Non-confinement: la chronique de Lionel Baier

Lionel Baier est un cinéaste suisse bien connu.

En dehors de son métier, il tient régulièrement une chronique dans Le Matin Dimanche, le seul journal sortant… le dimanche, en Suisse romande.

Vendredi soir, je disais ma colère par rapport à la non-prise de confinement par notre Conseil fédéral.

Je crois que ce qui m’a le plus fâché, c’était en premier lieu le fait que la Suisse ne jouait pas le jeu au milieu de nos voisins, et ainsi jouait le rôle des petits jeunes qui continuent à se regrouper de ci, de là, quoiqu’on en dise, foutant tout en l’air l’effort des autres, mais à l’échelle d’un pays.

On n’a pas le droit de faire ça, c’est un manque de civisme, je le répète, oui, à l’échelle d’un pays.

Mais ce qui m’a rendu dingo, c’est à nouveau ce sentiment de supériorité suisse que l’on découvre lorsqu’on écoute le Conseiller fédéral Berset, en particulier quand il dénigre les autres (il n’y a pas d’autres mots, vous m’excuserez), en prétendant

« Nous, nous ne faisons pas de politique spectacle ».

Cette phrase est proprement dégueulasse, je suis désolé, surtout quand on sait dans quelle situation ils se trouvent, en particulier l’Italie. Oser parler de politique spectacle en ce qui les concerne, c’est scandaleux.

Alors oui, vendredi soir, j’étais en colère, et je l’ai crié ici.

Et ce dimanche matin, j’ouvre mon Matin Dimanche sur iPad, et je tombe sur la chronique de Lionel Baier.

J’y retrouve exactement tout ce que je pense de cette décision de vendredi soir.

Oui.

Tout.

Mais exprimé de manière bien plus subtile.

Je vous laisse donc lire ce qui suit.

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