Campagne des opposants aux initiatives anti-pesticides: j’ai juste une question à leur attention

Les lecteurs du Blog du Cuk sont, pour plus de la moitié d’entre eux, de provenance d’autres pays francophones que celui dans lequel je vis, la Suisse.

Mais ce dont je vais parler ici peut très bien vous intéresser, si vous êtes “d’ailleurs”, du moins je l’espère. Cela pourrait, entre autres choses, vous montrer comment fonctionne notre démocratie directe.

De plus, la problématique de l’impact des pesticides sur l’environnement et la santé ne touche pas que mon pays: elle est planétaire.

Le 13 juin, la Suisse devra voter sur deux initiatives issues des milieux écologistes.

La première est intitulée “pour une Suisse sans pesticides de synthèse” et la seconde “Pour une eau potable propre et une alimentation saine – Pas de subventions pour l’utilisation de pesticides et l’utilisation d’antibiotiques à titre prophylactique“.

Le but n’est pas aujourd’hui de débattre de fond en comble sur ces initiatives populaires, j’y reviendrai dans des articles à venir.

Pour nos amis qui ne sont pas suisses dont je parlais plus haut, je rappelle au passage que les initiatives populaires dans notre pays (la Suisse donc) doivent recueillir 100’000 signatures certifiées en 18 mois puis elles doivent être validées pour passer en votation.

Une initiative sera acceptée et entrera en vigueur si une majorité des cantons et de la population du pays vote pour elle ce qui rend la chose très difficile.

Sur 463 initiatives lancées, 12 sont en attente de passage devant le peuple, 333 ont abouti (elles sont passées en votation), 100 ont été retirées et 22 seulement ont été acceptées depuis 1891.

Les deux initiatives dont il est question ici, je le dis tout net, je vais voter pour.

Nous allons avoir l’occasion d’en parler à plusieurs reprises jusqu’au 13 juin pour vous expliquer le pourquoi de ce vote.

Ces initiatives sont importantissimes et leur campagne est émotionnelle au possible.

Mon but n’est pas ici de tirer à boulets rouges sur les paysans suisses qui ne sont pas bios.

Mon but n’est pas de déclarer la guerre à ces gens qui n’ont appris, dans leurs écoles d’agriculture, que des principes liés à la productivité intensive.

Changer, c’est très dur pour eux, je le comprends bien, personne n’aime être remis en question dans son métier.

Il n’empêche que se battre contre ces initiatives c’est essayer de gagner du temps pour retarder l’inéluctable: la suppression tôt ou tard des pesticides de synthèse, entre autres choses, dans notre agriculture.

Lorsqu’on apprend que notre pays a perdu 70 à 80% de biodiversité dans nos campagnes, lorsqu’on constate que nos eaux contiennent bien plus de pesticides que ce que l’on pensait et cela sous forme de cocktails, voir les résultats des dernières recherches comme celle-ci, citée par 24 heures (malheureusement, cet article est réservé aux abonnés de ce journal, j’en reprends ici un extrait), on se dit qu’il n’est simplement pas possible de continuer ainsi:

Les résidus de pesticides et de médicaments n’épargnent aucune rivière du plateau suisse. Ces substances toxiques sont présentes dans des concentrations trop élevées par rapport à la loi, et ce dans toutes les stations de mesure du réseau de surveillance national.

C’est ce que montrent les données du premier monitoring à long terme, uniforme et national des micropolluants dans les eaux de surface (NAWA), qui a débuté en 2018.

Les résultats viennent d’être publiés dans la revue Aqua&Gas. On y apprend que les critères de qualité environnementale, fixés par l’Ordonnance sur la protection des eaux (OEaux), sont dépassés dans chacun des 18 cours d’eau étudiés.

24 Heures Fanny Giroud
Publié: 27.07.2020, 06h19

Ça, c’était pour mettre en place le sujet, encore une fois, nous reviendrons sur son fond ces prochaines semaines.

La question que je voudrais poser

Venons-en à ma question aux opposants, question qui en fait n’a pas grand-chose à voir avec le sujet des initiatives elles-mêmes.

Tous les matins et tous les soirs, je traverse, ces campagnes, au quotidien, en voiture ou en train (le plus possible, mais pas tellement ces temps à cause de la pandémie), et je suis frappé par des bâches (magnifiquement imprimées) solidement fixés sur des palettes, sur des façades, sur des bottes de paille, certains recouvrant l’entier d’un étage de hangar agricole.

