Prise en mains de l’iPad Pro 12’9 de troisième génération

Je l’ai assez répété ici pour que vous ne l’ignoriez pas: pour moi, l’iPad de référence, c’est l’iPad Pro 12’9 pouces et cela depuis sa première génération, sortie en 2015 et dont j’ai longuement parlé ici.

Il a été suivi par l’iPad Pro 12’9 de deuxième génération l’an passé, que j’ai testé ici, avec un gros avantage en matière d’affichage, mais pour le reste, peu de choses avaient réellement changé ce qui n’était pas un mal d’ailleurs au vu de l’excellence du premier modèle.

Pourquoi est-ce le modèle de référence pour moi?

Simplement pour la taille de son écran qui permet:

  • d’afficher des pages entières de revues sur lesquelles on n’a pas besoin de zoomer;
  • de lire des BD en taille réelle;
  • de lire des partitions de musique en tout confort;
  • d’afficher deux applications l’une à côté de l’autre sans souci puisque chaque application se partageant l’écran affiche pratiquement ce que peut montrer un iPad standard de 9.7 pouces;
  • de surfer aussi confortablement que sur un ordinateur;
  • de travailler ses photos sur Lightroom ou autres avec précision sachant que la colorimétrie des écrans Apple est excellente;
  • de travailler sa bureautique également aussi confortablement que sur un Mac.

Le seul défaut de l’iPad 12’9 était… sa taille quand il s’agissait de le transporter.

J’avais d’ailleurs choisi un étui Apple qui permettait de ranger le Pencil de première génération dans son emplacement qui prenait encore un peu plus de place.

Et puis, malgré ses qualités immenses, l’iPad ne remplace toujours pas complètement un ordinateur pour moi.

L’annonce du nouveau 12’9 pouces de la semaine passée m’a immédiatement convaincu que ce modèle de 3e génération était pile-poil fait pour moi et je l’ai immédiatement commandé.

Dans les mains depuis mercredi 7 novembre

Le 7 novembre, soit hier si vous lisez le Blog du Cuk en temps réel, j’ai reçu ma nouvelle tablette, à savoir la 512 Gb, gris sidéral, avec connexion GSM, le modèle Cellular donc. Je profite en effet d’un abonnement pour une extrasim inclu dans celui de base, ce qui est bien pratique puisque, dans le cas où l’on n’a pas de wi-fi, on n’a pas besoin de jongler avec ce fichu partage de connexion.

Comme toujours chez Apple, le déballage de l’appareil est un plaisir tellement tout est bien pensé et rangé.

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Veuillez s’il vous plaît m’excuser de la qualité des photos qui suivent, elles ont été prises à la va-vite avec un iPhone…

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Les deux antennes sont bien visibles, en haut et en bas de l’iPad, au dos, mais font partie intégrante de son design. Notez la présence du connecteur pour le clavier.

L’iPad n’est pas moins large que le précédent, mais plus court comme vous le montre la photo ci-dessus.

Cette différence n’a l’air de rien, mais elle rend l’iPad bien plus facilement transportable, notamment dans mon sac à main.

Le nouveau design à la « iPhone 5″ et les bordures largement réduites rendent l’iPad bien plus moderne (même si l’iPhone 5 date un peu, lui) et bien plus compact et rigide.

Il est véritablement beau et donne un sacré coup de vieux à l’ancienne esthétique des iPad d’avant.

Étonnante, cette différence de prise en mains.

Pour l’anecdote, allumer l’iPad m’a posé un petit problème: je ne trouvais pas le bouton habituel. En fait, je tenais mon iPad à l’envers.

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C’est qu’il n’y a plus de points de repère, mis à part ce bouton justement, avec les deux autres petits boutons de volume situés dans l’angle, à même distance.

Je m’y attendais, mais l’objectif de l’appareil de photo reste débordant, ce qui ne me gêne plus, je me suis habitué à la chose. Il faut dire que l’iPad est très fin avec ses 5.9 mm d’épaisseur.

Pour le reste, le gris sidéral lui va bien sur le dos, et l’écran est vraiment tout à fait excellent avec ses coins très légèrement arrondis désormais et le peu de bordures qui l’entourent. Il en reste certes, très fines, mais cela permet d’éviter l’encoche des iPhone pour y loger Face ID.

