celui de son petit frère, donc.

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68 % du cadre couvert par les capteurs sur le A7R III, 93 % sur le A7 III (et donc sur le A9 puisque le A7 III reprend en intégralité son système).

Vous voyez à gauche sur le capteur du A7R III les 399 points pour la corrélation de phase en vert et 425 points pour la détection de contraste en bleu qui travaillent conjointement, avec une extrême rapidité et une très grande précision directement sur le capteur, ce qui supprime complètement les problèmes de front/back focus que l’on peut trouver sur les reflex standards qui dédient la fonction d’autofocus à un capteur dédié.

Cela dit…

Je dis que le système autofocus de A7R III est moins bon que celui du AIII ou du A9, mais… on compare une bête de course avec une autre bête de course, encore meilleure, à savoir même le meilleur autofocus tous appareils confondus.

Mais j’ai lu plusieurs articles, dont ce test de Focus numérique qui compare l’autofocus du 850D de Nikon, pourtant l’un des meilleurs, à celui du A7R III. Et c’est le A7 R III qui gagne!

Regardez la couverture des collimateurs du Nikon 850D:

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Et celle du 5D Mark IV (il faut tenir compte des petits carrés représentant les collimateurs, pas des zones qui les entourent qui sont là pour faire moins peur).

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Et finissons avec la couverture du Canon 6D Mark II:

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Vous voyez où je veux en venir quand on compare à la couverture des Sony?

Les reflex sont ridicules par rapport à un A9 ou un A7 III, mais sont également loin derrière le A7R III!

De plus, il est efficace même en basse lumière, jusqu’à -3 EV.

Mais dans la vraie vie, tout ça, ça donne quoi, niveau autofocus?

J’ai pu prendre des photos avec le A7R III lors de l’ultra trail Verbier Grand-St Bernard.

L’appareil accroche les coureurs et ne les lâche plus, c’est assez impressionnant.

Il faut bien évidemment être en mode Autofocus Continu. Dans ce cas, le système 4D géré par le nouveau processeur BionZ de Sony fait des merveilles et calcule la vitesse du sujet et prévoit où il sera lorsque le déclenchement sera effectif.

Et ça marche!

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Deux détails 100 % de 2 images prises au 70-200 f2.8 du coureur de la rafale du bas:

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Pas mal, non? Et elles sont absolument toutes comme ça.

Et puis, l’autofocus sur le visage, et même sur l’œil (que l’on ne peut pas choisir) fonctionne à merveille.

Vous pouvez laisser l’automatisme choisir ce qu’il faut mettre au point, ou bien sûr décider vous-même sur quels collimateurs vous désirez mettre le focus.

Pour ce faire, le nouveau joystick fonctionne dans toutes les directions y compris les diagonales, mais vous pouvez également travailler, comme je l’ai écrit plus haut, avec l’écran qui peut s’utiliser comme un trackpad, quand on utilise le viseur .

Donc en résumé, du très haut de gamme, en matière d’autofocus.

La stabilisation d’images intégrée au boîtier

Les fabricants historiques stabilisent les objectifs lorsqu’ils sont des longues focales.

Que n’a-t-on pas entendu Canon ou Nikon nous expliquer qu’en dessous de 100 mm, la stabilisation était inutile!

Etrange d’ailleurs comme ils sont en train de revoir leur manière de penser. Canon a stabilisé par exemple son 85 mm 1.4 (excellent au demeurant). Par contre, le 24-70 f2.8 ne l’est toujours pas. Parions que la prochaine version (s’il y en a une, l’hybride s’annonçant chez eux avec de nouvelles gammes d’objectifs) le sera?

Chez Sony, les objectifs sont la plupart du temps spécialisés, et quand ils ne le sont pas, ce n’est pas grave, puisque le boîtier profite d’une stabilisation 5 axes déjà intégrée dans le A7 II, encore améliorée selon le fabriquant dans le A7R III.

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Ainsi, tous vos objectifs, qu’ils soient Sony, Samyang, Zeiss, ou encore Sigma puisque les nouveaux ART sont en partie disponibles pour la monture Sony, dans les semaines à venir dans leur totalité profiteront de la stabilisation.

