Un siècle de rencontres, Anne Cuneo

La Radio Suisse Romande, la RTS, a 100 ans, l’occasion pour elle de revenir sur ses archives dans de nombreuses émissions passionnantes.

Entre autres choses, le dimanche à 10 heures, « Un siècle de rencontres ».

Quelle ne fut pas ma surprise, hier, en rentrant de ma course à pied de dimanche matin, d’entendre lorsque j’ai allumé la radio, Singin’ in the Rain par Gene Kelly, suivi d’un « pour épouser Gene Kelly, Anne Cuneo doit savoir danser et parler anglais », où j’ai appris que ma tante était amoureuse de cet acteur dans sa prime jeunesse, ce qui l’a fait partir en Angleterre et qui a par conséquent changé sa vie.

J’écoutais donc, sans le savoir, l’émission “Un siècle de rencontres”, dans laquelle, après celle dédiée à Jean Villard Gilles, la semaine passée, la vie d’Anne était racontée, basée sur de nombreuses interviews dans lesquelles l’autrice s’exprimait longuement.

Vous la connaissiez bien, Anne, si vous avez suivi Cuk.ch, puisqu’elle y a été rédactrice une fois par mois pendant pratiquement toute la vie de ce blog.

Anne est une auteure majeure de la littérature romande, elle méritait bien cette émission.

C’est pratiquement la première fois que j’entends la voix d’un proche, après son décès.

On m’a toujours dit que c’était la pire des choses et que c’était très dur à vivre.

Or, je dois bien dire que cela n’a pas été le cas.

Peut-être parce que j’avais tellement l’habitude d’entendre Anne aux informations (elle a été journaliste à la TSR pendant de nombreuses années) que je l’entends plus comme un personnage public que comme un membre de ma famille dans cette émission.

Cela dit, son interview de 1968, lorsqu’elle a reçu un prix des lecteurs de la radio romande, est assez touchante, dans la mesure où l’on entend la voix toute timide d’une jeune auteure qui n’a pas encore l’habitude des médias, surtout quand on connaît celle qui était habituée de la chose, et qui n’hésitait pas à pousser dans les cordes, parfois, ses derniers interviewers.

Bref, une émission intéressante à propos que je ne peux que vous recommander, tout cela en n’oubliant pas de remercier la RTS de l’avoir concoctée, au nom de la famille et de la Fondation Anne Cuneo.