Test du DAC Cambridge DacMagic 100

Avertissement:

Vous lisez ce qui est certainement le dernier test de matériel sur le Blog du Cuk, même si ce qui est présenté ici peut être considéré dans une certaine mesure comme durable.

Vous en saurez plus sur cette décision très prochainement, en fin de semaine prochaine, après l’Open Bar de lundi à venir.

En effet, j’ai encore une catastrophe écologique qui m’a touché de plein fouet à l’insu total de mon plein plein-gré à vous raconter ce vendredi, avant de tourner la page de tout ce qui parle de consommation de matériel.

Ben oui, même dans un petit blog de rien du tout comme celui que vous lisez en ce moment, il y a un planning, il y a une réflexion sur ce qui doit sortir et quand, pour respecter une certaine logique.

Non mais qu’est-ce que vous croyez!

Permettez-moi d’abord de rappeler ce qu’est un DAC.

Un DAC, pour Digital to Analogic Converter est une pièce essentielle de toute chaîne hi-fi moderne qui permet de transformer des fichiers digitaux stockés sur votre disque dur ou dans un nuage quelconque en événements analogiques que votre amplificateur pourra envoyer vers vos enceintes ou votre casque.

Certes, nos ordinateurs, nos tablettes et nos téléphones intègrent un ou des circuits dédiés, mais ils sont souvent de piètre qualité, et il vaut mieux acheter un appareil spécialisé dans ce travail, appareil que l’on relie la plupart du temps par USB à la source qui va chercher le fichier, à savoir, dans mon cas, mon Mac.

Des DAC, il y en a de toutes les qualités et de tous les prix, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’Euros.

Quand j’écris qu’il y en a de tous les prix, cela signifie donc que d’autres sont immensément moins onéreux.

Typiquement, j’ai testé

J’ai également parlé de l’expérience incroyable vécue pendant quelques heures avec du matériel Nagra associé aux enceintes Jean Maurer ici, dont le DAC (Nagra donc) était facturé à l’époque 27’000 €.

Et ici, je vais vous raconter en quelques mots un DAC facturé… 250 francs, à savoir environ 230 €.

Vous attendez-vous donc au pire?

Vous auriez tort.

En plus, vous verrez en conclusion que d’une certaine manière, ce DAC est à ranger dans la catégorie “Matériel durable”.

Pourquoi je suis passé au DacMagic 100 au travail

Depuis quelque temps, j’ai constaté que mon DAC TEAC UD-503 au bureau posait des problèmes, quelle que soit l’application que j’utilisais (Qobuz, Roon, Audirvana).

Après bien des investigations, j’ai compris que je pouvais passer de n’importe quelle fréquence d’échantillonnage en 24 bits vers n’importe quelle autre, mais dès qu’il s’agissait de retourner vers le 16 bits 44.1 kHz, tout se bloquait, il fallait redémarrer le DAC et l’application.

Pénible.

J’ai cherché des updates de firmware pour cet appareil mais je n’en ai pas trouvé.

Restait donc à trouver autre chose, et j’ai pris à l’essai, sans trop y croire, un petit DacMagic 100, de Cambridge, sans trop y croire disais-je, vu le prix vraiment serré de la chose, même si Cambridge n’est pas connu pour des prix explosifs alors que souvent, la qualité est bien là.

Je précise que j’ai donc un Cambride 851C à la maison, que je suis certainement dorloté au son de son DAC, et que par conséquent, le fait de me retrouver dans la famille ne m’a certainement pas trop perturbé.

Mais enfin tout de même, le DACMagic 100 est dix fois moins cher que son grand frère!

Cela étant, pour arriver à ce prix, ce DAC a supprimé un certain nombre de fonctions qui me sont totalement inutiles.

Ainsi, vous n’aurez pas de prise casque (et donc d’amplificateur casque), le choix des filtres est absent (j’en ai sur mon 851, je ne les utilise jamais), la connectique est complète, mais pas luxueuse.

Pas d’afficheur numérique, juste des LED qui fonctionnent à merveille et suffisent largement pour expliquer la fréquence d’échantillonnage en cours de lecture.

Le DacMagic 100 est tout petit (106 x 46 x 130 mm pour 500 grammes), son alimentation est externe, ceci expliquant en partie cela (image Cambridge Audio).

