ProLexis 7, vos outils d’écriture s’améliorent encore

Depuis plus de 20 ans, j’utilise ProLexis au quotidien pour corriger mes écrits, et ceci dans divers texteurs (Word, Pages, à Quark à l’époque et inDesign ensuite) ainsi que dans Mail.

ProLexis est un logiciel qui équipe de très grands groupes de la presse francophone, et ce n’est certainement pas pour rien.

ProLexis est pertinent dans la correction efficace de textes, et ce dans tous les domaines.

Il n’a jamais changé sa philosophie, à savoir, à travers Myriade, sa suite de dictionnaires et ProLexis, le correcteur bien connu, donner le maximum pour que nos productions écrites soient aussi bonnes que possible en matière de construction de phrase et de correction tant grammaticale qu’orthographique.

Toujours en évitant au maximum les fausses détections, et bien sûr en repérant les vraies, les bases de ce qui fait tout simplement un bon correcteur, deux domaines dans lesquels il excelle, raison pour laquelle il est si populaire chez les grands éditeurs.

Mon premier test date de 2002, sur Cuk.ch, et je suis en contact avec l’équipe de Diagonal, son éditeur au moins depuis cette époque.

J’ai toujours trouvé chez Diagonal des interlocuteurs compétents, à l’écoute, et en plus, ce qui ne gâte rien, tout simplement adorables.

Je ne vais pas vous montrer ici comment fonctionne ProLexis de A à Z, je l’ai fait à l’époque de nombreuses fois, sur Cuk.ch par exemple.

Juste pour rappel: depuis un logiciel compatible avec ProLexis, Word par exemple, vous lancez la correction par un raccourci clavier ou par le menu permanent:

La fenêtre de ProLexis s’ouvre et vous voyez la liste des erreurs à gauche.

Vous passez d’une erreur à l’autre, à la vitesse de l’éclair, tout en sachant que lorsque vous avez plusieurs erreurs du même type, elles sont toutes corrigées d’un coup.

Cette interface est pensée pour l’efficacité et elle convient tant aux professionnels qui ont besoin de rapidité qu’à des utilisateurs comme vous et moi.

Bien évidemment, vos corrections sont reportées dans le document d’origine en temps réel et vous retrouvez votre texte tout propre à la fermeture de la fenêtre.

Myriade est atteignable de la même manière et nous offre une panoplie d’outils comme les dictionnaires des synonymes, les contraires, les conjugaisons, les locutions et vous pouvez, comme il se doit, naviguer en hypertexte dans son interface.

J’adore par exemple son outil de combinaisons, qui affiche ces dernières sous forme de nuage.

Voilà, c’est tout pour les principes de base du duo ProLexis — Myriade.

Quand on travaille avec un programme depuis des années, il est parfois difficile de repérer rapidement toutes les nouveautés d’une nouvelle version.

C’est la raison pour laquelle Wanda Rzewuski, directrice générale de Diagonal SAS, a accepté de sacrifier deux heures de son temps pour me faire découvrir lesdites nouveautés à travers une séance Zoom passionnante pour moi.

Je compte d’ailleurs vous en faire profiter dans le texte, en vous passant des extraits pour aller plus loin que mes explications.

ProLexis et Myriade, associés dans le domaine du langage

Pour permettre à un correcteur (ProLexis) de corriger efficacement, il faut qu’il soit associé à un référentiel du langage le plus vaste possible.

Un correcteur, ce n’est pas seulement des développeurs, ce sont aussi des spécialistes de la sémantique et d’autres de la richesse du langage, à savoir les lexicographes qui font ce que l’on appelle une veille lexicographique.

1’500 nouveaux mots s’ajoutent au corpus de la langue chaque année, et Myriade bien évidemment les intègre dans ses divers dictionnaires.