Ah! Profiter de Sigma ART non stabilisé avec la stabilisation du boîtier, qui d’autre nous le propose?

Surtout qu’elle est bien efficace, pour autant que ce soit vous qui bougiez, et non pas le sujet, en très basse vitesse, comme le sont d’ailleurs toutes les stabilisations.

Et si l’objectif est stabilisé? Sony profite semble-t-il des deux.

Une image prise au 10e de seconde, sans trépied:

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Et je l’ai toujours dit: je ne suis pas très bon dans le domaine du «tu ne dois pas bouger quand tu déclenches».

Le silence, le vrai (si vous le voulez)

En mode normal, le Sony A7R III n’est pas particulièrement bruyant.

Mais toujours trop, comme la plupart des appareils de photo, dans des conditions particulières telles photo de concert de musique classique ou de théâtre.

Avec le Sony A7R III, vous pouvez photographier de manière totalement silencieuse pour autant que vous activiez la commande ad hoc.

C’est toujours un peu surprenant, parce que l’on  n’entend vraiment rien, mais diantrement efficace.

Je n’ai pas pu voir si le fait d’utiliser ce mode posait des problèmes en situation particulière comme ceux que j’avais rencontrés dans mon test du A7R II au Rock’nPoche et dont j’avais parlé, en août 2015, dans mon test sur cet appareil.

Je compléterai ce passage dès que j’aurai pu m’en rendre compte. En tout cas, en situation normale, je n’ai rencontré aucun problème dans ce mode.

La réactivité de l’appareil

J’ai parlé de l’extraordinaire autofocus du A7R III plus haut.

Oui, il est extrêmement rapide, mais les objectifs ont leur mot à dire également. Le 85 mm f1.4, extraordinaire au demeurant (je pense que je vais lui consacrer un article) peut être moins rapide que les autres en mode spot (aucun problème en mode auto).

Le 24-70 f2.8 et le 70-200 f2.8 sont, eux, vraiment très rapides.

En matière de rafales, l’appareil est donné pour 10 images par seconde.

J’ai fait mes tests, sur une carte rapide de type Lexar Professional 2000x, 300Mb/s SD XC II 64 Mb.

En JPEG Extra Fine (42 Mb par image), une rafale donne 88 photos, puis une toutes les secondes. Pour vider le cache, il faut environ 20 secondes, mais on peut reprendre la rafale en cours de route. Vitesse: 8 images par seconde.

En RAW compressé (41 Mb par image): 99 images par rafale, 8 images par seconde.

En RAW non compressé (82 Mb par image):  32 images, 8 images par seconde.

Le format de fichier a donc peu à voir sur la vitesse, mais impacte plus directement le nombre de photos que l’on peut prendre dans une rafale.

Notez que la mise au point est effectuée pendant la rafale. J’imagine qu’en la désactivant, on doit pouvoir monter à dix images par seconde, je dois confesser que je n’ai pas essayé ce mode.

Une qualité d’image superlative

Bon, je l’admets, j’apprécie le rendu Sony, tout comme celui de Canon d’ailleurs qui fait très très fort dans le domaine.

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Une image plein-cadre
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Et un détail 1:1

J’apprécie la balance des blancs, l’une des plus justes qui soit, merci le savoir-faire Minolta!

Et que dire de cette dynamique à couper le souffle?

Voyez les tests DxOMark:

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14.7 Evs: je vous assure que ce n’est pas qu’une donnée, c’est impressionnant dans la réalité.

Et alors que le A7R II était déjà bon, la version III améliore encore le score!

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Le D850 de Nikon est encore un tout petit poil meilleur, mais en moyenne, les deux sont à égalité parfaite.

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Je sais que certains prétendent que la dynamique n’est rien. Étonnamment, ce sont souvent des gens qui viennent de Canon, parce que cette marque n’est pas très très forte dans le domaine, je parle en particulier de mon ancien 5D Mark IV qui souffre incroyablement de la comparaison avec les Sony en général.

