Le Magic Keyboard pour iPad, je ne le voulais pas, mais…

Un clavier à 369 francs suisses!

Non, mais ça va pas la tête chez Apple?

Et lourd en plus (voir plus bas), au point de rendre l’iPad Pro pratiquement aussi fatigant à porter qu’un MacBook Air (qui ne l’est pas tellement, cela dit).

Et puis, l’autre jour, je vous ai parlé de mon incapacité de travailler avec l’iPad aussi bien qu’avec un Mac.

J’ai lu en commentaires, ou par mail, je ne sais plus, que l’utilisation du Magic Keyboard d’Apple pouvait largement améliorer les choses.

Bon. Moi, j’utilisais le Smart Keyboard, je trouvais que ça m’allait bien aussi, vu le nom plutôt valorisant pour celui qui l’utilise.

J’en étais plutôt content, sauf que ce clavier n’a pas de Trackpad, qu’il n’est pas un « vrai clavier » de type touches à ciseaux, comme l’est le Magic Keyboard.

Alors voilà, je me suis décidé à aller l’essayer à l’Apple Center, après avoir subi ma première prise de température, m’être désinfecté et avoir enfilé un masque gracieusement offert par Apple.

Trois minutes m’ont suffi, ce truc est a priori fabuleux.

Je précise que j’utilise la version pour iPad 12’9 pouces, le plus grand des deux, donc.

D’abord, le clavier est l’un des meilleurs que je n’aie jamais utilisé. Parfait, magnifique, rien à voir avec le Smart Keyboard qui lui est très bien, tout en n’étant pas tout à fait un « vrai » clavier.

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À gauche, le Smart Keyboard, avec ses touches plus petites enrobées dans une sorte de plastic qui, au passage, rend le clavier pratiquement étanche, à droite, les vraies touches du Magic Keyboard.

Le bonheur aussi, c’est de retrouver un trackpad intégré au clavier, comme sur un MacBook Pro, certes un peu plus petit, mais tout à fait efficace.

Lui aussi peut être réglé en matière de défilement, et la première chose que j’ai faite, s’est de désactiver le défilement naturel que était un contresens pour moi, et que je désactivais aussi sur tous mes Mac depuis qu’il est disponible.

Ben oui, j’ai des habitudes, je suis peut-être sclérosé, mais j’ai commencé avec un trackpad en glissant contre en bas pour faire défiler le texte vers le bas, c’est ça, pour moi, le défilement naturel, même si je comprends bien que c’est l’inverse qui se déroulerait sur une feuille de papier. Alors oui, Apple a raison de proposer ce nouveau mode, mais je le remercie de laisser l’ancien, pour les gens comme moi.

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Ici, le réglage dans les préférences système du Mac.

Et oui, je suis d’accord sur un iPad, ça peut sembler bizarre de désactiver le sens de défilement naturel parce qu’à l’écran, avec le doigt, vous faites tout l’inverse, vous allez justement dans le sens du défilement naturel. Étrange non`

Mais ça marche, j’y arrive à gérer les deux sens dans ce cas.

Mais bon, ça ne me semble pas trop logique, tout ça.

Pour le coup je vais tenter un truc dingue: je vais mettre sur toutes mes machines “Sens de défilement naturel”, pour voir si je m’habitue et pour être cohérent partout.

Je vous redis en fin d’article, puisque je l’écrirai, ladite fin, certainement dans quelques jours.

C’est marrant d’ailleurs, parce que tout de suite, là, j’y arrive très bien, alors qu’il me semble que sur Mac, ce n’est jamais le cas. Peut-être parce que je suis sur un iPad, je ne sais pas.

Ou peut-être parce que je suis plus souple d’esprit que je le croyais, allez savoir…

Bref…

Allez, je vous montre un tout petit film pour commencer sur cet iPad.

Lorsque vous placez votre iPad sur le Magic Keyboard, les aimants font leur travail et un fois accroché, votre iPad ne risque en aucun cas (ou alors, il faut le faire exprès), de se décrocher de son support. Vous avez pu le voir dans le film.

Il est clair que, comme vous l’avez constaté, toujours dans le film, l’écran est tellement bien attaché que j’ai risqué de le faire tomber en le décrochant, surpris par le petit à coup.

Le support prévu d’ailleurs pour l’appareil photo des iPad Pro 2020 et 2018 (ici, mon iPad Pro 2018.

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Contrairement au Smart Keyboard, le Magic Keyboard n’est pas bloqué sur deux positions. Vous pouvez l’ouvrir un peu comme un MacBook Pro, avec un angle moins ouvert nonobstant cela.

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J’ai testé un peu toutes les positions, sur des tables de hauteur différentes, sur mes genoux, la vision est simplement parfaite. Et quel plaisir dans ce dernier cas de ne pas avoir de chaleur sur les cuisses!

Refermé, l’iPad Pro ne prend pas plus de place avec le Magic Keyboard qu’avec le Smart Keyboard, si ce n’est la charnière qui est proéminente à l’arrière.

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Oui, le clavier associé à l’iPad est relativement lourd, mais ce poids est nécessaire pour l’iPad ne bascule pas en arrière. C’est la base qui est lourde, la charnière principale en fait. L’équilibre est d’ailleurs parfaitement réalisé, Apple a fait sur ce point un excellent travail.

630 grammes pour l’iPad, et 706 grammes pour le MagicKeyboard, ce qui nous fait? Ce qui nous fait? 1.336 kg, eh oui! Alors que le tout dernier MacBook Air pèse 1.29 kg.