Nous trouvons par exemple dans lesdits nouveaux mots:

  • les mots de la société, comme absolutiser, combisme;
  • les domaines spécifiques, comme Covid-19, déconfinement, émotivisme, nanocapsule, endogroupe;
  • les mots didactiques sur des textes haut de gamme comme doxique, hypotypose;
  • les mots familiers comme blagounette, empafer;
  • les mots liés à l’industrie, comme, cyberrésistance, youtuber (le verbe), intrapreneuriat;
  • les mots dont l’origine étrangère: comme street-arteur, darkroom.

Ces mots sont intéressants pour Myriade, bien sûr dans tous ses dictionnaires, synonymes, antonymes par exemple, mais également pour ProLexis, dans son travail de correction.

Nous trouvons également des entrées qui peuvent servir aux analyseurs:

  • de type « locutions » (mots connus qui deviennent un nouveau concept), comme psychologie positive, reconnaissance faciale, transition énergétique, zone morte;
  • ou encore des associations de mots.

Dans Myriade, nous trouvons maintenant, directement lors de la consultation, les miscellanées de 4 types:

  • signes particuliers (spécificité de certains noms);
  • mots conseillés, par exemple pour éviter les anglicismes en utilisant les équivalents français;
  • en savoir plus (l’histoire d’un mot, le panettone par exemple, une sorte de clin d’œil);
  • ne pas confondre (conjoncture et conjecture, par exemple).

Ces miscellanées sont des sortes de petits recueils intégrés à la page d’un mot qui aident à comprendre les spécificités de certains noms, adjectifs, verbes, locutions, et ceci quant à leur orthographe ou leur construction dans la phrase.

Le but de ces avancées est d’être toujours plus proches d’une sorte de vie lexicale, des écrits des utilisateurs, de leur vécu.

Toute la panoplie de Myriade doit donner à l’utilisateur le plus d’informations possible sous la main, sans aller sur Internet.

Toujours dans le domaine de l’aide à la rédaction, Le Nouvel Explorateur du français évolue lui aussi. C’est un précis de grammaire dans les domaines de l’orthographe, de la grammaire, du style, de la typographie, de la conjugaison tout à fait passionnant à consulter, mais également dans lequel on se fait un plaisir de naviguer.

Notez que l’on peut se promener ou chercher dans cet explorateur soit à l’aide du plan à droite, soit à l’aide des résultats d’une recherche, à gauche qui permet de retrouver très vite ses petits.

ProLexis et la correction

Les moteurs sémantiques de ProLexis 7 qui travaillent sur de très grands corpus (250 millions de mots) s’améliorent sensiblement très régulièrement.

Un gros progrès touche cette fois les compléments circonstanciels (les groupes verts ou permutables pour les Romands!), la détection des infinitifs suspects, la reconnaissance des locutions verbales, la détection des noms propres comme Pierre, Romain, noms qui peuvent poser des problèmes puisqu’ils peuvent être aussi des noms communs, le but étant d’augmenter les détections d’erreurs tout en faisant baisser les faux positifs.

Les tirets dans les adresses sont également gérés désormais.

L’intelligence artificielle et les réseaux de neurones font leur apparition dans cette V7. C’est à la mode, mais il faut faire très attention, puisque pour la langue, certes, cela peut être intéressant, en symbiose avec les analyseurs, notamment sur les confusions entre un mot qui peut être un nom ou un verbe, mais croire qu’avec le big data, on comprend les langues, ce n’est pas vrai selon la directrice de Diagonal.

Un effort particulier est mis en avant dans la version 7 sur la reconnaissance phonétique des mots et des erreurs, reconnaissance en particulier utile pour tous ceux qui souffrent de dysorthographie, au point qu’en France, pour autant qu’une attestation soit donnée, ProLexis peut être utilisé comme un outil officiel d’aide pendant un certain nombre d’examens sans péjorer les notes.

