Test de Roon, pour votre musique, votre culture et votre plaisir

Depuis qu’Audirvana est passé en version Studio, je n’y retrouve plus mes petits.

Depuis quelque temps, oh, deux ans en fait, en tout cas, j’utilise parallèlement à ce logiciel, en particulier dans mon bureau un autre logiciel pour écouter ma musique, à savoir Roon qui peut lancer n’importe quel album sur Qobuz alors qu’Audirvana refuse d’en lancer un certain nombre, je n’ai jamais compris pourquoi.

Alors voilà, je me suis mis à investir du temps dans Roon, de Roonlabs, et je dois dire que je ne suis pas déçu.

C’est même tout le contraire.

Roon, c’est quoi?

Roon, c’est quoi?

Pas si facile de répondre.

C’est un logiciel fabuleux qui va vous permettre d’écouter de la musique (excellent lecteur de musique), de tout savoir à son propos (encyclopédie, magazine en temps réel), de la diffuser partout où c’est possible, dans votre maison (lecteur multiroom).

Je vous ai déjà rapidement parlé de Roon ici, en février 2019.

Roon peut travailler avec vos enregistrements stockés sur votre disque dur, y compris votre bibliothèque iTunes, mais il peut aussi se connecter soit à Tidal, soit à Qobuz, ou encore aux deux en même temps.

Donc, si vous utilisez Apple Music ou Spotify, passez votre chemin, Roon ne vous servira à rien à moins que vous ayez des fichiers musicaux personnels sur votre disque dur.

Roon est un service

Mais Roon, c’est un service qui vous permet de stocker vos mots-clés sur des albums ou des pistes, vos préférences musicales, mais qui va bien plus loin puisqu’il vous lie avec une base de données impressionnante de description d’artistes, de compositeurs, de producteurs, et d’enregistrements.

Bien évidemment, cette base de données est mise à jour en permanence mais, si le programme est disponible en français, les données ne sont, elles, qu’en anglais.

Cela ne serait pas trop embêtant si Roon permettait de sélectionner ce qu’il nous propose, ce qui nous permettrait de les traduire dans DeepL d’un clic.

Je leur ai demandé de nous le permettre, mais à ce jour, je n’ai reçu qu’une réponse qui m’explique que ma proposition les intéresse, mais je n’ai toujours rien vu de concret à l’horizon.

Deuxième chose qui risque de vous fâcher, Roon, je le répète, est un service, et qui parle de service, sous-entend “abonnement” payant.

Le prix est de 120 $ par année, ce qui n’est pas donné.

Et attention! Ces 120 francs ne couvrent pas votre abonnement à une plateforme de streaming.

Roon vous permet de vous y connecter, pour autant, comme je l’ai écrit plus haut, que ce soit Qobuz ou Tidal, mais vous devrez avoir déjà un abonnement avec l’une de ces plateformes.

Je suis relié à Qobuz dans les préférences “Services” de Roon

Certes, une version “à vie” (et qui l’est vraiment puisque les mises à jour seront toujours gratuites) est disponible, mais elle est onéreuse puisqu’elle coûte 699 $. Elle sera donc rentabilisée en un peu moins de 6 ans.

Cela étant, Roon vous offre une gestion assez exceptionnelle de votre musique dans votre maison, en proposant du multiroom, des profils pour chaque membre de votre famille, et surtout ses données incroyables reliées à votre musique.

Cela se paie, et c’est bien normal d’ailleurs.

Et puis, combien dépensait-on à l’époque des CD mensuellement pour acheter notre précieuse musique?

L’abonnement de Qobuz ajouté à celui de Roon revient à peu près au prix d’un CD par mois, avec en plus l’accès à l’intégralité de la musique disponible, souvent en qualité Hi-Res, et à un système de lecture et une base culturelle de données juste inimaginable il y a quelques années à peine.

Un service, pour un noyau en local et des zones dans votre maison

Roon est un service basé sur un noyau, ou un core, comme ils disent.

Un serveur si vous préférez.

Mais ne partez pas en courant, l’installer se fait en une minute, sans la moindre difficulté.

Votre noyau peut être basé sur un ordinateur dédié, sur un lecteur réseau, sur un Nucléus (une sorte de lecteur digital qui est propre à Roon) ou un NAS (mais alors haut de gamme, rapide et puissant, pour tout savoir sur ce sujet, voyez cette excellente page).

