Et si Lightroom était finalement le moins cher?

Rigolo!

Cet article sort pile-poil un an après celui-ci, dans lequel je parlais pratiquement de la même chose (qui dit que je tourne en rond dans mes réflexions?), et je ne l’ai pas fait exprès, c’est en cherchant son lien sur le web que je m’en suis rendu compte.

Depuis quelques semaines et la sortie du nouveau Lightroom dont j’ai parlé ici, je me pose une question toute bête: et si ce logiciel était le moins cher de tout ce qui est proposé sur le marché professionnel et amateur éclairé, et ceci en dehors évidemment des programmes en open source?

Lightroom Classic est certainement le logiciel de gestion et de retouches de vos photos le plus complet.

Si on lui ajoute un ou deux plug-ins comme DxO Photolab par exemple, ou Luminar, ou encore un ou deux modules de la suite Nik Collection (oui, oui, les trois sont des applications autonomes mais peuvent être utilisées comme des plug-ins pour Lightroom) , voire Photoshop (dans l’offre de base), ou encore Excire pour les mots-clés automatiques, vous êtes aux commandes d’un avion de chasse pour le classement, la gestion des mots-clés, et l’amélioration de vos photos, si possible au format RAW.

Et même sans l’aide de ces plug-ins, vous pilotez un logiciel absolument complet, superbement fini, préparé par des gens qui s’y connaissent un peu, qui ont compris qu’une certaine concurrence ne les plaçait pas au sommet jusqu’à la fin des temps et qu’il fallait ne pas s’endormir.

Alors pourquoi beaucoup d’utilisateurs (remplacé par des dizaines de milliers d’autres) ont quitté de bateau ces dernières années?

Tout simplement parce qu’Adobe est passé à l’abonnement, il a été l’un des premiers à le faire, et que ça a fait scandale.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et beaucoup d’éditeurs ont fait le pas de l’abonnement pour modèle de vente de leurs logiciels, ce qui continue d’ailleurs d’agacer un certain nombre d’utilisateurs à chaque fois que l’un d’eux annonce y venir.

Adobe est un peu moins vu comme le grand méchant, mais pour certains, le mal est fait, ils ne veulent plus entendre parler de l’entreprise.

Comme je l’ai écrit plus haut j’avais parlé de tout cela dans cet article.

Ces dernières années, j’ai fait le tour de toutes les boutiques.

J’utilise Lightroom dans lequel j’ai intégré, via le moteur de plug-ins, DxO Photolab, Nik Collection (en particulier Nik Silver Effect), FilmPack, ViewPoint et Excire.

Mais j’ai aussi acheté les licences pour Luminar, ON1 et CaptureOne que je renouvelle normalement chaque année.

Si j’ai craqué cette année pour le nouveau Luminar NEO (décidément, ils font une rupture bientôt chaque année chez Skylum) parce que je le trouve assez fou, j’ai pris trois grandes décisions:

  • je ne renouvellerai pas ma licence pour passer CaptureOne 21 vers CaptureOne 22, comme je le fais chaque année, tout simplement parce que je n’apprécie pas ce logiciel sur lequel j’ai pourtant passé pas mal de temps de découverte et pour lequel j’ai suivi des cours;
  • je ne renouvellerai pas mon logiciel ON1 vers la version 22, pour exactement les mêmes raisons.
  • je n’ai pas installé ces deux logiciels sur mon nouveau MacBook Pro 16 pouces M1.

Je ne vous raconte pas comment c’est difficile de résister à ces achats: certes, CaptureOne s’est un peu calmé ces derniers mois en matière de courriels, mais alors que dire d’ON1!

C’est carrément à du harcèlement que nous avons à faire! Ces dernières semaines, c’est tous les jours ou presque que je recevais un courriel de leur part me poussant soit à passer à la version 2022, avec même des messages personnalisés de leur vice-président m’enjoignant à rejoindre leur grande famille.

Je n’en peux plus de voir des messages de ON1!

Vous me direz que je n’ai qu’à me désabonner de leur liste de diffusion.

Oui, mais dans ce cas, je suis totalement coupé de leur produit, j’aimerais juste savoir quand ils sortent une nouveauté.

Mais bon, si ce n’était que ça!

En plus, comme je l’écrivais dans mon article de l’an passé, on te pousse sans arrêt à acheter des nouveaux préréglages, des nouveaux ciels, de nouveaux objets et j’en passe.

C’est carrément insupportable.

Et si ça ne suffit pas, on te propose à chaque fois des rabais tous plus sensationnels (selon eux) les uns que les autres.

Faut être complètement couillon pour payer le prix plein, mais ces rabais t’amènent à dépenser tout de même plus de 82 francs suisses (79 € au moment où j’écris ces lignes) de mise à jour annuelle ou 93 francs suisses (90€) pour profiter de leur… abonnement.

Bref, je n’en peux plus d’ON1, s’ils ne se calment pas, je me désabonne de leur newsletter ou je les passe en spam.

Pour en revenir à Lightroom moins cher

J’en reviens maintenant au titre de mon article.

Le grand truc d’ON1, de CaptureOne ou de Luminar, c’est de te proposer encore et toujours des presets, que l’on peut traduire comme “préréglages” pour donner plus de peps, de poésie ou que sais-je à vos photographies, presets bien évidemment créés par “de grands professionnels tous plus géniaux les uns que les autres”.

Et c’est difficile de résister, avec cette tentation permanente que vous recevez par courriels répétés.

Comme je l’ai écrit plus haut, la mise à jour de ON1 coûte environ 82 CHF son abonnement 93 CHF, l’abonnement annuel de CaptureOne coûte 185 francs suisses, Luminar revient chaque année environ 80 francs.

Face à eux, la formule photo de Lightroom Classic et Photoshop associés (ce n’est pas rien tout de même) vous coûtera 142 CHF.

C’est moins cher que CaptureOne.

C’est certes un peu plus cher que ON1 et Luminar qui, eux, ne proposent pas un logiciel comme Photoshop comme compagnon à leur application phare.

Quoique… Moins cher, c’est à voir!

C’est justement quand on commence à parler presets que Lightroom devient une plateforme également intéressante en matière de prix.

Parce que des presets, créés par “de grands professionnels tous plus géniaux les uns que les autres”, vous en trouverez de toutes les sortes pour le logiciel d’Adobe, à commencer sur sa plateforme.

Et vous ne savez pas la meilleure?

Si certains sont certes payants, énormément d’autres sont gratuits (scrollez vers le bas dans la page en lien ci-dessus pour voir l’image ci-dessous)!

Alors, au final, vous comprendrez pourquoi j’estime qu’Adobe, via Lightroom Classic ou même Lightroom tout court, n’est pas forcément le plus requin de tous les éditeurs photos.

En plus, l’entreprise vous fout une paix royale, vous envoyant de temps en temps un courriel, mais sans commune mesure avec le rythme démentiel de ceux envoyés par ON1.

Et je précise, parce que ça va toujours mieux en le disant, que je n’ai aucune action chez cet éditeur, que je ne tire strictement aucun avantage de ce que j’ai écrit ici, que je paie mon abonnement comme tout le monde, et que je ne suis pas non plus un fanatique de Lightroom, restant toujours ouvert à ce que proposent ses concurrents.