Ces panneaux rouges avec pour slogan “2X NON aux initiatives trompeuses et dogmatiques” ont vampirisé par exemple le village où je vivais jusqu’à il y a dix ans.

Il est impossible de parcourir 300 mètres sans en croiser au moins un.

Et chaque jour, de nouvelles bâches sont installées, parfois à côté de gigantesques statues de paille érigées par les agriculteurs.

Tous ces messages ou presque jouent sur la peur de dépenser plus pour notre nourriture, donc principalement sur le porte-monnaie, et sur le risque de pénurie alimentaire en cas d’acceptation des initiatives, risquant selon eux d’amener des importations massives de produits peut-être pires que les nôtres dans notre beau pays, alors que l’inverse est justement inscrit en noir et blanc dans l’initiative “pour une Suisse sans pesticides de synthèse“.

Cette omniprésence est, à première vue, peut-être efficace, même si, personnellement, je comprends le message du panneau montré ci-dessus ainsi:

“si vous voulez manger bon marché, ne changez rien, continuons à utiliser des pesticides avec les conséquences que l’on connaît pour la terre et votre santé”.

De même, nos journaux sont remplis d’encarts publicitaires contre ces initiatives, ou d’articles sponsorisés discrètement en pleine page dans le journal Le Matin Dimanche, par exemple.

Pleine page dans le Matin Dimanche, seul journal sortant le dimanche en français en Suisse

Dans l’article ci-dessus, si l’on n’est pas attentif à la mention “Sponsorisé”, tout est repris comme si c’était Le Matin Dimanche qui publiait l’article qui, s’il ne parle pas directement des initiatives, tombe à pic pour montrer à quel point l’agriculture suisse est respectueuse de la nature.

Combien coûte une page de ce type?

La Confédération, sur son site, nous explique ceci:

Dans un journal local, les prix d’une annonce peuvent varier entre CHF 290 pour un seizième de page en noir et blanc dans La Gruyère et plus de CHF 23’500 pour une page entière en couleur dans 24 heures. Dans un magazine ou un quotidien suprarégional, une publicité coûte entre CHF 4’900 pour un cinquième de page dans Le Temps et plus de CHF 68’500 pour une page entière en couleur dans 20 minutes. Toutes les publications offrent des réductions si l’annonce est publiée plusieurs fois.

Le coût d’une campagne de publicité, site de la Confédération suisse, Le Matin Dimanche, il est clairement un hebdomadaire suprarégional, le prix de la page doit donc être de 68’500 francs.

Je sais à quel point une campagne politique peut être onéreuse pour des associations telles que celles qui ont lancé ces initiatives, associations qui n’ont que les dons pour faire ce qu’elles peuvent.

En ce qui concerne la campagne des opposants à ces initiatives, ces bannières, ces drapeaux, ces panneaux énormes pour certains, ces pages publicitaires dans les journaux, tout cela coûte énormément d’argent.

Plusieurs centaines de milliers de francs, et certainement bien plus.

Donc moi je me pose une question toute simple:

Cette campagne doit coûter des sommes faramineuses, alors qui la paie, qui la finance, qui est derrière les associations paysannes pour amener des fonds?

J’aimerais vraiment que des journalistes enquêtent sur la provenance du financement de cette campagne.

Je veux bien que l’Union Suisse des Paysans soit l’un des protagonistes, mais alors, cette association qui met en avant, à juste titre d’ailleurs, les énormes difficultés rencontrées par les paysans dans la gestion financière de leurs exploitations, cette USP donc doit avoir des réserves bigrement à la hauteur tout de même pour payer tout cela.

Alors comment fait-elle?

Parce que c’est tout de même avec l’argent de nos impôts (nos agriculteurs bénéficient et c’est tant mieux, de paiements directs de la Confédération) que ces associations sont en grande partie financées.

Ou alors…

Si ces associations l’étaient elles-mêmes par certains qui y trouvent des avantages encore bien plus importants que les sommes dépensées?

Je pense, vous l’avez compris, à ces entreprises qui produisent les pesticides de synthèse, ou les antibiotiques par exemple, qui sont juste un peu inquiètes de voir que, peut-être, un pays pourrait s’opposer à elles, et par là même, montrer l’exemple à d’autres?

Dites Mesdames et Messieurs les journalistes, qui s’y colle, à cette enquête?

