Humeur coupante, un plaisir nommé Victorinox

Je ne sais pas si vous vous souvenez, pour les plus anciens, des humeurs barbantes, sur Cuk.ch, qui dissertaient sur les bienfaits de certains rasoirs sur nos peaux si fragiles.

Aujourd’hui, j’ai juste envie de vous parler d’une marque suisse que beaucoup d’entre vous connaissent, même si vous êtes basés très loin de notre doux pays: je veux parler de Victorinox.

Comment? Vous n’avez jamais entendu parler de Victorinox?

Vous vous trompez certainement, à moins que vous n’ayez jamais entendu parler de ce que nous appelons les canifs, à savoir les couteaux suisses.

Jusqu’à il y a quelques années, deux marques suisses se partageaient la fabrication de ces couteaux, Victorinox donc, et Wenger qui a été reprise depuis 2005 par la première.

Depuis toujours, j’ai adoré les couteaux suisses.

J’avais des Wenger et des Victorinox, et force m’est de dire que les mécanismes Victorinox étaient bien supérieurs à ceux de l’entreprise romande (Wenger donc) ne serait-ce que parce que pour sortir une lame d’un canif un peu complexe Victorinox, on ne se pète jamais les ongles, alors que c’est le cas avec mon gros Wenger.

Le voici d’ailleurs: je me souviens de son achat il y a 40 ans, dans la boutique de la place d’armes de Bure, le jour où j’ai terminé mon école de recrues là-bas.

Mon couteau Wenger de 1980 (ou 1981?)

Ce couteau était certes peu pratique, mais il m’a rendu bien des servies pendant des années, tout me bousillant les doigts en m’échinant à sortir ses lames.

Et puis, je suis passé aux couteaux suisses Victorinox, voici d’ailleurs une partie de ce que j’utilise:

Je vous décris tout ça rapidement en reprenant la numérotation de la figure précédente.

1. Le Swiss Tool (et son étui)

Il y en a plusieurs modèles, mais cette faculté d’avoir un maximum d’outils dans la poche et de celle de pourvoir se transformer en pince super solide m’ont toujours sidéré.

On ne la voit pas sur l’image ci-dessus vous vous le voyez en 1 sur la figure générale de mes outils: il y a même une clé à douilles qui permet de l’utiliser comme un vrai tournevis multi-usages.

Et puis, cet outil a une particularité dans notre famille: c’est ce que j’ai offert à mes 4 fils à l’anniversaire de leurs 20 ans.

Et je vais le faire avec ma fille, même si je sais qu’elle n’est pas très chaude pour ce cadeau.

J’ai une anecdote sur cet outil.

Lorsqu’il est sorti, plusieurs quincailleries ont dit “vous ne le vendrez jamais, il n’y a pas de tire-bouchon. Eh bien Victorinox a rectifié le tir d’une manière géniale, vous verrez, c’est à la toute fin du film (notez le tournevis pour les lunettes rangé à l’intérieur du tire-bouchon, si ce n’est pas ingénieux, ça!)

2. La petite pipette d’huile multifonctions pour l’entretien

Rien à dire de particulier, tout simple, utile, pour que les outils puissent s’ouvrir facilement et pour protéger d’une éventuelle corrosion (je n’ai jamais vu une tache de rouille sur mes couteaux depuis toutes ces années. Notez que cette huile est fabriquée en Suisse.

3. Le Cyber TOOL Lite et son étui (à commander à part)

Cet outil m’a été longtemps indispensable puisque c’est une petite merveille pour tous ceux qui, comme moi, ont une responsabilité de parc informatique et doivent intervenir pour bricoler sur des machines.

Voyez plutôt ce qu’il sait faire:

À noter que tous les outils s’ouvrent avec douceur et facilité.

4. Les éplucheurs

Ces éplucheurs ont été des musts pour moi: leur tenue “décalée” facilite l’épluchage des légumes. Et quel tranchant! C’est tellement facile comparé à tous ces éplucheurs qui frottent. Cela dit, depuis, j’ai découvert… enfin, voir plus bas.

5. Petit couteau de cuisine multi-usages

Je n’ai pas trouvé ce couteau sur le site de Victorinox, mais on le trouve partout et ils ne coûtent presque rien.

Attention: le nombre de fois où on s’est coupés au début avec ces petits couteaux a été phénoménal, au point que Mme K les avait cachés pour qu’on ne les utilise plus.

Je les ai ressortis, ils coupent toujours aussi bien (incroyable d’ailleurs) mais soit ils sont un tout petit peu usés, soit nous nous y sommes faits.

