Eh bien ça y est, Luminar 3 catalogue vos images

Luminar est sorti ce mardi, sur le coup de midi, en version 3.

J’ai testé Luminar 2018 de manière assez complète ici, je n’ai pas du tout eu le temps depuis hier de tester toutes les nouveautés de ce très chouette logiciel en V3 qui avait tout de même obtenu un Too Much Bô l’année passée.

Mais j’ai pu m’amuser avec la chose avec un certain plaisir.

Ou plutôt avec un plaisir certain.

Notez juste au passage que le logiciel change de numérotation et devient, comme vous avez pu vous en rendre compte, Luminar 3, et non pas Luminar 2019 comme ça aurait dû logiquement être le cas, ce qui ne me déplaît pas. Je n’ai jamais apprécié ces dénominations logicielles par année.

Remettons les choses dans leur contexte

Il faut savoir que Skylum, l’éditeur de Luminar, a surfé sur la vague de l’anti-abonnement, et plus particulièrement sur la colère de tous ceux qui n’ont pas supporté l’annonce de l’abandon de la licence « carton » de Lightroom.

Lors de la sortie de la version 2018, l’éditeur nous a promis un catalogueur dans le courant de l’année, et cela gratuitement, ceci afin de ramener à lui tous ces utilisateurs en colère contre Adobe qui n’attendaient qu’une chose, à savoir que la concurrence propose une vraie alternative qui tienne la route, en dehors du très bon ON1 2’019 que j’ai évoqué ici il y a quelque temps, malheureusement un poil brouillon et en anglais seulement.

C’est le cas désormais, mais Skylum, pour tenir sa promesse, a dû se résoudre à rendre sa nouvelle version gratuite pour tous les utilisateurs de Luminar 2018, alors que d’habitude, l’éditeur nous a plutôt habitués à payer (ou pas) une nouvelle version chaque année.

Eh bien cette fois, ce ne sera pas le cas, cela doit tout de même représenter un sacré manque à gagner pour lui, ce qui rend la tenue de cette promesse de gratuité de la part des gens de Luminar pour les utilisateurs de la version 2018 d’autant plus remarquable.

Notez d’ailleurs que pour valider votre version gratuite, vous pouvez simplement charger la version « free » de Luminar 3 et activer cette dernière avec votre adresse mail enregistrée et votre clé d’activation de la version 2018.

Lorsque vous lancez Luminar pour la première fois, ce dernier vous demande où est votre dossier (ou vos dossiers) contenant toutes vos images. Une fois que vous lui avez donné la réponse, ce dernier scanne ce ou ces endroit(s) en allant rechercher des images dans les sous-dossiers, contrairement à ce qu’offre le nouveau DxO qui est incapable de le faire, ce qui est bien dommage.

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La progression de l’importation est présentée tout en haut de la figure.

L’opération prend quelques minutes, un petit quart d’heure chez moi, pour environ 51’000 images.

Le catalogue prend place dans le dossier Images par défaut et prend chez moi 15 Mb, ce qui n’est vraiment pas grand-chose.

À cela, vous ajoutez un cache qui est la seule préférence qui peut être réglée pour l’instant, et qui est fixée à 10 Gb par défaut.

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Quand on compare aux préférences de Lightroom, évidemment, il y a comme une petite différence!

Les images répertoriées sont laissées à leur endroit original, et je me permets de préciser que ce travail n’impacte en rien votre catalogue Lightroom qui peut reposer sur les mêmes sources.

 

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La fenêtre en mode « Bibliothèque »

 

Première chose importante à comprendre: vos images dans Luminar seront synchronisées avec votre disque. Si vous changez un emplacement dans Luminar, cela va se répertorier sur le disque, et dans ce cas Lightroom risque de vous le faire savoir à la prochaine ouverture. De même, si vous changez de place un dossier sur votre disque, Luminar saura se mettre à jour en conséquence, même si le programme n’était pas ouvert pendant le déplacement. C’est fort non?

Deuxième chose tout aussi importante: dans l’état actuel des choses, vos RAW apparaissent sous forme de grille dans un premier temps dans Luminar, mais sans les modifications que vous auriez apportées dans Lightroom. Oui, si vous avez fait des tonnes de modifications sur Lightroom, Luminar repart actuellement de zéro, il vous faudra tout recommencer le traitement de vos originaux.

Cela dit, Luminar promet rapidement courant 2019 un importateur de catalogue Lightroom (importateur qui existe désormais pour ON1 2019, donc la chose est possible).

Si votre but est de transférer tout votre catalogue Lightroom dans Luminar, il vous faudra alors attendre l’arrivée de cet importateur. En attendant, vous pouvez jouer avec un catalogue pour bien appréhender le logiciel, et vous verrez à quel point Luminar est puissant et ludique.

Je vous laisse relire le test complet de Luminar que j’ai écrit ici pour comprendre à quel point ce logiciel est facile à utiliser, tout en étant très efficace.

Un catalogueur qui a encore beaucoup à apprendre du grand frère

Toute personne un peu consciente du travail effectué par Adobe ses 12 dernières années savait bien qu’il allait être absolument impossible à Skylum d’être au niveau de Lightroom du premier coup.