Pour conclure sur la campagne elle-même

Une chose que les opposants aux initiatives ont peut-être sous-estimée, c’est qu’en général, les Suisses et les Suissesses détestent l’excès. Ces mêmes opposants jouent d’ailleurs sur cela en déclarant sur leurs panneaux que ces initiatives sont extrêmes.

Ces Suisses et ces Suissesses pourraient bien être agacés et agacées par cette répétition de ce message partout dans la nature, comme si cette dernière avait été colonisée par les opposants.

Et tout cas, moi, cette répétition me donne la nausée.

De mon côté, je ne vais pas rester inactif, et dans la mesure de mes maigres moyens, je vais faire tout ce que je peux pour soutenir ces initiatives.

En commençant par afficher deux panneaux invitant à voter Oui sur ma maison, d’ailleurs les deux seuls panneaux dans ce sens que j’ai vus pour le moment dans tout le canton de Vaud.

Et en poursuivant en ouvrant mon blog à cette campagne pour le OUI à ces deux initiatives.

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Caplan
Caplan
il y a 1 année

Ce que je ressens, c’est que les paysans sont conscients de la gravité de la situation et de leur responsabilité. Seulement, ils sont aussi très amers au fond d’eux-mêmes d’avoir été blousés par le lobby de la chimie. Alors, pour ne pas passer pour les seules victimes de la supercherie, ils tentent de s’attirer les bonnes grâces de la population à propos du prix, en insinuant que nous sommes tous complices, ce qui est plutôt vrai.

De toute manière, il va falloir reparler du libre-échange si nous voulons avoir un semblant de contrôle sur ce genre de problème…

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Salut Caplan,Je comprends ce que tu ressens, mais je ne suis pas tout à fait d’accord.Tu sais, tu peux demander aux paysans bios qui œuvrent depuis 30 ans, certains depuis presque 50 ans, qui tirent la sonnette d’alarme depuis autant d’années, comment ils ont été traités et vus par les paysans conventionnels.Ceci pour certains encore maintenant.Depuis quelques années, cette fuite en avant et cette campagne du deux fois non sans rien proposer comme alternative si ce n’est “nous faisons déjà très attention et sommes déjà meilleurs que d’autres pays”, alors les scientifiques font le constat de la disparition de la biodiversité qui fond plus vite que les glaciers et celui des résidus de pesticides (et dans une moindre mesure de médicaments, les nôtres, je l’admets volontiers) qui se retrouvent dans l’eau, cette campagne donc n’est pas admissible.Les opposants parlent d’initiatives extrêmes: l’une laisse 8 ans pour s’adapter, l’autre dix ans. Et elles parlent d’aide à apporter dans les reconversions.Si ça, c’est extrémiste, alors je ne comprends plus.Pour le libre-échange, je suis parfaitement d’accord avec toi, il n’est pas possible en l’état tant que nous ne faisons pas un effort global sur ce sujet.

Noisequik
Noisequik
il y a 1 année

Je serais tenté de voter OUI de part mes principes mais je me demande si ces initiatives ne vont pas trop loin?

Premièrement, le Conseil Fédéral est opposé. Bon, c’est le cas pour toutes les initiatives ?

Ensuite, je lis : L’importation à des fins commerciales de denrées alimentaires contenant des pesticides de synthèse ou pour la production desquelles des pesticides de synthèse ont été utilisés est interdite.

Donc, tous les produits non bio (pour simplifier) devraient disparaître des magasins?
Pourquoi vouloir tout supprimer et ne pas plutôt baisser les valeurs autorisées?

L’autre initiative qui joue sur les subsides me paraît déjà plus raisonnable.

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Pourtant c’est la première qui me semble la plus réalisable.Si la Suisse fait passer l’initiative 1 dont tu parles, et que l’on accepte à côté des produits qui coûtent moins cher parce qu’ils ne répondent pas aux mêmes normes, ce n’est pas possible pour nos paysans.La 2, celle sur l’eau propre, n’est pas plus facile à mettre en œuvre, j’expliquerai pourquoi prochainement.Oui, tout cela va être compliqué, je sais, mais il faut y aller.L’autisme est en explosion par exemple dans nos écoles, bien des pistes se dirigent sur les pesticides. Là aussi, nous en reparlerons.Il ne faut plus utiliser ces poisons.

