Ah la la, ces départs en vacances…

Semaine de relâches comme on dit en Suisse romande, et en ces jours, c’est le tour du canton de Vaud d’avoir congé.

Parce que rendez-vous compte, nous avons réussi à nous mettre d’accord pour ne pas faire en sorte que tous les cantons partent en vacances à la montagne en même temps, histoire de ne pas saturer les stations, leurs hôtels et leurs remontées mécaniques.

Pas mal, ce qui s’explique tout de même au moins en partie par le fait que nous sommes un pays ayant une longue tradition de sports de neige et de tourisme hivernal, et qu’il ne faut surtout pas tuer la poule aux œufs d’or.

Donc, l’idée était de partir cette semaine (mais notre maison reste habitée, je dis ça au cas où, donc inutile d’avoir l’idée de profiter de nous cambrioler), ce que nous avons fait en trouvant une offre assez sympa sur le web.

Sauf que partir à 5 avec l’équipement de ski pour tous et tout le nécessaire pour vivre dans un appartement 8 jours, eh bien ça ne va pas de soi.

Nous nous sommes dit, avec Madame K, qu’il fallait être raisonnable.

C’est quand j’ai vu l’état de l’entrée de la maison que je me suis dit que nous n’avions pas tout à fait la même définition de ce mot.

Du coup, dans ce genre de situation, je me tends un peu…

Intérieurement en grande partie, mais ça déborde parfois un chouya.

Comment tout cela va-t-il bien pouvoir entrer dans nos deux petites voitures, nom d’une pipe (une SEAT Ibiza et une Nissan Micra, minuscule comme son nom l’indique)?

Moi, il faut dire que les départs en vacances me dépriment: je regarde à quoi il faut penser, je ne sais pas par quoi commencer, j’ai envie de pleurer, et finalement, je tombe dans un très vieux cliché: je laisse faire Madame K, immensément meilleure que moi dans ce domaine.

Il faut vous dire qu’il m’est arrivé une fois, quand je partais seul avec mes trois grands enfants en vacances de skis, d’être au chalet en ayant oublié… les skis, justement.

Vous voyez le problème.

Bref, je ne suis pas l’organisateur le plus exceptionnel, je dois bien l’avouer.

Par contre, j’aide, hein, mais dans les tâches vraiment subalternes.

Finalement, au chausse-pied, nous avons tout pu faire entrer dans les voitures et nous sommes partis samedi à 14 h 30, direction Veysonnaz, charmante station de ski valaisanne. Nous avions rendez-vous à 16 heures environ pour le check-in.

Nous n’avions pas fait 500 mètres en voiture que l’info-trafic nous informait qu’il fallait compter avec un retard de 45 minutes, suite à un accident sur l’autoroute, bien évidemment (je suis sûr qu’ils l’ont fait exprès) la nôtre.

Au final, nous devions mettre 1 h 40, nous en avons mis 3 pour parvenir à l’agence, qui heureusement restait ouverte jusqu’à 18 heures.

Encore fallait-il la trouver, cette agence…

Bref, je vous passe les attentes à la mauvaise file, les explications un peu hasardeuses pour nous permettre de retrouver le chalet que nous n’avons pas trouvé tout de suite, le déchargement des deux voitures à travers deux ascenseurs suroccupés par des gens pas plus raisonnables que nous.

Mais tout ça, ce n’était rien.

Une fois arrivés dans notre appartement, nous avons constaté que les enfants qui nous avaient piqué les clés pour voir l’appartement à l’avance s’étaient gentiment octroyé les deux chambres (dont la suite parentale), pour nous laisser, à Madame K et moi-même les deux lits superposés dans le grand salon.

J’adore les adolescents moi…

Cette idée du MOI JE d’abord, on pensera aux autres ensuite.

Après de longues négociations, nous avons déplacé les matelas des lits superposés dans le salon, mais côte à côte, et nous avons dormi dessus.

Et les enfants sont restés dans les chambres.

Je précise que le salon est le seul endroit où le wi-fi ne passe pas, oh joie…

Pour le reste, superbe chalet, rien à dire.

Si ce n’est que, comme d’habitude, la première nuit en montagnes je ne dors quasiment pas.

Vous comprenez, la cuisine est dans le salon, et le frigo est quelque peu bruyant même quand on le règle sur 2, et à 7 heures, quand enfin j’ai réussi à fermer l’œil depuis une heure, voilà-t-y pas que les cloches de l’église d’en face un peu plus bas se mettent à sonner pendant 5 minutes à tue-tête (oh mon Dieu que cette expression a un sens dans ce genre de situations).

Juste pour réveiller l’entier du village et pour rappeler je ne sais quelle tradition catholique.

C’est qu’on n’a pas trop l’habitude desdites traditions, lorsqu’on vient du canton de Vaud, canton protestant, silencieux et respectueux des gens dans le domaine religieux, au moins jusqu’à 9 heures le dimanche où il faut bien faire sonner les cloches un quart d’heure pour appeler les gens au culte, afin d’espérer trouver dix fidèles à l’église.

Mais ce que je suis bien, moi, dans le canton de Vaud, vous ne pouvez pas savoir…

Alors bien sûr quand on se réveille, qu’on ouvre les stores, qu’on tombe sur ça:

 

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Cliquez pour agrandir, et vous verrez peut-être la charmante église de Veysonnaz (il y en a une autre cachée, qui sonne un poil plus tard que la première, je le sais, mais je ne l’ai pas trouvée).

 

et que le soir, on peut regarder ça avant de se coucher:

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on se dite que finalement, ça valait la peine, tout ça.

Et ce qui est super bonnard, c’est que je sais qu’au retour, nous aurons aussi des bouchons, mais au moins, il n’y a pas de raison que l’on n’arrive pas à rentrer toutes nos affaires dans la voiture, puisque nous avons pu le faire à l’aller.

Un stress de moins, c’est toujours ça à prendre.

Allez, vive les vacances (ou vivent les vacances, comme nous demandait de l’écrire notre prof de latin de l’époque où nous étions jeunes)!

Profitez bien si vous en avez.