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Une image plein-cadre (sans correction) 24-70 Sony à 70 mm, f2.8
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Un détail 1:1 de l’image précédente, toujours sans correction

Ce qui est tout de même étonnant avec les chiffres DxOMark, c’est que le 5D Mark IV est donné un peu moins bon que la version précédente du Sony, à savoir le Sony A7R II, mais qu’en réalité, sur le terrain, la différence était marquante.

Bien sûr que l’on peut prendre des photos merveilleuses avec un capteur doté d’une dynamique médiocre, la technique n’est pas tout, le talent est plus important.

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Image plein cadre f2.8, 24-70 Sony à 70 mm

 

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Détail 1:1 de l’image précédente

Les objectifs comptent aussi, mais à talent égal, objectifs haut de gamme des deux côtés, vous ferez de meilleures photos avec un capteur à la dynamique élevée qu’avec un capteur médiocre sur ce point.

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Sony 24-70 f2.8 à f4, 1/100, à 70 mm

 

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Détail 1.1 de la photo précédente

Et ça tombe bien, puisque voyez-vous, Sony est largement devant tout le monde, sauf Nikon puisque c’est Sony qui lui fournit les capteurs.

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Et le A7R III avec son capteur BSI à savoir rétroéclairé est une petite merveille.

Je l’admets, j’ai trois objectifs GM, à savoir le tout haut de gamme de Sony (24-70 f2.8, 85 f1.4 et 70-200 f2.8).

Mais quel bonheur d’avoir de la matière tant dans les hautes que dans les basses lumières.

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La haute définition permet de recadrer sans se faire de souci. Et cela dit, le viseur électronique a été juste parfait dans cette situation pourtant normalement difficile pour lui.

 

Voici une photo juste pour le test, sans aucun intérêt autre que de démontrer la belle dynamique de l’appareil (oui, oui, même lorsque je suis en croisière sur un bateau vieille époque de la Compagnie Générale de Navigation sur le Léman, je pense au test, je dirais même que je l’écris pendant ladite croisière):

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Vous avez les réglages de l’image en haut à gauche et à droite. Cette photo doit être regardée sur un portable rétroéclairage à fond: la différence entre l’intérieur de la cabine du bateau (merci Messieurs, merci Madame de n’avoir rien dit lorsque je prenais la photo pour ce test) est énorme, même pour les yeux. Tous les curseurs sont au centre dans Lightroom.

Maintenant, poussons les ombres et regardons:

OK, ce n’est pas naturel, on dirait presque du HDR, mais c’est sans HDR. J’ai juste monté le curseur Ombres à 100 %.

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Et regardons maintenant un détail dans les ombres:

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Vous voyez du bruit dans les ombres, vous? Moi pas. Et je n’ai rien apporté comme correction de ce côté, si ce n’est celle par défaut de Lightroom. Essayez de faire ça avec un Canon 5D Mark IV et vous verrez!

C’est tellement plus facile de reboucher les ombres, plutôt que de les déboucher!

Le peu de bruit dans l’image est exceptionnel lui aussi jusque très haut dans les ISOs: n’ayez pas peur de dépasser 10’000 ISOs si le besoin s’en fait sentir.

Bien évidemment, les images 42 MP en RAW non compressé (85 Mb par fichier) 14 bits sont incroyablement riches en détail.

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J’ai de la peine à comprendre comment Sony peut avoir autant d’avance sur la concurrence depuis 4 ans.

Mais ils font quoi les autres (sauf Nikon, je vous ai expliqué pourquoi juste plus haut)?

Et il vaut quoi, en hauts ISOs?

Prenons une scène, dans la pénombre du coin d’une pièce, ouverture à f9, 31 mm (24-70 f2.8), vitesse 4 secondes, pour donner un ordre d’idée de la lumière qui éclairait la scène.

Appareil sur trépied, bien sûr.

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Je prends à chaque fois la scène complète (que vous ne verrez jamais en taille réelle, mais vous pouvez cliquer sur l’image pour la voir en plus grand) et un détail de la scène, qui lui le sera. Toutes les images sont à f9, de 4 secondes pour 100 ISOs au 250e de seconde à 102’000 ISOs.

