Les avantages de l’induction, partie 1: en cuisine

Nous entendons beaucoup parler de recharge à induction pour nos iPhone 8 et X.

Mais avant de revenir à l’induction «?iPhonique?», qui sera l’objet d’un prochain article, j’aimerais vous parler d’autre chose, touchant la même technologie.

Cela fait depuis 2001 que je n’ai plus utilisé un de ces fichus racloirs pour nettoyer les résidus brûlés sur ma plaque vitrocéramique.

Je ne fais plus que des sandwichs et des salades, pensez-vous?

Que nenni!

Depuis 16 ans, j’utilise une plaque à induction.

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Ma plaque à induction: une Electrolux… Ce n’est pas moi qui ai choisi la marque, mais bon, elle est plutôt bien pensée.

Le principe?

Demandons à M. et Mme Wikipedia:

Dans ce type de plaque, un inducteur bobiné avec du fil de Litz est placé sous une surface en vitrocéramique. Lorsqu’il est parcouru par un courant électrique alternatif (modulé en fréquence, typiquement aux alentours de 25 kHz), cet inducteur génère un champ magnétique qui, à son tour, induit des courants électriques dans le métal du récipient posé sur la plaque. Les pertes par courants de Foucault et par hystérésis produites dans ce métal — qui doit être ferromagnétique, avec une perméabilité magnétique élevée — génèrent l’énergie thermique (chaleur) par effet Joule.

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Bon, assez parlé technique voyons les avantages et les désavantages de cette technologie.

Commençons par les désavantages, comme ça, c’est fait.

  1. D’abord, les inductions sont plus onéreuses que les plaques vitrocéramiques normales.Un plan de cuisson large électrique, à corps de chauffe (j’insiste sur large pour permettre de placer sur la vitre en même temps au minimum deux grandes poêles de 28 », ce que ne permettent pas de faire les plans de cuisson carrés) revient prix catalogue dans les 2’000 francs chez une grande marque (Zug pour ne pas la nommer, dont j’ai déjà parlé ici pour le steamer) et si l’on passe à l’induction, le prix minimum, toujours pour un plan large, est de 3’670 francs.
  2. Les inductions impliquent de changer quelques casseroles pour que le système puisse chauffer à travers les inducteurs. Des casseroles en aluminium ne fonctionneront pas. Il faut du métal magnétique, comme le fer, dans leurs composants.Meilleur moyen d’être sûr que la casserole que l’on a ou que l’on va acheter va être compatible avec l’induction? On essaie avec un aimant. S’il est attiré, c’est bon, sinon, ben il faut en choisir une autre.

    Cela dit, en 2001, je n’avais dû racheter que deux casseroles. Depuis, les choses ont évolué et beaucoup de poêles par exemple sont prêtes pour cette technologie qui devient toujours plus prisée.

  3. Les inductions provoquent des champs électromagnétiques qui pourraient être dangereux pour la santé selon certaines études, relativement anciennes.
    D’autres sont bien plus rassurantes.
    De toute manière, il faut éviter d’utiliser de toutes petites casseroles sur des gros inducteurs, mais cela devient difficile à déterminer, puisque de plus en plus de plans de cuisson à induction n’indiquent plus la surface de chauffe, puisqu’ils disent être automatiques.
    En ce qui me concerne, je cuisine depuis 16 ans avec une induction, je suis en bonne santé (je touche du bois), je ne suis pas dépressif, je dors bien et ma fille, qui a 12 ans, se porte bien elle aussi, alors que sa maman a cuisiné pendant 4 ans avant sa naissance et 9 mois pendant sa grossesse avec ce type de plan de travail.

Voilà pour les désavantages.

Les avantages maintenant

L’instantanéité

J’ai toujours aimé cuisiner au gaz.

Quelle souffrance lorsqu’au retour des vacances où l’on travaillait sur le gaz, il fallait retrouver l’inertie des plaques en fontes.

Quelle horreur, j’ai dû refaire à manger quelques semaines avec ça, ce qui ne m’était pas arrivé depuis mes 25 ans (c’est dire si ça fait longtemps), ladite inertie devenant insupportable quand on revient d’ailleurs, rien que pour cuire un litre d’eau.