DomPython
DomPython
il y a 1 année

Je ne suis pas un bon débatteur, sauf sur les sujets que je maîtrise un peu, ce qui n’est pas le cas ici. Je me suis pourtant fait une opinion tout à fait claire, je voterai OUI aux deux initiatives.
Toutefois, je me réjouis de voir les discussions qui auront lieu ici, et te félicite de prendre ces sujets à bras-le-corps. La question que tu poses ici me semble tout à fait pertinente. J’espère que des journalistes te liront! Et je suis curieux de voir comment les débats vont faire honneur à la réputation de la bonne tenue cukienne.
Je crois me rappeler que sur cuk.ch, tu évitais les sujets politiques. Qu’est-ce qui fait que tu t’y lances ici?

Cyan_282
Cyan_282
il y a 1 année

Merci pour ce bel éclairage,En ce qui me concerne, cela serra clairement 2x OUI ! Nous sommes en 2021, et les pesticides sont un terrible fléau.Comme tu le dis, les agriculteurs ont appris à devoir travailler avec. Le problème est si profond, que les écoles encouragent à polluer…Un magnifique documentaire était sorti en 2016:”Révolution Silencieuse” de Lila RibiN’arrivant pas coller le lien du film, je copie le texte le décrivant:”Révolution silencieuse” raconte l’itinéraire de Cédric Chezeaux, jeune producteur laitier qui choisit de tourner le dos à l’agriculture conventionnelle pour se tourner vers la production biologique de céréales anciennes. L’histoire d’une quête de sens pour ce paysan qui affirme vouloir retrouver “un lien entre son travail et l’assiette des consommateurs”. A l’heure où le modèle productiviste semble traverser une grave crise à la fois économique (chute des prix, paysans étranglés par les dettes), écologique (épuisement des sols, pollution des eaux, perte de biodiversité), de plus en plus de petits agriculteurs se tournent vers des modèles alternatifs: Agriculture biologique, permaculture, biodynamie et circuits courts. L’avenir de l’agriculture en Suisse, comme ailleurs dans le monde, passe-t-il par un changement radical de paradigme ou au contraire, ces alternatives agricoles sont-elles condamnées à rester dans des marchés de niche?”Merci bienPS:François -> Nous n’arrivons plus coller de “lien” web dans un commentaire. Est-ce volontaire ? (la bande-annonce du film “Révolution silencieuse” serait pourtant parfait ici 😉

ysengrain
ysengrain
il y a 1 année

Sur un autre sujet mais pas de temps différent que ça, la pollution par les substances chimiques n’est pas près d’être résolue : les médicaments que nous gérons sont restés dans la nature.
Une classe de médicaments en particulier est dominante : les femmes en âge de procréer en Europe de l’Ouest, à 40 % utilisent une pilule contraceptive. Les métabolites sont expulsés dans les urines.
On attribue en partie la baisse du nombre de spermatozoïdes à cette présence ainsi qu’aux pesticides.

Mirou
Mirou
il y a 1 année

J’ai lu quelque part que avec l’une de ces deux initiatives (je ne sais plus laquelle et je n’ai pas encore pris le temps de m’informer réellement) demandait par exemple qu’un·e exploitant·e ne pourrait pas acheter (si iel veut garder ses subsides) du fourrage pour ses bête, même bio, même local. C’est vrai que c’est le genre de truc qui me semble un peu “extrème” (voir bête, même si, à propos de bêtes, je suis végétarien par conviction…). Est-ce quelqu’un ici a ce genre d’info ?

Sur ce sujet, je conseille le reportage d‘Arte TV sur le Gluten. Je pensais voir un truc sur à quel point on est toustes devenu tarés avec nos fausses allergies, mais en fait ça rejoint tout à fait le sujet du jour. Incroyable.

Et sur un sujet parallèle, toustes les Vaudoises et Vaudois et leurs ami·e·s qui se précoccupent de ce genre de truc qui se déroule probablement dans leur région aussi, je conseille l’édifiant reportage de Heidi News de l’année passée sur le sable et le ciment…

Tiens, les gens d’Heidi News sont typiquement le genre de gens qui peuvent s’intéresser au sujet du financement des campagnes, non ?

Mirou
Mirou
il y a 1 année

Moi je viens de réussir à coller un lien, donc c’est possible (safari sur mac). Il faut sélectionner le texte, puis attendre qu’un menu contextuel apparaisse…

Albert de Saint-Felix
il y a 1 année

Je vais lancer un pavé dans la mare, ne sommes nous pas trop nombreux ?
La raison humaine, c’est une chose, la volonté de nous multiplier en est une autre. Les voies impénétrables (ou la persuasion) de certaines religions font qu’on se croit obligé de nous multiplier. Les progrès médicaux font que la régulation raisonnable serait de mise, du moins dans les pays garantissant les soins de base.