Un gros travail de détection des confusions sémantiques a également été fait dans cette V7, touchant homophones et paronymes, comme tache ou tâche pour les premiers, conjecture et conjoncture pour les seconds, sur les pléonasmes (comme monter en haut), ce qui permet des progrès importants dans la correction.

Les emplois critiqués évoluent également (par exemple, un magasin bien achalandé ne devrait pas s’utiliser pour dire qu’un magasin a beaucoup d’articles, puisque cela signifie qu’il reçoit beaucoup de clients).

Pour les Français, le dictionnaire Myriade Communes de France a beaucoup évolué cette année pour suivre le récent groupement des communes de ce pays. Il s’agit d’un dictionnaire optionnel.

La version 7 de ProLexis a énormément progressé sur la présentation des préférences (le web design est passé par là), mais aussi sur leur contenu, toujours pour être très proche des utilisateurs. Je pense par exemple, au choix des soudures de mots dans des néologismes avec préfixes tout cela basée sur plusieurs tables pour autant d’utilisateurs (ce qui est tout nouveau).

Mais pour ce chapitre, je vais laisser la parole à Wanda Rzewuski qui va vous permettre de faire le tour de ces nouvelles préférences, exactement comme j’ai pu le faire moi-même lors de notre séance Zoom datant d’une semaine.

Vous verrez, c’est passionnant, parce que ça touche également l’évolution de la langue, sur laquelle Wanda s’exprime en grande connaisseuse, et les avancées générales de ProLexis dont j’ai parlé plus haut.

La typographie évolue elle aussi dans sa gestion

ProLexis est d’une puissance phénoménale en matière de gestion de la typographie, et ce à base de chartes et de dictionnaires complètement paramétrables.

Gérer cela était compliqué jusqu’à l’arrivée de cette version 7 qui rend les choses bien plus simples par la réécriture complète de l’interface qui lui est dédiée.

Toutes les données d’un domaine (ponctuation, dates, heures, nombres et autres) se retrouvent dans un même tableau, c’est beaucoup plus parlant.

Ici, la gestion des espaces ou du texte autour de la ponctuation.

Ici, la gestion des dates, en rouge.

Chaque domaine est séparé par des couleurs différentes qui facilitent la lecture, la compréhension et les modifications éventuelles.

La modification de la composition est bien plus claire qu’en V6, ouf!

Beau travail!

Je vous propose de faire la visite guidée de cette nouvelle gestion de la typographie avec Wanda Rzewuski dans le film suivant, toujours extrait de notre conversation Zoom.

Dans le cadre des petites nouveautés sympathiques, une nouvelle fonction permet instantanément de signaler à l’éditeur ce qui pourrait être une mauvaise détection.

Un clic droit de la souris (chez moi, en fait, c’est un commande-clic) sur une anomalie, et vous voyez cette petite commande apparaître qui d’un clic vous permet d’envoyer un mail avec le contexte à l’éditeur.

En conclusion

ProLexis reste l’un des programmes que j’utilise le plus au quotidien.

Il est parfaitement compatible avec Big Sur, il est bien plus simple désormais à configurer, et se montre tout à fait pertinent dans la correction de vos documents, qu’ils soient courts ou très longs.

Le progrès entre la V6 et la V7 en matière de détection des erreurs est nettement perceptible, les fausses détections sont de plus en plus rares, les détections d’erreurs de plus en plus pertinentes.

De nombreuses versions sont disponibles puisque Myriade et ProLexis sont modulaires, ce serait trop long de les lister ici, je préfère vous laisser découvrir cela sur le site de Diagonal.

L’éditeur a réalisé un travail magnifique sur un logiciel déjà excellent, qui s’approche encore un peu plus de la perfection.

Il reçoit ici le label Too Much Bô, d’abord pour ce qu’il a toujours été, ensuite pour les progrès réalisés dans cette version 7.

J’aimerais terminer par remercier Wanda Rzewuski pour le temps qu’elle a bien voulu me consacrer, alors que je sais qu’elle croule sous le travail.