La musique contemporaine à écouter ou à regarder?

Ben oui, cette semaine, à part l’Open-Bar, je n’ai rien à dire sur le Mac ou sur l’informatique, vous m’excuserez encore de m’intéresser aussi à d’autres choses.

Donc aujourd’hui, après avoir parlé pendant deux jours ici et de cinéma, un autre de Julien Doré, j’ai envie de vous parler de musique contemporaine.

Avant de commencer cet article, il faudrait se poser la question de ce qu’est la musique contemporaine.

Pour moi, c’est assez simple, c’est celle qui suit la musique moderne (début du XXe siècle), qui elle-même suit la musique romantique (début du XIXe au début du XXe, et ses débuts datent de l’après-guerre deuxième guerre mondiale.

Les compositeurs contemporains, je me mets à leur place: composer de la musique dite «?classique?» en général, quelle que soit l’époque (de la Renaissance, baroque, classique, romantique ou autre), c’est juste impossible, ce serait comme faire de la copie de meuble ancien.

Ce serait toc, chaque type de musique correspondant à une époque.

Alors ils partent dans d’autres domaines, remettant en cause très souvent le système tonal, pourtant si confortable pour nos oreilles.

L’un de leurs plus dignes représentants est Pierre Boulez, récemment disparu.

Il y a une chose dont je suis presque certain, c’est que cette musique ne sera pas jouée dans 300 ans.

Pour moi, la musique contemporaine est une musique intellectuelle, une musique de chercheurs.

J’essaie de faire des efforts pour l’écouter, et c’est tout simple, je n’y arrive pas.

Je comprends qu’on essaie de nous faire ressentir des ambiances des émotions, mais le manque cruel de ce qui fait tout de même la musique, à savoir, une bête mélodie, ça me bloque complètement.

Pendant que je vous écris ce billet, j’écoute justement un hommage à Pierre Boulez, pour me mettre dans l’ambiance.

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Vous savez quoi?

Je me réjouis de l’avoir fini, l’article, pour passer à autre chose.

Non, franchement, la musique contemporaine, à écouter, chez soi, je trouve ça difficilement supportable.

Et mon Dieu, j’espère ne jamais avoir à en jouer.

Oh, je joue bien du Dimitri Shostakovic, mais là, je m’excuse, le système tonal est respecté (même si ce n’est pas toujours le cas avec ce compositeur).

Je dis que j’espère ne pas avoir à en jouer, parce que j’aime avoir quelque chose à me raccrocher, et il faut bien dire que la musique contemporaine doit être incroyablement difficile à jouer.

Par contre, à regarder, c’est autre chose.

Les concerts de l’OCL (orchestre de chambre de Lausanne) dont je vais vous reparler bientôt ont pour point commun d’intégrer une pièce de musique contemporaine.

Et là, force m’est de constater que je ne m’embête jamais, tellement cette musique est spectaculaire à regarder.

Et du moment qu’on regarde, on comprend mieux ce qui est joué.

Cette musique est souvent assez drôle, parfois même comique.

Tenez, l’autre jour, je vous parlais du concert de Tetzlaff.

En première partie, nous avons eu droit à une création d’une œuvre dont l’auteur, David Philip Hefti, était présent dans la salle.

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Je suis allé écouter ce qu’il avait à nous dire, en préconcert puisque c’est une des spécificités de ces concerts de pouvoir discuter avec un soliste, un compositeur ou un chef d’orchestre avant que le public soit dans la salle pour écouter les œuvres.

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Oh, nous devions bien être 7 ou 8 dans la salle à ce moment pour écouter ses confidences, mais c’était très intéressant.

Il nous a expliqué qu’il fait un triptyque sur la nuit et les insomnies, et que cette première œuvre est ce qui se passe dans sa tête juste avant qu’il s’endorme sans parfois y parvenir.

Il nous a parlé de trucs incroyables comme des lignes de 24 notes basées sur des quarts de ton (contexte microtonal), c’était dingue de voir sa passion.

Et à nouveau, je dois bien admettre que, même si je sais très bien que je ne vais pas écouter cette œuvre à la maison, à moins de la voir sur Medici TV, en première partie d’un concert, j’ai été tout à fait séduit par la démarche et par la musique.

Il se passe quelque chose dans cette œuvre, lorsqu’on voit les musiciens sur scène.

Je comprends la nuit, je comprends ce qui se passe dans la tête du compositeur.

Pour que vous puissiez vous rendre compte de la chose, je vous propose d’écouter la première partie du concert que je vous ai déjà lié il y a quelques jours.

Voici le lien direct vers le concert de mardi 27 février 2018, l’œuvre de Hefti commence à 2’51.

Et vous, vous vivez un amour fou avec la musique contemporaine?