Probablement qu’une partie des médicaments que je dois ingérer se retrouvent dans l’eau. ils me permettent de rester en vie, c’est un cercle vicieux. Parfois je me dis que les pandémies font office de régulateur naturel, sinon il ne reste que l’homme qui est le seul prédateur capable de détruire l’humanité entière sans aide extérieure. L’armement des pays est en constante augmentation, sous le couvert de la modernisation, on dépense plus pour tuer que pour soigner.

Pour en revenir au sujet, ce sera bien la première qu’on se doit d’accepter ces initiatives…

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

J’achète justement ma farine chez Cédric Chezeaux, directement à sa ferme.?

Je vais en parler bientôt d’ailleurs.

Sinon, pour les commentaires, ils sont bien sûr possibles, voir ce qu’écrit Mirou juste à côté.

Merci de ton soutien!

Cyan_282
Cyan_282
il y a 1 année

Alors voilà (merci pour vos aides 😉“Révolution silencieuse”

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Oui, il faudra trouver une solution pour les médicaments aussi.

Et oui, nous sommes certainement trop nombreux sur cette planète, raison pour laquelle de nombreux couples décident de ne pas avoir d’enfants.

Sur ce point, avec les 5 miens, je ne suis pas un exemple!:-)

Noisequik
Noisequik
il y a 1 année

Alors dès acceptation de l’initiative, plus de vin, de chocolat, de fromage, de café non bio en vente ? Le 95% des étalages des magasins seront vides ?François, je sais que tu va acheter ta farine bio à côté de chez toi et que tu dois prendre du vin bio dynamique de la Côte, mais comment veux-tu que cela fonctionne pour l’entier de la population ?

Cyan_282
Cyan_282
il y a 1 année

Le commentaire de Cédrique Chezeaux (“Les écoles que j’ai suivies m’ont mit dans l’ignorance”) est édifiant ! A ce propos (le maintien dans l’ignorance) Arte propose un magnifique reportage:

Cela est vraiment édifiant ! Sans complotisme aucun, nous réalisons qu’il est possible de maintenir les gens dans l’ignorance !

La fabrique de l’ignorance

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Tous ces documents, je vais en parler.

Pour l’initiative dont tu parles, celles sur l’eau, au fond, ce n’est pas stupide, mais c’est vrai que c’est le seul point qui m’a fait tiquer dans ce texte.

L’idée, c’est d’empêcher l’élevage intensif: tu veux élever des animaux, alors, tu les nourris avec tes propres aliments.

Cela étant, dans les arguments de cette initiative, il est bien précisé ce qui suit:

Le message du Conseil fédéral et une expertise juridique indépendante (en allemand) confirment que, selon le texte de l’initiative, il est possible d’acheter du fourrage et du fumier de ferme au niveau régional ou de constituer des communautés d’exploitations. Les animaux peuvent également être envoyés en estivage sur les alpages, comme c’était le cas jusqu’à présent. Les élevages qui dépendent du fourrage importé ne seront plus subventionnés. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Donc tu as ta réponse Mirou!:-)

Cela dit, on en parlera quand on présentera les initiatives en détail.

Noisequik
Noisequik
il y a 1 année

Merci, c’est bon à savoir. Car effectivement, la fonction simple de coller un lien brut parmi du texte ne fonctionne plus !

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

L’initiative prévoit 10 ans pour mettre cela en place Noisequik, 10 ans.

Tout est possible.

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Je ne peux plus rester les bras croisés face à cette campagne mensongère et de mauvaise foi.

Je ne peux plus continuer à m’agacer ou à m’enthousiasmer sur des systèmes, des logiciels ou que sais-je sans penser à des problèmes bien plus importants.

Il faut que je serve à quelque chose, aussi.

D’ailleurs, je suis en train de remettre en question la direction de ce blog, de manière plus générale.

De cela aussi, je vous reparlerai.

Cyan_282
Cyan_282
il y a 1 année

10 ans Noisequick ! C’est tout bon. Avec le temps, du travail et du bon sens, cela sera possible !

