À propos de mes réponses à vos commentaires

Il y a quelques semaines de cela, je ne sais pas si vous vous rappelez, j’avais mis (un peu avec dérision, je dois l’avouer) ce blog en grève à propos du manque de commentaires constaté à l’époque.

Je me souviens du commentaire de Vincent qui écrivait à cette occasion:

Mais puisque vous parlez du salaire du blogueur, je vais parler du salaire du commentateur! Quand on se fend d’un commentaire, pourvu qu’il ne soit pas juste un gros troll, c’est hyper satisfaisant d’avoir un réponse, même minime, du patron. Or vous répondez souvent aux mêmes, si, si ne niez pas, j’ai les chiffres! D’ailleurs vous reconnaissez vous-même que vous avez vos chouchous.

Cela m’a passablement interpellé quelque part au fond de mon moi très profond.

Depuis, j’essaie toujours de répondre à tout le monde, en me disant que, si je laisse un commentaire sans réponse, son auteur va se vexer.

Or, il se trouve que j’ai pu suivre cet été parce que j’étais en vacances.

Je constate que ce suivi prend tout de même passablement de temps.

Je suis allé voir les statistiques, sur les 1 000 derniers commentaires, 372 émanent de ma petite personne.

Et ce temps que je prends pour veiller à répondre aux commentaires, c’est du temps que je n’ai que trop peu en 24 heures.

Une journée normale se divise pour moi à une lecture rapide de ce qui s’est écrit sur ce blog en me levant, préparatifs pour partir travailler, voiture (35 minutes), boulot, pause de midi pendant laquelle, si je n’ai rien, j’écris un article, boulot, retour à la maison (35 minutes toujours), violon (45 à 60 minutes au quotidien), course à pied (2 à 3 fois par semaine), tâches ménagères en collaboration avec Madame K, écriture d’un article dès que j’ai du temps pendant que ladite Madame K lit une histoire à ses enfants.

Soirée à partir de 21 h 30 en essayant de ne rien faire.

Chaque petit moment que je peux voler pendant une journée type, en dehors du travail, je le prends à la rédaction d’un article pour ce blog.

Le week-end, je me débrouille pour me lever tôt et écrire pendant que tout le monde dort encore, pour profiter d’écrire et d’avancer dans mes tests.

Or si je réponds aux commentaires, eh bien je n’écris pas d’article.

Et ne pas écrire d’article me stresse.

Donc où puis-je gagner du temps?

En ne répondant plus par principe aux commentaires.

Je vais donc, à l’avenir, me faire un peu plus calme avec le suivi de vos participations qui, bien sûr, continueront à me faire très plaisir et à me dire que, peut-être, j’intéresse éventuellement quelqu’un.

J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

Parce qu’en fait, les commentaires sont votre espace, pas vraiment le mien, même si ça me fait un bien fou de vous lire.