Diarly, le journal du quotidien doit encore mûrir

Cela doit être en commentaires d’un article concernant un programme de prise de notes, mais je ne sais plus lequel, que quelqu’un, je ne me souviens plus de qui, m’a parlé d’un programme dont je ne me rappelle plus du nom de Diarly.

Pour une fois, je vais vous parler d’un programme que, finalement, je n’ai pas adopté mais qui me semble pourtant intéressant, bien qu’encore trop jeune, il s’agit de Diarly.

Vous savez, j’ai toujours rêvé d’un programme qui puisse imiter un de ces petits cahiers à spirale où on note à la main tout ce qu’on fait.

Mieux, j’ai toujours admiré ceux qui en utilisaient un.

Parce le fait de tourner les pages physiquement est quelque part plus intuitif que faire défiler des écrans numériques, ou des fiches d’une base de données.

Pourquoi je tiens au journal numérique

D’un autre côté, ce fantasme du cahier à spirale en prend un sacré coup dès que je pense qu’il faut que je recherche dedans.

Oui, sans champ de recherche, moi, je suis une toute petite chose, et comme les cahiers à spirale en sont dépourvus (enfin, je crois, dites-moi si je me trompe), je passe sur des systèmes numériques, et puis c’est tout.

Donc que faire pour prendre des notes au fil du temps, pour vous souvenir de ce que vous avez fait, non pas sur un papier, mais en numérique?

Un journal qui soit le plus souple possible, toujours sous la main, à savoir sur votre Mac, votre iPhone ou votre iPad?

Il y a bien Evernote, dont j’ai parlé récemment ici, qui pourrait jouer ce rôle, mais il me semble trop compliqué pour cela, quoique…

Il y a surtout Agenda, dont je vous ai dit le plus grand bien ici et qui a même reçu un Too Much Bô sur ce site.

Diarly, dans la simplicité

Diarly est disponible sur iOS et sur MacOS.

Il se synchronise par iCloud si vous achetez un abonnement à 16 $ par année, sinon, il est limité à un appareil, ou disons, pour être plus précis, que vous pouvez l’utiliser sur plusieurs, mais sans qu’ils soient alors justement synchronisés.

Problème pour commencer: j’ai eu, lors de mes tests (j’ai pris un abonnement gratuit pendant une semaine), des problèmes de synchronisation qui ont fait que souvent, malgré des actions forcées, je n’ai pu synchroniser que le lendemain, allez savoir pourquoi.

Cela étant, Diarly se présente comme ceci:

Nous sommes sur Mac, là…
  1. La barre d’outils avec juste à droite, la date du jour et les fenêtres de navigation un clic sur cette date affiche directement un calendrier dans lequel on peut cliquer.
  1. La zone d’édition de la journée, avec les entrées que vous avez créées.
  2. Les entrées elles-mêmes, qui sont précédées automatiquement par un séparateur avec, en son milieu, l’heure actuelle. Notez que vous pouvez changer cette heure si vous écrivez après coup votre entrée, en cliquant sur elle.
  1. Le journal en cours: vous pouvez en avoir plusieurs, pour autant que vous soyez Premium.
  2. Le choix entre le mode “Chronologie”, qui affiche les entrées au fil du temps, avec des séparations principales par jour, ou secondaires par heure, et le mode “Remarques”, dans lesquelles vous mettez tout ce que vous voulez en vrac.
  3. La liste des jours de la chronologie.
  4. Les statistiques, à savoir, le pourcentage de votre travail par rapport à un objectif que vous vous êtes éventuellement fixé.
Remarquez que j’ai vu dans ma vie des objectifs plus intelligents que “je veux écrire tant de mots par jour”!
  1. Le bouton de création d’entrée horaire (un clic sur le + crée un séparateur avec son heure).
  1. À gauche, l’outil de masquage de la barre latérale, à droite, l’affichage de la carte avec les endroits marqués d’épingles numérotées pour indiquer combien de notes ont été prises en ces lieux, ceci pour autant que vous l’ayez indiqué.
3 notes ont été prises à Chavannes, pour le journal “Professionnel”. Notez que sur l’iPhone, la même épingle en affiche 8 pour le même journal, encore un défaut de jeunesse.
Ah bon? 8 sur iPhone? Mais pourquoi 3 alors sur Mac?

Notez que certaines données, comme le temps qu’il fait, le lieu où vous vous trouvez, peuvent être notés lors de la création d’une nouvelle entrée quotidienne.

Les préférences qui permettent l’entrée automatique de données. Notez l’import depuis le calendrier qui ne fonctionne d’ailleurs pas bien.

Il faudra entrer votre lieu de localisation d’écriture si vous changez dans la journée à l’aide du menu suivant.

Le marquage de l’endroit où l’entrée a été prise.

  1. Le champ de recherche: vous cherchez soit dans la chronologie, soit dans les remarques, mais pas dans les deux à la fois. Cela dit, la recherche (ma base est toute petite, j’ai travaillé quelques jours dans le journal Professionnel que je ne vous montre pas, ce n’est donc pas grand-chose) me semble très rapide, donc chercher sur l’un puis sur l’autre des modes n’est a priori pas trop grave.

Notez que juste en dessous du “10”, vous trouvez le filtre qui vous permet de retrouver des fiches selon certains critères.

Diarly à l’usage

Vous avez peut-être repéré, dans la figure ci-dessus, que les entrées peuvent être affublées de mots-clés que l’on définit par les balises #.