Noisequik
Noisequik
il y a 1 année

si elles sont indispensables pour repousser une menace fondamentale pour les hommes ou la nature, notamment une pénurie grave ou une menace exceptionnelle pesant sur l’agriculture, la nature ou les hommes.

Cela m’étonnerait que les produits que j’ai cités entrent dans cette catégorie. Vous allez me dire. “mais Noisequik, ce sont des produits mauvais pour la santé et non indispensable!”

Noisequik
Noisequik
il y a 1 année

Je trouve que c’est une bonne idée d’en parler car cela permet d’avoir l’avis de personnes qui ne font pas partie de la campagne et à la fois élargir son cercle de relations…

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

On ne va pas juger.?

Cela étant, bientôt 30% du vin neuchâtelois est bio, plein de vignes vaudoises sont en conversion, faire des vins non bios va devenir tout simplement impossible, tout le monde s’y met.

Le chocolat bio, il y en a partout.

Le fromage? Ce sera comme les légumes, tout est possible. Il faut juste investir là où c’est nécessaire, plus là où on pollue.

Cela étant, nous sommes déjà presque un peu hors du sujet. Comme je l’ai dit, nous pourrons en reparler dans d’autres articles.

Celui du jour, c’est: qui paie toute cette campagne?

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Alors ne t’inquiète pas, on va l’élargir, le cercle!?

Mirou
Mirou
il y a 1 année

Merci ! (Ceci dit, je ne suis pas convaincre, mes deux fois oui sont garantis).

Albert de St-Felix
Albert de St-Felix
il y a 1 année

Tu sais l’informatique a du bon, on devrait atteindre le 0 Paper dans… Heu!

Pour ce qui est de la manipulation des gens, j’ai travaillé plus 30 ans dans un milieu qui faisait des pieds et de mains pour faire passer ses opinions, largement conditionné par le besoin de croissance, donc de fuite en avant.

Nourrir la populace peut se faire en changeant ses habitudes, basta les fraises en décembre, et ainsi de suite.

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Dans mes bras!?

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Oui, plein d’habitudes devront un peu changer, mais c’est un devoir que nous avons par rapport à nos successeurs.

Mirou
Mirou
il y a 1 année

Seulement sur présentation de ton passeport vaccinal 🙂

Noisequik
Noisequik
il y a 1 année

Quand on pense que le fourrage vient déjà actuellement à manquer régulièrement, c’est une aberration à surligner !

Mirou
Mirou
il y a 1 année

Je ne suis pas du tout agriculteur, et donc j’y connais pas grand chose. Et je pense que ces gens font un travail formidable qu’il est nécessaire de valoriser mieux. Beaucoup mieux. (ce que ces deux initiatives ne font pas vraiment).
Comme je suis végétarien tendance végane, j’aurais tendance à dire que le fourrage ne manquerait pas si c’était nous qui mangions directement les légumes au lieu de les donner aux bêtes et les manger (les bêtes) après.
Mais en disant ça, je me rend compte que je suis dans l’idéologie poétique. Poétique, mais idéologique quand même…

Noisequik
Noisequik
il y a 1 année

Effectivement, les problèmes sont souvent induits par des choix antérieurs.
Par exemple, cultiver des abricotiers originaires de Turquie en Suisse.
Et souvent ces problèmes sont également induits par le changement climatique.

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Ce sera très bientôt possible donc!?

Mirou
Mirou
il y a 1 année

Ah une tentative de réponse à ta question principale, trouvé durant ma procrastination sur facebook. Ça date de novembre 2020, et c’est sur les Blogs du Temps.

Noisequik
Noisequik
il y a 1 année

C’est certain que vu les enjeux, les fonds ne doivent pas manquer.

D’un point de vue marketing, leur campagne est bien pensée et sans doute efficace, en tout cas en dehors des villes.

Pour ma part, je ne comprends pas que l’affichage “sauvage” soit autorisé même en période de votation.

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Cet article du Temps est incroyable!

Ce qu’ils révèlent est un scandale absolu.

Cela fait longtemps que j’assimile les vendeurs de chimie agricole aux marchands de tabac de l’époque.

Très bel article Mirou, merci. Je suis content qu’on soit abonnés à ce journal.

L’USP devrait avoir honte.

Mirou
Mirou
il y a 1 année

Je n’avais pas encore eu le temps de le lire. Pour une fois, je remercie mon algorithme Facebook. C’est édifiant, effectivement.

