Lightroom avance gentiment en août, après de gros changements en juin… et les autres, ils font quoi?

J’ai beaucoup parlé de Lightroom dans ce blog depuis sa création (pour trouver les articles relatifs à ce programme, tapez sur son mot clé à droite).

Les versions d’août 2018 apportent leurs petits progrès que l’on jugera plus ou moins importants.

Ils concernent toutes les versions proposées par l’éditeur, même si celles pour iPad et iPhone ne seront disponibles que prochainement. Je me réjouis d’ailleurs de les recevoir puisqu’elles seront plus proches de la version CC que j’utilise de plus en plus à la place de la version Classic, ce dont j’ai d’ailleurs parlé ici.

Je ne vais pas détailler ces nouveautés dans cet article puisque celui de Gilles Théophile sur le monde de la photo le fait très bien.

Inutile de réinventer la roue, je vous laisse le lire si elles vous intéressent.

Lorsque j’écris un article sur le programme d’Adobe, je sais que je vais recevoir moult remarques dont une qui revient sans cesse: la politique de l’abonnement.

Beaucoup se lamentent de la décision d’Adobe de forcer l’achat dudit abonnement et de ne plus proposer de version payante une fois pour toutes, comme c’était possible de le faire jusqu’à la version 6 de Lightroom Classic et, par rétorsion, refusent de continuer avec ce produit (ces produits devrais-je écrire).

Je lis que certains se sont tournés vers CaptureOne.

D’autres vers le très bon Luminar que j’ai testé ici.

Ou vers d’autres solutions Open Source de type Darktable.

Un seul pourtant se rapproche un peu de Lightroom dans l’étendue de ce qu’il peut réaliser, à savoir Photo d’Apple.

C’est le seul à gérer, comme Adobe Lightroom:

  • un catalogueur;
  • un programme de retouche;
  • un travail avec des plug-ins;
  • un partage du catalogue à travers un nuage, avec intégration d’albums partagés ou non;
  • une gestion de géolocalisation des images;
  • la reconnaissance des visages;
  • la recherche de photos en rapport avec leur contenu utilisant l’intelligence artificielle.

Cela dit, en matière de retouche, ce programme est tout de même loin des performances d’Adobe.

Luminar?

Depuis novembre 2017, l’éditeur Skylum nous promet gratuitement l’arrivée d’un module de catalogage pour ses images.

Nous en arrivons bientôt à la version 2019 (normalement en octobre 2018) et toujours pas de catalogue disponible autrement que via deux ou trois captures d’écran que nous avons pu apercevoir.

Et Luminar se vante de fournir des licences à vie, mais ne manque pas de proposer des mises à jour payantes une fois par année ce qui, au final, n’est pas très loin d’un abonnement.

En fait, des alternatives complètes et performantes à Lightroom, il n’y en a tout simplement pas.

Quand Luminar arrivera à proposer un catalogueur intégré, il ne pourra pas être au niveau de celui de Lightroom et c’est bien normal, Adobe développe son logiciel depuis plus de dix ans.

Et après, il y aura tout le reste à rattraper, sans compter qu’Adobe bosse comme un dingue pour faire évoluer ses logiciels, tellement régulièrement.

De plus de gros changements sont annoncés pour les prochains mois sur Lightroom, et quand l’éditeur dit que les choses arrivent, elles arrivent.

Et nous en profitons dès qu’elles sont là, contrairement aux mises à jour annuelles ou encore plus longues à venir.

J’ai un peu l’impression que les gens qui refusent l’abonnement par principe ne finissent que pas se punir eux-mêmes.

Parce que si vous ne voulez pas profiter des photos originales en ligne, l’abonnement aux applications Lightroom Classic, CC et mobile auxquelles s’ajoute Photoshop ne revient que 12 francs suisses par mois (11.85 pour être précis). Ce seront alors les aperçus dynamiques qui se retrouveront dans le nuage (immensément moins lourds), et les 20 Gb compris dans cette formule vous permettront d’aller un sacré bon bout en avant en synchronisant vos différents appareils.

Si vous voulez travailler avec vos originaux dans le Cloud (voir les explications que j’ai données tous ces derniers mois), vous devrez passer à l’offre avec espace de stockage en ligne, plus onéreuse il est vrai puisqu’elle revient 23.70 francs suisses.

Le passage à 2 Tb est encore plus cher puisqu’il faudra alors dépenser 35 francs par mois pour les programmes et l’espace disque.

Oui, Adobe est cher puisqu’Apple par exemple facture 10 francs par mois les 2 Tb. Donc, ce prix ajouté aux 11.85 de la version « sans Cloud ou presque » d’Adobe reviendrait 22 francs si l’on pouvait stocker ses images « Lightroom » chez Apple, ce qui n’est pas le cas, ne serait-ce que pour des raisons techniques bien compréhensibles.

J’ose espérer que l’on pourra un jour disposer de plus d’espace pour les mêmes prix, concurrence sur les espaces de stockage en ligne aidant, mais je ne rêve pas trop puisqu’Adobe ne nous fournit pas juste un espace, mais tout un environnement qui lui, comme je viens de le montrer, n’a simplement pas de concurrence, justement.

J’en reviens au début de mon article: pour toutes les nouveautés sur les nouvelles versions de Lightroom, c’est ici.