Image Roonlabs

Ce noyau pourra être géré et utilisé par l’ordinateur sur lequel il est installé et toute télécommande Roon qui pourra être un smartphone, une tablette ou un autre ordinateur.

Il faut bien comprendre qu’un abonnement est lié à un et un seul noyau.

Donc si vous voulez un système à la maison et au bureau, vous devrez installer deux noyaux, et payer ainsi deux abonnements au prix fort, à moins de désactiver, quand vous êtes au bureau, le Core de la maison et inversement quand vous êtes de retour chez vous.

Vous vous retrouverez alors avec deux noyaux différents qui ne seront pas synchronisés puis vos données ne sont pas stockées sur le Web, ce qui, soit dit en passant, en ravira beaucoup d’entre vous.

Si je prends ma configuration, j’ai donc Roon installé sur mon ordinateur dédié à la musique, un Macbook Air M1, choisi pour son silence total de fonctionnement.

Je peux parcourir ma musique sur ce Mac, mais également depuis un autre Mac, un iPhone ou d’un iPad ou une tablette Android, comme je l’ai expliqué plus haut.

Il faudra bien évidemment que je télécharge Roon sur ces autres appareils, et je devrai alors me connecter à mon noyau Roon, sur mon Macbook Air donc.

Bien évidemment, toutes les connexions à mon noyau sont gratuites (quoique, avec Roon, ça aille mieux en le disant) et les applications sont également gratuitement téléchargeables.

Ce qui est assez étonnant, c’est qu’une fois lancé, Roon va regarder quels sont les systèmes d’écoute qui sont connectés à son réseau et atteignables pour lui.

Vous activerez les zones que vous voulez pouvoir choisir plus tard dans la zone ci-dessus.

Ces zones peuvent être compatibles AirPlay, RoonReady (plus de 80 marques Audio le sont, elles intègrent le processus de transport RAAT (pour Roon Advanced Audio Transport) propre à Roon), Sonos, Squeezbox, et j’en oublie certainement.

Si vous attaquez votre noyau depuis votre iPhone, vous aurez normalement en disponibilité la sortie de l’iPhone lui-même, la sortie USB reliée à votre ordinateur sur lequel se trouve le noyau, et peut-être vos Apple TV si vous en avez une, ou encore une chaîne reliée par wi-fi dans une autre pièce.

Dans mon cas, vous voyez un Zeppelin de Bower & Wilkins qui se trouve dans une autre pièce de la maison.

Il est en plus possible de grouper des zones.

Mais on ne peut pas non plus grouper n’importe quelle zone, il faut qu’elles répondent à certains critères.

Vous pourrez ainsi naviguer dans votre base de données musicale, avec tous les liens et les métadonnées de Roon, puis, une fois la musique trouvée choisir l’une de ces sorties depuis l’iPhone et envoyer votre choix sur cette dernière.

Ainsi, je pourrai très bien écouter de la musique de mon choix sur ma chaîne, ma fille faire de même avec son propre choix directement sur son iPhone, et Madame K faire écouter ses découvertes sur une chaîne dans une autre chambre en pilotant le serveur avec son iPad.

Le noyau Roon se chargera de faire le nécessaire pour que tout le monde soit content.

Chaque utilisateur aura son propre profil, ce qui est d’ailleurs largement à conseiller pour que nos historiques ne se marchent pas dessus.

Un peu d’ailleurs comme dans Netflix ou Disney +.

Attention, la qualité et le chemin pour atteindre les zones dépendront de leur système.

Roon peut transporter des flux de PCM et DSD512 jusqu’à 32 bits/768 kHz, mais tous les systèmes qu’il gère ne peuvent pas en faire autant.

Ainsi, avec AirPlay, la qualité est limitée au 44,1 kHz/16bit, Roon se chargera du downscalling, alors que si j’attaque mon Cambridge directement relié à l’ordinateur sur lequel se trouve le noyau, c’est le système propre à Roon (Roon Advanced Audio Transport) qui sera utilisé, pour de meilleurs résultats, dans ce cas puisque j’ai un DAC compatible en 24 bits jusqu’à 192 kHz selon le fichier lu.

Je reviens sur ce chapitre, plus bas, quand je parle des capacités audio de Roon.

Une navigation incroyable dans le monde de la musique

Vous l’avez vu, le multiroom est une des grandes forces de Roon.

L’autre, c’est la navigation, la recherche, ainsi que les innombrables bonus culturels, et la gestion des métadonnées que Roon nettoie et unifie dans votre base de données.

