A propos de la réparation de mon 16 pouces et de la folie sécuritaire d’Apple

Bon, il faut le dire et le redire, le service après-vente Apple, c’est tout de même quelque chose.

Je passe vendredi vers 17 heures à l’Âge du Soft, à Morges, pour montrer mon ordinateur et les taches sur son écran dont je vous ai parlé en début de semaine.

Mardi à midi, on me téléphone pour me dire que mon nouvel écran est disponible, j’amène mon ordinateur, et dans les deux heures, je me trouve avec une dalle parfaitement neuve, mon ordinateur complètement remis à zéro au niveau de la carte mère, de la puce T2 et bien sûr du disque, tous debout au garde à vous prêts à reprendre mes données.

Je précise que c’est moi qui ai demandé cette réinitialisation complète, ceci parce que j’avais énormément de problèmes d’autorisation sur mon Mac, de cela, j’en ai également parlé lundi.

J’ai donc retrouvé une machine toute neuve, prête à être installée comme si je l’avais sortie du carton après l’avoir achetée.

Je précise que juste avant de déposer mon ordinateur à l’atelier, j’avais fait une sauvegarde Time Machine et une autre Carbon Copy Cloner au cas où.

Pas si simple, redémarrer après une restauration à partir de Time Machine

Ce que j’ai constaté, mais je le savais déjà, c’est qu’une bête restauration à partir de Time Machine ou à partir d’un autre Mac, c’est quelque chose de très utile, bien évidemment, puisque ça évite de recommencer une installation, certes, chronophage au possible tout en étant absolument parfaite pour votre nouvelle machine, mais que, purée, elle n’est tout de même pas à portée de n’importe qui.

En fait, ce n’est pas tellement la sauvegarde elle-même qui est compliquée puisqu’il suffit de suivre les instructions qui sont tout à fait à la portée de quelqu’un qui n’est pas réfractaire à l’informatique.

Si la sauvegarde est faite sur un SSD externe, cela se passe en plus relativement vite.

C’est l’après qui est difficile.

Au premier démarrage.

D’abord, tout va bien, on vous redemande votre pays, on vous reconnecte à votre Wi-Fi, à votre identifiant Apple, à votre session.

Et là, ça devient de la folie!

Parce que c’est un feu d’artifice de fenêtres qui s’ouvrent dans tous les sens te demandant d’autoriser l’accès au disque, l’accès à l’écran, l’accès aux autres applications.

Je ne vous mens pas, j’ai eu peut-être une trentaine de fenêtres qui s’ouvraient presque toutes en même temps, avec un doux mélange à la fin qui fait que tu ne sais plus ou tu dois cliquer pour t’en sortir.

Franchement, ça m’était déjà arrivé une fois, mais ça fait peur.

Heureusement que j’étais entraîné ces temps avec ces mêmes fenêtres, mais beaucoup moins, heureusement, qui s’ouvraient à chaque démarrage, comme je vous l’ai expliqué lundi.

Ça, c’était avant la réparation, à chaque démarrage (la même image que je vous ai montrée lundi): imaginez la même chose, mais multiplié par 7 ou 8… lors de la réinstallation du Mac.

Je sais bien que c’est un prix à payer pour certains afin de garantir la sécurité de nos machines, mais franchement, vous croyez vraiment que c’est efficace?

Quand on en est arrivé là, on accepte toutes ces autorisations sans même plus réfléchir!

Trop de sécurité tue peut-être la sécurité.

C’est comme les conditions générales de vente que nous sommes censés lire pour nous sentir protégés: on les accepte sans jamais les lire tellement elles sont insupportables. Ici, nous validons les autorisations de guerre lasse, sans réfléchir.

De toute façon, ça fait longtemps que je ne supporte plus trop cette obsession de la sécurité chez Apple qui finit par gêner le bon fonctionnement des programmes entre eux.

Sans cette obsession par exemple, nous pourrions imaginer utiliser un logiciel comme Antidote pour corriger en direct live nos textes sur un iPad.

Sans cette obsession, certains logiciels, Antidote toujours, mais aussi ProLexis, n’auraient pas à trouver d’autres systèmes, toujours plus compliqués, pour corriger nos courriels ou nos textes.

Mais non, il ne faut surtout pas qu’une application puisse toucher l’autre.

Alors oui, ça permet d’éviter les virus, j’en suis conscient.

Mais déjà, sur Mac, avant que cette folie de l’encapsulage des applications apparaisse, nous étions privilégiés dans ce domaine.

Bon.

Au final, tout ça m’a amené à au moins un progrès sur mon Mac, que j’espère ne pas regretter: j’ai supprimé mon antivirus ClamXav que j’ai testé ici.

Un truc de moins qui tourne en tâche de fond et qui, je l’espère, ne sert à rien.

À la place, je vais passer un petit coup de CleanMyMac testé ici qui repère un certain nombre d’attaques sur mon Mac, mais qui ne tourne pas en tâche de fond pour ce travail.

C’est toujours ça de pris.

Cela étant, mon Mac a retrouvé une nouvelle jeunesse, ne me pose plus de problèmes d’autorisations, mais fait toujours autant de bruit avec ses ventilateurs.

Voilà voilà…

Image de couverture: Gerd Altmann de Pixabay