Toutes les images sont traitées par Lightroom CC sans réglages, et, comme c’est l’habitude dans ce logiciel, par défaut sans correction de bruit de luminance, ce qui explique que Lightroom laisse apparaître un certain grain, pour préserver les détails. Il va de soi que vous pouvez modifier ce réglage dans le logiciel.

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Alors, allons-y…

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100 ISOs

 

 

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Détail 1:1 100 ISOs

 

 

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800 ISOs

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Détail 1:1 800 ISOs

 

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1’600 ISOs

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Détail 1:1 1’600 ISOs

 

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3’200 ISOs

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Détail 1:1 3’200 ISOs

 

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6’400 ISOs

 

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Détail 1:1 6’400 ISOs

 

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12’800 ISOs

 

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Détail 1:1 12’800 ISOs

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25’600 ISOs

 

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Détail 1:1 25’600 ISOs

 

 

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32’000 ISOs (attention, pas 3’200 hein, 32 mille!)

 

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Détail 1:1 32’000 ISOs

 

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51’200 ISOs
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Détail 1:1 52’000 ISOs
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64’000 ISOs (soixante-quatre mille)
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Détail 1:1 64’000 ISOs

 

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80’000 ISOs (huitante mille, comprenne qui peut)
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Détail 1:1 80’000 ISOs
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102’000 ISOs (cent deux mille)

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Détail 1:1 102’000 ISOs

Comme vous le constatez, le capteur, malgré le grand nombre de pixels, est de haute tenue. Merci le rétroéclairage du capteur!

Et puis, en plus, il faut savoir qu’en taille normale, le fait qu’il y ait beaucoup de pixels limite la perception du bruit lorsqu’on regarde une image.

Personne ne regarde jamais une image à 100 % comme je le fais ici!

Et avec DxO PhotoLab?

Ah, et pendant qu’on y est, regardons ce que fait DxO PhotoLab, en mode Prime avec quelques-unes des mêmes.

Commençons par la photo à 64’000 ISOs:

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C’est la photo à 64’000 ISOs (soixante-quatre mille). Cliquez pour agrandir et encore une fois pour voir en grand, mais pas en taille réelle.
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Détail 1:1 64’000 ISOs (soixante-quatre mille) par DxO PhotoLab

 

Passons à la photo à 102’000 ISOs:

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102’000 ISOs (cent deux mille) par DxO PhotoLab
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Détail 1:1 de l’image à 102’000 ISOs par DXO PhotoLab

Bon.

Encore une petite démonstration cette fois à 25’000 ISOs, toujours avec DxO PhotoLab:

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25’000 (vingt-cinq mille ISOs) par DxO PhotoLab
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Détail 1:1 de 25’000 ISOs par DxO PhotoLab

Impressionnant vous ne trouvez pas?

Vous en voulez encore plus? Le mode Pixel Shift (ou Prise de vue multiple par décalage de pixel) peut vous être utile.

Pour améliorer encore un peu plus la qualité de certaines images, Sony propose le mode Pixel Shift ou Prise de vue multiple par décalage de pixel.

Le principe est assez simple: puisque le capteur sait «?bouger?» lorsqu’il s’agit de stabiliser l’image, il peut le faire (comme le propose Pentax depuis un moment) pour améliorer la qualité de l’image en décalant 4 fois d’un pixel toutes les 0.5 seconde (ou plus pour laisser le temps à un flash par exemple de se recharger) pour nous permettre de bénéficier de toutes les informations colorimétriques sans faire ce que font tous les appareils numériques, à savoir de l’interpolation.

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Le principe est bien expliqué ici:

Cela dit, vous n’emploierez pas cette technique tous les jours puisqu’il faut:

  • placer l’appareil de photo sur un trépied;
  • viser un sujet absolument immobile;
  • avoir des disques durs bien solides: chaque image ARQ combinée pèse tout de même la bagatelle de 341 Mb!

Typiquement, Pixel Shift sera utile pour les photographies d’architecture, de paysage (sans vent) ou de tout objet statique.