(Même si je suis un peu moins content d’être abonné au Temps depuis le changement de Rédaction en cheffe qui semble amorcer un virage idéologique qui ne me plait pas beaucoup. Coacoa nous a abonné au Courrier depuis. Et si j’étais sceptique au début, je dois dire que ce journal vaut vraiment le détour)

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Même pour des Vaudois tu penses?

Parce que si c’est le cas, je m’y mets.

Cyan_282
Cyan_282
il y a 1 année

Magnifique article en effet :-DA propos des “Nombreuses années perdues” à cause des méthodes délétères initiée par l’industrie du tabac (magnifiquement expliquées dans le documentaire proposé plus haut “La fabrique de l’ignorance” disponible chez Arte.

Je me risque à proposer un autre domaine, touché de plein fouet par la désinformation active. Le sujet PAN (pour Phénomènes Aérospatiaux Non-identifié).

Avez-vu comme ce qu’il se passe aux USA ?
Depuis la démission de son directeur M Luis Elizondo, et la divulgation du projet AATIP le sujet PAN avance bien. Par contre, en Europe rien, silence radio…

Heureusement, des documentaires avec des intervenants de qualités (Alain Juillet -> Ancien directeur du renseignement Français ou encore M Harry Ried, chef des démocrates au Sénat) sortent:
– Ovni, une affaire d’Etats
– The Phenomenon

Avant de rire ou tourner le sujet en dérision. Le documentaire “Ovni, une affaire d’Etats” (proposé par l’émission “Temps Présent” en juillet 2020, sur la RTS (notre TF1 à nous, pour les lecteurs étrangers) est édifiant !

Pourquoi n’en parle-t-on pas plus ?
A mon sens la réponse est simple: A cause de 70 ans de pratique délétère similaire à celle que l’industrie du tabac a pratiquée ! Cela est hautement nocif !

Francois Cuneo
Francois Cuneo
il y a 1 année

Intéressant, je vais regarder le Temps Présent quand j’aurai un moment.

Cyan_282
Cyan_282
il y a 1 année

Hélas le replay de Temps Présent n’est plus disponible depuis un bon moment… Le documentaire est passé il y a bientôt un an (juillet 2020) !

En guise de mise en bouche, voici la bande annonce

Albert de St-Felix
Albert de St-Felix
il y a 1 année

Faut s’imaginer…La dégringolade des tout-puissants, s’abaisser à reconnaître qu’on est loin d’être capable de comprendre, d’accepter le fait qu’on est pas les seuls dans cet univers.Même l’église fait tout pour nous aveugler…Il suffit de lire l’ancien testament, les charriots de feu…Sodome et Gomorrhe et j’en passe. Où va l’esprit des morts ? une sorte de retour vers ?On nous aveugle dès la naissance

Soheil
Soheil
il y a 1 année

Merci pour le lien vers le Gluten, ennemi public. J’étais passé à côté. En voyant le titre, je m’étais dit «un documentaire de plus sur le gluten», et je pensais y revenir, sans urgence, m’attendant à réentendre des informations déjà connues.

Mais le titre de ce documentaire n’en reflète pas le contenu, qui dépasse de loin la question du gluten. «Comment les industriels et nos élus nous empoisonnent» aurait été plus proche de la vérité.

À la fin du documentaire la question centrale est abordée: celle des subventions. L’argent est le nerf de la guerre, et il ne suffit pas de dire qu’il faut plus de bio et moins de souffrances animales. La solution devra forcément permettre aux paysans de se reconvertir en y trouvant des avantages, sans quoi les marchands de poisons ont encore de beaux jours devant eux.

Les subventions dans le domaine alimentaire ne vont pas toutes (voire pas du tout) là où elles devraient aller, si j’en juge par ces quelques lignes extraites du site swissveg.ch (chercher le mot «subventions»):

“`
L’idée que les subventions agricoles ne sont destinées qu’aux paysans pauvres est définitivement dépassée par la nouvelle PA [Politique agricole suisse]: Les limites des revenus et des biens patrimoniaux pour l’obtention de subventions ont été supprimées. Cela signifie que même les millionnaires bénéficient de subventions, à condition d’avoir une formation agricole.

De fait, une grande partie de l’argent n’atterrit pas chez les paysans qui en auraient besoin, mais chez les multinationales transformant des produits agricoles. En l’occurrence, la multinationale Emmi a reçu plus de 43 millions de francs en 2012. Au total, 33 entreprises de transformation ont reçu plus d’un million de francs de subventions chacune.

“`

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