Luminar 3.02, il y a du mieux, mais… et deux mots sur Lightroom

Je vous ai dit les lenteurs de Luminar 3.01 ici.

Après bien des déboires qui ont retardé la mise à jour annoncée la semaine passée, la nouvelle version 3.02 est sortie ce mardi après-midi.

La liste des nouveautés amenées par cette nouvelle mouture est disponible en français ici.

Il s’agit essentiellement de nouvelles fonctionnalités liées à la gestion du catalogue en rapport avec ce que vous faites dans le Finder, et il faut admettre que Luminar est assez fort dans le domaine.

Nous trouvons aussi un panneau de préférences un petit peu plus évolué.

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Il faut dire que l’améliorer n’était pas trop difficile, je vous rappelle comment se présentait le précédent…

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Il y avait de la marge n’est-ce pas?

Bon, je suis conscient d’être un peu dur, là, alors j’arrête.

Une nouvelle intégration du programme de fusion HDR Aurora 2019 est également de mise: on peut appeler une série d’images dans Luminar est directement les traiter dans Aurora HDR du même éditeur, Skylum donc.

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Juste pour information, il faut se rappeler que Lightroom intègre un très bon module HDR sans avoir besoin d’acheter un deuxième logiciel.

Avec Skylum, vous devrez passer par l’achat d’Aurora, ce qui relativise quelque part le prix demandé par Adobe dont beaucoup se plaignent. Et Dieu sait si Adobe est plus complet en ce moment que le couple Luminar-Auora!

Moi, ce qui m’intéressait surtout, c’était de voir comment le programme ouvre désormais mon catalogue de 51’000 photos.

Dans mon précédent article, je parlais de 3 minutes pour la version 3.0.1, ce qui était tout bonnement insupportable.

2 minutes et 30 secondes si on redémarrait le logiciel peu après l’avoir quitté.

Le nouveau Luminar 3.0.2 semble à première vue faire mieux.

La première ouverture ne doit pas vous faire peur, j’ai vu au moins trois fenêtres de plantage apparaître, je me suis dit que ça commençait bien.

Toutes les suivantes se sont bien déroulées, mais il m’a fallu entre 1 minute 20 secondes et 1 minute 35 secondes pour pouvoir utiliser mes photos que je compare donc aux 2’30 de la version précédente puisqu’il s’agit d’ouvertures suivant la première.

Il y a du progrès donc, mais on peut faire mieux.

On DOIT faire mieux.

Lightroom Classic, sur exactement le même catalogue, demande 13 secondes pour que je puisse me mettre au travail.

Et encore, j’ai le module Excire Search intégré qui n’accélère pas le logiciel…

Lightroom CC lui s’ouvre et me laisse travailler après 10 secondes.

J’ai l’air bien critique, je sais.

Mais je n’oublie pas que Luminar est un programme tout à fait agréable à utiliser quand il est (enfin) ouvert, qu’il est ludique et vous donnera de très beaux exports avec une interface tout à fait intéressante que j’apprécie vraiment beaucoup.

Vous pouvez lire d’ailleurs, si ce n’est déjà fait, le test complet que j’avais écrit à propos de la version 2018, article qui reste d’actualité pour le traitement des images.

Et puis, n’oubliez pas que si Luminar vous plaît et que vous voulez continuer à utiliser Lightroom en tant que catalogue, vous pouvez appeler son plug-in depuis ce dernier.

Le beurre et l’argent du beurre pour certains?

Peut-être, oui.

Ah, au fait, certains seront peut-être étonnés de voir que je n’ai rien écrit à propos des mises à jour de Lightroom de février, sur toutes les plateformes.

C’est que je ne vois pas trop ce que je pourrais écrire de plus que Gilles qui connaît le programme comme sa poche et surtout le teste en version beta bien avant qu’il ne sorte.

Vous saurez tout sur les nouveautés de ces nouvelles versions en lisant son article ici.

Et puis il faut dire que l’accentuation des détails dépendant de l’intelligence artificielle me laisse plutôt dubitatif: j’ai fait des essais avec mon Sony A7RIII, je ne vois pas vraiment de différence, même à la loupe, sachant que pour réussir cette accentuation, le logiciel a besoin de créer une copie DNG immensément lourde.

Il semblerait qu’il en aille tout autrement si vous avez un appareil Fuji doté d’un capteur X-Trans bien mieux interprété avec cette nouvelle fonction (Lightroom n’a jamais été très fort avec ce capteur), au prix toujours d’une copie DNG bien sûr.

Comme je n’ai pas ce type d’appareils, je ne vais donc pratiquement jamais utiliser cette fonction mangeuse d’espace disque.

En plus, faire une copie plus lourde que l’original va carrément à l’encontre de la philosophie Lightroom qui a justement comme avantage, en dehors de cette accentuation, de ne pas alourdir le poids de vos photos, ne touchant jamais l’original, se contentant de fichiers descriptifs de vos réglages interprétés à la volée et qui ne pèsent pratiquement rien.

Dans Lightroom CC, l’indicateur d’écrêtage qui s’affiche en cliquant sur l’histogramme sous forme de masque rouge ou bleu sur la photo est clairement un plus. L’assemblage de HDR et de Panorama est également bienvenu.

Mais encore une fois, si vous voulez en savoir plus, c’est ici.