Et puis, vous pourrez prendre la photo soit depuis l’ordinateur relié par un câble USB à l’aide de l’application Remote (un des trois logiciels de la suite Sony avec Edit et Viewer), soit directement depuis l’appareil directement, mais ce dernier ne pourra pas combiner les images en interne.

Vous devrez passer par Viewer qui combinera vos images.

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Il en sortir un format .ARQ qui est un RAW, ou un JPEG ou encore un TIFF.

Le résultat? Une amélioration, certes, mais bien visible seulement en mode loupe.

Et puis, que c’est dur de vous montrer cela, alors que les programmes de capture compressent les images. C’est un peu comme quand on vous montre à la télévision une publicité pour un sublime écran OLED… sur votre vieux téléviseur même pas Full HD, si vous voyez ce que je veux dire.

Voici une photo complète de départ.

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Un extrait maintenant à gauche photo standard, à droite, photo combinée:

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Ah, vous devrez cliquer pour ouvrir l’image dans une autre fenêtre, puis cliquer encore pour agrandir.

C’est encore plus croustillant à droite, photo ARQ combinée qu’à gauche photo standard, déjà excellente, il faut bien l’avouer.

Et maintenant avec une pendule neuchâteloise:

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Vous remarquerez que Lightroom ouvre bien les fichiers .ARQ, mais importe dans le même temps d’autres fichiers qui doivent accompagner le bundle.

Et maintenant, un extrait de la pendule.

À gauche, le format ARW, à droite, le ARQ combiné.

 

ARQ.jpeg
Cliquez sur l’image une première fois, puis cliquez encore dans la fenêtre qui apparaît pour afficher la taille réelle.

Encore un exemple avec cette vieille râpe:

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À gauche, l’image standard, à droite, l’image combinée Pixel Shift.

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Cliquez sur l’image pour l’agrandir, puis encore une fois pour voir en taille réelle.

Il y a plus de détails à droite, notamment dans les marques sur le fer blanc.

Voilà!

À vous de savoir si vous allez avoir usage ou non de cette fonctionnalité, pour moi c’est clair, ce ne sera pas souvent, parce que les sujets listés plus haut qui conviennent à ce Pixel Shift ne sont pas mes sujets de prédilection et parce que les images de base sont déjà tellement extraordinaires que je vais largement m’en contenter.

Et puis, les différences sont visibles à 100 %, ou alors s’il faut imprimer l’image en très haute qualité, mais verrez-vous vraiment la différence dans la vraie vie?

L’autonomie

L’autonomie était le plus grand point faible des anciens A7.

Avec l’arrivée du A9 et du A7R III et de la nouvelle batterie NP-FZ100, l’amélioration est impressionnante, et c’est encore mieux avec le dernier A7 III donné pour 610 images.

Le A7R III est lui donné pour 530 images, ce qui est déjà pratiquement le double de la version précédente.

Sans compter que j’ai pu, en ce qui me concerne, largement dépasser cette limite..

Vous me direz que c’est bien normal puisque j’ai rajouté la poignée verticale VG-C3EM qui double l’autonomie et surtout rappelle tous les réglages en photo de portrait.

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Sauf que je ne suis pas complètement naïf, et que j’ai fait mes tests sachant que le A7R III ne décharge que la première batterie, puis la seconde.

Pratique pour recharger, pour être sûr, on ne recharge que celle qui est déchargée, contrairement à d’autres appareils qui pompent sur les deux batteries en même temps.

Pratique aussi pour le test, puisque j’ai pu prendre largement plus de 700 photos avec une seule charge, et encore, en affichant plus souvent qu’à son tour les menus dans mes recherches pour le test.

Et je ne parle pas des tests que j’ai faits avec les rafales, avec lesquels vous prenez 500 photos utilisant à peine 5 % de la batterie, et encore…

On n’est pas encore au niveau des gros reflex, mais même sans poignée verticale, vous tiendrez longtemps avec une batterie, avec, pour plus de tranquillité si vous le désirez, une batterie chargée dans le sac.

La rapidité dans la mise en route

J’ai passablement critiqué les premiers Sony A7 pour leur lenteur à l’allumage.

