TomPlay devient encore plus dingue!

Dingue, j’ai écrit…

Ça fait pas un petit peu vieille école, comme vocable pour un titre?

Tant pis, j’assume.

Vous avez toutes et tous lu cet article que j’avais écrit sur TomPlay il y a quelques mois, et cet autre, qui attribuait le Too Much Bô de l’année (rien que ça!) à ce logiciel fantastique pour tout musicien qui joue seul, comme un damné, à la maison, sans pouvoir se rendre compte de ce que donne le travail assidu de son instrument au quotidien, avec un ensemble.

TomPlay vous permet donc, en résumé, de jouer des milliers de partitions pour à peu près tous les instruments, en coupant le son de votre partie pour vous laisser l’honneur de la jouer (quand ce n’est pas le désespoir, parfois), en choisissant la vitesse et en suivant la partition qui se déroule automatiquement.

Cela dit, en conclusion de l’article qui remettait le Too Much Bô de l’année à TomPlay, j’écrivais ceci (attention, roulement de tambour… citation!):

Un superbe logiciel, mais encore perfectible, notamment en matière de défilement: c’est tellement dommage que tant qu’on n’arrive pas à « la dernière page » le défilement se fasse sur la première ligne, cachant parfois les annotations que nous faisons au-dessus de la portée! Je sais que l’éditeur travaille pour améliorer la chose.

Eh bien oui, l’éditeur a travaillé la chose, et comment! (comme quoi, je n’écris pas ici QUE des bêtises).

TomPlay vous offre désormais deux modes de défilement:

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  • le mode d’origine, avec défilement du curseur uniquement sur la première ligne (mais en mieux puisque la partition est désormais complètement libérée de toute barre supérieure pendant que l’on joue). Le défaut avec ce mode de défilement, c’est que l’on n’a pas trop de repères par rapport à où on en est dans la partition, on suit le curseur ou la portée, c’est tout;
  • le mode vertical qui lui se comporte différemment puisque le curseur se déplace dans la page, et une fois arrivé à la dernière mesure, tourne la page tout seul.

Déjà ça, c’est dingue (bon, une fois ça passe, deux fois, t’as pas autre chose?), mais TomPlay ne fait pas les choses à moitié!

En effet, le truc, c’est quand faut-il exactement tourner la page? Certains musiciens aiment la tourner quelques notes avant sa fin pendant la dernière mesure, pour voir immédiatement la suite, d’autres préfèrent tout jouer puis tourner.

Eh bien TomPlay fait encore mieux que ces deux manières puisqu’il va jusqu’au début de la dernière mesure avec son curseur (flèche turquoise), et là, l’écran se sépare verticalement: à droite, vous avez la moitié droite de la page en cours de votre partition qui ne bouge pas (flèche violette) de la figure précédente, à gauche, la moitié gauche de la nouvelle page qui est déjà prête (flèche jaune).

Lorsque le curseur arrive à la dernière note et qu’on passe à la première note de la page suivante, le curseur monte à la première note de la partition tout à gauche, en haut, mesure 19, cette partie gauche de cette nouvelle page reste fixe, elle est déjà prête, tournée donc depuis la fin du milieu de la dernière mesure de la figure précédente, mais la partie droite de cette nouvelle page, jusque là masquée par la partie droite de la page précédente se déroule en douceur et prend normalement sa place.

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Au centre, la gouttière présente pendant un peu moins d’une mesure (la dernière) symbolisant les deux moitiés de page, à droite, la page en cours et bientôt terminée, à gauche, la nouvelle page à jouer

L’œil n’est jamais dérangé, le cerveau non plus, s’est d’une simplicité tellement din… incroyable qu’on se demande quel génie à pu mettre au point un système aussi génial.

Franchement, je veux la même chose sur mes systèmes de lecture de partitions « standard », à savoir ForeScore ou Newzik dont je vous parlerai très bientôt.

Et puis, autre amélioration qui ne se repère pas tout de suite, il est possible maintenant sur un certain nombre de partitions de couper non seulement un instrument, mais deux.

Je prends l’exemple du concerto de Bach en ré mineur BWV 1043 pour deux violons.

Jusqu’à présent, je pouvais télécharger la partition de violon 1. Dans ce cas, je pouvais couper ce violon et jouer avec l’orchestre et le violon 2.

Mais quand ma prof est là, je veux pouvoir couper le violon 2, elle suivant sur une partition normale cette partie (soit un autre iPad, soit une partition papier — eh oui, il y en a qui n’ont pas encore tout à fait compris les bienfaits des partitions sur iPad, si si, ça existe, je vous jure!–) moi avec TomPlay.

Ce n’était pas possible en décembre en ce qui concerne cette partition, ça l’est. Il faut juste jeter la précédente, et la recharger sur le site de TomPlay: toutes les annotations que vous aviez faites sur la partition précédente se retrouvent dans la nouvelle, c’est superbe.

J’en profite pour rappeler que ces synchronisations sont possibles entre différents appareils, un iPhone, un Mac, un iPad.

Mieux: vous perdez votre iPad (il ne faudrait mieux pas, vu leur prix), vous en reprenez un autre et vous retrouvez directement votre musique. Idem si vous oubliez votre iPad chez vous avant un concert: vous vous débrouillez pour trouver un iPad de remplacement, vous téléchargez vos partitions et elle est belle, vous retrouvez toutes vos annotations.

Et en parlant de partitions: 800 ont été ajoutées à la dernière mise à jour qui n’est pas très vieille!

En conclusion

Je vous le dis, ce programme est génial!

Bref, si je pouvais donner à TomPlay DEUX Too Much Bô, je le ferais, mais ce ne serait pas raisonnable pour la suite de mes articles à venir.

Bon, et puis, un Too Much Bô de l’année, c’est déjà pas mal, non?

Tampon TooMuchBô Rond rouge JPEG