Voici comment se présente ma page d’accueil que je n’utilise pas forcément d’ailleurs, préférant souvent un accès direct à la page de mes albums.

De haut en bas, je vois d’abord une image en chiffres de ma discothèque.

Les albums que j’ai achetés et ceux que j’ai choisis comme favoris sur Qobuz sont groupés.

Puis, plus bas, les derniers albums ajoutés à la discothèque, suivie par les nouveautés qui pourraient m’intéresser, pêchées dans ma plateforme, à savoir Qobuz en ce qui me concerne.

Juste en dessous, la section “Vos mix”, toute récente, me propose des listes de lecture en rapport avec ce que j’apprécie comme musique.

Vous le constatez, un des mix qui m’est proposé l’est avec des artistes d’adolescents: la chose s’explique, puisque je n’utilisais par Roon à la maison jusqu’à il y a très peu de temps, je l’utilisais au bureau.

J’ai installé Roon chez nous dont tout récemment, en n’installant pas tout de suite divers profils, ce qui fait que ma fille a écouté de la musique sur le mien.

Ce qui explique aussi la section suivante qui résume mes écoutes et qui n’indique que 20 heures.

J’aurais pu reprendre mes données de ces derniers mois qui étaient enregistrées sur mon portable principal (mon MacBook Pro 16 pouces), mais je ne l’ai pas fait, je suis reparti à zéro, ce qui n’est pas très grave puisque les artistes que j’avais ajoutés comme favoris sur Qobuz le sont automatiquement sur mon nouveau noyau comme faisant partie de ma bibliothèque musicale.

Je précise aussi que je n’avais pas entré de mots-clés dans mon noyau au bureau, donc je n’ai pas perdu grand-chose, si ce n’est mon historique et mes goûts dans Roon Radio (voir plus loin).

Je continue à descendre dans mon Accueil et je vois les radios populaires, dont deux que je n’ai jamais écoutées. Bon… Cela dit, si je veux écouter un concert sur Espace 2, la présence de ces radios sera tout à fait agréable.

Puis, dans l’ordre, je vois les derniers artistes que j’ai écoutés, une proposition basée sur différents genres susceptibles de me plaire, des collaborations avec des artistes qui pourraient m’intéresser.

Tout cela n’est pas uniquement l’œuvre d’un algorithme basé sur l’intelligence artificielle, mais sur l’expérience des autres utilisateurs, c’est de Valence qu’il s’agit, j’en parle plus bas.

Lorsque je clique sur cette section, j’obtiens une sorte de journal qui commente des albums de ma discothèque.

C’est un peu comme “Souvenirs” dans Photo, une bonne manière de ressortir des albums que j’aurais oubliés du fond de ma base.

Et c’est super bien fait, regardez:

Et ce qui est génial, c’est que lorsque je clique sur un article, je vois non seulement l’album concerné et ceux qui peuvent y être liés.

Bien évidemment, j’ai à disposition des renseignements sur tous les artistes de l’album, que ce soit le compositeur, les instrumentistes, les chefs d’orchestres, les ensembles et les chanteurs.

C’est tout simplement une source inépuisable de découvertes à la dimension de votre curiosité, c’est-à-dire sans limites.

Vous voyez même les concerts à venir de vos artistes préférés:

La recherche via focus

Lorsque vous êtes dans votre discothèque, une manière très efficace de retrouver votre album est de cliquer sur Focus.

Vous voyez un grand nombre de critères sur lesquels il vous suffit de cliquer au fur et à mesure pour cibler de manière de plus en plus précise ce que vous voulez écouter.

Dans la figure suivante, j’ai déjà avancé dans ma recherche en choisissant le genre Classical, la violoniste Rachel Podger, le compositeur Antonio Vivaldi.

Mais bien d’autres critères sont disponibles en cliquant sur les petites flèches latérales:

Grandiose n’est-il pas?

Valence, le cœur de Roon

Valence est le “cerveau” qui met en relation les millions de métadonnées de Roon entre elles pour répondre à ce que vous attendez, en tenant compte de l’expérience des 100’000 utilisateurs à ce jour du système.

Voyez comment peuvent se présenter les crédits à propos d’un album:

C’est aussi Valence qui me permet de savoir quels sont les autres enregistrements d’une œuvre dont je dispose dans ma bibliothèque ET dans Qobuz.

49 autres enregistrements existent sur Qobuz de ce quatuor de Brahms, et 2 se trouvent déjà dans ma bibliothèque.