Notez que Diarly est compatible avec Markdown mais qu’il permet également de mettre des styles dans votre texte avec une palette disponible là où vous cliquez, à gauche de la zone d’édition.

Si vous attribuez le style H, des clics successifs sur lui permettent de défiler entre les styles H1 et H4.

Les imports (surtout) et exports sont assez riches.

Autre chose qui peut paraître intéressante mais qui ne l’est pas (encore) vraiment: vous pouvez insérer des tâches dans Diarly.

Vous pouvez même demander au programme de reporter dans une nouvelle journée celles qui ne seraient pas effectuées la veille.

Cela fonctionne, au premier abord:

Nous sommes mardi:

Mardi, je n’ai pas accompli la première tâche.

Mercredi, une nouvelle entrée se crée

Oh! la nouvelle entrée s’est créée le mercredi et elle intègre ma tâche non faite.

Tout semble parfait.

Eh bien non! Parce que ma tâche se trouve toujours également dans la journée mardi, et que lorsque je la complète le mercredi, elle ne passe pas en “complété” le mardi. Alors, je me demande bien à quoi cette belle idée sert dans le concret.

Donc non, cette fonction pourtant dans l’idée bien sympa ne sert à rien en l’état, si ce n’est à vous rappeler une tâche à faire le jour suivant, mais si c’est pour, une semaine après, en parcourant votre chronologie, trouver la tâche comme non réalisée le mardi alors qu’elle l’est le mercredi en doublon, ça devient compliqué à gérer.

Dans un autre domaine, si vous pouvez importer des fichiers dans une entrée, vous ne pourrez pas lier des courriels à Diarly, et ça, voyez-vous, c’est bien ennuyeux, en tout cas pour moi qui adore lier des courriels pour me rappeler ce que j’ai envoyé, justement dans une chronologie.

Point en revanche positif, Diarly est compatible avec Antidote, il est donc possible de corriger ce que nous écrivons avec cet excellent correcteur que j’ai testé ici.

Notez encore que vos notes peuvent être cryptées, et que le déverrouillage peut se faire soit par l’entrée d’un mot de passe, soit à l’aide de TouchID ou de votre AppleWatch.

Diarly sur iPhone et iPad

Comme je l’ai expliqué plus haut, Diarly est également disponible en tant qu’applications iOS pour iPad et iPhone.

Votre abonnement vous permettra de synchroniser le contenu de vos journaux, mais, et je le constate encore au moment où j’écris ces lignes, il faut parfois (pas toujours) plusieurs heures pour que la synchronisation soit effective. Il me semble qu’elle finit toujours par l’être, mais souvent, c’est bien trop tardivement.

C’est dommage parce que sur iOS, Diarly est agréable.

Et par rapport à Agenda?

Vous l’avez compris, même si j’adore l’idée d’appuyer sur un bouton et voir une séparation avec l’heure de la prise de notes (heure rappelons-le modifiable) s’inscrire dans ma page du jour et de pouvoir ainsi écrire au cours de la journée tout ce qui peut me rendre service, en vrac, sans avoir à réfléchir sur la forme et pouvoir m’y retrouver plus tard, je trouve Diarly encore trop limité, notamment dans le fait qu’il ne tienne pas compte des courriels dans ses notes.

Il faut également aller plus loin dans certaines bonnes idées (les reports de tâches) et améliorer la synchronisation entre appareils qui est encore déficiente.

Et puis, vous avez la concurrence d’un programme fabuleux, à savoir Agenda, que j’ai testé ici (je sais, je l’ai déjà dit, on va croire que j’ai des actions chez eux, mais non, je paie mon abonnement comme tout le monde), qui lui est parfaitement abouti.

Oui, Agenda coûte 20 francs la première année, puis 26 les suivantes, mais rappelez-vous de leur idée géniale: vous payez l’abonnement, et toutes les fonctions Premium qui apparaissent pendant que vous payez vous appartiennent: vous arrêtez l’abonnement, votre logiciel sera toujours mis à jour, seules les nouvelles fonctions arrivées après votre cessation de paiement ne seront plus fonctionnelles.

Alors c’est un tout petit peu plus cher que l’abonnement de Diarly à 16 francs par année, mais au moins, ce que vous avez payé vous appartient, et si le logiciel vous plaît ainsi, vous l’aurez toujours fonctionnel, puisque, j’insiste, votre programme sera constamment mis à jour gratuitement.

Et puis, dans Agenda, tout y est, je commence sérieusement à me demander ce qu’ils pourraient nous proposer de plus (une intégration des tâches Todoist peut-être, oh oui, oh oui!).

Lui aussi crée des notes journalières, avec deux raccourcis claviers (insertion d’un séparateur et insertion de l’heure actuelle), vous créez dans la journée le même type de séparations horaire que dans Diarly.

En conclusion

Normalement, je ne m’exprime pas négativement sur un logiciel, mais comme je l’ai essayé relativement longuement et qu’il m’a pris un peu la tête pour comprendre ce qui lui manquait, je me permets de vous faire profiter de mes réflexions.

Pour moi, c’est clair, j’ai stoppé mon abonnement pendant ma semaine gratuite (il est encore valable jusqu’à ce jour).

Certes, Diarly a de bonnes idées, mais il n’est tout simplement pas prêt.

Je le laisse installé pour l’instant sur mon Mac, histoire de voir comment il évolue, parce que le concept de départ est intéressant.