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Le fait qu’il ne soit pas OLED n’est pas dérangeant, mais il m’intéresserait tout de même de voir la différence s’il l’était.

Il n’empêche que comme je l’ai écrit plus haut, la colorimétrie de cet iPad est à la hauteur de la réputation de celle des produits Apple: excellente.

Le chargeur est plus puissant que les précédents (18 Watts), et vous noterez si vous ne le savez pas déjà que le Lightning est remplacé par l’USBC, ce qui est une excellente chose puisque nous pourrons recharger les iPad avec les chargeurs plus puissants de nos ordinateurs récents.

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Vivement que l’iPhone y passe aussi!

L’installation d’une simplicité étonnante

L’installation s’est faite comme jamais: pour la première fois, le fait d’approcher mon iPhone de l’iPad a été pris en compte et en moins d’un quart d’heure sans que je n’entre rien, tout a été repris en matière de réglages.

Plus simple, ce n’est pas possible, et quand ça marche, boudiou que c’est efficace!

Encore une fois, je crois bien que chez moi, c’est la première fois que cela fonctionne.

J’ai repris ensuite la sauvegarde automatiquement proposée que j’avais pris soin de faire quelques minutes avant sur mon ancien iPad, les données se sont chargées l’espace d’un quart d’heure, et puis j’ai pu utiliser mon nouvel appareil alors que les applications continuaient à se télécharger en tâche de fond.

Pour ça, Apple est tout de même formidable!

FaceID a reconnu mon visage en quelques secondes de réglages et il se montre efficace, mais pour autant que l’iPad ne soit pas posé sur la table.

En ce cas, Touch ID était tout de même plus pratique. Mais bon, je n’en suis qu’au début, n’oublions pas que le système va encore apprendre à mieux me connaître.

Pour l’instant en tout cas, si l’iPad est posé à plat sur une table, il faut que je place ma tête véritablement au-dessus perpendiculairement pour qu’il veuille bien se déverrouiller sans que j’entre le code.

Dès que je le prends dans les mains ou lorsqu’il est sur son clavier, il n’y a plus le moindre problème.

À l’usage

Je ne peux pas encore parler d’autonomie alors que lorsque j’écris cette prise en mains, je ne profite de cet appareil que depuis quelques heures.

Je constate que la puissance semble bien là, même si je n’ai pas de jeux hyper violents en besoin de ressources pour la tester vraiment. Tout est incroyablement fluide, les zooms sont coulés, le lancement d’applications instantané, mais il est vrai que mon ancien iPad me donnait entière satisfaction sur ce point.

Je constate que la proximité des nouveaux boutons d’allumage de l’appareil et des boutons de volume permet de prendre beaucoup plus facilement des captures d’écran, ce qui est une chose tout à fait agréable.

Cela me fait penser que je n’ai pas trouvé d’autre moyen d’éteindre l’iPad que de maintenir le bouton d’allumage enfoncé en même temps que le bouton + du volume.

Si je ne tiens que le bouton d’allumage enfoncé, c’est Siri qui prend le dessus, même si j’insiste longuement.

Pour celui qui vient comme moi d’un iPhone X, les nouveaux gestes à apprendre puisque le bouton principal n’est plus là ne sont pas un problème, bien au contraire!

Je vais enfin pouvoir me concentrer sur ces gestes et les automatiser d’un appareil à l’autre ce qui n’était pas possible lorsque j’avais Face ID d’un côté sur l’iPad et Touch ID sur l’ancien iPad.

La tenue de l’iPad est un réel plaisir, comme je l’ai écrit plus haut, la rigidité est impressionnante.

Enfin, selon mes premières informations, le signal wi-fi n’est ni meilleur ni moins bon que celui de son prédécesseur, et le signal GSM de mon modèle Cellular est équivalent à celui que je reçois avec mon iPhone X.

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Un son assez incroyable

Les 4 haut-parleurs font leur job, c’est le moins que l’on puisse dire.

