Vous n’aurez pas d’article sur Dashlane et 1Password lundi, la faute aux élections fédérales

J’ai commencé depuis deux semaines un article sur les gestionnaires de mots de passe Dashlane et 1Password, après avoir utilisé le premier six mois et le second 16 ans.

J’avais mes conclusions, tout à fait en faveur de 1Password, il y a à peu près un mois et demi, au point que j’ai désinstallé les extensions de Dashlane.

Pour mon test, j’ai dû réinstaller le logiciel il y a 15 jours, afin de pouvoir faire des captures d’écran, et tout a changé depuis lors… Dashlane revient pour le moins à la hauteur de 1Password, j’imagine qu’il y a eu des mises à jour d’envergure sur ce logiciel.

Mon test se casse la figure au fil de mon écriture: je dois tout recommencer.

Mais ce n’est pas la seule raison de ce retard à la parution: en ce dimanche de votations fédérales, l’après-midi de dimanche, pluvieuse, prévue pour la réécriture de ce test, a été complètement accaparée par les débats sur la RTS sur les résultats des dites votations, immensément serrées, puisque deux sujets étaient à 50/50 jusqu’à 17 h 10.

Nous votions sur 5 objets dont vous pouvez découvrir les résultats sous forme de graphiques ici.

Au final, victoire presque totale pour les verts et la gauche et partiellement pour d’autres, puisque

  • la énième initiative de l’UDC, notre extrême droite à nous a été balayée (61 % de non), mais on peut être rassuré, ils ne vont pas nous foutre la paix pour autant;
  • le congé paternité de deux semaines a été accepté à 60 %, deux semaines, c’est tellement peu, mais c’est tout de même un beau progrès puisque les pères suisses n’avaient droit qu’à un jour de congé pour la naissance d’un enfant;
  • les déductions pour frais de garde qui ne concernaient que les familles les plus aisées ont été refusées à 63 %;
  • la révision de la loi sur la chasse, qui n’avait pas que du mauvais, mais qui permettait d’abattre des prédateurs préventivement (on pense ici en particulier au loup, mais à d’autres aussi) a été refusée à 51.9 %, et la décision finale n’a été connue qu’en toute fin d’après-midi.
    Il faut dire que les prérogatives sur la décision d’abattre ou non des prédateurs (mais aussi d’autres gibiers) étaient données aux gouvernements cantonaux, et que l’on sait bien que certains d’eux ont la gâchette facile.
    Et puis, quand on nous disait que l’on pouvait faire confiance à ces gouvernements pour bien faire leur travail, on peut douter de la chose au moins pour certains d’entre eux quand on voit ce qui est sorti ces derniers mois dans la presse sur la gestion des résidences secondaires en Valais, notamment à Verbier, où l’on constate que l’exécutif cantonal de ce canton fait ce qu’il veut au détriment de la loi favorisant certains leurs riches propriétaires.
    Oui, c’est vrai, les organisations de défense de l’environnement ont fait un travail admirable pour faire comprendre à la population qu’il fallait s’opposer à la révision de cette loi donnée gagnante à 60 % il y a encore quelques semaines, merci à elles, mais le gouvernement valaisan a donné un joli coup de pouce aux opposants, finalement, merci à lui.

Le seul scrutin perdu par la gauche, c’est l’acceptation de l’achat d’avions de combat pour 6 milliards de francs suisses, mais à 50.19 % alors que le résultat semblait devoir être plié largement le matin même en faveur de ces avions.

Et c’est bien là qu’on se dit que chaque voix compte puisqu’ici, la décision s’est faite à 8’000 voix seulement.

Dommage, mais au moins, je me dis que ma voix n’est pas l’une de celle qui manquait pour gagner puisque je suis allé voter, bien évidemment.

Nous avons la chance, en Suisse, de pouvoir nous prononcer sur tout puisque nous profitions dune démocratie directe, il faut en profiter.

Et quel après-midi palpitant! Je crois que de mémoire de Cuk, je n’ai jamais vu ça.

Ça valait un thriller, c’était passionnant.