Je clique sur l’icône avec les disques et j’obtiens ceci (oui, je sais, la figure est en tout petit, c’est une capture panoramique, il vous suffit de cliquer une première fois dessus, puis faites-le encore une fois sur la fenêtre qui s’ouvre):

Roon Radio, quand on l’essaie, on l’adopte

L’un de mes problèmes, c’est qu’il arrive que j’écoute une œuvre, et qu’une fois l’album terminé, la musique s’arrête, je continue à bosser et j’oublie d’en remettre.

Roon vous permet de continuer automatiquement votre écoute en tenant compte de vos goûts tout en vous proposant quelques ouvertures sur autre chose.

Ça ne vous plaît pas? Dites-le à Roon avec un petit pouce vers le bas, et passez au morceau suivant.

Roon vous connaîtra ainsi de mieux en mieux et collera toujours un peu plus à ce que vous aimez, sans jamais oublier de vous emmener parfois vers ailleurs.

D’ailleurs, pour être sûr, si vous cliquez sur le petit pouce vers le bas, le programme vous demande pourquoi.

Et combien de fois me suis-je dit: “nom d’une pipe, qu’est-ce que c’est beau, c’est quoi en fait?”. Et hop, un clic sur la vignette du disque en écoute, et au besoin, un autre sur l’icône d’ajout dans la bibliothèque musicale, tout cela après avoir lu ce qui était indiqué par Roon “magazine”.

Je vous le dis: une vraie pépite qui vous ouvre l’esprit en permanence.

Un DSP et des filtres, seulement si vraiment vous le voulez

Alors s’il y a un truc que je n’utiliserai jamais chez moi, sur ma chaîne de qualité, c’est bien un égaliseur ou un filtre.

Cela étant, sur certains systèmes qui ont des faiblesses reconnues, je peux comprendre qu’on en fasse usage.

Pour chaque sortie, Roon vous permet d’ajouter un filtre ou d’utiliser un égaliseur.

Pour ce faire, on clique sur le point de couleur à gauche de la flèche “arrière”.

Ici, elle est verte, signe que je ne suis pas sur du bit perfect, je sors sur mes HP du MacBook Pro, je ne suis donc qu’en “haute qualité”.

Ensuite, dans la fenêtre qui apparaît, on clique sur les trois points verticaux, et on clique sur DSP.

On clique sur les trois points à droite du nom de la zone de sortie

Et au niveau qualitatif?

Comme je l’ai expliqué en début d’article, je n’ai pas de Nucleus, j’utilise Roon sur mon Macbook Air M1 relié à mon DAC Cambridge 851C.

Roon étant assez énergivore en matière de ressource processeur, il est important pour moi de le piloter avec un ordinateur parfaitement silencieux, le Macbook Air M1 est somptueux à ce niveau, j’ai pris un 512 Tb avec 8 Gb de RAM, le presque “tout simple” donc, et tout est parfait avec cette machine.

Roon se charge de transmettre les données à mon DAC en laissant le travail de suréchantillonnage à cet appareil, ce qu’il fait de manière exemplaire.

Cela étant, il peut faire lui-même un travail de suréchantillonnage si on le lui demande:

En ce qui me concerne, je désactive ces réglages.

Roon diminue drastiquement les micro-interruptions, promet une latence la plus faible possible et peut transporter des flux de PCM et DSD512 jusqu’à 32 bits/768 kHz (ça, je l’ai déjà dit, je sais).

Moi qui étais habitué au travail effectué par Audirvana, puis Audirvana Studio qui tous les deux court-circuitent normalement CoreAudio sur un Mac, ce qui semble être une bonne chose, j’étais toujours inquiet de savoir si le résultat était tout aussi bon avec Roon qu’avec ces deux logiciels, puisque lui semble utiliser CoreAudio.

Dans mon précédent test, j’écrivais que je préférais presque le résultat d’écoute avec Roon, je ne savais pas pourquoi.

Il me semble que j’ai compris maintenant: les médiums me semblent un poil plus présents, plus ciselés, plus clairs.

Les attaques me semblent plus précises, et pourtant, j’ai bien évidemment désactivé tout ce qui pourrait changer artificiellement le son dans Roon, notamment le modulateur de volume et l’égaliseur.

Pour avoir comparé des boucles sur Audirvana puis sur Roon, et inversement un nombre incalculable de fois, il m’est extrêmement difficile de répondre à la question de savoir quel est le meilleur des deux. Il y a une différence, je le sens, les deux sont excellents, mais j’ai un petit faible pour Roon.