Et puis, j’ai eu une vitrocéramique électrique, c’est-à-dire à corps de chauffe. C’était mieux que les plaques en fonte, mais tout de même… l’inertie était importante par rapport au gaz.

Alors pourquoi ne me suis-je pas fait installer le gaz à la maison me direz-vous?

Parce que nettoyer la cuisinière utilisant cette énergie m’insupporte:

  • enlever le cadre en fer, support casseroles;
  • enlever les brûleurs;
  • frotter comme un malade pour enlever les traces de cramé, parce qu’avec le gaz, ça crame toujours…
  • nettoyer les brûleurs;
  • nettoyer le cadre porte-casseroles;
  • remonter le tout.

… vous trouvez ça humain, vous?

Cette instantanéité du gaz, vous la retrouvez avec l’induction

Vous coupez la plaque, le lait qui allait déborder descend immédiatement.

Vous voulez faire bouillir quelque chose? Vous remontez la puissance et pratiquement immédiatement, les signes de forte chaleur apparaissent.

Donc avec l’induction, vous avez le beurre, et l’argent du beurre.

Je m’explique.

La propreté: au top!

Avec l’induction, votre plaque ne chauffe pas.

Ou plutôt, si elle chauffe, c’est parce que la casserole qui elle est devenue très chaude, a chauffé la plaque.

Mais rien à voir avec un corps de chauffe sous la vitre qui crame ce qui déborde.

Avec l’induction, justement, lorsque ça déborde (parce que vous n’étiez pas attentif, parce que sinon, lire plus haut…), eh bien, ce n’est pas grave, parce que ça ne crame pas.

Nettoyer une induction, même lorsque le plan de cuisson est crépi d’huile, suite à la saisie d’une viande, vous le nettoyez sans la moindre difficulté.

Juste une patte humide, avec un produit détergent, ou mieux, de l’aquama qui reste, à mon avis, le meilleur moyen de nettoyer ce genre de plaque et d’ailleurs tout le reste de la cuisine.

Un coup de patte donc, un coup de torchon pour enlever les traces, et c’est propre comme si c’était neuf.

Comme je l’ai écrit en introduction: je n’ai JAMAIS utilisé de grattoir en 16 ans d’utilisation, alors que j’en utilisais pratiquement après chaque repas avec une vitrocéramique à corps de chauffe.

La rapidité

La vitrocéramique à induction n’a pas besoin de chauffer pour commencer à transmettre la chaleur à la casserole. On met sur la puissance maximale, et le travail commence immédiatement.

Pour moi, l’induction est aussi rapide que le gaz.

La progressivité

La progression de la chaleur est incroyablement progressive. Au point qu’il faut s’y habituer au début. Si vous mettez sur 8 alors que votre programme vous permet de monter à 14 avec en plus une position Boost, vous aurez de la peine à faire bouillir votre eau.

Le gain d’énergie

Si le gaz semble rester le moyen le plus efficace d’utiliser l’énergie, l’induction est le meilleur moyen de le faire en matière de plan de cuisson électrique.

À noter que d’après les sites que j’ai consultés, certaines marques d’induction consomment plus que de raison en mode veille. Attention donc à la marque que vous allez choisir.

La sécurité

Qui ne s’est pas brûlé en touchant une plaque en fonte ou une plaque vitrocéramique à corps de chauffe dont on venait de tirer la casserole?

Avec l’induction, vous retirez la casserole, vous touchez la plaque, vous faites «?ouille?» parce que c’est chaud puisque ladite casserole a chauffé la plaque, mais vous ne vous brûlez jamais.

D’autre part, le verre refroidit beaucoup plus vite puisqu’il n’y a pas le corps de chauffe dessous qui doit lui aussi refroidir et qui continue à chauffer la vitre.

En conclusion

À moins que l’on me propose un mode de cuisson encore plus génial, pour moi, il est hors de question d’avoir dans ma cuisine autre chose qu’un plan de cuisson à induction.

C’est aussi simple que cela.

D’ailleurs, je ne connais personne qui y a goûté et qui est revenu de plein gré à autre chose.

C’est dire!