Mojave: vous allez vous habituer au thème sombre, vous pensez? Et à la parano du système aussi?

Ça y est, c’est fait, je suis sur Mojave, comme pas mal d’entre vous, j’imagine.

Juste quelques mots après un premier téléchargement de la version officielle, sans n’être jamais passé par la version beta.

À ce sujet, il est loin, le temps où j’étais un kamikaze de ces versions, les installant bien avant la sortie officielle du système.

Il faut dire que je supporte de moins en moins d’essuyer les plâtres, déjà que charger la première version officielle à la minute où elle est dehors, c’est carrément l’amour du risque pour certain d’entre vous qui attendent au moins trois mises à jour pour enfin oser s’y mettre. Remarquez que je ne me moque pas hein, ces gens sont des sages après tout, leur travail passe avant les petits plaisirs de la découverte d’un nouvel OS.

Deux choses me frappent à propos de ce nouveau système:

Apple a voulu sécuriser son système, bonjour la simplicité!

Apple ne veut plus que les applications communiquent facilement entre elles, en tout cas pas sans qu’on leur en donne l’autorisation.

Résultat? J’ai eu droit à des dizaines de demandes d’autorisation, parfois pour le même programme. L’exemple d’Antidote qui communique avec un grand nombre d’applications est caricatural. Précisons qu’Antidote n’y est pour rien, c’est Apple qui veut ça.

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La dernière demande en date, au moment où je voulais avoir accès à Snagit, pour prendre une capture d’écran.

Pire, vous devez aller dans les préférences système pour pas mal d’applications, et les autoriser dans Sécurité et Confidentialité, et parfois autoriser l’application dans « Accès complet au disque »…

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… ou alors dans Accessibilité:

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Et s’il s’agit de modules pour Mail en plus de tout ce que je viens de montrer, vous devez encore aller les activer dans les préférences du programme:

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En plus, et ça part bien évidemment d’une bonne intention des développeurs tiers, chaque application au lancement vous envoie des petits modes d’emploi, qui s’empilent les uns sur les autres au premier démarrage de Mojave.

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C’est un peu pénible, et franchement, j’en connais beaucoup qui vont souffrir s’ils doivent faire ça tout seul.

Papa, ne mets pas à jour sans moi, s’il te plaît!

En tout cas, j’ai connu plus user friendly comme premier contact avec un nouveau système!

L’interface sombre a de la gueule, mais vais-je m’y habituer?

D’abord, le fond d’écran Mojave dynamique, qui change avec l’heure, est tout bonnement splendide.

Enfin, le mauve et le violet s’en sont allés, on est dans le sobre dans le classieux.

Et l’interface sombre est très belle également.

Un peu déstabilisante, parfois un peu lourde, et moins lisible que l’interface claire à laquelle nous sommes habitués.

Regardez Mail par exemple:

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Un peu chargé il me semble, mais je vais me forcer pendant quelque temps pour voir si je m’y habitue.

Et puis, ce qui est un peu déstabilisant comme je l’écrivais plus haut, c’est que les interfaces sombres étaient plus ou moins réservées aux logiciels de type artistiques, à savoir les programmes en rapport avec le graphisme, la mise en page, la photo ou la musique.

Ici, plus de différence, tout est sombre.

À voir si ça ne finira pas par tomber sur votre système à vous, en vous plombant le moral.

Une célérité en net progrès, me semble-t-il

Il est bien trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais il me semble vraiment que ce nouveau système est incroyablement fluide et rapide.

Safari se lance d’un rebond, Mail n’a jamais été aussi réactif depuis des années.

Tout est fluide, je crois vraiment qu’Apple a fait un excellent travail d’optimisation.

Restent quelques incompatibilités déjà remarquées et annoncées: par exemple une partie de ProLexis (dès qu’il s’agit d’interagir avec les applications d’Apple comme Mail, Textedit ou Pages, mais il fonctionne avec Word et les programmes Adobe), Antidote également pour quelques modules (les anciennes versions de Pages, Nisus et quelques autres, mais Mail, Word, Pages nouvelle version fonctionnent très bien). Et d’autres que je vais certainement découvrir au fil des mon travail.

Bref, on y est, et j’ai bien l’impression qu’il s’agit-là d’une bien belle mouture de ce système que je me réjouis de découvrir jour après jour.

Dommage que le bouquin de MacG ne sorte que vendredi.