Lorsque vous tapez, la rangée supérieure du clavier (celle des chiffres) est un peu surplombée par l’écran qui semble comme flotter dessus, mais largement assez haut pour que cela ne soit absolument pas gênant pour vos doigts qui ne touchent pas la partie inférieure du périphérique, sauf à faire des mouvements bien trop amples avec les doigts.

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La charnière arrière, qui ressort de l’iMac, est juste souple comme il faut et respire la qualité, vous me direz que l’on n’en attend pas moins à ce prix de dingue.

Elle est dotée d’un port USB-C qui permet sans problème de recharger l’iPad, mais un poil moins vite que si vous le rechargez directement sur la bête, ce qui est également possible, mais moins esthétique.

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Lorsque j’ai sorti le Magic Keyboard de son carton, la première chose que j’ai voulu faire, bien évidemment, c’est de l’ouvrir. Et là, je me suis dit: c’est pas possible, il ne s’ouvre pas assez, et j’avais comme une envie de forcer, mais comme je suis hyper pougnet avec mon matériel, je ne l’ai bien sûr pas fait, et bien m’en a pris parce que l’angle d’ouverture se complète avec la charnière supérieure du clavier.

Les angles de vue sont juste parfaits dans toutes les situations.

La frappe est extrêmement fluide: la raison ou plutôt les raisons? Une mécanique à base de touches ciseaux et une taille parfaitement conforme à un clavier “standard”. Franchement, je n’ai jamais ressenti une telle douceur, un tel sentiment de coulé lorsque je tape.

Ce clavier n’est pas du tout bruyant, le son de la frappe est doux, mais aura un petit côté creux lorsque vous tapez directement sur vos genoux, tout en étant parfaitement confortable.

En soirée, le rétroéclairage est de la partie, tout à fait efficace, en plus, ce qui ne gâche rien.

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Ah, petite chose encore, le Magic Keyboard, tout comme le Smart Keyboard, soit dit en passant, n’a pas besoin d’être rechargé, c’est l’iPad qui l’alimente via le connecteur habituel:

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Bref, que du bon?

Pas tout à fait.

D’abord, toutes les applications ne sont pas compatibles ou pas parfaitement compatibles encore avec le trackpad.

Par exemple, Word ne fonctionne pas toujours complètement avec ce dernier. Si la gestion du curseur est correcte, certains clics sur les onglets sont inactifs… et parfois fonctionnent, allez savoir pourquoi.

On se bouge les fesses chez Microsoft s’il vous plaît?

Merci.

Et puis, il y a une cargaison de gestes qu’il faut intégrer, parmi d’autres que nous avons sur l’iPad directement et ceux que nous avons sur nos Mac, sur nos iPhone, franchement, ça commence à faire beaucoup.

Enfin, il faut être très clair: le Magic Keyboard est formidable, mais dès qu’on veut utiliser notre iPad avec le stylet, on fait comment?

Le Smart Keyboard, lui, permettait de replier l’iPad sur l’arrière de la tablette ce qui la rendait plus épaisse certes, mais nous permettait de jongler facilement d’un mode (clavier) à l’autre (stylet).

Le Magic Keyboard ne le permet pas du tout.

Deux solutions:

  • vous gardez votre Magic Keyboard ouvert sur une table parce que vous restez à peu près autour d’elle et vous retirez l’iPad;
  • vous retirez l’iPad aussi, mais vous vous promenez avec le Magic Keyboard fermé à côté, ce qui n’est vraiment pas très pratique.

Idem d’ailleurs lorsqu’on décide de lire.

Cela dit, dans ce cas, ça a un côté bénéfique: quand j’utilisais mon Smart Keyboard, je l’avais toujours sur mon iPad. Le fait de devoir le retirer du Smart Keyboard (c’est fait en deux secondes) me fait redécouvrir la finesse de cette tablette magnifique.

Heu… bon… ça tient la route comme argument positif? Oui, enfin, je crois, en oubliant certes de dire que dans ce cas, mon iPad n’est plus protégé.

En conclusion

Déjà, vous dire que je fonctionne depuis une semaine avec le sens du défilement naturel sur Mac et sur iPad.

On va dire que ça va… Je ne me suis pas encore complètement habitué (je pars encore plus de 50% des fois à l’envers, et ça m’agace de voir à quel point je suis programmé, depuis toutes ces années, mais on va dire que ça vient, et ça vaut la peine de faire cet effort, puisque pratiquement le 100% des Mac que j’utilise et qui ne sont pas les miens sont configurés avec le défilement naturel. Comme ça, je serai paré.

En ce qui concerne le clavier, je dirais que c’est un magnifique accessoire qui, à lui seul, coûte le prix d’un iPad bas de gamme.

Si vous passez votre temps à taper sur un clavier avec cette tablette, il ne faut pas hésiter, il vous semblera très vite totalement indispensable et vous remerciera de l’avoir acheté en vous apportant au quotidien un confort exceptionnel.

Par contre, si vous devez travailler sur un chantier, alternant le clavier et le stylet, alors, le Smart Keyboard sera pour vous une bien meilleure solution, sans compter que ce dernier est étanche alors que le Magic Keyboard, de par sa conception, ne l’est pas.

Bref, à vous de voir si vous pensez que le jeu en vaut la chandelle, fort onéreuse, au demeurant.