Et il nous faut constater que logiquement, il reste énormément de travail pour que Luminar soit à la hauteur de la référence actuelle signée Adobe.

Il lui manque en effet, dans le domaine du catalogage

  • les mots-clés;
  • une recherche autre que la navigation interdossiers;
  • le module cartes;
  • la reconnaissance des visages;
  • les versions d’images.

Cela dit, pour un premier essai, le résultat est pour le moins intéressant, et l’éditeur nous promet de combler un partie de ces manques dans les prochaines mises à jour mineures.

Lorsque vous êtes en mode Edition

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Comme vous le voyez ci-dessus, en mode Edition, le logiciel est bien pensé.

Vous avez ce que l’on appelle

  • le film fixe sur Lightroom à gauche verticalement
  • à droite, les réglages
  • sous l’image, les Luminar Looks, classés par groupes et qui sont des sortes de préréglages modifiables et que l’on peut télécharger par dizaines en plus de ceux qui sont livrés par le logiciel. Il est possible de plus ou moins appliquer ces réglages à l’aide d’un simple curseur, mais encore une fois, lisez le test sur la version 2018 pour tout savoir sur ces Looks.

Bref, ce que je reprochais à la version 2018, à savoir le fait de ne pouvoir travailler que sur une image à la fois à moins d’appliquer le même réglage sur plusieurs images, est totalement supprimé.

Vous pouvez comparer en tout temps l’image originale à l’aide d’une sorte de rideau déroulant, ce que je trouve très agréable.

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Par contre, je regrette le manque d’informations que nous pouvons obtenir pour l’instant sur une image.

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D’autres nouveautés

Cette version 3 de Luminar reprend les nouveautés intéressantes proposées par la mise à jour d’octobre de la version 2018, comme l’embellisseur de ciel. L’éditeur nous a expliqué il y a deux mois n’avoir pas eu la patience d’attendre la sortie de la version 3 pour nous proposer cette fonction assez incroyable, dont il ne faudra pas abuser.

Cet embellisseur travaille avec l’aide de l’intelligence artificielle capable de masquer automatiquement tout ce qui est ciel dans votre image et peut le dramatiser de manière tout à fait efficace, et ce même si du ciel apparaît par exemple entre les montants d’une barrière de pont. C’est tout à fait impressionnant.

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Les performances

Il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais sur mon MacBook Pro 2016 15 pouces, Luminar se montre tout à fait réactif.

Si l’on scrolle très rapidement dans la grille de la bibliothèque, il faut environ 5 secondes pour que les vignettes remplissent l’espace noir qui apparaît.

Notez que l’on passe du mode grille au mode édition avec les mêmes raccourcis que Lihgroom (ce n’est pas le seul exemple de reprise des choix d’Adobe), si vous passez de l’un à l’autre, vous n’aurez donc pas tout à réapprendre

L’export des images est réduit à du très simple, et prend un peu plus de temps que sur Lightroom. J’ai compté plus de 21 secondes pour sortir une image de 85 Mb en JPEG plein pot.

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En conclusion provisoire

Luminar est encore à des kilomètres de Lightroom, c’est une évidence, mais cette première mouture dotée d’une bibliothèque est une franche réussite, et l’éditeur a déjà fait un pas de géant dans le sens du catalogage.

Les bases sont posées, elles sont solides, on sent que le produit est sain.

Luminar propose plein de choses intéressantes qui me manquent dans Lightroom, comme les calques par exemples, les effets superposables, la comparaison en rideau.

Mais il y a encore bien plus de choses incontournables dans le logiciel d’Adobe qui ne sont pas encore dans Luminar, en plus de ce que j’ai listé plus haut dans le domaine du catalogage, comme le module « carte », mais surtout, toute la gestion des images pour les mobiles, pour le Web, domaine dans lequel Lightroom est tellement excellent!

Alors oui, Luminar mérite qu’on l’achète, sans compter qu’il ne coûte que 69 €, et même 59 € jusqu’au 19 décembre.

Sans compter que pour ce prix, vous pouvez l’utiliser sur 5 ordinateurs, qu’ils soient Mac ou PC.

Mais dès qu’il s’agira de louer un espace dans le cloud pour mettre ses images dessus, il faudra faire une dépense supplémentaire qui sera certainement mensuelle, dépense comprise dans l’abonnement Photo d’Adobe.

Il n’empêche que Skylum est sur la bonne voie et qu’il nous promet plein de très belles choses, toujours gratuites pour ceux qui ont acheté le logiciel tout au long de l’année 2019.

Le module recherche sera bien amélioré, les versions d’images seront de la partie, les mots-clés devraient arriver aussi.

J’ajouterai pour finir que Luminar est incroyablement facile à utiliser. Je parlais plus haut de ludique. C’est bien le cas, et il est en tout cas bien plus simple d’utilisation que ON1 2019, même si ce dernier est intrinsèquement plus puissant.

Bref, Mesdames et Messieurs de Skylum, votre travail et son résultat font que ce logiciel continue à mériter son label Too Much Bô.

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