À l’arrière, la connectique est également toute simple, mais tout le nécessaire y est.

Vous entrez depuis votre ordinateur par USB vers dans la prise USBA du Dac, et vous ressortez normalement par les prises CINCH (rouge et blanche) traditionnelle,

Vous pouvez aussi entrer avec un câble optique (TOSLINK) sur le DAC depuis un lecteur de CD par exemple, si vous préférez le traitement du DAC à celui intégré au lecteur CD.

Deux entrées S/P Dif sont disponibles également, si vous avez du matériel compatible.

Vous passez d’une source à l’autre d’un simple appui court sur le bouton “Source“.

Image Cambridge

Présent également, toujours à l’arrière, l’interrupteur d’activation/de désactivation de la masse (Ground/Lift) au cas où vous auriez du bruit dans votre réseau électrique.

Quelques mots sur la technique utilisée

Je ne suis pas un électronicien, je n’ai jamais aimé mettre les mains dans le cambouis et ne suis par conséquent pas compétent dans le domaine.

Je me suis donc renseigné et j’ai appris que ce DAD utilisait un circuit reconnu et que l’on trouve dans des DAC bien plus onéreux, à savoir le Wolfson WM8742.

Ce que les spécialistes disent de ce DAC, c’est que sa conception est très propre, tout comme sa construction.

Image Cambridge Audio

Pour information, voici les spécifications techniques d’usine:

Données Cambridge Audio

Attention! Sur la page du site de Cambridge, contrairement à ce que vous lisez juste plus haut, il est noté que ce DAC ne monte que jusqu’à 96 kHz.

Ce n’est pas le cas. Ou disons, oui, c’est le cas, mais il suffit d’une simple manipulation qui prend trois secondes et ceci une fois pour toutes pour le passer en USB2 et qu’il puisse ainsi monter sans problème jusqu’à 192 kHz. C’était d’ailleurs la même chose avec le 851C, je n’ai aucune idée du pourquoi de ce choix de Cambridge de brider au départ ses DAC alors qu’à mon avis, il faudrait au contraire proposer cette configuration 192 kHz par défaut. Ceci dit, rien de grave.

Et puisque je parle de cela, je vous propose en bonus la manipulation à faire, au cas où.

Pas trop compliqué n’est-il pas?

Configuration d’écoute de mon bureau

La configuration de mon bureau est la suivante:

Première écoute

D’abord, sans même écouter, j’essaie de voir si ce DAC supporte les changements de fréquences de toutes sortes.

Aucun problème, tout baigne, déjà, je sens que ma vie au travail va changer.

Restait à savoir ce qu’il en était de la qualité.

J’écoute, doucement, un peu plus fort, plus fort encore, (c’était pendant les vacances, je pouvais me permettre, je ne dérangeais personne) et dans tous les cas, je suis sur le derrière.

La rondeur, la précision, la musicalité sont au rendez-vous.

Je me dis: ce n’est pas possible, tu n’as plus d’oreilles, tu n’es même plus capable de te rendre compte qu’il existe une différence sensible entre un DAC onéreux et un DAC à 250 francs, c’est à pleurer!

Alors je vais lire les tests qui ont été écrits sur ce DAC, et tous n’en disent pratiquement que du bien, le comparant souvent à des objets bien plus chers.

Me voici donc rassuré.

En conclusion

On dit parfois que le bon marché est toujours trop cher.

Eh bien visiblement, ce n’est pas le cas ici.

Il m’est arrivé assez souvent à une certaine époque, pas si lointaine, d’acheter un appareil, et me dire quelques jours plus tard “tu es un peu stupide, tu aurais dû prendre le modèle au-dessus, tant que tu y étais”.

Eh bien pas ce coup-ci.

Et ça fait plusieurs semaines que ça dure.

Ah, la sérénité, c’est tout de même quelque chose!

En plus, ce DAC a encore quelque chose pour lui: le premier test que j’ai lu à son propos date de… 2012, année de sa sortie, j’imagine.

C’est donc un appareil qui tend à être utilisé pendant des années et des années, on peut le ranger dans la catégorie durable, ce qui est une très bonne chose.

Allez allez, un petit tout Much Bô pour ce génial petit Dac DACMagic 100 de Cambridge!