Cela tombe plutôt bien: Roon est tellement fort dans tous les domaines dont il a l’exclusivité par rapport à Audirvana (gestion de la bibliothèque, historique, métadonnées, multiroom) que je suis très content qu’il soit aussi excellent en matière de rendu sonore.

Et puis, il est également possible d’intégrer HQPlayer à Roon, pour ceux qui veulent encore aller plus loin en matière de suréchantillonnage, ce que je n’ai pas fait, cela ne me semblant pas nécessaire.

Pour en savoir plus sur ce que Roon peut reproduire avec votre matériel, vous pouvez regarder la couleur du point à gauche de la barre de transport de la musique:

  • Le jaune indique une lecture de faible qualité.
  • Le vert indique une lecture de haute qualité.
  • Le violet représente une lecture sans perte.

Aucune conversion n’est faite, aucune perte de la source et ce jusqu’à la sortie ver le Cambridge.
Ici, Roon passe par Airplay, donc il effectue une conversion vers 16 bits puisque ce flux ne supporte pas mieux.

La décision est prise en ce qui me concerne: mes abonnements Audirvana Studio (j’en avais deux, un pour la maison et un pour le bureau) ne seront pas renouvelés à leur échéance, parce que je n’utilise plus ce programme, Roon permettant tellement plus pour finalement pas beaucoup plus cher: 40 francs de différence avec Audirvana par année alors que ce dernier n’apporte rien en matière culturelle.

Roon et Nucleus

Avant de conclure, je dois encore vous parler de Nucleus, que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de tester.

Roon est venu au monde en 2015.

Depuis, il n’a cessé de convaincre les grandes marques Audio, et plus de 80 d’entre elles sont à ce jour compatibles avec son système RAAT.

Pour éviter de devoir installer Roon sur un ordinateur qui pourrait être bruyant mais qui doit être dédié à la musique, puisque pour que l’on puisse atteindre son core de puis un smartphone, une tablette ou un ordinateur, le logiciel doit tourner en permanence, Roonlabs propose une solution clé en mains qui semble convaincre ses utilisateurs: un Nucleus ou un Nucleus Plus.

Vendu environ 1’800 francs en version de base (Intel i3, maximum 5 zones attaquables), et 2’800 en version “plus” (Intel i7, plus de 5 zones attaquables), il est totalement silencieux (aucun ventilateur, d’où ses nombreuses ailettes de refroidissement) et, selon les spécialistes, représente la meilleure solution pour entrer dans un DAC.

Cela étant, mon Macbook Air M1 est lui aussi totalement silencieux et me permet de faire des projections de concert MediciTV via mon Apple TV sur mon téléviseur en passant le son par le Cambridge, ce que je ne pourrais pas faire si j’avais un Nucleus branché dessus.

En conclusion

Cela étant, maintenant que j’ai installé mon noyau à la maison, je me suis dit qu’il allait falloir devoir trouver autre chose au bureau à moins de passer de l’un à l’autre par quelques manipulations que je n’aime pas trop faire, sachant que lorsque j’écoute de la musique à un endroit, Madame K ne peut pas l’écouter de l’autre (voir mes explications en début d’article).

Mais non… impossible de me passer de Roon, ce d’autant plus depuis que j’ai écrit cet article qui m’a forcé à aller bien plus loin dans ma découverte de ce logiciel dont je n’ai toujours pas fini de faire le tour: j’ai donc fait l’acquisition d’un deuxième core, ou d’un deuxième noyau, si vous préférez. Mais ce qui est embêtant, c’est que dans ce cas, je ne pourrai pas le fusionner avec celui de la maison.

Roon est donc un système absolument fabuleux qui fait bien plus que remplacer Audirvana et qui prend tout son sens si l’on est abonné à Qobuz ou à Tidal, puisque l’ouverture sur la culture dépassera alors largement votre discothèque pour s’ouvrir sur tout ce qui existe.

Ne reste plus qu’à permettre à l’utilisateur de traduire son contenu extraordinaire en anglais vers le français (en ce qui me concerne) en le rendant sélectionnable pour qu’on puisse le copier-coller d’un clic vers DeepL, pour un peu plus de confort.

Sinon, Roon est pratiquement parfait pour l’audiophile curieux et exigeant, qu’on se le dise, et mérite largement le label Too Much Bô.