Les numéros 6 à 10 sont de nouvelles acquisitions toutes récentes.

6. Les ciseaux universels

Rien à dire de particulier sur ces ciseaux si ce n’est que les prendre en mains vous fait comprendre qu’ils transpirent la qualité.

Nous achetons souvent des ciseaux Ikea lorsque passons dans ce magasin, ils n’ont rien à voir avec ce produit. Bon, ils coûtent aussi moins cher, mais la qualité Victorinox n’est pas hors de prix (ces ciseaux coûtent 13 francs, un poil plus de 10 €).

Belle tenue en mains, et quelle découpe!

7. la petite râpe et 8. le petit éplucheur

Je les mets les deux ensemble parce qu’ils ont le même design (je les trouve carrément beaux, pas vous?) et la même prise en mains, juste parfaite.

Bon, vous n’allez pas râper 1 kg de parmesan avec la râpe, mais dès qu’il s’agit de parsermer ses pâtes à table à partir d’un bloc de fromage, cet ustensile est tout à fait adapté et tellement facile à nettoyer…

L’éplucheur quant à lui passe un niveau de plus par rapport aux deux éplucheurs montrés en (4): la finesse de l’épluchure est juste impressionnante, gage de gaspillage minimum.

Seul défaut: ils sont petits et Mme K m’a déjà expliqué qu’ils risquaient bien de se retrouver au compost avec les épluchures.

Ce serait moche, tu sais, Mme K.

9. L’aiguiseur Victorinox Sharpy

Alors celui-là, il est dingue!

Tout petit, et hyperefficace.

Pourtant, Dieu sait si j’en ai ou j’en ai eu, des aiguiseurs, automatiques, électriques même, ou même de type aiguiseur de boucher.

Le Sharpy m’a remis à jour un couteau vieux de dix ans que j’aiguise régulièrement pourtant, lui rendant un tranchant que je n’avais jamais obtenu auparavant.

Il faut être conscient cependant que le mode d’emploi nous recommande de passer 3 à 4 fois en appuyant assez fort, et 3 à 4 fois plus doucement pour polir. Lorsqu’on appuie fort on voit carrément de la limaille de métal tomber de l’aiguiseur: c’est très efficace, mais j’imagine que ça bouffe vite du couteau.

Cela dit, après une première rectification du couteau mal aiguisé, il n’y a plus besoin d’appuyer fort, il suffit d’entretenir avec des passages plutôt légers.

Enfin, le maître absolu:

10. Couteau Santoku Grand Maître, lame alvéolée

Ce couteau existe en version Classic, mais j’ai choisi la version “Grand Maître”, parce que… parce que j’en avais envie, et puis c’est tout.

Ce sera un couteau qui me suivra toutes les années qui me restent à vivre, en espérant qu’elles soient encore nombreuses.

Avoir le manche en main, je ne saurais décrire ce que ça fait. L’équilibre est tellement juste, la matière du manche (polyoxyméthylène) est tellement soyeuse!

Couper une pomme de terre est une expérience presque incroyable: les tranches ne restent plus collées à la lame, grâce aux alvéoles (ah ces Japonais, ils sont forts au niveau des idées dans la découpe!).

Une pièce magnifique donc que j’utilise au quotidien avec énormément de plaisir.

En conclusion

Bon…

Eh bien voilà un article qui n’est ni dédié à la photographie, ni au Mac, c’est comme ça.

Un article qui me rappelle que la qualité, même si elle est un peu plus onéreuse, ça en vaut la peine.

Cela dit, je le répète: Victorinox ne brade pas son matériel (il ne manquerait plus que ça), mais ne fait pas exploser les prix non plus. Ils restent tout à fait abordables.

Et puis, je ne suis pas sectaire, j’ai des couteaux à steacks Laguiole qui sont fantastiques aussi.

J’aimerais, avant de conclure, parler de la garantie assez fantastique de Victorinox, qui a réparé l’un de mes couteaux suisses qui était âgé de plus de dix ans, gratuitement, avec aiguisage de toutes les lames.

D’ailleurs, voyez plutôt:

Garantie à vie

La garantie de Victorinox AG couvre tout défaut de matériel et de fabrication sans limite dans le temps (sauf pour les pièces électroniques 2 ans). Les dommages résultant d’une usure normale ou d’une utilisation inappropriée de l’objet ne sont pas couverts par la garantie.

Ça compte, ça aussi, voyez-vous.