C’est bien simple, je n’ai jamais été gêné par un quelconque retard à l’allumage pour le A7R III, ni d’ailleurs pour le A7 III testé ici.

De toute façon, le temps de mettre l’appareil à l’œil, il est disponible.

Pas de GPS… bon, on fera sans

J’appréciais le GPS sur mon Canon.

Sauf quand j’oubliais d’éteindre l’appareil, qu’il se mettait en veille, et que je le retrouvais vide quelques jours plus tard parce que le GPS continuait à bosser, même en mode économique.

Et puis, le GPS des Canon ne fonctionne pas à l’intérieur.

J’utilise avec le Sony une solution géniale, Geotag Photo Pro, en conjonction avec mon iPhone. J’ai testé la chose ici.

Et la vidéo

Je l’ai expliqué dans mon test du AIII, je ne me sens pas capable de tester l’appareil en mode vidéo.

Ce que je sais, c’est qu’au vu du nouvel emplacement  du bouton d’enregistrement, il ne m’est plus jamais arrivé de lancer une vidéo par erreur et que ledit bouton est tout à fait accessible en cas de besoin.

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Le petit bouton rouge pour lancer et arrêter l’enregistrement d’une vidéo

Cela dit, les A7 de Sony sont reconnus pour être tout à fait performants dans ce domaine, et dotés de toutes les fonctions nécessaires.

Je vous laisse regarder les spécifications d’usine:

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Et encore…

Bien évidemment, toutes les options que l’on trouve sur les boîtiers professionnels sont disponibles sur le A7R III.

L’appareil peut être piloté par wi-fi (mais l’application quitte la communication après quelques photos, c’est fatigant), vous pouvez bien évidemment envoyer des images directement sur votre smartphone.

Je vous ai parlé de l’offre des trois logiciels signés Sony dans Imaging Edge (Edit, Viewer et Remote).

Mais en achetant un Sony, vous pouvez télécharger gratuitement une version spéciale et limitée à ces appareils de Capture One (dernière version).

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Vous pouvez aussi upgrader vers la version Pro qui n’est limitée qu’aux appareils Sony, mais profite de toutes les autres options.

En conclusion

Le A7R III est un appareil à la pointe du progrès.

Sony est passé à l’hybride avant tout le monde, technologie qui va, dans les  10 prochaines années, remplacer pratiquement tous les reflex.

Sony est enfin suivi par la concurrence qui arrive ces prochains mois avec des hybrides plein-format.

Mais ce qu’on reprochait à l’époque à Sony sera la souffrance de Canon et Nikon maintenant, à savoir reconstruire une nouvelle gamme d’objectifs natifs pour leurs nouveaux appareils.

Chez Sony, c’est fait, et cela est même encore plus le cas ces dernières semaines avec l’aide de Sigma et de Tamron qui arrive sur le marché avec ses objectifs pour la monture E.

Et la concurrence devra rattraper tout le retard qu’ils ont pris sur le précurseur.

Cet A7R III représente la maturité pour un hybride.

Il reste quoi à améliorer?

Lui permettre de profiter de  l’autofocus du A7 III ou du A9 (je rappelle que ce sont les mêmes)? Oui, mais celui qui équipe le A7R III  est déjà au-dessus du lot,

Un viseur encore mieux défini, oui, encore plus agréable que celui fourni qui est déjà bien meilleur que celui du A7R II.

Pour le reste? Il y aura des améliorations, bien évidemment, avec un processeur BionZ encore plus puissant, comme toujours…

Et puis, il y aura certainement les surprises de Sony, un peu comme on attend les surprises d’Apple.

Mais ça, c’est de l’avenir, il m’intéresse moyennement.

Je sais que j’ai désormais retrouvé depuis quelques semaines un appareil qui me redonne le plaisir de photographier, plaisir que j’avais un peu perdu avec mon Canon 5D Mark IV.

Et ça, voyez-vous, ça me ravit.

Pour toutes ces raisons, cet appareil mérite largement, mais alors vraiment largement,  le label Too Much Bô.

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