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L’un des 4 haut-parleurs, deux en haut, deux en bas

Comment un boîtier aussi fin peut-il donner un son pareil? Mystère…

Le résultat est là, un son limpide, même lorsqu’on pousse le volume au maximum.

L’iPad vibre alors dans les mains, mais ne sature pas et montre une belle puissance.

Un super beau travail à ce niveau, il n’y a pas à dire, bravo.

Regarder un film sur son iPad est désormais autant un plaisir pour les yeux que pour les oreilles.

Le Pencil 2: tellement mieux pensé!

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Comme l’iPad Pro de 3e génération n’est pas compatible avec l’ancien Pencil (le nouveau ne l’est d’ailleurs pas non plus avec les anciens iPad), j’ai fait l’acquisition du Pencil 2.

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Ce n’est pas difficile: il écrase le premier:

  • fini le risque de perdre le bouchon qui cachait le connecteur puisqu’il n’y en a plus (de connecteur et de bouchon);
  • fini le risque de passer pour un bobet avec ce crayon accroché en haut de l’iPad pour le recharger;
  • fini le risque de faire tomber le Pencil: il a un aplat qui lui permet de se recharger et qui l’empêche de rouler;
  • il est normalement toujours chargé, puisqu’il reste aimanté à votre iPad la plupart du temps, restant fortement accroché à ce dernier.
  • le fait qu’il dispose d’un geste (le double tapotement) qui lui permet, entre autres choses, de passer de la gomme au dernier outil utilisé (par exemple dans la version beta de ForeScore, mon lecteur de partitions) le rend encore plus pratique.
  • le rendu du glissé sur l’écran semble crocher un peu, comme sur du papier.

Bref, si vous me demandiez de prendre deux barils de Pencil à la place d’un baril de Pencil 2, je vous répondrai « jamais »! Impossible de revenir en arrière.

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Et puis, son installation est encore plus facile que celle du Pencil 1.

Il suffit de le coller sur le côté de l’iPad et elle est belle.

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Le clavier Smart Keyboard Folio est un bonheur

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Je n’ai jamais aimé écrire sur le clavier virtuel des iPhone et des iPad.

Là, le clavier Smart Keyboard Folio me semblait une belle solution, mais j’avais vraiment peur qu’il épaississe trop l’iPad.

Il n’en est rien!

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Cette photo du site Apple montre mal la compacité de cet étui-clavier. Dans la vraie vie, la chose prend très peu de place.

Certes, bien sûr, l’iPad n’est plus aussi fin, mais le clavier fait totalement corps avec l’iPad, tout en le protégeant des deux côtés.

Mais le plus fort est certainement son système aimanté qui fait qu’il tient très fortement à l’iPad, mais qu’il s’enlève en une seconde, et se remet en deux.

Plus facile, vous ne pouvez pas, plus efficace non plus.

Les deux angles de vue proposés me vont bien et le toucher est tout à fait satisfaisant. Ce n’est pas celui d’un MacBook Pro, mais au moins, il ne prendra pas la poussière et il fait très peu de bruit.

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Une petite merveille, je vous dis, ah, ils sont forts tout de même à Cupertino!

En conclusion provisoire

L’iPad Pro me semble être une grande réussite.

Je vais revenir dans quelques semaines pour vous donner mes impressions son usage à plus long terme, notamment en matière d’autonomie, de qualité photographique et de fiabilité.

Mais quelques heures me suffisent pour remarquer un appareil bien né.

Son design et ses finitions sont magnifiques (on n’est pas loin d’un œuvre d’art dans le domaine), il gomme tous les défauts de son prédécesseur (mis à part le prix) qui était pourtant déjà excellent.

Oui, il est très cher, surtout si on prend les accessoires me semble-t-il indispensables que sont le Pencil 2 et le Smart Keyboard Folio, c’est là certainement le seul défaut qu’il lui reste.

Et son système certainement doit absolument évoluer pour nous permettre de vraiment travailler avec l’iPad au quotidien à la limite en nous passant d’ordinateur, ce qui reste malgré tout, me semble-t-il, difficile.

Je vais essayer de prendre ce nouvel iPad le plus souvent possible dans des séances de travail, je verrai bien si le trinôme iPad, Pencil et nouveau clavier parvient à me prouver le contraire.